Jeremikado

Jeremikado

Par Jeremikado Blog créé le 19/03/12 Mis à jour le 20/04/15 à 11h55

Ce blog a pour but d'être non lucratif, surtout non...
Il ne parlera pas de Flagadoss
Il ne parlera pas non plus de Chenipan
Il ne parlera pas de choucroute farcie

Ajouter aux favoris
Signaler

Comme promis, après les fêtes voici la troisième et dernière partie de ce dossier sur la gen PS3/Xbox360/PSVita/3DS/iPhone... Après un top 15 des jeux "indés", voici un top 15 des jeux nomades, qui ont explosé avec l'avènement des smartphones et le succès de la DS. Une précision : des jeux tels que Bravely Default ou encore Fire Emblem Awakening (ainsi que bien d'autres) n'apparaissent pas dans ce top pour une bonne raison : je ne les ai pas fait. De même, n'apparaissent pas les rééditions tel secret of mana sur iPhone, ou encore les jeux disponibles en multi plateforme. Voici donc ce top 15 des jeux nomades exclusif à une seule plateforme :

15 - Tiny Thief

Un peu de bonne humeur avec ce point and click iPhone plutôt mignon et aux mécaniques basées sur le timing et l'observation. Drôle dans l'ensemble, très jolie sur iPhone 5, Tiny Thief bénéficie de magnifiques tableaux et d'énigmes globalement sympathiques. Concrètement, passer le temps avec son téléphone dans une file d'attente est plus agréable quand on a Tiny Thief en poche.

14 - Little Inferno

 Encore un point and click, cette fois-ci un peu particulier. C'est très réducteur, mais le but dans Little Inferno consiste à brûler divers objets dans une cheminée. Plus on brûle, plus on obtient de nouveaux objets à enflammer. Chacunes de ces babioles réagit différemment aux flammes et il est possible de créer des combos afin d'obtenir des récompenses. Par exemple, un objet peut très bien exploser et un autre faire un bruit spécifique en brûlant. Le tout est accompagné d'un humour omniprésent et d'une phase "pure" de point and click assez mémorable.

13 - Dragon Quest 9

Je le rappelle, ce top exclut les jeux qui sont multi-plateforme ou en réédition, donc seul Dragon Quest 9 est exclusif en nomade sur la génération DS/3DS. Ce n'est pas mon épisode favori, mais Dragon Quest 9 reste un Dragon Quest. Un excellent J-RPG avec tout son charme et une durée de vie conséquente. Le scénario n'égale surement pas certains de ses aînés mais transporte le joueur jusqu'au bout, avec à la clef des donjons difficile une fois le jeu terminé. Peut-être pas le meilleur Dragon Quest, mais certainement un des meilleurs jeux DS que j'ai fait.

12 - Year Walk

La première fois qu'on met le pied dans Year Walk, on ressent une sensation assez étrange. Habituellement, le développeur Simogo nous offre un jeu coloré, touchant et avec beaucoup d'humour, cette fois-ci on plonge dans un univers angoissant, sans trop savoir ce qu'il faut faire ni ce qu'il se passe. Au bout de ce long voyage tangible et surnaturel, on en retient une expérience unique avec son lot de surprises et d'énigmes assez tordues. L'ensemble du jeu est bercé par une ambiance malsaine, pesante et le folklore suédois en arrière plan appuie sur le côté mystérieux du jeu.

11- Beat Sneak Bandit

Beat Sneak Bandit est un jeu iPhone également développé par Simogo. Basé sur le rythme (comme l'a pu être Rythm Paradise sur DS avant lui), Beat Sneak Bandit met l'accent sur l'infiltration et la réflexion au travers de musiques entêtantes et dynamiques. Complètement décalé dans son scénario et dans ses dialogues, le jeu vaut le détour de par son contenu exhaustif et la direction artistique parfaitement adaptée à l'ensemble.

10 - Hector épisode 1,2 et 3

On retrouve Telltale en tant qu'éditeur cette fois-ci sur une saga en trois épisodes d'un point and click pour ma part inoubliable, trash et extrêmement drôle. Parfaitement équilibrés, les jeux Hector sont dotés d'un humour décalé et très cru. Afin de planter un peu le décor, retrouver le héros du jeu en slip et crasseux dans une cellule miteuse a de quoi plaider en faveur de ce que je viens de vous dire précédemment. Hormis cet aspect très développé, Hector se joue de manière simple, et propose des personnages totalement barrés, dommage que la durée de vie peine à convaincre pour un épisode seul.

9 - Little big planet (PSVita)

Oui, Little Big Planet ! Je trouve l'adaptation PSVita fort sympathique, et celle-ci profite pleinement des fonctionnalités de la console. Media Molecule nous offre un jeu de plateforme très riche, long et sans prise de tête. Une des exclusivités les plus fraîches de la console, si on se base sur l'exploitation du hardware et sur l'originalité d'un Little Big Planet en général.

8 - Finding Teddy

On revient sur de la production iPhone avec Finding Teddy, un jeu au charme incontestable qui se base également sur la musique. Pas sur le rythme comme dans Beat Sneak Bandit mais plutôt sur les tonalités et les notes. Finding Teddy fait irrémédiablement penser à Loom, très bon Point'n Click de la grande époque Lucasarts (que je vous invite à faire), et possède de grande qualité puisque toutes les actions sont à réaliser sans aucune aide. L'interface est au final très épurée, et on ressort de cette aventure onirique convaincu par la richesse que peuvent apporter les jeux iPhone.

7 - Squids et Squids Wild West

The Game Bakers est pour moi, à l'instar de Simogo, l'un des développeurs de jeux iPhone à suivre obligatoirement. Après un premier épisode fort original sobrement nommé Squids, l'équipe revient sur le devant de l'appstore avec Squids Wild West, encore plus riche, plus beau, plus varié et  encore plus axé sur l'esprit roleplay. C'est l'un des rares disponibles sur l'appstore qui sortent à mes yeux du lot (je parle toujours en terme d'exclusivités, je n'ai pas non plus tout fait et oui, je trouve les Chaos Rings moins passionnants), avec comme éléments centraux : des poulpes. Attachant, fun et très beau, l'univers de Squids se décline même en comics. Vivement qu'un troisième opus plus maîtrisé sur la partie scénario sorte sur nos smartphones.

6 - Rayman Fiesta Run/Jungle Run

Rayman faisait déjà parti de mon top console, et il est de nouveau dans ce dossier avec deux déclinaisons nomades excellentes. Jungle Run d'une part, extension du nouvel esprit Rayman depuis la sortie d'Origins, puis Fiesta Run d'autre part, qui vient parachever l'oeuvre avec des niveaux d'une grande qualité sur iPhone 5. Toujours fun, toujours très maniable, le Rayman à la sauce 2013 a tout pour charmer les joueurs avides de plateforme. Porté par une OST toujours aussi festive et drôle, les versions iPhone bénéficie d'un travail soigné rarement égalé par les jeux du même genre.

5 - Ocarina of Time

Okay, j'ai un peu menti concernant les rééditions. Ocarina of Time sera la seule exception à la règle. Pourquoi ? Et bien parce que ce n'est pas mon épisode favori, mais que j'ai trouvé la version 3DS de tellement bonne qualité (le seul que j'ai fait totalement en 3D au passage), que je me suis senti obligé de le mettre dans le top. Peu de chose change finalement, sauf que l'adaptation c'est tout simplement une éclate totale et permet d'accéder à un grand titre sur console portable. Rien que pour ça, je dis oui.

4 - Ghost Trick

 Ghost Trick est une des grosses surprises de ces dernières années. J'en attendais pas grand chose, je ne le suivais pas particulièrement, et puis je me suis lancé. J'ai finalement regretté de ne pas l'avoir fait plus tôt parce que j'ai totalement adhéré à l'esprit, au gameplay original, au chara-design unique et au scénario qui tient en halein du début à la fin. Le jeu ne manque pas de panache et possède une mise en scène propre, étayé par des dialogues bourrés d'humour, un véritable coup de coeur auquel je ne m'attendais pas.

3 - Gravity Rush

La PSVita n'est pas la console la plus prolifique en terme de licence, et pourtant certaines d'entre elles valent le détour. C'est le cas du sublime Gravity Rush qui, comme son nom l'indique, propose une aventure reposant en grand partie sur la gravité. Disposant d'une direction artistique intouchable, le titre justifie quasiment à lui seul de posséder la console portable de Sony. Le tour de force réside notamment dans la prise en main beaucoup moins laborieuse que l'idée ne le laissait entendre, et que dire des cut-scene qui prennent l'apparence de bande déssinées ainsi que du scénario qui enchaîne les surprises ? Je n'ai qu'une chose à dire : vivement le deuxième.

2 - Candy Crush... Non, blague à part : Tearaway

C'est un top 3 en l'honneur de la PSVita puisqu'un second titre vient garnir la seconde place du podium. C'est un titre développé par Media Molecule répodant au doux nom de Tearaway : un jeu tout beau tout mignon aux accents poétiques. J'ai été littéralement emballé par la direction artistique du jeu. Pour faire simple, Tearaway vous donne le contrôle de deux protagonistes que sont Iota (ou Atoi si vous prenez une messagère) et Vou : qui n'est autre que vous-même. C'est le point fort de ce jeu puisque l'oeuvre entière gravite autour des fonctionnalités de la PSVita. Tout y passe, de l'appareil photo au pavé tactile arrière en passant par l'écran tactile. Le titre de Media Molecule est un vivier de bonnes idées et le décor façon origami a de quoi enchanter le plus mécontent des joueurs. Avec une durée de vie raisonnable, Tearaway s'achève en laissant derrière lui beaucoup d'amertume, celle de ne pas voir l'aventure continuer encore un bout de temps.

1 - Superbrothers Sword and Sworcery

Et le gagnant est : Superbrothers Sword & Sworcery sur iPhone. Il n'est pas à mettre entre toutes les mains, en tout cas les miennes se sont régalées de cet ovni en pixel art. Intuitif, extrêmement beau avec un accompagnement musical somptueux, Superbrothers est le jeu nomade qui m'a le plus marqué ces dernières années. Bien qu'il soit court, toute sa richesse réside dans les non-dits et dans son univers singulier. Pourtant, beaucoup de possesseurs d'iPhone s'ennuient en lançant Superbrothers, alors que les énigmes sont passionnantes et les fonctionnalités liées à l'iPhone sont utilisées avec brio. Cette aventure enchanteresse et éphémère mérite grandement d'être saluée et je remercie les développeurs de nous offrir encore des bijoux de cet accabit.

Ajouter à mes favoris Commenter (2)

Signaler

Deuxième partie de ce dossier sur la current gen. Après un top 15 des jeux de la génération PS3/Xbox360/Wii, voici un top 15 des jeux indépendants, qui sont revenus de fort belle manière sur le devant de la scène. Alors, trouverez-vous certains de vos coups de coeur ? Réponse tout de suite.

15 - Outland/Guacamelee

Au tout départ, j'avais mis Outland en 15 ème position, puis j'ai eu l'occasion de faire Guacamelee avec un ami en coop local très récemment. Un vrai plaisir et quelques barres de rire avec les références aussi loufoques que classiques (j'ai surtout adoré le p'tit clin d'oeil à Journey quand on gravit une montagne enneigée, avec des tombes à l'image du jeu et le personnage principale qui mange les pissenlit par les racines... Dans la neige). Si je n'ai pu les départager, c'est qu'ils ont un  gameplay assez similaire dans l'ensemble, avec évidemment un univers et une application différente. Quoi qu'il en soit, ce sont deux jeux sympas qui permettent de passer d'une dimension à une autre à tout moment, de grand moment de réflexion et de timing sont à prévoir.

14 - Retro City Rampage

On attaque cette fois-ci un jeu complètement barré (nettement plus que Guacamelee) qui se veut être une bible en l'honneur du jeu vidéo. Tout y passe, Retour vers le futur, le film Batman The Dark Knight, Super Meat Boy, Duck Hunt, Froger, les premiers Tortues Ninja... Tout s'enchaîne très vite, c'est drôle, c'est direct et ça se consomme sans modération. Un vrai délir qui fait durer le plaisir pas loin d'une dizaine d'heure, avec un monde ouvert qui fait irrémédiablement penser aux deux premiers GTA.

13 - The Cave

The Cave je l'attendais vraiment énormément. Quand j'entendais le nom de Tim Schafer et point and click je me sentais déjà plus. J'avais déjà en tête Maniac Mansion et Full Throttle, j'imaginais le renouveau du genre sur concole HD. Finalement, on se retrouve avec un super jeu, mais loin de ce que j'attendais. Ceci dit, les puzzles sont vraiment excellents, la possibilité de choisir parmi 7 héros (qui a dit Maniac Mansion ?) est un plus non négligeable, et c'est assez drôle dans l'ensemble : une bonne pioche.

12 - Journey

Avec leur univers très particulier, Thatgamecompany a marqué les joueurs PS3 avec des productions singulières et poétiques. D'une part avec Flower, où le joueur incarne une pétale de fleur afin de rendre des couleurs au monde gris qui l'entoure, puis avec Journey, un voyage inhabituel qui se fait seul ou à deux. Ce qui rend Journey spécial et unique, c'est qu'il nous transporte avec très peu de chose, je ne me suis personnellement pas ennuyé dessus, et la fin est suffisamment émouvante pour être signalée.

11 - Winterbottom

Le succès de Braid n'y est peut-être pour rien, mais je suppose que Les mésaventures de P.B. Winterbottom se sont inspiré grandement des idées de celui-ci. Le but assez assez saugrenu de Winterbottom est d'engrangé toutes les tartes du monde. Pour réussir le défi, tout un tas de features vous sont proposées : créer des clônes de vous-même, revenir dans le temps... Une bonne alternative à Braid, ou bien une manière d'en prolonger l'expérience.

10 - Limbo

La sphère du jeu indé s'est étendu également grâce à Limbo. Ce jeu sombre et sans pitié vous donne le contrôle d'un petit garçon qui part à la recherche de sa soeur. C'est basique comme explication, mais afin de vous laisser vos propres interprétations, je n'en dirai pas plus concernant l'histoire. Sachez que la route du héros sera semer d'embûches, un pur die and retry à la direction artistique frappante. Le seul regret, commun à beaucoup de jeux indés, sa durée de vie trop courte.

9 - Walking Dead

Après le lancement de la saison 2 et une nouvelle IP lancée en 2013 avec The Wolf Among Us, Telltale a réussi à faire fructifier son modèle longtemps ignoré (Retour vers le futur, le meilleur exemple). Son gros point fort ? D'avoir exploiter un univers de base violent et loin d'être manichéen. J'adore aborder des univers via plusieurs supports, et Walking Dead a su s'imposer à mes yeux dans tout : en jeu, série ou comics. Telltale nous offre ici un jeu d'aventure qui se rapproche beaucoup du point and click, avec quelques particularités. Ce qui m'a le plus accroché c'est avant tout les situations et l'évolution du parcours des personnages. On début seul, et on s'intéresse au fur et à mesure à comment les humains s'adaptent à un monde bouleversé. Ici, les zombies ne sont pas à proprement parler un élément central, mais plutôt un prétexte pour développer des personnages humains. C'est notamment le parti pris du comics, qui ne s'intéresse pas plus que ça à la raison de l'invasion, mais plus au rapport entre les survivants, un must reproduit en jeu, merci Telltale.

8 - Machinarium/Botanicula

impossible de départager ces deux productions Amanita Design totalement différentes. Encore une fois, on est dans du pur point and click, sans prise de tête et avec des directions artistiques très prononcées. Funs, plutôt tordu dans les énigmes, ces deux jeux sont à faire absolument, c'est un moyen assez simple de s'éclater et réfléchir sans trop se prendre la tête.

7 - Splosion Man 1 & 2

De nouveau de la plateforme, avec cette fois-ci encore un jeu bien décalé (les courts métrage des dévs en bonus sont hilarants). Jouable en coop local, je vous conseil de le faire entre pote pour plus de délir et un challenge plus corsé parce qu'il vous demandera d'être synchro, à la demi seconde près. Puis à plusieurs, Splosion Man révèle toute sa splendeur, fou rire garanti avec le petit homme qui explose plus vite que som ombre.

6- Braid

Je vous vois déjà venir débattre sur la fin encore mythique pour certains et incompréhensible pour d'autres, mais je suis un Braido-conclusion-sceptique. A savoir que j'ai beaucoup de mal à admettre les différentes théories comme plausibles. Ceci dit, Braid reste inoubliable parce qu'il a apporté une touche de fraîcheur dans le jeu, un gameplay aux petits oignons et des tableaux somptueux. Certainement l'une des réussites les plus souvent citées quand on parle de jeux indés, et pour cause, avoir le pouvoir de jouer avec le temps procure un plaisir fou, surtout quand tout le gameplay gravite autour de cette idée.

5 - Bastion

Plutôt classique dans son ensemble pour un action RPG, Bastion m'a surtout marqué par sa narration osée, son parti pris dans l'approche de son scénario et pour l'ensemble très satisfaisant en terme de jouabilité. Plusieurs armes disponibles qui entraînent différentes manières de jouer et aborder les combats, de la customisation assez vaste, un système de combat accessible pour tous mais qui propose des défis pour pimenter le jeu et bousculer la routine... Tout ces éléments font de Bastion un incontournable de la scène indé, et pour ceux qui le souhaitent, une version sur smartphone est disponible depuis peu.

4 - Trine 1 & 2

Enchanteurs, c'est le mot pour décrire Trine et Trine 2. Excellent à plusieurs, Trine est venu imposer sa patte graphique et sa direction artistique une nouvelle fois unique dans le jeu indé. Un conte à vivre éveiller, aux côtés de trois personnages au système de combat complètement différents : un mage, une voleuse et un guerrier. Des puzzles dans l'ensemble corrects, des principes de gameplay très intéressants (faire apparaître des objets, utiliser un grappin pour se balader où l'on veut, utiliser un pointeur pour agir sur l'eau...) et une histoire qui tient la route, Trine a tout pour vous faire voyager sans quitter votre canapé.

3 - Game of Thrones

Je le disais précédemment, j'suis un mec multimédia. Qui dit multimédia dit univers trans-média, et Game of Thrones (comme Walking Dead) est un des représentants les plus appréciés de nos jours. Malgré sa difficile accession en France, Game of Thrones a finit par s'imposer grâce à son adaptation en série il y a 3 ans. Et ce n'est pas pour me déplaire qu'une version en jeu vidéo sort en 2012 grâce à Focus Home Interactive et Cyanide. Techniquement dépassé, le jeu vaut le détour pour ses idées, son système de combat qui tient la route mais aussi et SURTOUT, pour son univers. En effet, Cyanide a eu la chance de travailler en collaboration avec l'auteur de la saga Martin, et le très gros travail de l'équipe donne lieu à un épisode à ne pas louper pour approfondir l'univers et le rendre encore plus vaste, plus complet et plus passionnant. Le scénario est fascinant, les informations sont disponibles à foison, on apprend beaucoup de chose et c'est ce qui m'a énormément plu. Tout est cohérent par rapport à l'oeuvre original et les persos sont juste excellents.

2 - Stacking

Un peu d'originalité dans ce top avec Stacking, un jeu indé étonnant qui m'aura tout de suite accroché après 30 secondes de jeu. Le principe est simple, incarner une poupée russe capable de s'emboîter dans des poupées russes plus grandes et qui donne accès à différents pouvoirs. On agit en fonction des poupées disponibles dans des niveaux assez grand, pour résoudre les énigmes qui nous séparent de nos frères et soeurs. Drôle, unique, Stacking fait parti de mes coups de coeur pour sa fraîcheur et son univers singulier.

1 - Fez

Phil Fish déteste tout le monde, et moi je l'aime autant que je ne l'aime pas. Passons outre ses interventions publics, malgré un long métrage très touchant sur lui (et les dévs de super meat boy et braid), on ne peut pas enlever à Phil Fish son talent et son souci de la perfection. Le projet a été laborieux, son collègue l'a lâché en plein milieu du développement, il a rencontré beaucoup de difficulté pour en arriver à sortir l'une des bombes de ces dernières années. Fez est un ovni, il est complexe, il est ambitieux, il est original. Je manquerai presque de superlatifs, mais ce jeu mérite vraiment son succès. Jouant sur la perspective 3D, les énigmes de Fez sont juste une bonne raison pour s'arracher les cheveux, mais on tient le coup et on continue à gratter quelques indices ici et là pour continuer l'aventure d'un côté ou de l'autre. Car Fez n'a rien de linéaire, et il est possible d'avancer dans sa partie sur une première énigme, de la laisser pour plus tard au profit d'une autre énigme et d'un autre lieu. Le défi ultime : récupérer tous les cubes et les anti-cubes.

 

En bonus : I am Alive

Ambitieux il l'était, décevant légèrement. C'est une histoire particulière que ce I am Alive, qui m'aura plu autant qu'il m'aura frustré. Pourquoi ? Tout simplement parce que c'est un univers qui fait parti de ceux que j'adore le plus, les idées de gameplay sont très bonnes, mais l'ambition est tombé à l'eau au fur et à mesure du développement, ce qui a eu l'effet que je craignais : une légère amertume après l'avoir finit. 

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Signaler

C'est fait ! Depuis maintenant quelques semaines la nouvelle génération de console est venu bouleverser le quotidien de millions de joueurs. Je fais parti de ceux qui attendent, budget oblige d'une part, line-up assez faible d'autre part, et puis une génération de console actuelle encore bien loin d'avoir été lessivée par mes petites mains. Pourtant, aurjourd'hui, il est temps de faire un bilan que je souhaite vous partager. Je veux bien évidemment parler d'un bilan purement jeu vidéo, en vous proposant un petit top 15 de la génération HD PS3/Xbox360 + non HD avec la Wii. Ce sera un dossier en trois partie, avec également un top 15 de mes jeux indés favoris ainsi qu'un top 15 des jeux nomades (exclu la PSVITA qui n'aura jamais trouvé le chemin de ma collection, malgré mon envie).

Je débuterai ainsi par mon top 15 sur console de salon, qui exclue quelques productions récentes comme Dragon's Crown (pas eu le temps d'y toucher) par exemple. C'est tout à fait subjectif, et je vous prierai de rester courtois envers ce top, ainsi qu'envers les autres personnes qui seront susceptibles de commenter. Un débat construit vaut mieux qu'un "ferme-la sony c'est de la m***e de toute façon" (ou toute autre remarque de ce style). Enfin bref, voici mon top de la gén HD (ou pas, merci la wii) :

 

15 - GTA V (PS3)

En gros, GTA V fait parti de ce top pour trois raisons. La première parce que what the fuck ! La seconde parce que OH MY GOD ! Et la dernière parce que Trevor. Si je dois définir ce qui m'a le plus marqué sur cette épisode c'est avant tout la stabilité du monde ouvert de Rockstar. Techniquement, il met une baffe à toute la concurrence. On peut mettre au moins 2 naughty dog et 4 Crytek sur le même projet et ils font pas mieux. J'ai personnellement eu aucun bug, que dis-je aucun freeze sur GTA. Alors que si j'dois dénombrer les catastrophes des mondes ouverts de ces dernières années, on est pas sorti de l'auberge (merci Bethesda et Ubisoft, même si j'vous aime). C'est tout simplement magnifique, il y a peu ou pas de clipping, un environnement somptueux, enfin bref, du haut niveau. Mais ce sera toujours San Andreas qui garde sa place chère dans mon coeur, alors que je le pensais vraiment menacé par cet épisode.

14 - Muramasa the Demon Blade (Wii)

Murama-quoi ? Muramasa mamasa mama cusa. Oh wait ? J'pensais l'avoir fait dans ma tête seulement. Peut-être l'un des rares jeux Wii qui m'aura fait vibrer autant (pourtant il y a eu Madworld ou encore Little King Story). Vanillaware a prouvé avec force qu'ils sont bien les maîtres de la 2D et qu'ils ont une patte artistique juste inimitable. Action-RPG à tendance Beat Them All, Muramasa est un pur bonheur à jouer. Des tableaux somptueux, des décors qui changent en fonction de l'avancée... Si vous avez une Wii sur vous, n'hésitez surtout pas !

13 - Batman Arkham Asylum et Arkham City (Xbox360)

Pour l'anecdote, j'ai eu du mal à me lancer dans l'aventure, pour diverses raisons. La première c'est que je suis un mec qui n'aime pas forcément les comics de l'époque batman/spiderman... Les super-héros ne m'ont jamais fait rêvé, et il a fallut attendre le film Batman The Dark Knight pour que je sache qui est le Joker (okay j'exagère mais bon, c'est ce qui m'a fait comprendre que Batman n'était pas si daubé que ça). La seconde raison, c'est qu'ayant effectué un stage pour un grand site de jeu vidéo dont je tairai le nom, j'ai mangé cher avec tous les épisodes PS2 avilissants et mal réalisés. Du coup, il m'a fallut deux trois tentatives avant d'accrocher réellement, pour un résultat plus que convaincant (surtout les défis de l'homme mystère que j'adore, et la ville ouverte du deuxième).

12 - La trilogie Dead Space (PS3)

Je dis trilogie pour englober l'expérience en général, bien que le troisième opus soit un peu moins convaincant. Je dirai que cette génération actuelle n'a pas été celle des survival horror. Bien que j'ai tenté de piocher à droite et à gauche avec Silent Hill Downpour (que j'ai aimé), Siren Blood Curse ou encore Amy, j'ai jamais été totalement emballé, mais Dead Space est arrivé. Ce que je loue comme qualité dans celui-ci, c'est avant tout la maîtrise sonore et visuelle, même si au bout du troisième volet on est habitué et on est moins surpris. L'orientation un peu plus action n'est pas si désagréable, si à côté on nous pond des phases dans l'espace à couper le souffle (les scènes mémorables de Dead Space 2 sont... mémorables justement). Après coté écriture et scénario, on s'en badigeonne un peu le nombril avec le pinceau de l'indifférence.

11 - Red Dead Redemption (PS3)

Queuwa ? Red Dead seulement 11ème ? Non mais j'suis pas d'accord, t'es un dingue, qu'est ce qui se passe, blablabla... Pourtant si, je le mets seulement ici, malgré une aventure extrêmement intéressante, un des rares jeux "cowboy" qui soit aussi bon. Les balades au coucher du soleil, l'ambiance absolument fantastique. Mais je regrette cette tendance que Rockstar a de noyer ses jeux par des objectifs parfois peu passionnants d'aller et retour, un scénario principal pas si long que ça, un gameplay que j'aurai aimé encore plus poussé... Sinon, un jeu grandiose, tout simplement.

10 - Mirror's Edge (PS3)

Ou l'histoire d'amour dont tout le monde rêve ! Je suis un fan inconditionnel de l'idée de "parkour" dans un jeu. Les dizaines de façon de réaliser des figures, de s'attaquer à un adversaire, de courir sur un mur se retourner et sauter sur un rebord en hauteur.. Un pur plaisir, j'attends maintenant un second opus en monde ouvert, plus fluide dans les mouvements et avec encore plus de possibilités, juste pour prendre un pied d'enfer.

9 - Portal 1 et 2 (Xbox360)

Le jeu vidéo est si simple quand on voit à quel point un concept original peut vite devenir une légende. Portal 1 et 2 c'est l'audace de faire du jeu vidéo autrement, en reprenant divers idées de puzzle game et en l'adaptant via une feature impressionnante. Un pistolet et quelques portails plus loin, on se rend compte de la richesse du gameplay et on se met à sortir des salles où l'on est enfermé du mieux qu'on le peut. Des surprises sont aussi souvent au rendez-vous, et il faut le dire, c'est un tour de force de nous faire attacher à un cube. The cake is a lie qu'il disait !

8 - Rayman Origins et Legends (PS3)

Un peu de jeu vidéo à la française, et non des moindre puisque ces deux dernières productions Rayman sont les meilleurs jeux plateformes à mon sens actuellement. On fait simple en apparence mais la richesse d'Origins et de Legends n'est plus à prouver. Niveaux somptueux, détaillés, gros fun à plusieurs (un peu le bordel à 4 quand même), musique magistrale notamment dans legends avec le rythme qui épouse les gestes des personnages... Vraiment un gros coup de coeur de cette génération, et je n'oublierai pas que devant FIFA, il y a le Kung Foot.

7 - La trilogie Bioshock (PS3)

Bioshock c'est avant tout un univers profond, une direction artistique inoubliable, une critique bien construite dans le premier volet grâce à une écriture remarquable, une ambiance de folie que ce soit le premier ou le troisième. C'est aussi un twist qui m'a retourné le cerveau deux fois en deux jeux, un gameplay plutôt sympa tourné vers le FPS/RPG comme l'a pu être Deus Ex avant lui. En fait, Bioshock c'est un peu la licence triple A qui se la joue un peu intello, sans vraiment trop se prendre tel quel, critiquant l'objectivisme, en s'appuyant dessus et en proposant une société utopique se basant sur ce principe afin de mieux le détruire au fur et à mesure. On voyage aussi quand on est dans Rapture, on voyage quand on est à Columbia, et c'est aussi ça qu'on demande à un jeu, alors si l'écriture suit que demander de plus à part "je vous prie" de bien vouloir lire la suite de mon top ? 

6 - The Last of Us (Wii.. ah non pardon PS3)

Difficile de classer TLOU tant je suis mitigé sur l'ensemble de l'aventure et de ce que je ressens. Autant ma première visite dans le monde de The Last of Us m'a laissé un goût de fraise tagada dans la bouche, autant avec le temps je me rend compte que beaucoup de choses m'ont gêné (avec ma deuxième partie). Déjà, le côté spectacle/je pousse mon joystick m'agace de plus en plus (merci David Cage, j'te fais aussi des bisous parce que j'aime bien tes productions en général mais ça ne devrait pas devenir récurrent cette impression de regarder un film plus que de jouer), même si l'intro de TLOU m'a laissé sur les genoux la première fois, j'me rend compte que le p'tit effet passé, et bah c'est un peu mou de même genou que j'avais posé par terre la première fois. Puis le jeu continue et je peste contre ce manque d'immersion avec Ellie qui court partout sans alerter personne, et cette facilité pour progresser dans le jeu, et cette linéarité un peu trop prononcée. Alors oui, Naughty Dog est pas connu pour développer des jeux autre que spectaculaire depuis Uncharted mais voilà, j'ai moins été emballé après un nouveau départ dans le jeu. Finalement ce que je retiens, c'est vraiment que j'ai failli chialer à ma première partie, et ça justifie amplement cette 6ème place.

5 - Dishonored (Xbox360)

Encore un jeu difficile à classer. Dishonored es très ambitieux, très généreux, mais toujours pas suffisamment. Une verticalité des niveaux qui s'estompe au fur et à mesure, un univers tellement passionnant mais pas suffisamment riche, un scénario qui aurait pu être meilleur mais un héros qui n'a pas de charisme... Dishonored est ici surtout parce qu'il est l'un des rares à proposer une liberté de mouvement et d'action aussi riche que notre imagination le permet. Tirer un coup de feu, arrêter le temps juste après, prendre possession du corps d'un garde pour le placer devant les balles qui lévitent en l'air et laisser faire le reste, c'est possible ! Des tas de combinaisons et de délirs sont à prévoir sur ce jeu, et c'est ce qui fait sa force. Par contre des niveaux plus grands à l'avenir sont souhaitables.

4 - The Elder Scrolls IV Oblivion et V Skyrim (PS3)

J'ai connu la série en commençant par Morrowind, naïf que j'étais à l'époque quand je l'ai installé sans trop savoir à quoi m'attendre. Certains disent que plus les épisodes avancent et plus ils se dégradent, mais au contraire je trouve que chacun possèdent ses forces et ses faiblesses. Ce que je retiens surtout, c'est que dès le début, on va où on veut. On est jeté dans un monde tantôt hostile, tantôt hospitalier, et on fait sa vie pépère. On peut se marier, on peut enchanter ses armes, faire partie de quelques guildes, faire d'innombrables quêtes... enfin bref, un RPG occidental à monde ouvert quoi, un pur bonheur. Je me souviendrai toujours des quêtes de la confrérie noire dans oblivion, surtout celle dans le manoir où l'on doit... Attendez avant de lire, c'est un SPOIL ! Je disais donc celle où l'on doit éliminer les autres personnes au fur et à mesure sans être découvert, LA quête mythique d'Oblivion.

3 - Fallout 3 et New Vegas (Xbox360)

On attaque ce top 3 avec du lourd (pour moi), du très très lourd. Encore une fois, RPG occidental en monde ouvert, presque un classique maintenant. Pour moi Fallout c'est un peu le jeu que je voulais mettre premier, mais que j'ai laissé en troisième place parce que le moteur de jeu n'a jamais changé déjà, c'est pas joli joli très souvent, c'est bugé, les visages sont laids, les textures... j'en parle pas et puis c'est aussi difficile de s'y faire à cause de cette interface lourde et incompréhensible au premier abord, cette prise en main particulière et ce rythme assez étrange. Sinon, c'est surtout un jeu où l'on fait des choix moraux ou non (faire exploser une ville où j'ai tout mes potes dedans pour avoir un appart' en haut d'une tour, ouais ça me dit bien !), des quêtes annexes interminables et souvent bien écrite, des dialogues majestueux (new vegas notamment) avec beaucoup de contenu et un univers très riche. Si la banana split devait être un jeu, ce serait Fallout. Un délice qu'on ne mange qu'une fois de temps en temps, mais putain que c'est bon.

2 - Final Fantasy XIII... Avouez vous y avez cru ?

Non , réellement ce sera la trilogie Mass Effect (Xbox360)

Mass Effect, la trilogie de l'espace qui aura fait couler beaucoup de pixel sur internet. Une fin décevante pour beaucoup, une fin convaincante pour quatre autres personnes notamment, mais ME ne se résume pas qu'à sa fin, bien heureusement. C'est avant tout des dizaines d'heures de jeu, un des univers les plus riches de cette génération, une aventure épique qui tient en haleine non stop, des personnages de dingues, des romances à toutes les sauces (Mass Effect était en avance en faveur du mariage pour tous, et ils vont même plus loin puisque le concept s'étend au mariage pour tous... dans l'univers, qui n'a pas testé de serrer Tali Zora ou Thane Krios ?), des quêtes en veux tu en voilà. En gros, Mass Effect réalise un de mes rêves d'enfant, me faire vivre une aventure intergalactique digne de ce nom. En plus de tout ça, côté RPG on n'a pas trop à se plaindre, le système est bien rôdé, les phase de shoot en TPS sont dynamiques, les évolutions sont nombreuses... Puis on fait beaucoup de choix (avec peu de conséquence mais il est toujours marrant de retrouver la journaliste qu'on a frappé dans le premier opus dans l'un des suivants, et voir qu'elle s'en souvient, ce qu'il lui mérite un second coup en pleine figure si on le souhaite) tout le long, et même si l'aventure est quelque peu linéaire, la richesse de celle-ci et la possibilité d'aller un peu où l'on veut quand on veut permet d'avoir l'impression d'être extrêmement libre de ses mouvements. Il m'en fallait pas plus pour me procurer une Xbox360 !

1 - Mystère (???)

Et la première place revient à un ju... Wii ! Aussi étonnant que cela puisse paraître, j'ai décidé de placer Xenoblade Chronicles en première place. Je dois vous avouer que je le fais pour une seule et bonne raison, c'est juste pour prouver aux gens qui ont enterré la Wii parce que "c'est pas une console de gamer (terme de shit), c'est trop pour les casuals (re terme de merde) ou les pro-N (terme de... merde aussi)" qu'elle est aussi pleine de surprise. Sinon Xenoblade serait troisième de mon top derrière Mass Effect et Fallout. Mais bon, à ce stade là, les 15 de ce top sont presque à la même enseigne. Enfin pour faire bref, Xenoblade m'a appris à aimer de nouveau les J-RPG, à espérer un renouveau dans l'avenir. C'est toute une histoire ce jeu, enfin un xeno delesté de son surplus de contenu parfois incompréhensible, un système de combat addictif et bien pensé, un monde semi-ouvert magnifique, des centaines de quêtes et des dizaines d'environnements tous plus impressionnants les une que les autres, une conclusion satisfaisante et un new game + qui vaut le coup d'oeil. S'il était sorti en HD, ça aurait pu être mieux, mais on se contente de cet ovni sur Wii parce qu'il le vaut bien.

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Signaler
En peinture

Il y a quelques semaines déjà je vous présentais cette nouvelle rubrique. Cette semaine, j'en profite pour vous mettre à jour Mario, à qui il manquait les cheveux. Ensuite, je vous propose une toute nouvelle peinture, sur toile cette fois-ci.

C'est à vous de découvrir de quel jeu il s'agit. Le premier à me donner la bonne réponse n'aura le droit ni à une Xbox One en photo, ni à une PS4 en carton. Un indice : on ne fait pas d'Hamlet sans casser des E.

 

Mise à jour Mario :

Tableau mystère :

Ajouter à mes favoris Commenter (4)

Signaler

Prologue d'une demi heure, c'est un article Metal Gear Solid. Vous aurez 12% de celui-ci qui concernera le sujet et qu'on appelera « phase de gameplay », et 78% de hors-sujet qu'on appellera « Cinématique ». Il y a également quelques placements publicitaires, qu'on appellera « répliques de kaamelott »

Qui ne se souvient pas de sa première expérience avec un RPG ? On a tous des souvenirs enfouis, avouez-le. Pour certains il suffira d'évoquer la Shinra pour les faire trembler, pour d'autres il faudra remonter au Seiken Densetsu ou encore évoquer les terres d'Hyrule. Je n'oublie pas les nouveaux venus qui peuvent avoir commencer plus récemment, en essayant de chopper Miranda dans Mass Effect (je table sur un 90% d'entre nous) ou bien en s'émerveillant devant la beauté que dégage Muramasa - The Demon Blade. J'essaye de toucher votre fibre sensible, de faire parvenir en vous l'écho des murmures lointains de notre première expérience en tant que joueur de RPG. C'est raté ? J'étais certain que j'aurai du tenter le « GTA V et les RPG : même combat ! » en titre d'article, fichtre.

Revenons au sujet, que je n'ai toujours pas abordé, alors venons-y tout court. Pour faire rapide, cette idée saugrenue m'est apparue soudainement quand je me promenais tranquillement dans le monde de Ni No Kuni. Si, si, je vous assure, il est sorti en France le jeu, sous couvert d'anonymat et traduit qui plus est. De bien belle manière puisque la team de traducteurs s'est éclaté à mettre quelques références bien kitsch du style « la tribu de Xana » pour désigner un groupe de combattant. J'ai souri en voyant ça. Enfin ça dépend. Puis ils ont joué sur les mots de temps à autre, de manière enfantine mais ça colle bien dans l'ensemble. Bref. Après plusieurs heures de jeu, j'ai constaté que Ni No Kuni n'échappait pas à la règle typique des RPG, et plus précisément des J-RPG (à l'ancienne j'entends). Chose que j'ai vite remarqué après avoir sérieusement entamé la version iPhone de Chrono Trigger. Je ne vous parle pas d'un héros amnésique, ou de celui qui se réveille dans sa maison avec sa mère bienveillante qui siffle juste à côté. Encore moins du big boss qui vous rétame pas la mouille à la moitié de l'aventure quand il en a l'occasion et vous laisse vous équiper et évoluer un max pour finalement prendre cher à la fin. Non, rien de tout ces clichés que tout amateur connaît depuis longtemps. Je parle ici de l'envers du décor. De ce qui se passe réellement dans la tête des développeurs (Néo sort de ce corps). Et si les RPG était en fait une satyre de notre société de consommation ? Ou son apologie ? Ou même les deux ? ça aurait de la gueule.

 

 

Travaille, consomme, crève. Enfin, travaille, consomme, sauve le monde et après tu peux crever : 

EMPLACEMENT PUBLICITAIRE Kaamelott : Le Roi Arthur et le Père Blaise, PEGI 18 (nous déclinons toutes responsabilités si vous laissez votre enfant lire la suite, achetez lui plutôt un exemplaire de GTA V)

" - De toute façon, je sais pas l'écrire en latin !

- De quoi, bite ?

- Bah non Fakir."

On touche au but, au graal du RPG, la base de la base de la base de la base de la base de la base (vous les avez tous lu?) du genre. C'est réducteur, mais dans un RPG, avant de suivre un(e) aventure/histoire/scénario/muchacho, qu'est-ce qu'on fait ? On fait du levelling (ou faire de l'expérience (ou pinage tout simplement) pour gagner des niveaux, je rends désormais cet article mainstream, alors je définis les termes pour les néophytes (ceux qui sont nouveaux et qui ne connaissent pas encore les règles ou le jargon (le langage lié à un domaine spécifique))), évidemment on doit également s'équiper d'armes/armures/objets/acessoires/magies/compétences, on loot un max de drop sur les monstres (Non mais je vais arrêter de parler comme ça, de un : c'est cliché, de deux : ça me va pas et de trois : c'est cliché) = on récupère des objets/armes/armures que laissent tomber nos ennemis (avec plus ou moins de succès. Pour ma part, je suis souvent orienté vers le "moins de succès", même pour des objets très fréquents). Là je sens que vous commencez à comprendre où je veux en venir, vous vous dîtes que je suis un génie et que finalement, je raconte pas que des bullshits (à ne pas confondre avec Bullet Time, je voudrai pas que Remedy me colle un procès pour usage abusif de l'une de leur features les plus impressionnantes de la ps2).

 

Qui dit faire de l'expérience dit partir au boulot, matin/midi/soir/nuit pour se faire un peu de maille et gagner en force/magie/défence/agilité/poil au nez. Les cycles jours/nuits passent sans qu'on se surprennent à entrevoir un seul bâillement de notre part, on se tue à la tâche avec plus ou moins de conviction, plus ou moins de volonté. Parfois on se farcit un ou deux donjons histoire de se remettre à niveau pour la nouvelle zone à explorer. Et c'est ça tout le long, on fait de l'exp pour avoir de l'argent, pour le dépenser dans des accessoires etc. plus puissants, pour pouvoir se fritter avec des ennemis plus balèzes pour gagner plus d'argent et acheter de meilleurs équipements... Enfin vous comprenez. En gros, ça ressemble beaucoup au schéma métro (ou voiture ou autre) boulot dodo de nos vies à tous, les désagréments en moins, mais les responsabilités en plus. PARCE QUE FAUT PAS OUBLIER QUE TU DOIS SAUVER LE MONDE AUSSI !

 

C'est là où le titre de mon article prend tout son sens. En vrai, on fait pareil : on va au boulot, on gagne de l'argent, on s'achète une télé/console/paquet de céréale/tablette pour pouvoir bosser mieux d'une part et s'éclater aussi (dans les RPG l'aspect divertissement est moins omniprésent, on est plus dans le « je taffe pour m'équiper mieux pour plus taffer »), du coup avec tout ça on augmente de level sans passer sous la table du patron, on est plus performant au boulot, on gagne une promotion donc on rachète une plus grande télé/une nouvelle console/un plus grand paquet de céréale/on fait un bébé/on achète une seconde tablette... Du coup, au lieu de vous farcir ces trois pauvres paragraphes vides de sens vous auriez du vous arrêter au titre qui résume parfaitement la situation : Travaille, consomme, crève (et sauve le monde j'ai dit). 

Satyre ou apologie ? La frontière ambigüe du RPG dans toute sa splendeur 

EMPLACEMENT PUBLICITAIRE Kaamelott : Arthur, Guenièvre et le maître d'arme, PEGI 18

"- Siiire, mon père est peut-être unijambiste, mais moi, ma femme a pas de moustache

- Quoi qu'est ce qu'il dit ?

- Rien, rien, c'est rien. On fait semblant, c'est pour nous stimuler un peu, ça nouuuus... Vous voyez ?

- Alors ça vient ? P'tit bite !" 

La question se pose. Alors selon vous, Ni No Kuni (ou tout autre RPG) plaide-t-il en faveur de notre société de consommation ? Ou en fait-il la critique et propose-t-il une alternative ? Aaaaaaah difficile de vous répondre. C'est si subtil qu'on en vient presque à se demander si sous ses airs innocents il n'est pas là pour réconcilier tout le monde. Vas-y que je te mets un bout de capitalisme ici, vas-y que j'en mets un peu de communiste par là, on va tenter de l'écologie ici... On se retrouve avec les mêmes arguments de ceux qui défendent GTA V (faut que je fasse du clic alors je parle de GTA V, même si j'ai aimé le jeu ne vous inquiétez pas) : « Ouais mais non, tu sais, GTA V c'est pas seulement voler/tuer/torturer... c'est aussi et avant tout une critique de notre société actuelle. Ils montrent les limites du systèmes américain en affirmant que la vente d'arme légale entraîne tout ce qu'on peut voir dans le jeu par exemple. Puis tout le monde en prend pour son grade, ils sont intelligents dans leur démarche sans forcément dire que tout ça c'est mal parce que eux aussi en profitent en mettant leurs affiches de 35 mètres sur 40 sur les buildings... Et puis tu peux te promener, faire du quad, du vélo, du tennis, t'arrêter au feu rouge... » Ceci n'avait strictement rien à voir.

Dans les RPG, les bossS (avec un s parce qu'ils sont plusieurs) sont là pour te rappeler les difficiles épreuves de la vie et ce mode de surconsommation avec effets d'obsolescence programmée. Hop on bute le boss et on passe au prochain. En gros, on s'entraîne sur le samsung galaxy SIII pendant 2 ans, on prend du level et on passe à l'iPhone 5S, on jette sa psVITA dans la rue et on prend une 2DS (ah non, on me signale que là c'est une grossière erreur)... Mais à la fin qui reste-t-il ? Le héros, oui, et toute sa bande. Parfois non, certains meurent en route quand même. Ce signe de victoire fait parti des éléments qui vont dans le sens de l'apologie. Tout le long on critique, on montre les défauts, on voit que si t'as pas la dernière armure à la mode tu te fais chambrer par les ennemis de la nouvelle zone parce qu'ils sont plus forts que toi, on voit que le RPG use et s'amuse avec ça pour finalement nous dire quoi ? Qu'on en sort vainqueur. Quelle leçon !

EMPLACEMENT PUBLICITAIRE Kaamelott : Perceval et Arthur, PEGI 7

"- Les côtelettes c'est plus savoureux.

- Ouais c'est pas faux.

- Sans blague, vous savez pas ce que ça veut dire savoureux ?

- Bah évidemment que si !

- C'est côtelette que vous comprenez pas ?"

Vous devez certainement vous dire que cet article est tout simplement fumeux, et je vous rétorquerai que vous avez un peu raison. Ce sera tout pour aujourd'hui !

Les + :

Y'avait matière à débattre...

GTA V est cité au moins 3 fois dans l'article

Ni No Kuni, c'est bien d'en parler, parce qu'au final il est pas mauvais le bougre

Réussir à parler de la 2DS, un exploit

Les - :

... Mais cet article est quand même une grosse arnaque, non ?

Un level design un peu redondant

Une intro longue et pas de personnalisation de personnage

 

NOTE : Un chef d'oeuvre

*****  

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Signaler

 

Après un premier opus bien controversé, Redsteel revient dans un nouvel épisode des plus intéressants. Cette fois-ci, le Far West rencontre l'Asie, et ce n'est pas pour nous déplaire. Dans ce nouveau redsteel , vous incarnez le héros (il n'a pas de nom), équipé d'un katana et d'une arme à feu. Après 5 ans d'errance, vous décidez de retourner à Caldera, la ville où se trouve votre famille et votre clan : les Kusagari. Le scénario du jeu n'est qu'un simple prétexte au massacre de centaine de bikers ou ninjas. Entendez par là qu'il n'y aura pas vraiment de suspens ou de rebondissement, ou même de tension comme tout bon western spaghetti qui se respecte.

 

Comme dans Sukiyaki Western Django (un des rares western japonais), l'entrée du jeu met en scène un personnage mystérieux, dans une ville délabrée sur fond de guerre de clan. Le jeu, comme le film, proposeront un minimum d'humour et de l'originalité, donnant ainsi un scénario sympathique souffrant tout de même de profondeur et d'un rythme saccadé dû au système de mission. Les personnages ont chacun un style bien à eux, leur conférant un charme particulier. Cependant, il souffre, comme le scénario, d'un manque de profondeur assez conséquent, puisqu'on ne connaîtra pas l'histoire du héros, ou bien parce que l'un des personnages principaux n'apparaîtra que deux fois sans prononcé un seul mot. Encore une fois, c'est vraiment bien réalisé, mais un petit bémol concernant le contenu.


L'équipe d'ubisoft a décidé de prendre un parti plutôt  cocasse et audacieux, celui de mélanger un style Japonais à celui du CowBoy à la conquête de l'ouest : un pari oser dans un choc des cultures quasiment inédit (exit le troisième opus de la saga  Way Of The Samurai : Samurai Western). Savant mélange dont bénéficient les personnages mais aussi les level-design et l'OST. Ubisoft a d'ailleurs fait des choix astucieux, permettant de palier à certains problèmes (utilisation du cel-shading) et en même temps, à donner du charme à l'ambiance déjà très bonne.On se laisse vite embarquer dans cet univers particulier, qui nous fait vite oublier les quelques faiblessesscénaristiques.  Un travail de recherche important, ainsi que des cut-scene époustoufflantes (pour de la wii, à l'époque, bon okay, le terme est exagéré), dynamiques et très bien réalisées font de ce Redsteel un jeu fun.

 

Le gros point fort de Redsteel 2, c'est son gameplay. Le même sujet qui avait définitivement valu au premier opus un manque cruel d'intérêt ponctué par des critiques négatives. Point sensible auquel ubisoft se devait de répondre de la plus belle des manières. Même si le schéma rue vide/arène de combat s'enchaînent de manière lassante, l'amélioration des armes et techniques viendra combler cet aspect. A chaque Dojo, un renouvellement du gameplay permettra au titre d'être dynamique et accrocheur. Profitant du Wii Motion Plus pour plus de précision dans les mouvements, le combat au sabre s'avère excellent, les gestes du personnage se feront en corrélation avec les vôtres avec une fluidité importante.

 

  Redsteel 2 se place comme un jeu fun et qui ne veut pas se prendre la tête sur le scénario ni sur l'aspect psychologique de ces personnages. Fort d'un gameplay des plus réussi sur la Wii, ainsi que d'un travail esthétique sublime, il ne vous faudra pas passer à côté du titre sous prétexte que vous n'avez pas apprécier le premier. Au passage, Xenoblade est sorti depuis ce temps !

Ajouter à mes favoris Commenter (2)

Signaler
En peinture

Cette semaine sur Jeremikado - Le blog, je vous propose la rubrique "en peinture". C'est après plusieurs plaintes de ma copine concernant sa porte de chambre trop banale à son goût que j'ai décidé de la personnaliser avec mon artillerie de peintre en herbe. Voici le résultat quand Mario croise mon pinceau :

 

 

 

 

 

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Signaler

 

Attention : Cet article contient des spoils mineurs sur la série Twin Peaks et le jeu vidéo Deadly Premonition.

Derrière ce titre un peu barbare se cache en réalité une idée assez simple : discuter autour de deux oeuvres qui se ressemblent et qui partagent nombre de similitudes. Si, depuis 2001, Twin Peaks avait une infime relation avec le jeu vidéo par l'intermédiaire de son acteur principal Kyle Maclachlan, qui fût le doubleur officiel de Donald Love dans GTAIII, c'est en 2010 que la série se voit souvent associée à ce média grâce à Deadly Premonition. C'est via un ami que j'ai découvert DP, qui m'avait conseillé à l'époque de regarder la critique constructive de la chaîne de TV Nolife. Un peu intrigué par l'ensemble positif qui ressortait de la vidéo, à contrario des critiques des sites de jeu, je me suis plongé dans cet univers sans même n'avoir jamais entendu parler de Twin Peaks auparavant. Puis, avec le temps et la curiosité, mais surtout à force de lire et d'entendre que le second s'inspirait du premier, j'ai fini par craquer et me pencher sur la série TV de David Lynch et de Mark Frost.

De l'importance d'un univers varié

Pour faire simple, Twin Peaks est un mélange d'univers entre deux réalisateurs extrêmement différents, résultant sur un équilibre impressionnant et magique. D'un côté, on retrouve celui qui a bouleversé les codes du cinéma, n'hésitant pas à critiquer les clichés de celui-ci dans son film Blue Velvet, qui développe un univers très personnel, surréaliste et souvent angoissant, David Lynch. De l'autre, un réalisateur spécialisé dans la télévision, dont la touche humoristique est venue apporter la fraîcheur et la particularité si unique de Twin Peaks, Mark Frost. On se retrouve ainsi projeté dans une petite ville américaine aux mystères plus nombreux qu'il ne le semble, avec une ambiance jonglant entre l'angoisse, la comédie et le dramatique, et où une jeune femme répondant au nom de Laura Palmer s'est faite assassinée. Ainsi, d'une scène à l'autre, on passe de l'angoisse au rire, parfois les deux interviennent en même temps. En exemple cette scène où Leland Palmer, le père de la victime, se jette en pleurs sur le cercueil de sa fille, le visage enlaidit par la douleur, et que l'on voit finalement être balancé de haut en bas par les mouvements du cercueil, ou encore cette table au poste du shérif, sur laquelle se trouve des dizaines et des dizaines de beignets pour seulement 4 personnages, discutant de l'enquête comme si de rien n'était. Cette étrange alchimie est également très présente dans DP, notamment vers le début, quand l'inspecteur Francis York Morgan partage un déjeuner avec la responsable de l'hôtel dans lequel il loge. Ce qui est surprenant ici, c'est la table, qui fait plusieurs mètres de long, avec l'inspecteur se trouvant à un bout, et la vieille dame dure de la feuille à l'autre. On est ici bercé par une musique aussi décalée que la scène, et on se met à rire alors que l'enjeu est dramatique, enquêter sur le meurtre d'une jeune fille. C'est ainsi pendant une longue partie du jeu, ce savant subtil d'humour et de drame qui planait dans Twin Peaks transpire dans chaque goutte de DP, pour le plus grand bonheur du joueur. Pour appuyer un peu plus sur cet univers dérangeant, je rajouterai que DP possède des similitudes avec Silent Hill lorsque l'on passe aux phases d'actions (ratées par le côté technique, admettons-le) : on passe dans une autre dimension, un personnage menaçant apparait avec un long manteau et une arme lourde à la main, tout ceci par temps de pluie (la pluie qui joue un rôle extrêmement important, surtout dans le dernier Silent Hill Downpour). Twin Peaks se réfère également souvent à des dimensions tierces (la black et la white lodge par exemple, dans lesquels se jouent l'une des scènes les plus mémorables qu'il m'est été donné d'observer dans l'épisode final de la série), avec un personnage important dont je ne donnerai que le nom : Bob.

Des similitudes, même dans les détails

Beaucoup d'éléments récurrents de la série se retrouvent dans DP. On reviendra sur les deux inspecteurs du FBI, Dale Cooper pour Twin Peaks et York Morgan pour DP, qui jouent un rôle presque identiques. Ici, on s'intéresse aux détails, comme le café. Ce n'est rien en apparence, mais d'un côté on a Dale, qui considère s'offrir un cadeau chaque jour en prenant un café (et qui juge d'ailleurs, tout au long de la série, de sa qualité), et de l'autre York, qui a des visions dans les formes du lait dans le café. Le rapport à la nourriture est aussi assez présent, avec en tête de gondole, le célèbre donuts d'Homer Simpsons. C'est dans le bureau du Shérif Harry S. Truman (notez le nom, appuyant sur le décalage complet de la série) dans TP que l'on trouve toujours un donuts qui traîne, parfois il se multiplie pour en remplir une table entière. Dans DP, c'est un élément important dans le sens où il ne redonne pas seulement de la vie, il permet aussi de combler l'appétit de York, qui meurt s'il ne mange pas. Ce principe de gameplay occupe un rôle capital par ailleurs, puisque DP propose un monde ouvert où la réalité est plus omniprésente qu'aucun jeu auparavant. Sans être contraignant, York doit dormir, manger, se raser (ou non, si vous le préférez avec une barbe qui pousse avec le temps), se changer sans quoi des mouches finiront par tourner autour de lui, ou même mettre de l'essence dans sa voiture pour pouvoir rouler (il y a une quête annexe assez fun à réaliser en relation avec la pompe à essence). Le temps joue aussi son rôle puisque tout est en semi temps réel, il y a des horaires, qui influeront sur le lieu où l'on trouve certains personnages, l'ouverture des magasins etc... Un jeu très ambitieux qui se rapproche plus facilement de son aîné par ce côté réaliste, semblable à la vie. On pourra également citer l'importance du journal intime dans les deux oeuvres, et la similitude dans le fait que c'est la mère qui joue le rôle de témoin dans les deux cas, alors qu'elle est seule chez elle. Certains lieux possèdent également des caractéristiques identiques : les restaurants A&G diner et le RR Diner sont tous les deux des lieux récurrents, la pompe à essence de Ed Hurley, le bureau du Sherif omniprésent, ou encore les deux hôtels du Grand nord et du Grand cerf. Enfin, et on s'arrêtera là puisqu'on peut dénombrer encore de nombreux parallèle, Deadly Premonition fait également référence à l'importance des échecs dans l'une des quêtes annexes du médecin. En effet, une bonne partie de la fin de saison 2 de Twin Peaks est un jeu du chat et de la souris entre Dale et un personnage arrivé après la découverte du meurtrier de Laura, et cet affrontement se fait à coups de pions sur un échiquier.

Des protagonistes qui se ressemblent

Que serait une série ou un jeu sans personnage profonds, complexes et attachants ? Pour ma part, surement pas grand-chose. Justement, c'est l'une des forces des deux oeuvres. Même si l'on ressent bien plus les couches nombreuses du caractère des personnages dans TP, il est indéniable que le mystère touche également ceux de Deadly. Passons sur la niaiserie de la relation de James et Dona dans Twin Peaks, ou encore sur les personnages trop peu exploités de Deadly, et parlons de ce qui nous intéresse. Tout d'abord les deux protagonistes principaux : Dale Cooper et Francis York Morgan. Tous deux agents du FBI, ils sont appelés sur les lieux d'un crime dans une petite ville américaine. Dans les deux cas, le meurtre rejoint une affaire à laquelle l'un et l'autre a participé, et qu'ils n'ont pas résolu. On est confronté ici à ce qui semble être le fait d'un serial killer, toujours dans un cas comme dans l'autre. Même introduction, même mystère qui plane déjà sur nos têtes. Seule différence, Dale Cooper arrive sans problème à Twin Peaks tandis que York Morgan est accidenté de la route et s'oppose déjà à des êtres venus d'une autre dimension. Ensuite, chacun d'eux se met à la recherche d'un hôtel, celui du grand nord pour Dale, théâtre d'un pilote de saison 2 magistral, et celui du grand cerf (le mot grand, encore une référence) pour York. Dale s'adresse souvent à un magnétophone, il discute avec une dénommée Diane, dont on doute de l'existence pendant toute la série, avant d'avoir un soupçon de certitude dans le film Twin Peaks : Fire Walk With Me, puisque l'on retrouve une scène dans laquelle Dale discute physiquement avec Diane, sauf que l'on n'entend ni ne voit cette dernière. York, lui, est sans aucun doute schizophrène, cette pathologie donne lieu d'ailleurs à quelques moments drôle, et surtout nous ouve les portes de la complexité de York (ici n'est pas le but, mais on pourrait très bien discuter longuement sur le rôle de son autre personnalité, Zach, puisque le joueur se sent avant tout concerné et on a l'étrange sensation d'être son double schizophrène). Il y a encore de nombreuses similitudes entre eux, notamment l'amour qu'ils portent pour le café et les tartes, mais d'autres personnages méritent aussi qu'on en parle. On retrouve ainsi des caractéristiques similaires entre les victimes, Laura Palmer dans TP, et Anna Graham dans DP.  Leur disparition entraîne une vague de scène où amis et proches pleurent sa mort, dans des circonstances identiques : tuée par un serial killer. Considérée toutes les deux comme les deux plus jolies filles de la bourgade, elles ont également une meilleure amie qui cherchera à percer le mystère chacune de son côté (Donna Hayward et Becky Ames), sans oublier l'importance de leur journal intime précédemment cité. En ce qui concerne les autres protagonistes, on notera qu'Andy dans Twin Peaks, partage un caractère semblable à l'adjoint Thomas dans Deadly, un peu faible et qui pleure facilement. De même, Ben Horne et Harry Stewart sont tous deux des personnalités riches et excentriques, qui possèdent une grande partie de la ville. C'est lors de la saison 2 que Ben Horne évoluera vers un personnage plus attachant et qui perd complètement pied, même les personnages les plus rationnels semblent touchés par une certaine folie. Certaine folie partagée par la dame à la bûche dans Twin Peaks, qui pense que sa bûche est la réincarnation de son défunt mari. Cette étrange dame nous fera immanquablement penser à la dame à la cocotte-minute, qui nous arrachera quelques sourires dans les quêtes annexes de Deadly Premonition. Pour terminer, je citerai l'étrange ressemblance que peuvent avoir Bob et Forrest Kaysen, dont les origines semblent être à quelque chose près similaires, mais je vous laisserai le plaisir de le découvrir par vous-même.

 

Les personnages, moteurs de l'intrigue

Si les personnages de Twin Peaks ont souvent leur alter ego dans Deadly Premonition, ils sont également dans les deux cas ceux qui font avancer l'intrigue. Les personnages secondaires sont aussi bien travaillés que les personnages principaux, chacun d'eux comportent une part de folie (comme Ben Horne qui se prend pour un général de guerre après un choc émotionnel, ou bien Dale Cooper tout simplement, qui a des visions d'un géant ou bien des rêves dans lequel il voit un nain danser. Dans le cas de Deadly, on peut citer « Roaming » Sigourney, la dame de la cocotte-minute, ou encore Brian L'insomniaque) et évolue au cours du temps. Les plus impressionnants à mon goût sont les deux détectives aux rôles centraux, avec un avantage certain pour Dale Cooper. Chaque personnage possède une clé de l'intrigue, possède un secret ou un mystère qu'il garde pour lui. Le moindre protagoniste qui semble avoir peu d'intérêt se révèle finalement profond : c'est le cas d'Harold Smith dans TP par exemple, qui ne supporte pas de sortir de chez lui et cultive des orchidées, ou de Polly Oxford, la gérante de l'hôtel du grand cerf. Dans Twin Peaks, des personnages loufoques viennent insuffler de la fraîcheur dans la série pour relancer l'intrigue. C'est le cas du très décalé Gordon Cole, le supérieur de Dale Cooper. Tout comme Polly Oxford, il est dur d'oreille, on se retrouve donc face à un personnage qui est obligé de parler fort, et oblige les autres aussi à parler fort (hormis Shelly Johnson). Cela donne lieu à une scène assez comique lorsque, au bureau du Sherif, Gordon Cole propose à Dale de s'éclipser afin de parler en tête à tête. Les deux s'isolent dans un bureau mais comme il crie à cause du problème de Gordon, tout le monde les entends. Ceci dit, dans Deadly Premonition, pour que les personnages soient les clés de la compréhension du scénario, il faut aussi se forcer à faire les quêtes annexes, sans quoi on peut louper beaucoup de choses.

Une écriture remarquable

Encore une fois, difficile de critiquer les deux oeuvres sur ce point. Pour prendre un exemple, une des scènes que j'ai particulièrement apprécié met en scène l'inévitable Dale qui donne la réplique au maire de Twin Peaks. Le second accuse la compagne de son frère, Lana, de l'avoir tué (il faut savoir que le maire et son frère sont très âgés, et que la fille doit avoir dans les 20 ans) et la menace de son fusil en affirmant qu'il va la descendre sans hésiter. Le Sherif, Andy, Hawk (le second adjoint) et Dale essaye de calmer le jeu et protège la fille. Dale dit avoir une idée :

Dale : « Nous allons laisser Lana et le maire discuter seul à seul » (drôle d'idée quand on sait qu'il veut la tuer)

Le maire : « Je ne veux pas discuter, je veux la tuer »

Dale enthousiaste et souriant : « Vous aurez toujours le temps de la tuer plus tard, discuter d'abord ».

Après quoi on retrouve le maire quelques secondes plus tard avec plusieurs traces de rouge à lèvre sur le visage, complètement tombé sous le charme de Lana. L'écriture de la série comme du jeu Deadly Premonition est un véritable régale dans les répliques (c'est le cas de Harry, le riche propriétaire de Deadly), les dialogues sont très souvent intéressants. Cependant, et on l'a vu précédemment, l'écriture comprend d'autres paramètres, comme les personnages qui sont pour la très grande majorité, excellents. Question scénario, les deux valent le coups d'oeil, on enchaîne les cliffangher dans Twin Peaks et on assiste à une montée progressive de la pression/tension dans Deadly Premonition. Les deux sont menés avec brio. Sans oublier que le tout est accompagné d'une ambiance sonore et musicale tout à fait adapté au style. Les thèmes contraste totalement avec la gravité des événements, dont voici un extrait pour chacune des deux oeuvres :

 

 

 

 

 

Pour conclure 

Il y a tellement à dire sur Twin Peaks et Deadly Premonition, indépendamment l'un de l'autre d'une part, et conjointement d'autre part. Pour terminer cet article fleuve (qui malgré tout, comporte beaucoup de manque comparé à la richesse de Twin Peaks et Deadly Premonition) je me permettrai tout de même de prendre un peu de recul et de ne pas baigner que dans l'éloge. Oui ce sont des oeuvres particulièrement bouleversantes, mais il ne faut pas oublier quelques détails. Je me permettrai une critique concernant Twin Peaks, qui perd de son intérêt à partir du milieu de la saison 2 (hormis l'épisode final, juste gigantesque). Les personnages sauvent l'honneur et heureusement, parce qu'il n'y a pas grand-chose à se mettre sous la dent côté intrigue, le rythme baisse et la magie disparaît peu à peu (le départ de David Lynch pour quelques épidoses en est surement la raison). En ce qui concerne Deadly Premonition, il n'est pas à mettre entre toutes les mains. C'est un jeu excessivement ambitieux, avec des quêtes annexes à foison, des personnages tordus à souhait, un scénario « Lynchien » pour rester dans le thème. Globalement, c'est aussi une expérience exécrable au niveau du gameplay, il est jouable, mais il faut prendre sur soi pour le continuer (surtout qu'on aborde le jeu avec une phase d'action, le pire de tout). Techniquement à la ramasse, il peut en décrocher plus d'un, encore plus si vous êtes amateur de graphismes poussés à l'extrême. Dans son cas c'est également un extrême, mais pas le bon. Alors attention avant de vous plonger dans l'un comme dans l'autre, tout n'est pas à garder et les deux ne plairont pas nécessairement à tous.

Ajouter à mes favoris Commenter (10)

Signaler

 attention, la qualité de la vidéo n'est pas au top, mais l'essentiel c'est de voir le bug.

 

Il était une fois, un Amérindien sur l'océan au commande de son navire, l'Aquila. Tout excité à l'idée d'affronter moultes frégates et vent tournant, il se retourna à son domaine car son temps au large était limité. Il attendait bien plus de ses escapades, pouvoir naviguer sur des navires corsaires ou bien sur des batîments gigantesques peu maniables. Il voulait même pouvoir s'enticher d'un petit bateau frêle et difficile à maîtriser, qu'il pourrait leveler à souhait, le rendant fort puissant lors de batailles épiques.

Malheureusement, las de ne pouvoir voguer comme bon lui semblait, il mit fin à sa carrière et décida d'exploiter les terres de son domaine. Il prit une douche (okay, on est pas dans heavy rain, mais ça lui ferait peut-être pas de mal de se laver Connor, et ne me dîtes pas qu'il avait pas accès à un jacuzzi en 1776, je ne vous croirais pas !) puis se dit qu'avant de se coucher il donnerait bien de son temps à Achille, son mentor.

N'est pas Achille qui veut, celui-ci n'est pas Talon, mais Talent. Peut-être sont-ce ses qualités d'Assassin qui refont surface, en tout cas il est fort, très fort. (et dire qu'un quatrième Achille  dormait paisiblement dans le fauteuil au début de ce bug avant que je me décide à le réveiller pour une petite partie. Le pire, c'est qu'il ronflait, pas terrible pour un Assassin).

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Signaler

Fort d'une expérience de jeu post-apocalyptique sur cette nouvelle génération de console, et ne sachant que faire pendant mon cours de droit de la communication, je me suis dit qu'il serait peut-être profitable à vous comme à moi, de revenir sur un genre aussi bien connu que très vaste : les mondes post-apocalyptique.

 

Mon expertise nécessitait d'avoir testé ou fini les jeux qui seront cités dans cet article pour pouvoir en parlé (cf : Comment parler des jeux auxquels on n'a pas joué ? J'ai essayé la méthode, mais je n'ai pas réussi). Du coup, ce soir : Wasteland, S.T.A.L.K.E.R et consort seront les grands perdants de la fiesta (Ne rentrons pas dans le débat de savoir si oui ou non S.T.A.L.K.E.R est un jeu post-apocalyptique, certains diront oui, d'autres non parce que la catastrophe ne se limite qu'à la région de Tchernobyl...)

A l'instar du 21 décembre 2012 qui s'approche à grand pas, de la sortie de I am alive récemment et des grands noms comme Fallout ou encore Borderlands, voici un top 6, conçu par mes soins, des univers post-apocalyptique que l'on pourrait connaître dans un avenir proche, ou peut-être pas :

 

 

Univers post-apo numéro 1 : L'invasion des Bizons, dit les Zombis en verlan :


Les zombies, c'est le pied. Il y en a de tout type, des petits comme moi, des gros, des moches, pas de beau, des géant, des vicieux, et aussi le maître ultime, celui qui crie STAAARS pendant dix longues heures de stress dans Resident Evil 3. On les retrouve un peu partout, de Left for dead à Red dead redemption : Undead Nightmare, en passant par les Call of Duty, les Resident Evil  et l'une des extensions de Borderlands (Qui a fini la quête des cerveaux a récupéré en entier ? parce que moi j'ai osé...). J'ai arpenté ces mondes à la recherche de l'horreur, mais surtout à la recherche de la survie dans un monde dévasté face au danger permanent des Bizons. Je vois ce monde noir, triste et sombre, sans espoir. Et nous allons voir que certains types de monde post-apocalyptique peuvent susciter d'autres émotions et sentiments.

Possibilité de connaître ce monde : 5%

 

Univers post-apo numéro 2 : Le nucléaire, c'est néfaste !


Il paraît qu'on hésite à arrêter le nucléaire, il paraît aussi que c'est une question d'argent. Pourtant quand je vois Fallout je me dis « Zut ! C'est violent si ça nous arrive ». Alors oui, c'est peu probable me direz-vous, mais rien n'est sûr et si je devais suivre un guide de la survie dans les terres dévastés, je ne déciderai certainement pas de décimés toutes les populations locales comme j'ai pu le faire dans cette grande série. Je pense d'ailleurs que le monde de Metro 2033 me correspondrait beaucoup moins, il n'en émane pas la nostalgie d'un temps que je n'ai pas connu comme dans Fallout, à coups de Jazz et de trompette.

Possibilité de connaître ce monde : 75%

 

Univers post-apo numéro 3 : Escherichia coli a muté, c'est l'épidémie bactériologique


Qui ne nous dit pas que le futur de l'humanité serait d'être décimé par des cellules de Kangourou bactériologique ? Et si Umbrella (non, pas la chanson de Rihanna) était déjà là ? Et s'il décidait de lancer sur nous, pauvres âmes, des millions de bactéries dans notre alimentation ? On ne pourrait rien faire, enfin sûrement pas. Ne me sentant pas l'âme de Jill Valentine ou de  Leon S. Kennedy, je pense que ce serait bientôt à moi de vous poursuivre les crocs en avant et l'odeur du sang imprégnée sur mes vêtements.  Ah ! Quelle sorte de monstruosité serais-je ?

Possibilité de connaître ce monde : 90%

 

Univers post-apo numéro 4 : La nature se belle, bulle et rebelle

 

Après moults péripéties dans le monde de RAGE ou de Disaster Day of Crisis (attention, ce jeu est un jeu apocalytpique, pas post-apo), je me suis dit que oui, notre chère bonne planète pourrait soit se rebeller, soit être percutée par un astéroïde. Alors comment pourrions-nous faire face aux forces qui nous dépassent ? A part coloniser l'autre bout de l'univers grâce à des relais cosmodésique (qui a dit que je jouais trop ?), je ne vois pas. Que préfèreriez-vous ? Un monde inondé par la montée des eaux, brûlé par des coulées de lave successives, déconstruit par de perpétuels séismes ? A choisir, je pense que j'aimerais que ce soit un monde où les tornades règneraient en maître, emportant voiture, maison et chaussettes, ou peut-être pas.

Possibilité de connaître ce monde : 60%

 

Univers post-apo numéro 5 : Les extra-terrestres, ces salauds


Et oui, il ne faut pas croire, à chaque fois qu'on rencontre des extra-terrestre faut que ça se fight. C'est le cas dans Gears of War, les locustes étant perturbés par la recherche abusive de l'imulsion par l'humanité. Pourtant, contrairement aux aliens de Scary Movie, nous ne les avons pas accueilli à coups de genou dans les bijou de famille (pour ne pas citer l'autre spécifité de ces extra-terrestre dans le film). Si l'on en croit le postulat précédent, Mass Effect va bientôt tourné en post-apo (je suis certain que ce sera à cause des Volus, ils ont le mal en eux, ils respirent comme Dark Vador). Sachez également qu'un ovni se trouve dans la série des fallout, comme quoi, certains jeux peuvent présenter plusieurs critères.

Possibilité de connaître ce monde : 45%, je suis certain que ce sont des aliens sympas.

 

Univers post-apo numéro 6 : Le mariage, et après ?


Là, c'est la grande question du monde post-apocalyptique moderne. Il est tout à fait possible de se lier à quelqu'un dans le jeu vidéo de nos jours, et ça me pousse à la réflexion de savoir si oui ou non, le mariage peut être considérer comme la nouvelle forme de ce type particulier de science-fiction. Si l'on prend Skyrim comme exemple, je pense que non. Vous avez déjà vu votre copine poireauter 24/24 dans votre maison miteuse de Blancherive, faire de l'argent avec ses objets miteux en vente, et en plus vous en donner les bénéfices ? Non, non, ça c'est le pied (pour information, je me suis marié avec une paria, une elfe noire de l'académie de magie, c'est la seule qui voulait). L'endroit où ça se complique, ce serait plutôt dans Fable. Quand vous  êtes marié ça peut aller, mais alors dès que vous avez une petite relation extra-conjugale avec une coch... jolie fille, tout dérape. Pourquoi mais alors pourquoi, la fonction « Lâche-moi bouseuse, me suis plus » n'a jamais marché avec moi quand il s'agissait de rentré à la maison sans cette coch... jolie fille ? Du coup, le mariage se complique, les enfants pleurent, le coeur déchiré apparaît au-dessus de notre femme et tout est fini... Triste vie ! Selon vous, le mariage est-il l'avenir du jeu vidéo post-apocalyptique comme dans Fable ? Ou l'avenir de l'argent facile comme dans Skyrim ?

Possibilité de connaître ce monde : de 0 à 100 % selon vous.

 

Voilà pour ce petit récapitulatif rapide, histoire de parler de jeu de manière décontractée. Je lance un sondage, quel est votre catégorie favorite ? Personnellement, le monde que j'ai le plus aimé en terme d'émotion, c'est Fallout, mais j'ai tout de même un léger coup de coeur pour I am alive et Enslaved Odyssey to the West.

 

Ajouter à mes favoris Commenter (4)

Édito

 

 

Archives

Catégories

Favoris