Rubric-à-brac

Par KanyeEast Blog créé le 27/10/16 Mis à jour le 29/11/16 à 14h31

Quelqu'un comme vous, mais en moins drôle.

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Review (Jeu vidéo)

Genre: plate-forme shooter sous amphétamines

Sortie : 12 octobre 2016

Disponible sur Linux, Mac, Windows.

 
 
 
 

 

 

Quand j’étais petit, mon livre préféré était Histoires au Téléphone de Gianni Rodari, un recueil de nouvelles. Une était sur un gamin tête en l’air qui perdait une à une les parties de son corps. Imaginez mon bonheur quand j’ai vu le trailer d’un plateformer avec ce principe.

 

GoNNER d’organes

Sally <3GoNNER est certes un plateformer, mais il raconte une histoire sans vous parler. Pas de textes, pas de voix, à peine deux images balancées du héros Ikk et sa copine Sally la baleine. Et rien pour vous dire comment jouer.

 

  

 

Lors de la première partie, on se retrouve au milieu de nulle part sans explications avec un corps sans tête. Puis, on trouve une caboche, une pétoire et un sac à dos, l’attirail pour aller botter des culs mignons tout pleins. Et surtout pour aller se faire botter le cul.

Parce que vous allez mourir dans GoNNER. A cause des ennemis par trouzaines, des trous, de votre incompétence, et la fâcheuse tendance du héros à perdre la tête au moindre dégât, sachant que se faire toucher sans sa tête équivaut à une mort immédiate. Un charmant programme.

Mais on apprend vite de ses passages à la case cimetière. Comment attirer les fourbes qui nous en veulent, le maniement des flingues, caboches et sacs à disposition ou les rebonds sur les tronches pour enchaîner les combos et engranger des glyphes.

Les glyphes sont un peu le GoNNER de la guerre, ce sont les yourodollars du jeu. Avec eux, on peut s’acheter des vies, des munitions ou changer son barda avant d’affronter un boss. Comme écrit avant, ils se ramassent en combotant les ennemis. Un glyphe apparaît tous les 5 abattus, avec un délai d’environ 3 secondes maximum pour blesser ou tuer un autre adversaire.

 

Mélodie du GoNNER

 

C’est là que le jeu prend tout son intérêt : pour augmenter ses chances de survie, il faut prendre des risques, poussant à s’améliorer à chaque partie. Pour ceux qui chercheront à choper le high-score, il faut savoir que chaque glyphe en notre possession est un multiplicateur de points. Du coup, on se lance dans une optimisation entre bobines, vaporisateurs et bourses pour mieux repartir au combat dans la joie et la bonne humeur.

Bonne humeur augmentée par une bien jolie direction artistique où, malgré la dominante noire (ou blanche), le peu de couleurs à l’écran pétouille de partout pour le plaisir des yeux. Les oreilles ne sont pas en reste avec des “bliip” “brudululu” et autres “bouloupouloup” choupinous et une OST de Joar Renolen qui tabasse.

GoNNER n’est que du bonheur au cours de ses 4 niveaux générés aléatoirement, évitant le par coeur lassant. Pour le défi, on se frottera au challenge quotidien avec son parcours imposé histoire de se rappeler que dans le monde, il y a des tarés.

Et qu’il est gratifiant après tant de jeux où l’on est pris par la main, orienté dans tous les sens, de n’avoir aucune explication. Il est bon de voir un jeu où le joueur n’est pas pris pour un idiot.

Si je devais chercher la petite bête pour lui trouver des défauts, je dirais bien que le titre peut sembler injuste parfois, lorsque l’on perd la tête au milieu d’ennemis nous serrant autant que lors d’un pogo, on ne comprend que difficilement ce qui se passe.

 

GoNNER est mon coup de coeur de l’automne et le développeur, Mattias “Ditto” Dittrich semble décidé à s’occuper de son bébé, et de nous, pendant encore quelques temps, vu les ajouts fréquents qu’il y apporte depuis la sortie. Et ça me donne envie d’y retourner.

 

                                                     
 
 

+ Une direction artistique (graphismes et audio) sublime

+ Une maniabilité nickel

+ La variété des items pour varier son style de jeu

+ Sally : <3 avec les mains

 

J’aime pas

- L’action fouillie à l’écran quand ça pète de partout.

- Mes mains, parfois

 

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Commentaires

Joniwan
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Joniwan
L'avatar vient donc de là :) Merci pour la découverte ^^

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