Un Chat au Japon.

Un Chat au Japon.

Par Kaminos Blog créé le 09/02/10 Mis à jour le 26/11/15 à 02h54

Blog d'un chat gamer expatrié au Japon, qui bosse dans le jeu vidéo :)
C'était pas facile de faire comprendre aux douanes que je devais pas aller en quarantaine, mais j'ai réussi.

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Catégorie : ANIME

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ANIME

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ANIME

 

Un ami vient de m'apprendre avec effarement quelque chose de tout à fait incroyable.

Les deux films de la série Mahô Shôjô Madoka Magica, qui est pour moi la plus belle réussite de 2011 en terme d'animation japonaise, vont être projetés en avant-première mondiale à Paris, le 19 octobre.

Madoka est réellement un anime d'exception, créé par le studio Shaft avec de très grands noms de l'industrie : Gen Urobuchi (Saya no Uta, Fate Zero, Black Lagoon ...), Akiyuki Shinbo (Monogatari) ou encore Yuki Kajiura (Xenosaga, My-HiME, ...)

 

Sans vous sortir un roman, c'est une destruction du mythe de la Magical Girl, façon Card Captor Sakura et autres. Une vision réaliste et souvent tragique de ces héroines rose-bonbon qui combattent le mal à grands coups de sceptres magiques et de jupettes. Chaque épisode est un pur délire graphique, avec des personnages au trait crayonné magnifique et des univers à base de mosaïques sordides, véritables digressions artistiques.

Ne vous laissez pas piéger par son visuel tout mignon : Madoka est un vrai dessin animé d'horreur, sombre, violent, angoissant, au scénario bien foutu, aux personnages attachants, qui pousse à la réflexion et ne prend jamais le spectateur pour un abruti. Plus la série avance, plus on se retrouve face à un discours philosophique sur la conditions des magical girls (ne riez pas), qui délaissent leur humanité à l'âge de 10 ans pour quelques pouvoirs magiques.

 

Au-delà du fait que j'estime que la série devrait être visionnée par tout le monde, il faut savoir que le premier film est un énorme récap de cette dernière. En gros, vous pouvez venir sans jamais avoir un épisode le 19 octobre et vous ne serez pas perdus.

 

Les places sont réservables sur le site de la FNAC.

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En attendant un petit post "Rédcouvrir l'animation japonaise trente ans plus tard", je vous propose de regarder et surtout écouter les deux plus grands génériques de tous les temps, composés par Yôko Kanno et interprétés par Origa (Russie).

Chef d'oeuvre des Productions IG, Ghost in the Shell : Stand Alone Complex va bien plus loin que ses homogues dessinés ou en films, en s'appropriant l'univers de Ghost in The Shell pour créer des intrigues inédites. Stand Alone Complex, surtout pour sa première saison, est et restera pour moi, le plus grand dessin animé de l'histoire. A découvrir si ce n'est pas déjà fait.

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Et c'est là où je me permets de balancer un bon gros FUCK YEAH.

 

Adaptation confiée à Aniplex et réalisée par Seiji Kishi, le directeur de l'excellent Angel Beats, l'animé vient tout juste d'être confirmé sur la télévision japonaise.

Dans le cast, on retrouvera Daisuke Namikawa, Showtaro Morikubo, Yui Horie, Ami Koshimizu, que des très très très grosses pointures.

 

 

Pour plus d'infos et de croquis sur les personnages, voir le site officiel.

 

C'est juste l'annonce du siècle, et je sais que beaucoup de gameblogueurs sont fans de la série, donc vous me comprenez !

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Le cross-média est quelque chose qui m'a toujours passionné. Ma première expérience dans le domaine a été avec Pokémon, et depuis, il peut arriver que je m'intéresse à un univers justement parce qu'il est cross-média. Mais vous savez quoi, il existe un truc encore plus cool. C'est de vivre l'évolution d'une oeuvre et de se rendre compte qu'elle transcende son cadre, sans que cela n'ait été prévu au départ. Et c'est ce que j'ai vécu avec Black Rock Shooter.

 

Tout commence en 2008 quand l'artiste Huke rejoint le groupe de rock (alors) indépendant Supercell. Huke a travaillé sur une IP, la bien nommée Black Rock Shooter. Quelques dessins de petites filles au look gothique / démon, la création d'un monde apocalyptique (appelé jusqu'à aujourd'hui Otherworld) ... Jusque là rien de bien concret, juste quelques idées.

Mais quand Ryo, le leader du groupe et son auteur compositeur s'intéresse à l'univers de son collègue Huke, tout change. Supercell est l'étoile montante des cercles musicaux geeks, notamment grâce à une utilisation parfaitement maitrisée des synthétiseurs vocaux de Yamaha / Crypton Future Media, les VOCALOID.

Ryo s'intéresse au concept de Huke et, en s'inspirant de cet univers, crée la musique Black Rock Shooter, interprétée par la bien connue pop-idol virtuelle Hatsune Miku (qui est elle-même une VOCALOID, version 2.0).

 

 

La toute première illusration de Black Rock Shooter, créée bien avant que Huke rejoigne Supercell. Classieuse non ?

 

Huke, pour accompagner la musique, met au monde un clip. Une fois en ligne, ce dernier connait un succès fulgurant et atteint en quelques jours à peine les 2 500 000 vues sur Nico Nico Douga (équivalent Japonais de Youtube, plus axé sur la communauté et le partage) et Youtube. Parmi les spectateurs, un certain Aki Takanori se laisse charmer par la musique.

 

 

Le clip original, musique par Ryo et design par Huke, tous deux membres de Supercell.

 

Le destin faisant bien les choses, il se trouve que ce monsieur Takanori n'est nul autre que le PDG de Good Smile Company, un des plus gros fabricants de figurines au monde.

L'univers et le design de Huke, de même que la musique de Ryo, lui plaisent énormément, et il prend contact avec eux afin de créer une figurine sur le personnage principal, BRS.

 

La toute première figurine de BRS, par Good Smile Company.


Cette dernière est d'une qualité incroyable, aussi bien techniquement qu'artistiquement.

A tel point d'ailleurs qu'elle bat l'intégralité des ventes de l'histoire de Good Smile. BRS commence à sérieusement faire parler de lui sur la toile et dans les cercles de passionnés. Takanori, bien conscient du potentiel de l'univers contacte un studio d'animation afin de lancer un animé Black Rock Shooter. Le nom de ce studio ? Ordet.

Forcément, ça ne dit pas forcément grand chose, mais si je vous explique qu'il a été fondé par l'ancien directeur de séries telles que La Mélancolie de Suzumiya Haruhi et Lucky Star, vous voyez mieux ? En gros, le projet a été confié à l'un des directeurs les plus talentueux et reconnus de ces dernières années, épaulé par les créateurs du l'univers, Ryo et Huke, mais aussi Nagaru Tanigawa, l'écrivain des romans de Suzumiya Haruhi (premier tome disponible en librairies chez nous, hint hint).

Bon forcément, ça fait l'effet d'une bombe : et Ordet enfonce le clou en précisant que le pilote de la série, seul et unique animé de BRS à ce jour, sera mis à disposition gratuitement, légalement, et en 1080p s'il vous plait. L'objectif ? Je spécule mais je mets ma main au feu qu'avec cette manoeuvre, Ordet, Huke et compagnie visent à donner une portée internationale au phénomène. Fait clairement confirmé par le sous-titrage en de nombreuses langues (dont le Français) de la version DVD / Blu-Ray mise en vente il y peu.

Je ne m'en vais pas vous gâcher l'animé, petite perle aussi bien de design que d'animation et de scénar. Mais honnêtement, après l'avoir regardé, vous aurez un bon aperçu de ce qu'est de l'animation japonaise de qualité aujourd'hui. C'est d'ailleurs peut-être l'occasion de casser bien des préjugés ...

 

Faites vous plaisir, c'est gratuit et légal ! Lien torrent ici !


S'en suivent quelques autres figurines, une série de strips plutôt comiques ... Mais surtout l'annonce d'un jeu sur PSP. Quand on connait la popularité de la console au Japon, quand on sait que le jeu est développé par les très talentueux messieurs d'ImageEpoch (Luminous Ark, Last Ranker, Fate / Extra, etc) et que la version collector du jeu sera accompagnée d'une superbe Figma (figurines articulées de grande qualité très populaires au Japon et éditées par Max Factory), je peux vous le dire tout de suite, le jeu fera un carton et trustera les charts pendant plusieurs semaines. La sortie a d'ailleurs été officialisée il y a 2 jours, le jeu est prévu pour fin août au Japon.

 

Premier trailer du jeu PSP, qui s'annonce fort sympathique.

De la musique, de l'animation (une série en préparation ?), de la figurine et autres goods, du jeu vidéo ... L'univers Black Rock Shooter, encore très mystérieux et intrigant, s'étoffe de mois en mois. Alors prenons les paris ? Le phénomène dépassera-t-il la sphère des « connaisseurs » ? Si oui, dans combien de temps ?

 

Personnellement je vous parie que d'ici deux ans, tout gamer et fan de la sous culture japonaise sera incollable sur le sujet !

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Bien que je sois au courant depuis pas mal de jours maintenant, je vous fais passer l'info maintenant vu qu'une version sous-titrée en Anglais vient d'être mise en ligne sur Youtube par domelola, de la communauté de Project-Imas.

Quand on sait que cette licence juteuse n'avait jamais eu le droit à un anime en dehors d'un sympathique OVA donné avec la collector de Live For You, on se dit qu'il n'est pas trop tôt. Oui, vous m'avez bien entendu. Il n'y a JAMAIS rien eu d'autre en dehors de cet OVA. JAMAIS.

Enfin bref, plus d'infos dans le Megami du mois de Mars, je vous tiendrai au courant à ce moment ! J'espère que cet anime sera l'occasion pour beaucoup d'Occidentaux de découvrir cet univers aussi intéressant que mignon.

 

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ANIME

 

Ore no imôto ga konna ni kawaii wake ga nai, (俺の妹がこんなに可愛いわけがない), souvent raccourci en OreImo, est à la base une série de romans écrits par Tsukasa Fushimi, mais ici je vais davantage m'intéresser à l'anime, créé par AIC, et diffusé en ce moment même au Japon.

 

Je traduirais le titre par « Pas moyen que ma petite soeur soit si mignonne », pour ceux qui auraient un problème avec ce nom quelque peu atchoumesque. Pour résumer l'intrigue en quelques mots, il suffirait de dire que Kyôsuke, notre héros, à une petite soeur parfaite. Seulement 14 ans mais athlète en herbe, mannequin, première de la classe, etc. On voit le genre de gamine imbuvable qu'elle pourrait être, et ça tombe bien puisqu'elle est exactement comme ça, au point d'en oublier l'existence même de son grand frère. Jusqu'au jour où celui-ci tombe par hasard sur un eroge (jeu à caractère érotique / pornographique) lui appartenant ... La petite Kirino, puisque tel est son nom, possède en effet un hobby caché, une passion irrépressible pour les animes, les jeux et autres collections 100% geeks. En clair, une otaku en herbe ne sachant pas comment dissimuler sa vraie personnalité au reste du monde. Elle va peu à peu faire découvrir sa passion à son frère, faire copine-copine avec d'autres otaku, pour finalement s'épanouir et s'accepter comme elle est.

Le secret de Kirino est découvert

 

 

L'animation est sans faille, de même que le chara design, simple mais totalement efficace. On note la présence remarquée de la toute récente mais pas moins méritante doubleuse de Kirino, Ayana Taketatsu, déjà là dans de grosses pointures telles que K-On ! ou Highschool of the dead. Comme on peut s'y attendre, OreImo fait beaucoup dans la comédie pour otaku avec un humour très geek (impossible de le regarder sans se dire « Raaah, mais elle a tellement raison la p'tite »). C'est d'ailleurs un excellent exemple de la capacité des animes à savoir se remettre en question, rire de soi-même et s'autocritiquer, sans pour autant s'attirer les foudres du public.

 

Devant le GAMERS d'Akihabara

 

 

Le pari est totalement réussi pour OreImo, qui ne se limite cependant pas qu'à des scènes amusantes. Le troisième épisode traite notamment d'un sujet qui nous concerne tous à différents niveaux, à savoir l'interprétation du grand public quant aux jeux-vidéo et autres passions geeks récentes. Vous aurez en effet le droit au coup du « mais on dit à la télé que ça pervertit nos têtes blondes ! », mais aussi aux problèmes liés à la classification des jeux, etc. Dommage que la réflexion n'aille pas tellement plus loin, mais elle peut au moins servir de terreau pour les téléspectateurs.

 

 

Et si vous saviez ce qu'on en dit en France mon bon monsieur ...

 

 

Enfin, et ce à titre personnel, j'aime beaucoup OreImo car je m'y sens un peu chez moi, à la manière d'un Lucky Star par exemple. Les personnages sont attachants, visitent des lieux qui me sont chers, parlent de sujets qui me passionnent dans des conversations où j'aurais définitivement mon mot à dire.  

Ma seule crainte est de voir comment tient la série sur le long terme (elle a beau ne faire que 13 épisodes, la lassitude peut rapidement s'installer dans des séries comme OreImo), mais je fais confiance au savoir faire d'AIC pour nous pondre une saison aux petits oignons.

 

En un mot comme en mille, Ore no imôto ga konna kawaii wake ga nai est un must see, ne serait-ce que pour avoir une idée de comment est la dernière génération geek japonaise. Et en plus quand c'est cute and funny, que demander de plus ?

 

 Kirino qui se donne à fond sur Taiko no tatsujin

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