Journal d’un ex-Nolife

Par Kano Blog créé le 11/07/10 Mis à jour le 09/03/11 à 14h44

Un blog retraçant le point d'un vue d'un gamin de la génération Y sur ces 18ans de gaming, de web et de vie sociale pas si virtuelle.

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Les dessous du journal

Rebonjour à vous Gameblogeur!

Perdu dans cette mer de blogs, tous plus intéressant les uns que les autres. Vous vous êtes finalement retrouverez ici, par hasard.

J'aimerais donc profiter de cette occasion, pour vous faire participer à la construction des articles du "Journal d'un Ex-nolife, en ouvrant la catégorie "Les dessous du journal" au sein de ce blog. 

En effet, si à l'origine je comptais diffuser ces articles dans ce seul contexte. Je me suis rapidement rendu compte, qu'il n'y avait qu'aux travers de la rubrique "vos articles", que je pouvais espérer faire lire mes écrits au maximum de monde. Espérant ainsi, toucher la corde du souvenir chez le maximum de gameurs, en soupoudrant le tout d'une touche d'humour et de skyzofrénie vidéoludique.En conséquence, ce blog devait revenir à son intérêt premier, communiquer avec ses lecteurs :D

Donc voilà, la grosse difficulté avec les jeux de la décénie précédente, c'est d'une part, de s'en souvenir, d'autres part, de trouver des images. ...

Aussi, je souhaiterais savoir si parmi vous, certain d'entre vous avait soit des images d'époque, soit des liens ou sites où l'on pourrait en récupérer ?
Je sais qu'il y a une vrai tendance au rétrogaming en ce moment, mais le problème c'est que mon journal ne commence qu'à partir du début des années 90. Et trouver des images des jeux de l'époque, se révèle dés lors, assez tortueux parfois. Exemple : Microprose Grand Prix 1, pour le moment je n'ai qu'une image et la jackette :/

En résumé, j'ouvre cette nouvelle catégorie, pour ouvrir le dialogue autour des différents jeux qui seront présentés dans le journal, ainsi qu'à terme les sites internet, les magazines, les communautés de joueur etc... L'objectif étant d'avoir un journal détaillé rappelant les petites anecdotes du quotidien des joueurs de ces 15 dernières années.

Ainsi pour rentrer dans le vif du sujet, voici la liste des jeux dont je vais parler dans les articles à venir (en partie pour laisser un peu de surprise) et pour lesquels je cherche des images, des vidéos et des anecdotes sur les jeux lui-même :
- Command & Conquer 1 / Dune 2
- Red alert 1
- Tie fighter
- wolfenstein 3D
- Microprose Grand Prix 1

En conclusion, si le coeur vous en dit, de m'aider à l'écriture de ce petit journal. N'hésitez pas à laisser votre commentaire autour des jeux cités ci-dessus (et autour du blog aussi, toutes les idées étant bonnes à lire (et autour du journal, tiens aussi (et de l'âge du capitain pour ne pas l'oublier!)))

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Journal

Après avoir longtemps expérimenté les combats spatiaux à l'aide de ses Légos, un jeune écolier de 7 ans, découvrait la possibilité de piloter, pour de « vrai », un vaisseau dans l'espace ! Ceci pour lutter contre des ennemis au visage de chat ayant l'air sacrément énerver contre l'espèce humaine. Difficile d'expliquer les raisons qui les poussaient à vouloir nous trucider. Mon père m'expliquait qu'il parlait anglais, mais qu'il suffisait de connaître les raccourcis claviers pour facilement prendre les commandes et piloter le vaisseau. Et surtout, il avait tout nouvellement acheté un Joystick exprès pour le jeu. Une fois le manche pris en main, il était évident que j'étais fais pour ce job! Et quelque soit la cause que ces humains défendaient, je serais prêt à tout pour leur venir en aide.

  

Wing commander 2! Sans doute le premier jeu vidéo sur lequel j'ai forgé mes premiers souvenirs. Au-delà du fait de ne jamais rien avoir compris (à l'époque) aux raisons de cette haine brutale des Kilrathi envers l'espèce Humaine (apprendre à lire le français était déjà un sacré challenge, alors l'anglais!). Le simple fait de voir, matérialisé à l'écran, ce que je tentais vainement de reproduire avec mes Légos... C'était une joie immense! Enfin mes ennemis imaginaires pouvaient périr dans les flammes en mille et un morceaux.

Pourtant, je n'avais rien d'un garçon violent. Au contraire, j'étais mu d'une grande timidité envers les autres, et me réfugiais facilement dans le mimétisme de mes semblables pour être accepté. « Manque de confiance en soit » avait diagnostiqué ma maîtresse de CE1. Aussi, mes batailles spatiales épiques imaginaires étaient elles le parfait exutoire pour lutter contre ce phénomène, même si les résultats ne furent pas spécialement probant. Mon père, dessinateur industriel de profession, s'était pris d'une nouvelle passion pour l'informatique. Et après avoir découvert les joies d'Autokad dans son métier et l'outil informatique, s'était mis en tête de disposer de son propre ordinateur personnel.

Ainsi, les jeux vidéos sur le PC du salon devinrent très vite, l'un de mes principaux passes temps (poussés aussi par les quelques mauvaises rencontres et bagarres dans le quartier).
Mais les premiers temps furent difficiles. En effet, à l'époque la Norme PEGI n'existait pas encore. Et l'accompagnement des parents dans la définition des jeux accessibles pour leur enfant en bas âge non plus.
Il y eût bien des tentatives de mes parents d'exploiter mon temps passé sur l'ordinateur, en y installant un petit extra-terrestre qui s'imaginait pouvoir m'aider à réviser mes maths, mon orthographe, ma grammaire.... Dans leur effort, mes parents réussirent presque à me faire croire, que les matières qu'on nous enseignait à l'école ,pouvaient être amusantes, voir intéressantes. Malgré tout, le sourire mesquin de cet être bizarroïde nommé Adibbou, réussit surtout à me convaincre que j'apprendrais plus vite en relisant mes cours... Ainsi, de 7 à 10 ans, je réussis à passer un pacte avec mes parents, qui impliquait de travailler sérieusement à l'école si je pouvais ne jamais revoir cette bestiole... Dès lors, je pus disposer de tout mon temps pour jouer avec la machine.
Mais mes premières parties furent surtout une succession de défaites et il me fallut attendre quelques années, avant d'enfin terminer un jeu dans son intégralité.

Néanmoins! Que d'émotion en attendant cette première victoire finale... En effet, faute de réussir tout seul, j'avais vite compris qu'en s'y mettant à plusieurs, nos chances de réussites ne pouvaient qu'augmenter.

Aussi à 7 ans, je passais des heures à courir par alternance, dans des couloirs uniformes à la recherche d'une soit disant princesse du désert incapable de disposer de gardes pour la protéger des kidnappings d'un prétendant un peu possessif. Des heures, des journées entières même, à retenter les niveaux (faute de sauvegardes rapides), pour finalement voir mourir son personnage des plus atroces manières (démembrement, décapitation, empalement, écrasement j'en passe et des meilleurs). Cela avait beau être en 2D avec une planche de couleur de 16bit, c'était déjà très explicite... Ajoutez à cela, un jeu bourré d'énigmes, et autant dire qu'on avait le temps de mourir 4 fois avant de piger ce qu'il fallait faire. D'ailleurs, je me souviens avoir fini terrorisé par l'idée qu'un jour, je passerai dans un couloir et « SCHKLAC », une porte miroir cachée dans le plafond et le sol, viendrait me couper en deux.

Définitivement Prince of Persia 2, n'était pas vraiment fait pour les enfants... Tellement, que je ne vis réellement la fin du jeu qu'en vidéo... (mon pote de l'époque m'avait raconté l'avoir fini, mais qu'il avait pommé la sauvegarde... J'ai encore des doutes aujourd'hui)

À coté de ca, le sentiment d'acquérir une certaine expérience dans les jeux vidéos se fit sentir assez vite. L'appréhension des débuts, face à la difficulté, commençait à se dissiper pour laisser place à une faim insatiable de challenges. Et après, quelques temps de rodages à tuer du Tigrou. À 8 ans, il était tant que je lutte pour une cause plus grande encore! Sauver la galaxie des immondes pattes de l'empereur Palpatine. Venir en aide à la Rébellion dans de ses palpitantes batailles spatiales contre l'EMPIRE.
Nous sommes plusieurs mois avant la destruction de l'étoile de la Mort, et avec l'aide de la Princesse Leia, nous menons une lutte sans merci. De la guérilla contre les transports de l'empire, aux attaques de centre de réparation de croiseur stellaire, les missions sont multiples et les risques de plus en plus important. Petite à petit, j'obtiens les galons suffisant pour faire parti des forces qui détruiront l'Étoile Noire!

 

X-wing fut ainsi mon premier coup de coeur. Car le sentiment d'appartenir à une quête plus grande était dés plus grisant. En outre, le pilotage demandait bien plus de dextérité que sur mes précédents vaisseaux. Il ne s'agissait plus seulement de tirer sur tout ce qui bouge.. Non! Il fallait gérer la puissance de ses réacteurs, boucliers et armes. C'était dans la capacité à basculer l'énergie des uns vers les autres qu'on parvenait à mener avec succès des batailles perdues d'avance. Et les objectifs étant multiples lors d'une opération, l'utilisation du radar était crucial, ainsi que pouvoir se repérer en 3 dimensions. Enfin, la réussite des innombrables missions d'entrainements ou de campagnes devenaient enfin visibles sur un beau gilet bariolé de médailles. Et je me rappelle avoir tenté la course avec mon père à obtenir toujours plus de trophées que son propre personnage.


Une telle adoration ne pouvait que conduire qu'à mon premier traumatisme de joueur... En effet, le jeu se voulait pseudo réaliste... Aussi, même si ce n'était pas dit explicitement, chaque mission de campagne ou d'entrainement en réel, pouvait être la dernière... Lorsque vous sentiez le roussi, il vous fallait sauter en hyper Espace et ainsi abandonner la mission. Dans le pire des cas, vous aviez la commande éjection ultime possibilité, mais c'était prendre un risque considérable... Imaginer mon horreur, lorsqu'après des centaines d'heures de jeu, et une tentative un peu folle de vouloir détruire à moi seul un croiseur Stellaire. Je vis partir mon vaisseau en fumée dans une rafale, plus que meurtrière, de turbo-lasers Impériaux. Et après quelques secondes de silence, je vis apparaître à l'écran, l'image de mon pilote flottant dans l'espace dans sa combinaison orange (ouf le jeu m'avait éjecté et je n'étais pas mort sur le coup) , et une navette Impériale me récupérant, le tout agrémenté d'une marche de l'empereur qui laissait peu de place à l'imagination sur le devenir de mon pauvre pilote... Et finalement, je retombais sur le menu de choix de personnage, et découvrit le nom de mon pilote écrit en rouge, suivi de la mention « captured ». Impossible de le réutiliser, le personnage était perdu ...

Face à mon désarroi (plus que compréhensible), mon père s'enquit de découvrir comment sauver le personnage. Et après quelques jours de recherche, revint le sourire aux lèvres, quelques feuilles de papiers à la main, sur lesquelles étaient notées les explications manuscrites d'un ami. Il s'agissait de comment modifier, en Hexadécimal, les fichiers de sauvegardes des personnages, pour ainsi leur redonner vie... (Et plus encore, mais j'y reviendrais) Une fois la manipulation effectuée, ce fut par la même occasion, mon premier soulagement de voir réapparaître mon pilote à nouveau disponible en l'état, comme si cette mission fatidique n'avait jamais eu lieu...

Finalement, comme vous l'aurez compris, mes premiers pas de Gamer se firent exclusivement sur PC. Il y a 17 ans, ceux-ci coûtaient une véritable fortune... Aussi, mes parents avaient ils fait le choix de ne pas investir dans des consoles de salon ou portables (qui par la même occasion, auraient bloquées leur propre accès à la télévision) estimant que la gamme de jeu PC suffirait largement à nous convenir (mon petit frère (fan incontesté à 6 ans de Mortal Kombat II ^^) et à moi). Dommage pour Mario, je n'aurais finalement réellement vécu l'aventure Mario Bros que 16 ans plus tard sur ma Wii, à 2... Avec ma chérie qui avait jouée à la première version. Malheureusement, difficile de parler de jeux vidéos avec les autres, quand dans la cour de récrée, vous êtes le seul à jouer sur PC. Aussi, là où tous les autres passaient leur mercredi après midi sur la console, moi je tentais de dominer une machine qui allait m'en faire baver sous des formes de plus en plus diversifiées...Heureusement, dans le même temps, je découvrais la saine lecture des magazines de jeux vidéos.

Mais ceci est une autre histoires que je vous raconterais dans le prochain épisode ;)

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Journal

Les présentations peut être...
Nicolas GRZELAK alias Kano, 25 ans, Villeurbannais (à coté de Lyon), 4 dents de sagesse perdues dans le mordor, Gamers depuis mes 7 ans, Fan de Star Wars depuis de cette même époque... Informaticien (Développeur Web alias Webmaster ^^), Métaleux à temps partiel, Geek à temps plein, Casual Gamer, ancien Nolife !

Un nolife est une personne qui consacre une très grande part (si ce n'est l'exclusivité) de son temps à pratiquer sa passion, voire son travail, au détriment d'autres activités. Cette addiction affecte ses relations sociales et sentimentales.
Le terme est le plus souvent utilisé pour désigner une personne souffrant d'une forte dépendance au jeu vidéo ou à l'ordinateur.

Source : Wikipédia

J'ouvre ce blog pour présenter ma vie de pré-nolife, nolife et post-nolife (ou ex-nolife à vous de juger :D). Un point de vue sur 18ans de jeux vidéos, vécu par un gamin de la génération Y, avec un regard non pas critique de jeux, mais social, émotionnel et rêveur (à tendance utopiste-réaliste (et c'est pas facile tous les jours))

En effet, si aujourd'hui, on commence à mieux définir les différentes catégories de geek, il fut une époque où il en était tout autre.
Une époque où les communautés de joueur étaient fleurissantes, et où les soirées à délirer gratuitement avec ses potes sur un jeu vidéo, étaient monnaies courantes. Une période où on ne se pointaient pas encore du doigt et où la suspicion n'était pas si courante dans les parties multijoueurs...
En ce temps là, il était tellement fantastique de simplement jouer avec d'autres joueurs, que cela dépassait le besoin de s'identifier aux yeux extérieurs, aux restes du monde en somme. C'était notre petit monde et sa petite vie sociale virtuelle, qui finalement se mêlait rapidement à notre propre réalité.
Cette époque n'est pas si lointaine. Elle débute aux alentours de l'arrivée de l'ADSL en France (début 2000), et je me garderais bien d'émettre un avis sur le moment où elle s'est achevé, car ce n'est pas une réalité unilatérale pour tous les jeux (mais j'y reviendrais :D).

Hors à présent, j'ai l'impression que cette énergie s'est un peu perdu en route, portée par les courants imposés par les fabriquants de jeu... Les communautés de joueurs se sont de plus en plus éloignées les unes des autres, si bien qu'on en a perdu le plaisir de discuter simplement avec les joueurs que l'on rencontre, et au final le divertissement prime sur le social. A présent, je ne peux jouer en « multi » qu'avec un goût amer dans la bouche et cette impression que le plaisir ne sera qu'éphémère.
Néanmoins, puisqu'une très nette tendance à la réunification de ces communautés, semble être dès à présent lancé par nos grands frères de la génération X; je souhaite témoigner de cette époque, et vous raconter sous forme de brèves mes 18 années de vie passée à jouer, à naviguer et à rencontrer des joueurs via Internet. Là où, certains médias s'évertuaient à nous faire croire que le web n'était que le repère de la superficialité et du mensonge et, le jeu vidéo, un repère à gamin perturbé tentant de se créer une nouvelle identité, j'y ai moi, construit une partie de ce que je suis aujourd'hui...

Malgré cela, ce blog se voudra sans prétentions! Il n'aura pas pour objectif de dire que c'était mieux avant, ni même que c'est pire maintenant. Voyez plutôt cela comme une autobiographie d'ancien nolife (s'il est possible de ne plus l'être ...) , avec ses bons côtés comme ses mauvais...
Le tout, en visant à être le plus juste et le plus proche de la réalité, et tenter de vous faire partager mes émotions, impressions et réactions vécues durant ces courts laps de vie segmentés par ces milliers de parties (rassurez vous, ça sera sous forme de résumé :D).

Ainsi, je remonterais le temps le plus objectivement possible avec l'oeil d'un joueur. Essayer finalement, de définir quel fut le cheminement qui me mena à la vie de nolife durant ma jeunesse ? Qu'est ce que m'apporta cette période ? Qu'est ce qui j'y ai vécu ? Et surtout, comment tout cela a évolué...

En espérant que vous prendrez plaisir à lire les élucubrations maniacodépressive d'un ex-Nolife à tendance Nerdz, Otaku, totalement Geek. Que cela évoquera quelques souvenirs ou réactions parmi vous, que j'aurai le plaisir de lire via vos commentaires :)

@ très vite pour la suite.

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Édito

Totalement débordé par le travail et sa vie personnel, l'ex Nolife doit mettre son journal en attente. Mais pour patienter il vous propose cette playlist complètement folle défini avec des amis durant une soirée.

 

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