Un Chat au Japon.

Un Chat au Japon.

Par Kaminos Blog créé le 09/02/10 Mis à jour le 26/11/15 à 02h54

Blog d'un chat gamer expatrié au Japon, qui bosse dans le jeu vidéo :)
C'était pas facile de faire comprendre aux douanes que je devais pas aller en quarantaine, mais j'ai réussi.

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Catégorie : MANGA

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MANGA

Vous devez commencer à l'avoir remarqué, je suis un vieux connard élitiste quand on me parle d'éditions, de collectors, de traductions, d'adaptations, d'import et de ce genre de choses. Et je le suis encore plus pour les médias qui me sont proches, jeux-vidéo, dessins animés et mangas en premières loges.

Concrêtement, à de rares exceptions, près, je trouve qu'en dehors de Ki-Oon, de Tonkam et de Glénat (et encore, ça dépend pour ces derniers !), bah l'édition de manga en France, c'est du pipi de chien (pas de chat !). Traductions à revoir, encrage pourri, couvertures de mauvaise qualité, etc. Et en plus, le tout est un poil plus cher qu'au Japon (chose que j'admettrais volontiers si jamais le tout était de qualité). On atteint des sommets avec Soleil et Kana (j'ai encore eu la mauvaise idée de leur faire confiance, pour Bakuman. Grossière erreur !).

 

 Le deuxième volume vient de paraître chez Kazé Manga


Du coup, quand à l'inverse, l'adaptation est de qualité, j'hésite pas à le faire savoir et à faire un peu de pub. C'est le cas avec K-On!, adapté chez Kazé Manga. C'est la première série que j'achète chez eux, et franchement, je suis extrêmement supris, dans le bon sens du terme. Couverture glacée avec format identique à l'original, dessous de couvertures respectés avec les petites blagues qui vont avec, pages couleurs qui sentent bon, bon grammage de papier, encrage parfait, etc.

La traduction est extrêmement francisée (les prix sont en euro, on parle de pot-au-feu et pas de nabe, etc). Mais honnêtement, les équivalents sont tellement bien trouvés, qu'on a absolument rien à y redire. Au contraire, les "habitués" comprennent directement les références, et cela ne gâche pas l'humour, à la base même du manga, aux néophytes. Du grand art, moi j'vous l'dis.

Qui plus est, le tout est vendu à moins de 7 euro, ce qui est extrêmement honnête pour un grand format.

 

Pour le reste, fan du dessin animé de KyoAni depuis toujours, je dois pourtant reconnaître que je préfère la version manga (support original, comme souvent). Pourquoi donc, mon cher docteur ?

 

Pour ceux qui ne le savent pas, K-On raconte l'histoire de Yui Hirasawa, lycéenne tête en l'air, qui arrive un peu par hasard dans le club de musique de son lycée, où elle va apprendre la guitare, mais aussi découvrir le monde du rock (mouais ... pop / rock en fait) avec ses camarades. C'est de la tranche de vie, très simple et agréable, résolument détente.

Et même si je conseille de regarder l'excellente adapatation en deux saisons et bientôt un film de Kyoto Animation, je trouve que le manga passe beaucoup mieux. Alors que la musique est au coeur du dessin animé, c'est bien l'humour qui prédomine en noir et blanc. Le format, histoires courtes en quatre cases, se prête parfaitement au jeu, et permet de garder un rythme bien plus soutenu que dans l'animé.

Honnêtement, ça poutre sévère, c'est drôle, mignon tout plein, et incroyablement bien adapté en France. Qui plus est, je pense que ça fait un excellent premier manga, ou premier yonkoma. Un excellent moment que je recommande à tout le monde.

 

Sachez aussi que la première saison du dessin animé est sorti en France, toujours chez Kazé. L'édition est pas mal du tout, en dépit d'un marketing, je cite "kawaï j-pop olol sugoi" (les deux derniers mots sont rajoutés). Le coffret est classe, avec les autres images des DVD présentes sur les clips (au Japon, les animés sont en général par deux, contrairement à quatre / cinq en France). Il y a de petites cartes postales et un cahier avec. Me demandez pas ce qu'un cahier vient faire là. Honnêtement.

La VF va pas bien loin, mais on s'y attendait, et le sous-titrage est entre le satisfaisant et le réjouissant. Bref, de la bonne.

 

L'adapation sur PSP est loin d'être "flawless", mais reste fidèle et surtout agréable à jouer.

 

Et pour ceux qui découvrent et veulent aller plus loins, sachez qu'il existe un jeu sur PSP, K-on : hôkago live !, fait par SEGA, qui est pas mal du tout. C'est un jeu de rythme dans la veine de Project Diva, et même que j'avais fait la queue à Akiba pour aller l'acheter l'an dernier. Souvenirs, souvenirs.

Voir aussi

Jeux : 
K-On !
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MANGA

 

Aujourd'hui je vais vous parler d'une série de manga qui représente beaucoup pour moi : GANTZ.

 

Je suppose que certains d'entre vous connaissent déjà, mais faisons un petit tour du proprio pour ceux qui souhaiteraient découvrir : GANTZ est un manga de science fiction, se déroulant au Japon, à notre époque.

Un lycéen nommé Kurono Kei y vit une vie normale, jusqu'à ce qu'un jour, dans une station de métro, un clochard tombe sur la voie. Un jeune homme se décide à l'aider : il s'agit de Masaru Katô, un ami d'enfance de Kurono. Ensemble, ils réussissent à sauver le clochard, mais meurent écrasés par le métro.

Seulement, à leur décès, ils se retrouvent téléportés dans un appartement, avec d'autres personnes venant elles aussi de connaître la mort. Une énorme sphère noire se tient au beau milieu de la pièce, s'allume, et demande aux personnes présentes d'aller tuer un alien. Elle leur pourvoit des armes toutes droit sorties du futur, une combinaison noire, et les transfert dans un quartier de Tokyo, pour le début de la chasse. Ils ont une heure, et ceux qui tuent des extra-terrestres marquent des points. A 100 points, les "gantzers" regagnent leur liberté.

Dorénavant, ces humains seront convoqués de temps à autres pour partir à la chasse à l'alien, marquer des points et essayer d'échapper à leur funeste destin.

 

GANTZ est plutôt unique dans son déroulement : les personnages y sont incroyablement humains, avec un héros qui pense plus à sauver sa peau et à se faire dépuceler qu'autre chose. La vie humaine n'a pas grande importance dans GANTZ, et j'aurais même tendance à dire que l'auteur prend un malin plaisir à faire crever tout personnage auquel on commence à s'attacher. Il n'hésite pas à prendre tout le monde de court, pourrir des volumes d'amitié et de vie en une image image ... Le manga dépeint en effet autant la vie de tous les jours des gantzers que leurs missions : leur doutes, leur pseudo toute puissance rapidement mise à mal par l'ennemi ... GANTZ réussit à nous faire nous identifier aux personnages comme aucune série n'a su le faire.

Tous les environnements et effets sont traités par ordinateur, donnant au trait un caractère froid, mécanique et réaliste magnifique : les personnages y sont travaillés, les missions comme la vie de tous les jours y est dépeinte dans un savant mélange de réalisme et terreur. L'auteur améliore d'ailleurs son trait de volume en volume, et dans les récentes parutions, ke dessub est simplement divin.

 

Malheureusement, l'oeuvre se perd pas mal depuis une dizaine de tomes, mais du premier au vingtième volume, GANTZ est de l'or en barre. Le manga est très gore, très cul et très cru, mais tellement enivrant ... A noter qu'il existe des films GANTZ, que je n'ai pas vu mais qui sont apparemment pas mal du tout ... Cependant, contrairement à certaines légendes urbaines, il n'existe AUCUN ANIME DE LA SERIE. AUCUN. Si vous en avez vu un, ou que vous en avez entendu parler, on vous a menti. Point barre, aucun discussion possible.

 

Je donne par ailleurs un gros thumbs up à l'édition française de chez Tonkam, plutôt excellente. Vous pouvez aussi allez zieuter GantzOtaku, la référence française (mondiale?) sur la série, où vous pourrez me trouver sur les forums, et peut-être même d'autres Gameblogueurs infiltrés ...

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