Un Chat au Japon.

Un Chat au Japon.

Par Kaminos Blog créé le 09/02/10 Mis à jour le 26/11/15 à 02h54

Blog d'un chat gamer expatrié au Japon, qui bosse dans le jeu vidéo :)
C'était pas facile de faire comprendre aux douanes que je devais pas aller en quarantaine, mais j'ai réussi.

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BLOG (Jeu vidéo)

Non, mon blog ne sort pas d’outre-tombe. Du moins pas pour le moment. Mais je tenais vraiment à réagir à la polémique qui entoure la sortie de Ground Zeroes. Celle sur la durée de vie d’un jeu, relative, et le ratio qu’elle est censée entretenir avec le prix de vente.

 

Ne sachant pas trop où m’exprimer, et mon coup de gueule ne faisant pas spécialement référence au nouveau Metal Gear Solid, me voici de retour sur ce blog le temps de quelques lignes.

 

 

Metal Gear Solid Ground Zeroes se fait sabrer parce qu’il a une durée de vie jugée par certains honteuse. Apparemment, on nous vend 20/30 euro, selon les versions, une introduction d’à peine plus de 2 heures.

 

Et donc, cela mérite que le jeu se fasse démonter. Et non pas par Jacky, ce bon vieux casual que nombre de nos amis “core gamers” prennent un malin plaisir à tourner en ridicule. Non, par ceux-là mêmes qui sont les plus passionnés, les “vrais amoureux” du jeu vidéo. Ceux qui veulent toujours une évolution du média, un parler plus mature, une prise de conscience du public non-joueur pour qu’enfin, on reconnaisse le jeu vidéo comme moyen d’expression comme un autre, cinéma et littérature en ligne de mire.

 

 

J’ai une question à poser à cette élite bien-pensante : avez-vous déjà entendu un cinéphile s’écrier, en sortant d’une salle obscure “Mais quelle arnaque ! 10 euro le film d’1h20 alors que ceux de 3h00 ont le ticket au même prix !?”.

Non.

Vous l’entendrez s’insurger “Mais quelle arnaque ! 10 euro pour ce film au scénario pourri ! Au jeu d’acteur mauvais ! A la réalisation médiocre !”

 

Parce que le cinéphile est autre chose qu’un gamin haineux, qui, à défaut de pouvoir juger une oeuvre pour l’expérience qu’elle procure, a besoin “d’en avoir pour son argent”.

 

Putain.

 

Les guerriers en conquête des lettres de noblesse du jeu vidéo ont besoin de sentir leur achat rentabilisé par le temps qu’ils passeront devant leur téléviseur. J’hésite entre le fou rire et le vomissement.

 

Le jeu est trop cher à votre goût ? Ok, pas de soucis. Attendez qu’il baisse. Ou ne l’achetez pas, même. Parce que je vous garantis qu’il existe, et que c’est même une majorité, de gens qui sont contents qu’un jeu soit court.

 

Je n’aime pas Metal Gear, et Ground Zeroes me passe 20km au-dessus de la tête. Pourtant, il est bien le premier opus qui m’intéresse vraiment, et que je vais sûrement prendre du plaisir à jouer. Car il est court.

 

Je passerai une bonne soirée dessus. Ou alors ce sera une daube et je passerai une mauvaise soirée dessus. Je n’aurai pas besoin de sacrifier 40h pour voir les crédits de fin.

 

En soi, la faible durée de vie du jeu, c’est même un argument d’achat pour moi, et en suivant votre raisonnement, une raison de payer davantage. Marrant dans ce sens, non ?

 

 

 

Parce que les jeux que je garde en mémoire, je me rappelle de scènes cultes, de bons moments passés avec des amis, dessus. Pas mon nombre d’heures au compteur. Qu’il soit faible ou élevé. Que le jeu soit free-to-play ou acheté plusieurs centaines d’euro.

 

Parce qu’on juge une oeuvre et pas un produit. Bordel. 

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Me voilà de retour en France pour 3 petites semaines. Le temps d'aller chercher mon diplôme d'ingénieur (parce que j'en suis un, apparemment, maintenant :| ), dire au-revoir à la famille, les amis, fêter mon départ dignement autour de grosses pièces de viande rouge et de vin.

J'ai mon chez moi au Japon, en plein Shibuya. Quelle chance d'avoir trouvé un beau studio là-bas ! J'ai mon contrat chez Gameloft Japan, où je vais continuer pendant pas mal de temps. Quel magnifique studio d'ailleurs. Des gens passionnés, surtout compétents et créatifs. Parce que la passion c'est bien beau, mais sans professionnalisme et talent à côté, elle ne sert pas à grand-chose ! Pas de jeu à vous annoncer pour le moment, mais soyez sûrs que je le ferai le plus tôt possible !

 

 

Je connaissais déjà bien le Japon, et je ne saurais dire si j'ai changé d'avis à son sujet : disons que ces sept mois m'ont permis de me réconforter dans mon idée. Je me sens mieux là-bas, et bosser dans le jeu vidéo, c'est vraiment ce que je veux faire dans ma vie. Alors disons que je pense prendre un excellent départ dans cette voie ! 

Je m'en vais donc à long terme chez les mangeurs de sushis. La version d'essai de sept mois dont je sors m'aura permis de comprendre pas mal de choses : de prendre en grade, que ce soit en Japonais, en programmation. De me dépatouiller, aussi, parce que mine de rien, même si je suis du genre autonome, c'était la première fois que je quittais le cocon familial. Oui, oui, regardez-moi en riant doucement ... Mais souvenez-vous aussi quand vous étiez à cette place. ;)

 

J'ai un peu joué pendant ces sept mois. Pas autant que j'aurais aimé, mais tant pis. Bioshock Infinite, avec du recul, meilleur jeu de l'année pour l'instant. Tomb Raider et The Last of Us, totalement surcotés ... J'ai commencé Final Fantasy XIV il y a quelques jours (demandez Miah Lujanih sur Moogle !). Excellent dans l'ambiance, la direction artistique, la musique ... Beaucoup plus conventionnel dans sa progression, malheureusement. On verra ce que ça donne dans les jours et semaines à venir !

J'ai investi dans une grosse télé de la mort, le home cinema qui va avec, et puis je pense bien acheter une grosse config PC d'ici la fin de l'année, accompagnée d'une PS4 et d'un iPhone 5S ... Et c'est pourtant Bravely Default sur 3DS que j'attends le plus ! Paradoxe ! Plus sérieusement, ça me fera un beau panel de plateformes afin de profiter au mieux des expériences vidéoludiques de ces prochaines années, même si je comprends de mieux en mieux les personnes estimant que le temps est la plus rare des denrées.

 

Pour le reste, content de revoir un maximum de la communauté dans les semaines à venir, avant de partir au Japon. Content de voir que la barque Gameblog tient à peu près la route, en dépit des tempêtes qui s'abattent dessus. De voir que le site qui a transformé, grâce à sa rédaction et à sa communauté, un passe-temps en passion, puis a participé à l'envie de changer cette dernière en choix de vie, réponde toujours présent.

Quels que soient les changements du site, les départs et les arrivées, je constate simplement que grâce à Gameblog, j'ai fait certaines des rencontres les plus importantes et déterminantes de ma vie. D'où mon soutien qui perdurera, tranquillement et sûrement. 

Ma définition du jeu vidéo autrement, c'est d'y mettre de l'humain. Seul Gameblog a réussi à me le faire comprendre, d'où ma présence ici depuis ... 5 ans maintenant, dont 3 ans de blog.

Blog dont le point d'orgue arrive avec ce post. Je reste tranqullement sur la communauté, mais n'aurai plus le temps de mettre à jour mon coin perso. A bientôt en vrai, en France, au Japon ou ailleurs, ou en virtuel, sur Twitter , le PSN, Xbox Live ou que sais-je !

 

Merci !

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Alors que je reviens en France pour quelques jours d'ici la fin de semaine prochaine, bouclant ainsi mes 6 mois de stage à Gameloft Tokyo (je commence à travailler en tant que développeur dans le même studio début octobre) et en attendant un bilan de ce début de vie, à la fois en tant que développeur de jeux vidéo que d'expatrié au Japon, voici un des plus beaux exemples des différences entre la France et le Japon.

Une publicité pour un même produit (français qui est plus), le dernier rasoir de Gillette, dans ces deux formidables pays. Priceless :')  (enfin je l'avoue honteusement, mais j'ai acheté le dit rasoir après avoir vu la publicité jap ...)

PS : des gens pour une IRL avant mon départ « définitif » chez les mangeurs de sushis ?

 

Version française :

 

 

Version japonaise :

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Un de mes grands problèmes, c'est quand on me demande pourquoi j'aime le Japon. J'ai tellement de mal à me faire comprendre que la plupart du temps, je botte en touche en répondant « Pikachu, les sushis et le Mt Fuji».

 

En vérité, ce que j'aime vraiment au Japon, c'est la vie en général. Des choses totalement improbables qui, pourtant, dans un certain contexte, font parfaitement sens. Aujourd'hui, en recherche d'appartement en plein Shibuya (j'ai d'ailleurs normalement trouvé mon bonheur, mais c'est une autre histoire), j'ai été témoin de deux de ces moments magiques.

 

Ainsi, la prochaine fois qu'on me demande pourquoi j'aime le Japon, je pourrai répondre sincèrement, photos à l'appui :

« Parce que Luigi y est caissier de supermarché, et qu'il y'a des types qui se font sucer par des peluches dans le métro. »

J'aime ce pays. 

 

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A défaut d'avoir le temps d'écrire de vrais posts de blogs, voici une petite mise-à-jour, à mi-chemin entre la branlette intellectuelle et  le billet d'humeur.

Ca va bientôt faire cinq mois que je suis installé au Japon. J'entre dans la dernière phase de mon stage chez Gameloft, qui sera bientôt remplacé par un véritable poste dans l'entreprise. Le pré-contrat est signé et le Visa Ingénieur devrait m'être délivré d'ici un mois ... Ce sésame est bien plus compliqué à attraper que certains pourraient le croire.

 

J'ai 22 ans, et je suis en train de réaliser le rêve du Kaminos d'il y a 12 ans. Maintenant, il me paraît évident que je veux continuer dans le jeu vidéo. A terme, même, j'ai l'ambition de devenir Producer. Un poste que j'adorerais occuper, à la croisée des chemins entre le créatif, la technique et la monétisation.

Mais ça, c'est pour plus tard. J'ai d'abord tellement de choses à apprendre et à acquérir. Dans l'équipe actuelle de Gameloft Tokyo, il commence à arriver de vrais gros calibres. Des gens qui ont beaucoup apporté à l'industrie. Des gens avec qui tu parles autour d'un café, en sentant la passion et l'envie de partager perler sur le front. Mais plus que de la passion, tu sens de l'intelligence, de l'expérience, de la maitrise. Et tu veux t'en imbiber, devenir une éponge, t'inspirer et te faire influencer par des gens comme ça.

C'est motivant, enrichissant et me confirme que je veux vraiment m'engager dans cette voie.

Du coup, entre ça et le fait que j'habite seul pour la première fois, j'ai énormément appris pendant ces cinq mois.

Florent Gorges m'avait dit autour d'une bière, avant mon départ « ne fais pas comme tous les Français, qui crient au génie en arrivant au Japon, et qui au bout de six mois, détestent le pays ». Je lui avais garanti que je ne m'étais jamais placé dans cette optique, et je maintiens mon avis aujourd'hui.

J'ai forcément été beaucoup surpris, dans le bon comme dans le mauvais sens, mais mon constat reste le même qu'à mon arrivée : mon bonheur est ici, pas à Paris. Si j'ai eu ma dose de désillusions (on reviendra dessus à mon passage en France en septembre), le Japon est un pays que j'aime du plus profond de mon coeur. Et j'espère que cela sera suffisamment réciproque pour qu'il accepte que je fasse ma vie entre ses frontières.

 

Question jeux vidéo, j'ai enfin fini The Last Of Us. Et je reste indéniablement déçu. Gameplay pauvre et répétitif, tirant inlassablement les mêmes ficelles de progression (ha mon dieu, les échelles !!), une IA lacunaire et frustrante, et surtout des combats inintéressants.

Mais je crois que ce qui m'a plus choqué dans The Last Of Us, c'est le nombre de personnes qu'on tue : on nous a rabâché sans cesse qu'il s'agissait d'un jeu de survie, où les munitions étaient comptés. Comment justifier qu'à la fin du jeu, j'aie plus de kills que dans Uncharted 3, alors que ce dernier est un jeu de shoot totalement assumé ?

Si techniquement, le jeu est pour ainsi dire irréprochable, sur le fond, c'est bien moins sexy. Dans le genre « narration mature », j'ai trouvé Bioshock, Bioshock Infinite, Alan Wake ou Heavy Rain bien plus aboutis. The Last Of Us est d'un creux à côté.

 

De toute façon, je n'ai presque plus le temps de jouer, je passe une grosse partie de mon budget dans les fringues (Shibuya aura ma peau :'( ) et j'essaye au maximum d'éviter les éditions physiques des jeux, pour me concentrer que du dématérialisé. J'imagine que je ne suis donc plus un « true hardcore gamer », que je n'ai jamais été, de toute façon.

Pour conclure ce billet un brin bordélique, j'espère que ceux qui sont à la Japan Expo en ce moment profitent bien, que l'IRL qui s'y organise sera aussi mémorable que les précédentes, et j'ai vraiment hâte d'être en septembre pour remettre le couvert en votre compagnie !

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JV

 

Bioshock Infinite et The Last of Us, les deux jeux que j'attendais en ce début 2013. Bioshock est, avec le recul, une petite déception, faute à un gameplay qui vient casser le suspension of disbelief d'une ambiance titanesque.

The Last of Us, après mes six premières heures de succion assidue derrière mon écran, commence à me laisser la langue dans le même état. Et pour une raison similaire : un trop-plein de gameplay qui pue le hareng pas frais.

C'est marrant quand même, je n'ai pourtant pas l'impression que ces dieux vivants de Naughty Dog nous aient refaits la même gaffe qu'avec Uncharted 3 : les phases de gameplay ne sont pas là pour venir servir de cache-misère à un jeu qui n'a finalement qu'une profondeur en faux-semblant. Non : The Last of Us rentre clairement dans le top 3 des jeux les plus peaufinés de cette génération, à tous les niveaux. Graphiquement implacable, traitement sonore et doublages parfaits, introduction inoubliable ... Et pourtant, tout vient se tasser rapidement après une petite heure de jeu. L'émerveillement laisse place à la lassitude : « putain, cette phase de jeu, j'ai l'impression de l'avoir passée des centaines de fois ces dernières années ». En six heures, j'ai dû me faire cette réflexion une dizaine de fois.

 

Bien plus effroyable même : je me fais royalement chier en jouant à The Last of Us. Les seuls moments que j'apprécie sont les dialogues pendant les phases d'exploration, et la contemplation, bien méritée par les développeurs à chaque arrivée dans un nouvel environnement.

Mais dès qu'on entre en phase de « combat », la tension retombe. L'IA fait des siennes, et j'ai surtout la net impression de sempiternellement refaire les fausses phases d'infiltration du milliard de FPS / TPS de cette génération de consoles.

J'attends planqué derrière la commode du coin, j'appuie sur un bouton pour prendre à revers un garde qui fait semblant de ne pas me voir. Je me fais repérer, l'intégralité des ennemis de la zone me fonce dessus (foutant en l'air le level design par la même), je relance la partie pour éviter de faire la même erreur.

Et quand je réussis, je passe à l'arène suivante. Meh.

Alors je me dis que c'est peut être ça, finalement, The Last of Us : une pierre blanche dans le TPS, qui vient faire la synthèse d'une génération de jeux vidéo. Si tel est le cas, c'est sans doute le meilleur jeu de tous les temps, et remplit magistralement son rôle : pour peu que vous n'ayez pas fait plus d'une dizaine de jeux sur votre PS3, vous trouverez TLOU techniquement parfait, et vous aurez raison. Mais perso, je recherchais en ce jeu de la fraicheur : si côté ambiance et personnages, je suis servi, le game design en va tout autrement.

Je compte bien revenir plus en détails sur le jeu une fois terminé (parce qu'on va le finir, hein !), mais pour le moment, même si je comprends l'engouement autour du titre, je ne le partage pas.

Ou alors je me transforme en BlackLabel, et je vous en supplie, abattez-moi.

 

:(

Voir aussi

Jeux : 
The Last of Us
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JV

En attente de la fine équipe des gameblogueurs de mon coeur sur Skype, Hangout, Twitter and co !

Internet, c'est juste génial ! Partout dans le monde, mais tous au même endroit au même moment ! Une situation encore inimaginable il y a encore quelques années. C'est beau le 21 siècle ! (et oui, j'ai un plateau Pokémon, et oui, il pète la classe \o/ )

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Après réflexion, je pense sincèrement que cette conférence de présentation de la Xbox One est un très beau coup pour Microsoft. M'a-t-elle convaincue en tant que joueur ? Assurément, non. En tant que ludophile aguerri ? Non plus. Cependant, je pense que Microsoft a parfaitement joué son coup en terme de marketing et de communication. Pour quelques raisons simples, que voici :

 

 

L'industrie évolue. Aujourd'hui, une console qui propose uniquement du jeu vidéo, est voué à un échec cuisant. Car développer une machine demande des ressources au-delà de l'imaginable, à moins de vouloir créer un énième clone tournant plus ou moins correctement sous Android.

Viser le core gamer uniquement est impossible. Nintendo, qui revient clairement vers les joueurs avec la WiiU, en fait l'amer expérience avec de piètres ventes (ce qui ne l'empêche pas aussi,  son niveau d'embarquer de la TV et compagnie). Il en va de même avec la Vita de Sony, qui est à n'en pas douter la console la plus core gamer de l'histoire. En dépit de mon amour immodéré pour cette dernière, c'est un four sans nom, pour le moment. 

Cette génération sera celle de l'expérience. PS3 et 360 ont grandement aidé à implanter la télévision HD, cette dernière est redevenue la pièce maitresse du salon.

C'est maintenant à son tour de « rendre la pareille » en vendant de la console : acheter une Xbox One, c'est la promesse pour l'Américain de base de mieux rentabiliser sa dalle à 1000$ achetée à crédit revolving.

 

Cette approche est clairement la bonne, car elle est celle vers laquelle converge toute l'industrie : que ce soit Amazon qui se met aux séries, aux télé-connectées, au media centers, à la télé d'Apple qui sortira peut-être un jour, à la popularité grandissante de la VOD, tout est là pour qu'on reste un maximum de temps devant l'écran. S'inscrire dans cette logique est non seulement logique, mais surtout vital en 2013. 

Donc oui, mettre la télé au coeur de la philosophie d'une console, ça coule de source.

De plus, je pense que Microsoft vient de bien jouer son coup en se débarrassant de son linge sale maintenant. L'occasion est bloquée sans qu'on passe à la caisse. La rétrocompatibilité passe à la trappe. Ces nouvelles font-elles chaud à mon petit coeur ? Non. Sont-elles logiques ? Oui. Sony fait-il la même chose ? Oui. En intégralité.

Shuhei Yoshida a tout de mêle dit texto : « Non, la PS4 ne bloquera pas l'occasion, nous vous en communiquerons les termes ultérieurement ». Au même titre que la Xbox One, vous pourrez mettre votre disque dans la console et y jouer, techniquement. Mais là où Microsoft joue franc-jeu, Sony laisse planer le doute. Lisons un peu entre les lignes : EA arrête les pass-onlines, Sony nous annoncera plus tard les termes exacts du jeu d'occasion ? Vous pensez vraiment pouvoir mettre n'importe quel jeu dans votre PS4 et y jouer directement ? Vous êtes bien naïfs.

De même pour la rétrocompatibilité : sous couvert d'un Gaikai implémenté dans le futur (un jour ?), Sony nous fait passer la pilule en douce. Mais devra bien un jour voir la réalité en face : Gaikai n'est pas pour tout de suite, et perso je vais garder ma PS3 sous la télé pendant encore pas mal de temps, PS4 ou non, histoire de profiter de mes jeux en bluray et du PSN.

 

A l'heure actuelle, Microsoft a globalement perdu la première bataille. Et c'est à mon humble avis une partie de leur stratégie autour de la communication de la console.

Là où ils pourront, dès l'E3, envoyer les grosses cartouches sur les jeux et le futur de la console, Sony devra tenter de ranger ses cadavres entre quelques nouveaux trailers de jeux déjà en partie présentés. Là où Microsoft aura gardé le bad-buzz de début et remontera dans l'estime des joueurs, Sony risque de se retrouver désabusé, et les joueurs se sentiront sans doute trahis.

Du reste, les consoles sont de quasi clones (première fois que je vois ça d'ailleurs), avec des specs plus ou moins identiques, une caméra fournie de base, de la mémoire unifiée et le réseau au centre de tout.

Vu le prix de développement que coutera un AAA de base sur next-gen, il y  a fort à parier que c'est davantage dans l'expérience que les grosses exclusivités se joueront (série TV Halo, on retombe sur nos pieds).

Et là, Microsoft risque de toucher le gros lot.

 

En clair, même si personnellement je ne suis pas emballé par ce qu'on connaît actuellement de la Xbox One, il s'agit sans doute là d'une des plus belles leçons de damage control de l'histoire du jeu vidéo. Wait & See.

Voir aussi

Plateformes : 
Xbox 360
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(et pour info, on a pas pu entrer, c'est là où sont designées les fameuses ... )

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