Un Chat au Japon.

Un Chat au Japon.

Par Kaminos Blog créé le 09/02/10 Mis à jour le 26/11/15 à 02h54

Blog d'un chat gamer expatrié au Japon, qui bosse dans le jeu vidéo :)
C'était pas facile de faire comprendre aux douanes que je devais pas aller en quarantaine, mais j'ai réussi.

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Catégorie : CINE

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J'ai écrit très peu de critiques de films. Je ne suis pas doué pour, je ne suis pas un cinéphile, je serais incapable de parler d'un film que je n'ai pas aimé, ou qui m'a tout simplement plu.
J'avais réussi à en écrire une pas trop mal sur Sucker Punch, que je considère encore aujourd'hui comme un de mes films préférés. Aujourd'hui, je vais vous parler rapidement du dernier film de Christopher Nolan, le fameux The Dark Knight Rises.
Je vais vous en parler avec le ton que j'aurais autour d'une bière, dans un café, entre potes. Je serais bien incapable de faire autre chose.

Batman Begins et The Dark Knight, je les ai tous les deux vus, tous les deux aimés. Chacun, une fois et une seule (bien que j'ai The Dark Knight en Bluray en 5 exemplaires, relicats d'un concours du site pour lequel je bosse). Je me rappelle que je les ai tous les deux beaucoup aimés. Quand j'étais gamin, j'étais dingue de Batman. Je vivais avec mes jouets Batman, je chérissais les VHS enregistrées par mon père quand le dessin animé passait à la TV, j'avais vu tous les films des milliards de fois (même celui avec le Vengeur Masqué).

Et ce qu'avait selon moi réussi Nolan, c'était à me rappeler tous ces bons moments, à effleurer des personnages qui étaient restés cachés au plus profond de ma mémoire. L'Epouvantail, par exemple. Mais il a fait tout ça avec un film pour les gosses qui ont grandi. Qui comprennent mieux la dualité de Batman, la violente métaphore de la justice injuste et du héros incriminable. Sûrement que c'était le cas aussi avant les films de Nolan. Mais c'est lui qui m'a fait passer le message.

20h30, je vois que tout le monde sur Twitter et Gameblog chope des places. Je regarde ma montre, et vois qu'il reste des places au MK2 Bastille pour 21h30. Un coup de métro plus tard, j'y suis.
J'arrive dans la salle. OH. Je la connais cette salle, de ce cinéma que j'avais oublié. C'est là où j'avais vu l'avant-première de Harry Potter et La Chambre des Secrets. Marrant.
Oh, c'est drôle aussi, y'a pas de pubs avant le film. La classe.

L'image me pète à la gueule. J'ai l'impression de revivre une scène à la gravitation instable d'Inception. J'entends une voix bizarre. Pas une voix rauque. Une voix assez haut perchée, étouffée par un effet Dark Vador. Oh, c'est Bane. Je l'aimais bien celui-là. Il avait des tuyaux qui lui rentraient partout dedans. Pas dans le film ? Ah, tant pis.
Les personnages se montrent peu à peu. Je redécouvre des noms que j'avais oubliés. Ras'al Ghul par exemple. La Catwoman est sympa sans plus. Le Batman est génial. Ses nouveaux joujoux aussi.
Au milieu du film, je me dis la même chose que quand j'ai vu Casino Royale : « ah, c'est marrant, on laisse tomber les gadgets, on arrive dans le mental, on casse la carapace en fer du héros ».
Tout ça, Nolan le fait avec brio. Il inscrit son film dans notre crise économique, la crise citadine et son bordel permanent, prévoit presque la tuerie d'Aurora. Le film est violent, mais la violence n'est pas gratuite. Il a ses moments de « America, Fuck Yeah ! », mais ils sont intelligemment mis en place. Le méchant est incroyablement humain. Il nous piège en même temps que ses victimes cinématographiques.
J'ai l'impression d'être sur un champ de bataille virtuel. Ah, c'est Hans Zimmer qui fait la musique ? Tu m'étonnes. Il n'a pas été choisi au hasard lui.

En quelques mots. J'ai beaucoup aimé ce film. Vraiment. J'aime bien les trilogies. Les trilogies c'est classe. Le Batman de Nolan est une belle trilogie. Le Batman de Nolan, c'est classe.

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A la base, cette critique devait être publiée sur le site pour lequel je bosse. Mais finalement, seule une partie a été retenue, puisque je me suis un peu embrouillé les pinceaux, et qu'en principe, je n'étais pas sensé l'écrire.

Je vous fais donc partager mon billet ici, en sachant que je respecte le format de mon site. Voilà voilà, je vous copie le tout. A noter que je le note 4/6, avec 5/6 en son, en image et en bonus.

 

 

Tout premier univers original de l'ami Zack Snyder (L'armée des Morts, 300, Watchmen, le Royaume de Ga'Hoole), Sucker Punch nous raconte l'histoire d'une jeune femme, Babydoll, enfermée dans un asile psychiatrique par un beau-père peu scrupuleux, suite à la mort de sa mère et au meurtre involontaire de sa soeur.

Coincée dans cet asile pour femmes, situé dans un Vermont des années 1960, elle n'a que cinq jours pour s'échapper avant sa lobotomie, pratique encore courante à l'époque.

Mais elle se rend rapidement compte que son seul échappatoire est son imagination : avec d'autres internées, elle rêve d'autres vies, où elle peut atteindre la liberté. Les plaçant dans un bordel, dans les tranchées d'une première guerre mondiale « vidéoludisée » ou même d'un ersatz du Gouffre de Helm, leurs pérégrinations oniriques permettent aux différents plans narratifs, dont Snyder raffole, de s'imbriquer afin de créer une seule et même histoire : celle de cinq « bouts de femmes » prêtes à tout pour lutter dans un monde machiste et hiérarchisé, où différence rime avec persécution.

Incorporant des anachronismes assez déroutants (du Björk sortant d'un magnétophone, des fusils mitrailleurs high-tech dans un monde médiéval, des écouteurs d'iPod dans un asile des années 1960 ...), Sucker Punch est un film intemporel, un trip psycho-fantastique qu'on pourrait trop vite ranger, à tort, dans la case du porno geek.

Et même si là réside le public visé par Snyder, qui revendique en être un, le réalisateur a avant tout voulu faire de Sucker Punch un film « cool ». Cool ne veut pas dire creux, mais rares sont ceux qui iront au-delà de l'aspect vidéo-clip du film. Et là réside finalement le plus gros défaut de Sucker Punch : son manque d'accessibilité.

Une volonté de Zack Snyder d'inscrire son film dans le cross-media et le web 2.0 ? Certainement, mais encore faut-il que le spectateur prenne la peine de décortiquer chaque plan, chaque réplique, chaque inscription, chaque référence. Rien n'est laissé au hasard dans Sucker Punch, mais le tout représente un investissement que seuls les plus grands aficionados se permettront.

Les autres trouveront simplement dans le film la plus grosse claque graphique depuis Avatar, et le tout en IMAX, s'il vous plait. On adule ou on déteste. Chez AVcesar.com, vous aurez compris de quel côté on se situe.

Un film unique et indispensable, tout simplement.

 

Bonus

Clairement, Warner Bros n'a pas pris les amateurs de Snyder pour des bourriques, notamment grâce au « mode d'interactivité avancée », proposé sur le bluray de la version longue. Le film se déroule sous nos yeux, des cadres « picture in picture » apparaissent çà et là, où des membres de l'équipe reviennent sur des points du tournage ou enchaînent les anecdotes croustillantes. Mais ce n'est pas tout, car il est possible de stopper la lecture pour accéder à des photos du tournage, des ébauches de décors ou de somptueux storyboards. A d'autres moments, c'est carrément le film qui s'arrête, et Snyder vient sur un plateau nous expliquer des choix dans le tournage, nous permettant de prolonger l'expérience.

Le deuxième bluray permet de voir ou revoir dans courts métrages d'animation de qualité servant de préquelles aux mondes imaginés par Snyder. Ces derniers sont disponibles sur Youtube et ont fait partie de la promotion du film, les retrouver dans l'édition bluray est donc logique.

Enfin, un court documentaire revient sur la bande originale du film : la musique joue un rôle important dans Sucker Punch, on aurait donc apprécié que le making-of de la BO soit un peu plus consistant. Dommage.

 

Image

Intégralement filmé un IMAX, Sucker Punch est une petite bombe visuelle. Usant et abusant des effets de postproduction, le dernier film de Snyder est un régal pour les yeux. Possédant une véritable identité graphique, en dépit des nombreux mondes dépeints, impossible de prendre le film en défaut, si ce n'est dans l'abus d'effets de ralentis, pouvant énerver certains.

On apprécie la palanquée de références visuelles totalement revendiquées : du Seigneur des Anneaux de Jackson aux jeux-vidéo Final Fantasy XIII et Killzone, en passant L'Etoffe des Héros de Philip Kaufman ou l'Excalibur de John Boorman, elles sont nombreuses et viennent toutes s'imbriquer pour donner une patte inimitable au film de Snyder.

Du grain de peau des acteurs aux différents jeux de couleurs des costumes, tout est maîtrisé et réfléchi de bout en bout. Du grand art.

 

Son

La version longue du film n'est proposée qu'en VO (Anglais), dans un DTS-HS 5.1 imprenable. Il est assez regrettable qu'on n'ait pas plus de choix, même si la qualité de cette piste n'est jamais à remettre en question.

La version cinéma, présente sur le second bluray, propose quant à elle du Dolby 5.1 dans diverses langues. Si techniquement on n'a pas grand-chose à y redire (on note cependant une saturation des basses plus présente qu'en DTS-HD), impossible de recommander la version française. Cette dernière se permet non seulement de changer le sens de certaines scènes, mais vulgarise souvent le discours des personnages. Impardonnable, même s'il faut de toute façon profiter de Sucker Punch dans sa version longue, supérieure en tout point.

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Je sais pas si vous l'aviez déjà compris, mais sinon, je mets les choses au clair : quand je suis fan, je ne le suis pas à moitié. Exemple type avec Sucker Punch, film que j'adule. Je me suis payé le coffret collector de la FNAC (encore merci Keuchtof !), une pure merveille. Mais aussi le set de posters de la dernière Comic Con, dans un papier photo plutôt orgasmique. Ajoutez à cela un magnifique cadeau qu'on m'a fait, à savoir une lithographie dédicacée par Snyder, et vous aurez la parfaite panoplie du fanboy en phase terminale. Mais bon, tant que c'est assumé ...

 

Pour le coup, je recommande chaudassement le coffret FNAC, surtout qu'il y a 50% de réduction pour les adhérents, ce qui fait le coffret pour 50 euro. Et quand on sait tout ce qu'il y a à l'intérieur et la qualité de finition des dits goods, c'est une affaire en or pour tout fan. Et pour les autres aussi en fait.

 

Deux places pour aller voir le film, un bon pour retirer l'édition collector du bluray quand il sortira, les bluray de Watchmen et 300, la magnifique OST du film avec son sublime packaging, une poster bien classieux, des lithographies des filles et surtout un magnifique artbook de 250 pages bien mastoc avec beaucoup d'artworks inédits, et un grammage de papier tout simplement parfait.

Franchement, pour 50 euro, c'est cadeau, et je le recommande à tout le monde.

Ah et puis avec les posters, vous aurez le droit à mes lectures du moment ;)

 

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Puisque ça commence à se friter dans les statuts, autant faire ça de manière loyale !

Votez pour votre actrice préférée dans Sucker Punch ! Cloture des votes dans une semaine pile poil (le 12/04 à 12h42).

 

Ma voix va bien entendu à Jamie Chung !

 

1 - Emily Browning (Babydoll)


 

2- Abbie Cornish (Sweet Pea)


 

3- Jena Malone (Rocket)

 

4- Vanessa Hudgens (Blondie)



5- Jamie Chung (Amber)


 

6- Carla Gugino (Dr Gorski)


 



 

 

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Pour continuer dans mon trip Sucker Punchien, voici quatre courts métrages d'animation réalisés d'après quatre des mondes imaginés par Zack Snyder. Ca prend 10 minutes, ça donne un petit plus au film, c'est artistiquement intéressant et très bien animé.

En gros, aucune excuse pour pas les regarder ;) Ma préférence personnelle va à Dragon :)

 

Feudal Warriors

 

 

Trenches

 

Dragon

 

Distant Planet


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Je sors de ma deuxième séance de Sucker Punch, qui a été pour moi une aussi grosse révélation que ma deuxième séance de Shutter Island. Enfin faut dire qu'internet, ses conspirations et ses théories aident pas mal. Voilà ce que j'ai compris, ce n'est pas encore parfait et un élément me chiffonne énormément, mais en tout cas il est évident que c'est de ce côté qu'il faut chercher.

Évidemment, pas la peine de le dire, cet article contient d'énormes spoilers sur le film, et ne devrait pas être lu si vous ne l'avez pas encore vu !

 

 

La chose est sûre : Babydoll n'existe pas. Pourquoi ? Elle est la deuxième personnalité d'une Sweet Pea schizophrène qui a vu sa soeur mourir sous ses yeux.

Comment on peut le déduire ?

 

Le film s'ouvre sous le rideau du théâtre de l'asile, prouvant que la représentation vient de commencer.

Sweet Pea est la narratrice en voix-off au départ, et après sa lobotomie.

Babydoll dit qu'il lui reste cinq jours avant sa lobotomie / l'arrivée du High Roller : à la fin, le Dr Gorski dit qu'elle pose problème depuis une semaine, période à laquelle elle n'était pas encore arrivée à l'asile. La Babydoll qu'on voit à la fin est donc la Sweet Pea résignée à sa lobotomie.

Du début à la fin, on nous le ressasse : « Je suis la star du show », « Ceci n'a jamais été mon histoire, mais la tienne », etc. Sweet Pea est l'héroïne, nous sommes dans sa thérapie polonaise.

Quand on arrive dans le deuxième monde irréel (le bordel), Sweet Pea est sur sa chaise, prête à être lobotomisée et surtout déguisée en Babydoll. Dr Gorski dit à la fin à Blue qu'elle apprend aux filles à se protéger de lui : Babydoll est donc la « poupée » créée par Sweet Pea pour rester éveillée et pouvoir supporter sa lobotomie, commanditée par Blue.

Rocket est déjà morte avant même le début du film. L'introduction (premier monde créé par Sweet Pea dans sa thérapie, cf le lever de rideaux et sa voix en fond) est le moment ou Sweet Pea revit son passé et la raison de son internement. Sa soeur se cache dans un placard avant de se faire tuer (Sweet Pea est enfermée dans ce même placard une fois Rocket tuée dans le deuxième monde).

Dans le cabaret, Babydoll sauve Rocket. A deux reprises dans les prochains mondes (Première Guerre Mondiale et Train), c'est Sweet Pea qui la sauve. Elle avance dans sa thérapie, arrive enfin à déculpabiliser pour la mort de sa soeur. Preuve en est que Babydoll se fasse éjecter vers l'hélicoptère dans le niveau de train, et que Sweet Pea revit les derniers instants de vie de Rocket.

Au moment où Baydoll se sacrifie pour laisser Sweet Pea s'échapper, cette dernière arrive en fait à se détacher de la mort de sa soeur, abandonne Babydoll, le sacrifice qu'elle devait faire (Badydoll est donc le cinquième objet de sa quête). Elle enferme dans Babydoll toute sa peine, elle peut « aller de l'avant de combattre ». Quand elle quitte le cabaret, elle est guérie. Quand elle se fait lobotomiser, elle est guérie, et accepte son sort. D'où d'ailleurs la réaction du docteur quand celui-ci est interloqué par le regard de Sweet Pea / Babydoll au moment de sa lobotomie.

 

La fin, le dernier monde créé par Sweet Pea, s'effectue après que Blue a été arrêté par la police. Le même fondu que quand Babydoll commence à danser s'effectue, mais on ne retrouve pas cette dernière dans le monde, mais bien Sweet Pea. Elle retrouve le petit garçon dans les tranchées de la Première Guerre Mondiale, et le sage qui lui donnait ses objectifs de missions. Le bus prend la route du paradis, comme indiqué sur le panneau routier.

 

A la fin de Sucker Punch, Sweet Pea est donc lobotomisée mais continue à vivre dans son monde irréel. Amber et Blondie sont réellement mortes, Babydoll n'a jamais existé et Rocket n'est que la projection du passé de Sweet Pea, puisqu'elle est déjà morte depuis longtemps.

 

Enfin, et c'est la chose qui me chiffonne, on voit Rocket quand Babydoll arrive dans l'asile : ma théorie est que puisqu'on voit l'action à travers les yeux de Babydoll, qui est la facette de Sweet Pea qui n'a pas accepté la mort de sa soeur, elle est visible à travers elle.

Ca peut vous paraître un peu tiré par les cheveux, mais retournez voir le film, et vous verrez, cela saute aux yeux (en plus de nombreux détails sur lesquels je ne m'attarde pas, tels que le fait que Babydoll ne parle que dans les mondes irréels, la bouteille d'alcool « Paradise » utilisée pour faire brûler le bordel, le fait sur toutes les filles sauf Rocket possèdent une aiguille de lobotomie dans leur nom sur les affiches, etc).

 

Maintenant, je me demande si Snyder a bien fait d'autant cacher le scénario de son film. De nombreux spectateurs et surtout critiques ne voient en ce dernier qu'un énorme clip sans profondeur, alors que Sucker Punch est un million de fois plus que ça.

Il me rappelle indéniablement le premier Assassin's Creed, où le réel scénario était caché dans le futur, très dur d'accès et nécessitait de nombreuses recherches et discussions. Cela a d'ailleurs été changé dans Assassin's Creed II, 99% des joueurs (moi le premier, avant qu'on m'apprenne qu'il existait un autre scénar!) n'ayant pas cherché à comprendre le réel intérêt du jeu.

Il est évident que c'est une volonté du réalisateur de rendre son oeuvre transmedia (et pas crossmedia !), et puisque Sucker Punch s'adresse finalement à un public geek qui a l'habitude d'internet et des discussions sur les forums, on peut comprendre son choix. Enfin moi j'dis ça ...

 

Ah et puis dernière chose qui m'a davantage sautée aux yeux que lors de ma première vision, c'est de voir à quel point Sucker Punch est un film féministe ! Et le truc de génie dans l'histoire, c'est que Snyder a réussi à le faire en nous montrant des petites culottes pendant une heure et demie. Chapeau bas l'artiste.

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Dès le début je savais qu'il y avait anguille sous roche dans ce film, et je comptais sur mes nouvelles visions du film pour trouver. Mais il existe déjà des personnes ayant compris le réel scénario de Sucker Punch, qui est en fait totalement incroyable.

Alors pour éviter de penser que Sucker Punch n'est qu'un clip, lisez ça ! (attention, l'intégralité du scénario est spoilé dedans !)

Je suis pas d'accord sur tout et j'attends de l'avoir revu avant de vous balancer ma théorie, mais en tout cas, il y a beaucoup de vrai, et Sucker Punch est un film à l'univers diablement riche et "brainfuckien" !

 

Le dit lien (à lire en entier !)

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Je n'ai jamais été doué pour écrire les critiques de films. Surtout pour des films d'exception. Un film d'exception se vit, plein de choses nous viennent en tête, on les oublie car elle sont rapidement chassées par d'autres. On se retrouve bercé de bout en bout, on perd la notion du temps, on trouve des références ou des inspirations, on garde dans notre esprit certains plans de caméra.

Non clairement, pour moi, un film d'exception se vit dans la salle obscure. Et toute critique doit y rester. C'est bien pour ça que je n'écrirai pas de critique de Sucker Punch. Je me contenterai de vous parler de mon expérience personnelle sur ce film.

 

Et quelle putain d'expérience.

 

Zack Snyder, je l'aime bien ce bonhomme. J'ai vu tous ses films, les ai tous appréciés, ai plus ou moins compris qu'il était un énorme nerd de scénariste, un grand enfant qui sait utiliser la technologie et son talent pour nous faire vivre des choses incroyables. La première fois que j'ai regardé un trailer de Sucker Punch, une seule phrase m'est venue en tête : « ce film est un jeu-vidéo, le jeu-vidéo ultime ».

Après l'avoir vu, je ne sais pas trop si j'avais raison. Que Sucker Punch adopte, emprunte des mécaniques vidéoludiques, c'est évident : sa mise en scène chaude, ses gros plans sur les visages et les fondus lors des changements de scène. Ses chorégraphies guerrières, son suspension of disbelief, ses héroïnes, sa musique, la progression d'un plan à l'autre, l'évolution entendue met délectable de son scénario.

Mais le génie de Snyder est de savoir adapter des concepts de jeu au cinéma. Exactement ce qu'a réussi à faire Uncharted 2 dans le sens inverse, finalement.

 

Vous voulez connaître l'histoire du film ? Mais laquelle comme histoire ? Sucker Punch est une succession de tableaux anachroniques aux inspirations aussi bien cinématographiques que vidéoludiques de premier choix : en sortant de la salle, vous aurez vu tout Peter Jackson, Stanley Kubrick, Alex Proyas, Masamune Shirow, Martin Scorcese. Vous aurez lu tout Robert Harris, vous aurez fini tous les Killzone, Gears of War et Sangoku Musô. Ou tout du moins, vous en aurez compris l'essence. Alors je vous en supplie, ne me demandez pas quelle est l'histoire de ce film. Si vous voulez me poster une question, faites-le plutôt sur le traitement graphique et sonore. Et là, ma réponse sera claire.

 

Sucker Punch est la baffe la plus monumentale de ma vie. Mon premier film en IMAX aussi, et il est clair que cette techno joue énormément. C'est pour quoi je pense qu'il m'est impossible d'en parler objectivement.

Tout ce que je peux dire est qu'il faut impérativement aller le voir en IMAX et en VO (vous pensiez sérieusement aller le voir en VF ??? ) pour profiter des voix aussi envoutantes que tranchantes des actrices. Vous serez, comme moi, happés par la puissance du film. Le plongé de caméra sur le dirigeable. Le changement de grain de peau d'Emily Browning quand elle commence à danser. Le raccord des faux cils de Jamie Chung quand elle se rend compte qu'elle n'est qu'une pute dans un cabaret, se raccrochant à un rêve inaccessible pour ne pas sombrer. Les mèches de cheveux de Jena Malone une fois dans le monde irréel. Etc, etc. Autant d'images qui sont, au moment où j'écris ces lignes, figées dans mon esprit. A chaque changement de plan, notre rétine explose.

Et nos tympans aussi : la bande son est en effet traitée de manière plutôt singulière. La musique sur laquelle danse Babydoll démarre sur un vieux magnéto, nous détruit l'oreille, nous mettant ainsi au même niveau que le public de la danseuse : on transcende le cadre du film, on vit la musique. Souvent hard rock ou électro, elle joue habilement avec le cadre rétro dans lequel elle évolue, sublimant ainsi les mélanges incongrus à l'écran : écouter du Silversun Pickups, à bord d'un bombardier de la deuxième guerre mondiale s'attaquant au gouffre de Helm vous semblera tout naturel, croyez-moi.

 

De bout en bout, l'immersion est totale, et Sucker Punch vient de devenir mon film de référence. Il me sera à l'avenir impossible d'apprécier un de ces blockbusters sans âme, que je me serais laissé apprécier, jusqu'à hier, un peu de popcorns dans les mains.

Car ce blockbuster se retrouvera inlassablement comparé au chef d'oeuvre de Zack Snyder. Et peu de films peuvent se targuer de souffir la comparaison.

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Édito

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