Intrigue

Par Snake_in_a_box Blog créé le 14/12/10 Mis à jour le 03/09/17 à 15h55

Look up at The Sky...
There must be a fantasy.

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Catégorie : Animes

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Animes (BD-Manga-Comics)

Deuxième tournée avec les animes que j'ai vu ou que je regarde en ce moment pour, je l'espère, vous donnez des suggestions si vous avez envie de commencer une série.

On commence par:


Jormungand

Le pitch, aussi rapide qu'une balle de 7.62: Nous suivons les pérégrinations de Jonah, un enfant soldat qui se retrouve comme garde du corps pour Koko Hekmatyar, une marchande d'armes de renommée internationale à la tête de l'organisation Jormungand. Entourée par une véritable armée privée pour sa protection, elle parcours le monde en distribuant les armes et semant les cadavres tout en récoltant des billets verts au passage. Son A-Team de vétérans hétéroclites ne seront pas de trop pour lui permettre de survivre entre la concurrence, la pègre, les conflits traversés et la CIA.

Avis: Cela faisait très longtemps que je ne mettais pas remis à une série au cadre contemporain et réaliste. Avec Jormungand, on a en quelque sorte de Lord of War de l'animation japonaise, et c'est pour l'instant une réussite. Ce n'est pas non plus une plongée brutale, ultra-réaliste sur la réalité du commerce illégal d'armes (Sirtank vous en parlera bien mieux ^^) mais il y a un vrai souci de coller avec une certaine réalité internationale, comme la piraterie dans le Golfe D'Aden, les salons de vente d'armes et une cohérence dans les guerres actuelles, notamment les conflits dans le Caucase (Géorgie par exemple).
Le souci de réalisme se voit surtout dans le design des armes qui est lui parfait. Même si on a des situations un peu WTF (comment tu peux louper un mec immobile à 10 m sans couverture quand tu es un professionnel de la guerre?), toutes les armes sont parfaitement réalisés (bruit et tout) et la puissance de ces dernières n'est pas exagérée pour renforcer les combats.
L'amateur de flingues comme moi profite donc pleinement de l'action car ils ne sont pas pollués par des non-sens même si on a toujours quelques petits délires (qui passe très bien, genre une Browning M2 à l'arrière d'un pick-up... Au moins c'est pas un mec qui la porte à bout de bras.)
L'anime est aussi porté des personnages haut en couleurs, Koko en tête. Avec ces cheveux argentés et son regard mauvais, la patronne de Jormungand montre toujours une jovialité bon enfant (voire même franchement gamine) qui ne fait qu'exacerber la folie latente du personnage. Volontiers cruelle, manipulatrice, sans aucune morale vis-à-vis de son activité, tout montre sa dangerosité y compris au niveau graphique où elle est souvent montrée avec une bouche large, grande ouverte, parfaite symbole du serpent géant qu'elle a pour emblème, prête à plonger le monde dans le Ragnarok en vendant des armes.
Son armée de mercenaires possède de bonnes têtes mais l'anime en est à ses débuts donc à part Valmet (ex-commando amoureuse de sa patronne), on ne connait pas les motivations de chacun pouvant justifier pourquoi ils ont décidé de suivre jusqu'à la mort cette femme dangeureuse.
Six épisodes sortis à l'heure où j'écris ces lignes et vraiment une bonne série pour qui en a assez des techniques secrètes, des streums et des design WTF parce qu'ils veulent tous copier One Piece (J'attaque Fairy Tail? Non, pas du tout...)


Une belle bande de tarés.

On enchaine en se connectant à:

Accel World

Le pitch en USB 3.0: En 2046, les iPhones et autres ziPad sont remplacé par une nouvelle technologie: le Neuro-linker. Ce dispositif se place autour du cou d'une personne et lui permet d'avoir ses applications (Internet, agenda, bibliothèque, jeux...) directement dans le champ de vision par réalité augmentée et de s'immerger complètement dans des mondes virtuels.
Haruyuki est un collégien souffre-douleur qui n'a que les jeux vidéos pour souffler et retrouver un semblant d'estime de lui-même. Voyant sa dextérité dans les jeux videos, Kuroyukihime (on ne connait pas son vrai nom) une camarade plus agée et très populaire, lui propose de lui installer le Burst Link, une application qui démultiplie la vitesse de pensée, donnant à l'utilisateur la sensation d'arrêter le temps. Haruyuki intègre donc "l'Acceleration World", le monde accéléré. Mais nombreux sont les possesseurs du Burst Link et celui-ci est soumis à des règles strictes et plutôt brutales...

Avis: Accel World est mon shonen du moment. Après avoir appliqué un précis et néanmoins vigoureux coup de pied au cul de Fairy Tail qui se transcende pour faire du port'nawak, j'avais besoin d'un autre shonen pouvant cette fois au moins proposer un pitch correct et tenu sur la longueur. Adaptée d'une light novel, Accel World est une très bonne série qui, si elle ne renouvelle rien en profondeur (on ne va pas demander ça à l'animation japonaise), propose au moins un personnage principal original.
Si vous suivez la série vous allez me dire que Haruyuki n'est pas un modèle de nouveauté: il est l'archétype du collégien qui n'a pas confiance en lui mais qui va avancer à la force de sa ténacité et de ses capacités latentes. Là où ce personnage devient original, c'est que généralement cet archétype de shonen est un peu ténébreux sur les bords et pas déplaisant à regarder. Haruyuki, par contre, n'a rien pour lui. Petit, gros, sans aucune force physique et constamment mal traité. Alors que dans un autre série le héros subirait de se faire malmener dans un "je-m'en-foutisme 
überclass car-je-suis-le-héros." (Shinji qui dit frappe-moi par exemple). Haruyuki lui nous montre un visage humain. 
Tout le personnage décrit avec justesse ce que l'on subit quand on est un souffre-douleur. L'incompréhension face à la bêtise et la cruauté, l'impuissance à se défendre, la haine qui en découle, celle des autres et de soi-même, tout est juste. Et ceux qui ont subit la même chose se retrouverons en Haruyuki. La série décrit aussi comme Haruyuki tient le coup en se raccrochant aux jeux vidéo, sa passion.
Même si Accel World ne renouvelle pas le shonen, en proposant toujours des situations WTF et difficilement justifiables (tu as essayé de me tuer mais je te pardonne, on reste copains), il n'en reste pas moins que nous avons là une série très correcte dans sa réalisation qui justifie les combats et les épreuves de nos héros de façon logique et originale par le truchement du jeu vidéo.

 

Puis on révise sa SVT de 4ème avec...


Seitokai Yakuindomo.

Le pitch en-dessous de la ceinture: Takatoshi Tsuda entre au lycée. Et il a beaucoup de chance car son nouvel établissement n'est pas loin de son domicile. Sauf que ce lycée est un peu spécial car jusqu'à maintenant il était entièrement pour filles. Le lycée étant contraint à la mixité, c'est donc en temps que premier garçon du Lycée Osai qu'il va faire son entrée.
Dès qu'il franchi le portail, il est intercepté par Shino, Aria et Suzu, les membres du Conseil des Elèves. En tant que premier représentant de son "espèce", Shino, la présidente, décide de l'intégrer au Conseil pour qu'il représente les garçons. Takatoshi va donc se retrouver Vice-Président, de quoi bien occuper son année... 

Avis: Cette série est débile. Cette série est débile. Cette série est débile.
C'est rentré dans vos têtes?
Seitokai Yakuindomo est un anime qui enchaine les saynètes comiques sauf qu'elles sont 
exclusivement portées sur les blagues de cul. Voilà c'est dit.

Pourquoi j'en parle? Et bien tout d'abord parce que ça reste une série marrante. Pas le truc le plus tordant de l'univers non plus (Excel Saga et Maria+Holic sont devant) mais si vous voulez vous vider la tête avec des trucs un peu graveleux mais bon enfant, cette série est faite pour vous.
N'oubliez pas de débrancher le cerveau avant de vous y mettre. Vraiment.

Trivia: C'est aussi la dernière série que j'ai sauvé de MegaUpload. Après le ddl du dernier épisode, MegaUpload s'est fait FBI-iser la tronche et le dernier machin que j'aurai récupéré est une série pour ado dont le barrage à hormones vient d'exploser... (J'en garde un sentiment curieux: celui d'être un survivant selectionné pour monter à bord de l'un des derniers vaisseaux spatiaux avant la destruction de la Terre... Sauf que le dernier truc que j'aurai sauvé pour perpetuer la culture humaine est cette série débile. J'ai honte)


Au moins, il n'y a rien de tendancieux sur cette image.

 

Au tour ensuite à un peu de sociologie grâce à:


N.H.K ni Yokoso.

Le pitch, enfermé depuis 5 ans dans son appart: Cloitré depuis trois ans chez lui, Tatsuhiro Sato est un hikikomori. Phobique social au dernier degré, il développe aussi de la paranoia, pensant que le sigle NHK (une chaine de télé japonaise) est une couverture pour une autre société, la Nihon Hikikomori Kyokai (Société Japonaise des Hikikomori), société secrète qui lui en veut personnellement.
Oui, ca ne va pas très bien dans sa tête.
Malgré sa situation, il rencontrera Misaki, une jeune fille qui est persuadé d'avoir, sur un cahier d'écolier, mis en place un programme pouvant sauver un hikimori. Elle verra en Sato le parfait cobaye pour son projet de sauvetage. Sato rencontrera aussi Kaoru, son voisin de palier, qui est lui un otaku irrécupérable.
Pendant 24 épisodes, nous suivrons donc le quotidien d'un hikikomori, ses problèmes, ses phobies et ses efforts laborieux pour s'en sortir (ou pas d'ailleurs).

Avis: Et c'est un quotidien assez agité aussi bien avec différentes rencontres que dans sa tête. Avant tout, je ne prétend pas connaitre la société japonaise. Par conséquent, je peux difficilement porter un jugement sur la véracité de cette série.
Peut-elle constituer un témoignage crédible sur le quotidien de ce problème de société que sont les hikimori? Je ne peux pas l'affirmer. Tout au plus, je peux dire que tout est présenté de façon crédible.

Quand la France essaye de s'interesser au phénomène (genre un documentaire sur Envoyé Spécial), on voit toujours en filigrane une sorte de "maladie" typiquement japonaise qui nous fait dire, nous avec notre baguette et notre bérêt: "Ils sont fous ces japonais. Ca n'arrive pas chez nous"
Sauf qu'en regardant la série, je n'ai pas eu le sentiment de voir la description d'un syndrome propre au Japon comme je l'aurai cru. Sato est avant tout un agoraphobe, terrifié à l'idée d'affronter le monde extérieur pour des raisons qui lui sont propres (il sort la nuit pour fumer et acheter de la nourriture chez l'épicier du coin). il souffre aussi du regard des autres ou du regard qu'il pense que les autres ont de lui.
Tout au long de la série, il rencontrera d'autres personnages aussi blessé que lui. Kaoru, son voisin est un otak' obnubilé par le lolicon et les eroge. Je me tais volontairement sur les autres perso, notamment Misaki pour de pas spoiler.

Toujours est-il que NHK ni Yokoso semble être une sorte de tour d'horizon sur les maux qui frappent la société japonaise: pression sociale, humiliation qui dégénère en repli sur soi, pacte de suicide, impact des MMO sur un vrai no life, NHK ne montre pas un hikimori a qui il arrive des aventures qui le ferons avancer, mais des hikikomori, chacun avec leurs histoires personnelles, parfois tristes ou pathétiques, qui les condamnent à mener une vie de souffrance et de frustrations perpétuelles.
C'est une série choc, dont les personnages peuvent vraiment se révéler antipathiques par leurs comportements inadaptés et même stupides. Mais aussi une série indispensable car elle montre le quotidien d'un phobique social: l'enfermement, la saleté, la solitude, le developpement des paranoïa, des crises de panique et surtout le déni complet de la situation dans laquelle on se met par manque de courage.
NHK ni Yokoso me donne le sentiment d'être une série naturaliste. et je pense qu'il faut etre japonais pour vraiment en comprendre tout les tenants et aboutissants. Mais au moins les gaijins que nous sommes ont droit avec cet anime à autre chose qu'un documentaire à la con sur le Japon: Entre tradition et modernité (et putain ca fait du bien :) )

Ca me rappelle mes années fac...

 

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Animes (BD-Manga-Comics)

On va quand même poser une alerte au spoiler, hein. Histoire de ne pas gacher la soirée du malheureux qui désirerait garder intact l'hymen de sa delicieuse ignorance. C'est donc à pas feutrées, avec l'infinie délicatesse d'une plume se posant sur une onde pure que je dis d'une voix douce: "SPOILEEEEEEER!!!!!!!!!!!!!!!!!"

Il n'aura pas échappé aux sympathiques camarades qui suivent ce blog que je trouve que redjuice est un gars qui dessine de façon plutôt correcte.  (BEST. LITOTE. EVER)

Et voilà que viens de se terminer uen série dont il assurait le design, il s'agit bien sûr de Guilty Crown. Les aventures de Shû et d'Inori viennent de se terminer au bout de 22 épisodes. Et le bilan que j'en tire est assez mitigé.

Il est évident qu'au travers des images qui peuplent cet article je ne peux absolument pas reprocher le moindre grief au charact design, qui est juste parfait.
Shû réussit parfaitement son glissement de jeune ado légèrement niais à celui de personne accomplie et résolue en passant par une phase de ténébritude pas dégueu.

Inori, quand a elle, se classe sans problème dans le Top 10 de mes héroines d'animes/mangas préférés aux cotés de Gally, Casca, Rei, Asuka et Bibi de Sentai School, (mais on parlera de ça une autre fois) qui trustent les cinq premières places.
Une beauté éthérée, dangereuse qui aurait gagné selon moi à prendre plus d'ampleur dans le récit. Et c'est là que le bas blesse.

 

Je reproche à la série d'avoir un scénario beaucoup trop décousu qui souffre vraiment d'une coupure sèche à son milieu. Soudain, Mana apparait au milieu de l'équation des personnages que nous connaissions dans une sorte de flash back où on apprend que nos trois protagonistes principaux se connaissaient depuis l'enfance. 
Le spectateur apprend ainsi que Inori est une sorte de coquille vide, de corps sans âme façon Reï,  qui est appelée à devenir Mana et a provoquer uen sorte d'Apocalyse qui a, si j'ai bien saisi, foiré lors de sa première tentative.
Apocalyse qui aurait, d'après les explications de dernier épisode, l'objectif de réunir toutes les âmes/coeurs de l'humanité en une entité unique. Evangelion n'est jamais très loin...

Guilty Crown aurait à mon sens gagné énormement en s'étalant de plus d'épisodes afin de permettre la distillation savantes de questions sans réponses qui auraient trouvés en des rebondissements successifs leur pleine réponse. Au final on se retrouve avec des épisodes de remplissages, parfois touchant et à l'action efficace, mais qui ne font rien avancer, puis débarque un épisode qui balance des révélations capitales dont on a pas le temps de saisir toutes les implications.

Travailler les relations avec Mana, Shû et Triton, developper leurs liens affectifs dans leurs jeunesses aurait rendu les déchirements de fin/milieu de série plus percutants.

Bref, un boulot exceptionnel de graphisme, de design (et de mechadesign aussi) qui est un peu gaché par une intrigue largement redite sur Evangelion et qui souffre d'une mauvais écriture dans son univers malgré d'excellentes idées de départ.

Mais Guilty Crown c'est aussi des opennings et des endings de Supercell qui sont des réussites complètes et qui m'ont accessoirement fait découvrir le groupe.

 

 

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Animes (BD-Manga-Comics)

Avec la fin de Pluto et de Full Metal Alchemist mes étagères commencent à se remplir de séries finies. Mon portefeuille est rassuré mais mon appétit insatiable de lecture fait la gueule.
Berserk et Last Order vont être à l'arrêt un bon moment et j'ai fini mes autres séries principales. Mais bon, je garde sous le coude Vagabond, Tsubasa Reservoir Chronicles (que j'achete en occas hein, 'suis pas fou), Fairy Tail, City Hunter et quelques autres.
Le mois de septembre, que je chronique à la bourre, possède néanmoins une sortie récurrente et une sortie rigolote. Le mois d'octobre lui, nous livre une sortie que j'attendais depuis longtemps.

Le 8 septembre:

Saint Seiya Lost Canvas tome 19

Bon on va pas rabâcher la même chose tout les deux mois. Si vous achetez le tome 19 (déjà?) vous savez ce que vous prenez.


Le même jour vous pouvez aussi prendre:

Les vacances de Jesus et Bouddha tome 2

En faisant Angoulème cette année, j'ai assisté à une table ronde sur les difficultés d'adaptation des mangas en France (notamment au niveau des onomatopées). Un des traducteurs présents nous expliquait les différences entre occidentaux et japonais qui rendaient l'exercice de la traduction ardu car le ponant et le levant n'ont pas les mêmes références culturelles.
Il développait son propos en parlant d'un manga qui allait bientôt sortir et qui s'appelait "Les vacances de Jesus et Bouddha". Tout est dans le titre. Je savais qu'avec un sujet pareil, on pouvait avoir quelque chose de marrant.
J'ai donc acheté le premier tome, histoire de voir à quoi pouvait ressembler les vacances de Jesus et de Bouddha, bien décidés à décompresser sur Terre (à Tokyo pour être précis).
Personnellement, ça m'a fait bien rire. On reste avec de l'humour assez potache, du comique de situation qui marche plutôt bien.
Ce manga permet aussi de voir votre degré d'acceptation à l'humour japonais, car certains n'en rient absolument pas.
En tout cas, voir que l'on peut brocarder deux figures religieuses a quelque chose de rafraichissant et fait plaisir à voir.

Le 13 octobre, on sort son drakkar pour

Vinland Saga tome 10

J'aime les mangas car ils sont le seul support à l'heure actuelle à proposer des contenus diversifié et originaux. Quand je le compare à la BD occidentale, cela me rend triste car j'ai vraiment l'impression que c'est une industrie qui tourne en rond et plus rien ne me fait envie quand je vais chez mon libraire. De l'heroic fantasy guère inspirée, du bloggeur(euse) nombriliste édité après trois planches mal fichus sortie sur le net... Certains diraient la même chose du manga d'ailleurs, à cause des sorties qui s'enchainent et des nouvelles séries qui sortent en permanence.
Mais il y a toujours une oeuvre qui sort du lot, qui se distingue des autres par son sujet parce qu'il est original et/ou bien traité.
Vinland Saga est de ceux-la.
SI vous faites déjà la collection, vous savez de quoi je parle, mais pour ceux qui cherchent une série à débuter, je vais tenter de vous convaincre de foncer prendre le tome 1 de Vinland Saga.
Nous suivons les aventures de Thorfinn, jeune viking décidé à venger la mort de père tué par le mercenaire Askelaad. Derrière ce pitch ultra classique, Makoto Yukimura nous propose une véritable plongée au début des années 1000, en pleine invasion de l'Angleterre par les vikings. En racontant l'histoire de Thorfinn, Yukimura en profite pour replacer l'Histoire (avec un grand H vous aurez noter). Ainsi, notre héros rejoindra la suite de Knut, fils du roi Sven 1er et assistera ainsi à son ascension.
Le travail sur les vikings et sur le moyen-age est saisissant. Toutes les dates et les personnages historiques sont justes et bien replacés dans le contexte. Plus qu'un enchainement de faits historiques, Yukimura profite de son dessin pour démontrer que sa documentation est parfaite. L'architecture, les armes, les habits, rien n'est inventé et permet donc de mêler habilement les personnages de fiction et les personnages réels. (comme Leif le navigateur ou Thorkell le Grand). La rigueur du manga est donc historique et graphique mais elle est aussi plus subtile car le mangaka n'oublie pas de glisser les problèmes de religion. Ainsi nous assistons, de façon très subtile, au déclin du culte des Ases pour être remplacé par le christianisme.
Vinland Saga s'impose pour moi comme l'une des meilleures oeuvres de fiction qui traite des vikings et lire ce manga m'a donné l'envie de m'intéresser à l'histoire de ce peuple et de cette époque.
Le manga en lui-même présente des exagérations en combat qui décrédibilise un peu ensemble mais tout cela reste léger et n'est au final guère gênant.
Le dessin est parfait car l'obligation de respecter le contexte de l'époque empêche les digressions et donc les approximations au niveau des visages ou des tenues.
Vinland Saga permet donc de revivre un pan assez méconnu de l'Histoire et surtout de se documenter en se divertissant sur les vikings. C'est aussi une oeuvre violente car elle montre sans complaisance les moeurs d'une société guerrière.
Si vous cherchez un manga d'action/aventure intelligent qui ne tombe pas dans la répétition ou l'approximation d'un shonen (voir épisode 95 de Fairy Tail qui est epic WTF) alors Vinland Saga est fait pour vous.

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Animes (BD-Manga-Comics)
On trouve depuis quelques temps des gamebloggeurs qui se demandent ce qu'ils pourraient bien regarder. Ami que l'ennui menace, voici une rapide sélection qui pourra, peut-être, te donner des idées.
 
 
Si vous voulez un shonen qui fait pas trop shonen et qui est plus original que la moyenne.
 
 
Tiger & Bunny.
 
Pitch : Dans une ville fictive digne de Métropolis et de Gotham City, les super-héros sont monnaie courante. Tellement monnaie courante qu'ils font l'objet d'une émission de télé-réalité où les téléspectateurs peuvent suivre leurs exploits en direct. Ils gagnent des points en arrêtant des bandits et en sauvant des gens. A la fin de l'année, le meilleur super-héros est récompensé. Kotetsu est un super-héros connu sous le pseudo Tiger et surtout un vétéran sur le déclin. Ses méthodes sont décriées car il est extrêmement expéditif et provoque souvent des dommages collatéraux.
De moins en moins populaire, Kotetsu se voit imposer un co-équipier, Barnaby, avec qui il devra sauver la ville des bad-guy qui la menace.
 
Pourquoi c'est sympa : Tiger & Bunny est une sorte d'OVNI dans les animes. En effet, il n'est pas courant de voir les japonais traiter avec des modèles de héros typiquement américains. Nous avons bien à faire ici avec des super-héros en costumes moulants dans la plus pure tradition comics.
La série nous propose une sorte de critique de notre société, pas mal fichue, où est exacerbé le cynisme de notre société en mal de voyeurisme et de sensationnel. On connaît tous ces émissions américaines où on suit la police dans des contrôles routiers qui tournent mal et qui se finissent en course poursuite. Tiger & Bunny va plus loin et montre ce que pourrait devenir un tel programme télé si on avait des super-héros.
Plutôt que d'avoir des personnages qui se morfondent dans les ténèbres, l'anonymat (Batman/Superman) ou le mal-être (X-men). Tiger & Bunny préfère montrer des personnages bien dans leur peau, pas complexés éternellement pas leurs pouvoirs, (même si la chose est décrite). Cette série propose donc un regard assez neuf sur les super-héros : bien loin d'être secrets, ils s'affichent en public, ont des sponsors, des fan-club, des goodies... Etre super-héros dans Tiger & Bunny, c'est  être une sorte de sportif de haut niveau.
 
Tiger & Bunny est donc un shonen intéressant et différent dans sa manière d'aborder le sujet des super-héros et rien que pour cela il mérite je pense l'attention. 
Indépendamment de cette lecture en filigrane, T&B propose de bonne phases d'actions, un design convaincant, à mi-chemin entre costumes moulants américains et les armures mécha japonaises. L'anime bénéficie d'une galerie de personnages assez attachants qui jongle entre les poncifs et les psychologies plus travaillés qu'il n'y parait. La série ne perd pas de temps, pose vite son univers et ses implications, bien que le vrai méchant se fasse désirer un peu.
L'intérêt de la série repose aussi sur l'antonymie de ses personnages principaux, Tiger, le super héros bouillant qui ne pense qu'a sauver des gens et Barnaby, le jeune loup froid et stratégique pense plus aux sponsors. Il en ressort des scènes comiques assez convenues mais qui marchent plutôt pas mal.
 
N'hésitez pas à donner sa chance à cette série, elle n'a que 12 épisodes pour le moment. Je ne vous promets pas l'anime du siècle, mais au moins l'assurance de voir quelque chose d'assez nouveau et qui fait passer un bon moment.
 
 
 
Si vous cherchez un truc totalement barré, ultra speed et bien kiffant.
 
 
Panty and Stocking with Garterbelt.
 
Le pitch en 2 sec': Panty est une nymphomane aux propos vulgaires et Stocking une gothic lolita défoncées aux sucreries. Et elles sont surtout deux anges. SI elles veulent retrouver leur place au Paradis, elles doivent collecter des pièces sacrées en poutrant des démons à la chaîne.
 
Comment vous convaincre d'aller voir cet anime : Si Quentin Tarantino avait fait un anime, il aurait fait Panty & Stocking.
J'ai pris deux grosses claques cette année, Mahou Shoujo Madoka Magika et Panty & Stocking. J'ai déjà parlé du premier, intéressons nous donc au second.
P&S c'est avant tout un graphisme qui ne suit absolument pas ce que l'on connaît en animation japonaise. Cette série ressemble plus à une production de chez Cartoon Network comme Dexter's Lab qu'a un Naruto.
On ajoute à cela des références cinématographiques et/ou d'animes un peu partout (que l'on dynamite au passage) et on termine avec des scènes  de baston ultra speed, sans temps mort et au service d'un scénario bien « pulp » dont au final on se moque un peu.
Continuez à décrire la série ne me conduirai qu'a vous spoiler. Elle ne comporte que 12 épisodes, ultra denses, tous plus cultes les uns que les autres, et je ne voudrai en aucun cas vous gâcher la surprise.
 
P&S est une série atypique car elle n'est à voir pour le fun qu'elle procure et rien d'autre. Il n'y a pas de sens caché, aucune morale et ça fait du bien. Alors que les DA japonais ont comme grief principal de se ressembler beaucoup entre eux, et que dans le même temps, ont trouve que les créateurs nippons ont le plus grand mal à sortir des carcans de personnages types, P&S est la preuve qu'il est bon parfois de lâcher la bride et de laisser parler ses envies plutôt que les radotages sclérosés de genres usées jusqu'à la corde.
 
 
 
Si vous cherchez une série comique assez légère 
 
 
Ore no imouto ga konna ni kawaii wake ga nai 
 
De quoi ça parle?: Kyousuke a la malchance d'avoir une petite soeur parfaite, Kirino. Bonne à l'école, sportive et même mannequin. Cette fratrie se tolère plus qu'elle ne s'apprécie. Mais Kyousuke va mettre au jour le terrible secret de sa soeur qu'il va devoir défendre envers et contre tout.
 
Bon, ça donne quoi: Le terrible secret de Kirino, c'est qu'elle est une otaku au dernier degré, fan de eroge et monomaniaque sur une série de magical girl. Ore no... est une plongée intéressante dans le milieu otaku. La série se veut être une comédie, par conséquent, il ne faut pas s'attendre à une analyse sociologique pointue de la jeunesse japonaise. Il faut voir la série comme une variation sur les relations frère/soeur qui sont assez bien décrite. 
La série brocarde aussi les comportements entre otakus. Kirino et Kuroneko se disputerons allègrement pour défendre leurs animes fétiches respectifs ce qui garanti, quand on est soi-même prêt à défendre passionnément une série, des moments véritablement comiques.
 
La série s'articule donc sur deux volets, la relation Kyousuke/Kirino qui n'est pas le volet véritablement comique, (Kirino pouvant se révéler vite exaspérante tant elle sait se rendre détestable.) mais qui décrit sincèrement les relations frère/soeur mélange d'amour et de haine perpétuel.
Le second volet est la relation Kirino/otakus, beaucoup plus drôle, qui me rappelle Genshinken qui est le must have si vous cherchez vraiment une série (ou un manga) sur les otakus.
 
A essayer donc, la série ne fait que 12 épisodes. Je ne vous garanti pas la poilade du siècle mais de passer un bon moment qui apportera du changement si vous faite une overdose de One Piece, Naruto, Bleach ou Fairy Tail.
 
 
 
Si vous voulez commencer une série avec des robots géants qui se tapent dessus :
 
 
Gundam Seed.
 
Pitch : Kira Yamato est un jeune étudiant à bord d'une station orbitale. Sa station, pourtant politiquement neutre, est la cible d'une action commando. Pour sauver sa vie et celle de ses amis, il sera obligé d'utiliser un Mobile Suit (un robot de combat donc) d'un nouveau type. Sa capacité à être à l'aise avec cette machine le propulsera contre son gré dans cette guerre qui approche.
 
Pourquoi la regarder : Ma découverte de Gundam s'est faite, comme beaucoup de ma génération, avec Gundam Wing qui est passée (un peu en loose) sur M6.
Gundam Seed propose le schéma typique de la série, un jeune héros se retrouve contre son gré à devoir se battre et se dépasser pour défendre ce/ceux qu'il aime. C'est hyper classique certes mais dans le cas présent, c'est très bien fait.
Si on est vraiment quelqu'un de chagrin, on pestera contre les sempiternelles valeurs mises en avant dans ce genre de shonen, on trouvera la recette éculée et donc sans intérêt.  
 
Je ne partage pas cette vision des choses. Gundam Seed propose certes ce que j'ai décri, mais le fait avec une certaine continuité, une certaine souplesse qui rend la chose indolore ou a tout le moins, supportable. Le grand mal des animes, c'est cette redondance perpétuelle où le héros gueule en permanence « Je vous protégerai tous... bla bla bla ». Gundam Seed évite cet écueil et arrive à créer une réflexion, à la limite de la niaiserie crasse et de la pertinence réfléchie, sur les problématiques de la guerre, de la paix, de l'eugénisme ou de la manipulation des foules.
Avec des scènes chocs, des phases d'actions excellentes et des combats épiques, Gundam Seed est la série parfaite pour débuter. Si la série arrive à vous porter, alors vous aimerez d'autres séries de mechas. Si par contre tout vous gonfle, alors vous pouvez laisser tomber les boulons, les croiseurs spatiaux et les duels entre tas de ferraille.
 
Si vous avez kiffé les robots et les tirs de plasma qui arrachent tout, vous aimerez peut-être :
 
Gundam Seed Destiny : La suite directe de Gundam Seed que je trouve au même niveau que le précédent.
Gundam 00 : La meilleure série Gundam pour moi. Des héros plus intéressants, des gundams mieux foutus (avis perso) et une histoire qui avance vite et qui surtout, propose une vision du futur intéressante a mi-chemin entre SF délirante et avenir possible.
Macross Frontier : Connu sous le nom de Robotech chez nous, le Macross le plus récent, nous offre un bon design (une bonne musique), des persos attachants et une histoire correcte.
Full Metal Panic : Assez classique dans sa construction, FMP propose de très bons persos, et se démarque surtout par un humour bien fichu. Si on aime, il faut enchaîner avec FMP The Second Raid et FMP Fumoffu, mini-série bien poilante.
 
 
Si vous cherchez des enquêtes et des énigmes et une ambiance un peu gothique.
 
 
Gosick:
 
Introduisons céans un résumé de bon aloi: Kujo, jeune expatrié japonais, se doit de réussir de brillantes études dans le petite royaume fictif de Saubure, situé entre la France et l'Italie de l'après Première Guerre Mondiale.
Un peu rejeté par ses camarades (car japonais), il fera la connaissance de Victorique (Victorica, suivant les versions), une jeune fille curieusement recluse au sommet d'une gigantesque bibliothèque. L'intelligence exceptionnelle de Victorique la conduit souvent à résoudre des affaires criminelles mystérieuses. Elle entrainera dans ses enquêtes le pauvre Kujo, souvent dépassé par les évènements.
 
A voir? Ma foi oui, mais pourquoi?: Niveau enquête policière, il y a une chose avec laquelle je bloque avec les oeuvres japonaises. Ce sont les résolutions ultra-tarabiscotés que l'on trouve dans Detective Conan ou dans les Phoenix Wrights. C'est logique certes, (en tirant bien sur la perruque) mais difficilement crédible. Bien qu'étant un amateur de l'oeuvre d'Agatha Christie, je devrai trouver mon bonheur dans Gosick. Mais la série n'évite pas l'écueil décrit plus haut. Les énigmes ne sont pas inintéressantes et les enquêtes sont bien ficelés. Cependant un peu plus de crédibilité aurait donné une vraie assise à la série.
Mais tout n'est pas à jeter, loin de là.
Le contexte fictif de Gosick, (une Europe alternative) et une ambiance gothique bien menée permet de contrebalancer ce grief. On ressent plus alors une ambiance « horrifique », une sorte de conte d'Edgar Allan Poe (le tout reste léger, hein, c'est pour donner une idée). En prenant une direction plus « magique », la série arrive à rendre les personnages et les scènes acceptables, ce qui serait totalement impossible avec un contexte historique « réel » et fort.
 
 
L'autre grande force de Gosick (et qui a su maintenir mon intérêt) est son héroine, Victorique. Froide en apparence, rapide au dédain de son entourage, elle ressemble typiquement à l'archétype de l'enquêteur sûr de son intelligence et qui en tire un légitime orgueil (Elle qualifie son intellect de « Fontaine de la sagesse », Hercule Poirot parlait « de ses petites cellules grises » et Sherlock ne manquait pas de préciser un « Elementaire! »
 à un Watson défaillant.). Derrière cette image d'Epinal du détective, dont un créateur paresseux aurait pu se contenter, on retrouve un personnage vraiment travaillé qui déploie au fil des épisodes une psychologie complexe. Le personnage est extrêmement attachant car il est rendu vivant à l'écran. Victorique a un caractère difficile mais il est conditionné par son histoire et une certaine timidité. Le perso ne se limite pas à ça. Elle se vexe, fait des gaffes, tombe malade, chante terriblement faux, bref, jamais personnage dans un anime n'aura été autant travaillé dans tout les petits accidents qui font le quotidien (abstraction faite bien sûr des crimes violents que nous suivrons dans cette série). Rajoutons à cela le fait que Victorique a un look gothic lolita (ouais on se refait pas) et on tient la une série correcte, réellement portée par son personnage principal. Etant surtout attaché aux univers et aux méta-histoires (c'est-ce qui m'a fait supporter Final Fantasy XIII) c'est un tour de force que de me faire aimer une série par le biais de son héroïne. 
 
 
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Animes (BD-Manga-Comics)

 

Et ça va même très mal. Mais ne nous laissons pas abattre grâce à cette vidéo.

Les américains sont maitres dans le dessin anime satirique. Ce style si particulier qui dépend la société, la critique toujours avec un certain cynisme, et surtout avec un humour que nous, français, sommes bien incapables d'atteindre.

Les Simpsons, Daria et American Dad sont d'excellents représentants de ce type de série.

Mais le plus impertinent, le plus border-line, crade, parodique et intelligent est sans conteste South Park.

Toutefois je trouve que cette saison 15 démarre très mal, car je me suis rendu compte que je me forçais à rire... On arrête donc là les frais et on analyse pourquoi.

Habituellement, il y a un épisode charnière où une série devient une catastrophe. Mais parfois le glissement peut se faire de façon progressive et c'est avec le recul qu'on se rend compte la série en question est devenue n'importe quoi.

South Park est dans cette phase là.

Les dernières saisons sont clairement dans une phase descendante mais il a fallu du temps pour m'en rendre compte car quand on aime South Park, il y a un déni assez fort. Une série aussi exceptionnelle ne pouvait pas devenir médiocre...

La grande force de South Park réside depuis toujours dans son savant mélange d'actualité, de références et d'humour totalement burlesque, absurde et crade. Cependant, depuis la saison 12 (a peu prêt), on observe une prééminence de l'actualité ou des faits de société dans les épisodes de South Park. La chose devient tellement importante que tous les gags et les répliques sont conditionnées par le fait qui sert de base à l'épisode.

Critiquer la société, c'est bien certes, mais encore faut-il le faire intelligemment et surtout drôlement. South Park parvenait parfaitement à le faire. Pour cela la série mettait le-dit problème au second plan et mettait au premier plan les gags, les répliques qui n'ont pas grand chose à voir avec le sujet. Exemple, quand Cartman danse la danse allemande (lala-itou) ou que Barbara Streisand se transforme en mecha. C'est cela que l'on retient de South Park. Puis à la fin intervient le célèbre: "Vous savez, j'ai appris un truc aujourd'hui." qui sert de caution morale et qui permet d'évacuer le problème d'actualité qui était le thème de l'épisode, toujours avec une réponse de bon sens qui est l'avis de Parker et Stones sur le-dit sujet.

South Park a bâtit son succès sur son humour et ses répliques cultes qui sont indépendantes de la morale à faire passer.

Mais aujourd'hui, il n'y a plus aucun délire dans la série. Les personnages principaux, et cela devient criant dans la saison 15, sont transparents. Ils ne se parlent même plus entre eux, car il y a toujours désormais des guests caricaturés qui s'interposent et qui prennent toute la place.

Même si la parodie d'Inception est super marrante, il n'en reste pas moins que Stan se trouve dans une situation en total décalage avec ce que l'on connait de lui. C'est une technique fréquente et qui plombe gravement la série. Les persos, dont on fait l'effort de leur créer un caractère pendant plusieurs saisons, se voient soudain transformés et modifiés à la guise des scénaristes uniquement pour que cela puisse servir de caution et de justificatif aux propos de l'épisode en cours. (saison 15 "Human CentiPad")

C'est cette inversion dans les propos de la série qui détruit entièrement son humour. Auparavant, les situations comiques étaient au premier plan, comme avec l'introduction du tout premier épisode où l'on "shoote dans le bébé!", c'est absurde, décalé et juste drôle au même titre que peut l'être un sketch des Monthy Python.

Aujourd'hui, la série essaye a tout prix de faire passer le message, la critique passe alors au premier plan mais on conditionne toutes les situations dans ce sens et l'humour passe au second plan.

Quand on essaye d'être satirique, il est vital d'être d'abord drôle et ensuite par le biais de l'humour de faire passer ce que l'on veut. Mais si on essaye d'être avant tout un donneur de leçon et que l'on tente de mettre une couche d'humour pour faire passer ça, alors on reste juste un donneur de leçon.

South Park devient de plus en plus comme ça. On note presque que les épisodes en cours de South Park ressemble plus à des épisodes de remplissage d'un Naruto, où l'on cherche vite le truc à la mode (saison 14 "It's a Jersey thing") pour le parodier en quatrième vitesse. La grande réactivité à l'actualité est une force de South Park mais c'est actuellement en train de devenir une faiblesse car on empêche peut-être aux gags de mûrir.

Le rythme de travail explique peut-être cette baisse de forme dans les épisodes. Peut-être aussi y a t'il eu des changements dans les équipes de scénaristes, que sais-je.

Il est vraiment étrange de voir que l'épisode 2 de la saison 15 de South Park essaye de se moquer des humoristes en expliquant qu'il ne faut pas prendre les comiques au sérieux avec des cérémonies officielles, tout en se moquant des structures des gags des humoristes actuels (voir Funnybot qui semble placer des mots-clefs dans les gags de façon mécanique). Mais South Park est l'ombre d'elle-même et je lui formule à son encontre cette même critique.

Mais Mme Garrisson vient vous sauver avec la théorie de l'évolution...


 

 

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Animes (BD-Manga-Comics)

Alors que Game One nous gratifie de la fantastique et inspirée VF de Naruto grâce a de discrètes rediffusions pas du tout redondante, l'amateur éclairé d'anime sait qu'il peut aussi se tourner vers Fairy Tail.

Fairy Tail, c'est du shonen bien couillu, du shonen où, bordel de merde, on connait la valeur de l'amitié. Ce genre de shonen où se relever après une attaque prends bien 5 minutes de l'épisode qui en compte 20, où les flash-backs permettent de combler la vacuité d'un combat qui aura durer en tout et pour tout 30 secondes (oui mais dynamiques les 30 secondes).
Alors oui, j'ai l'esprit chagrin et je suis moins tolérant. Voir débarquer des persos toujours plus forts alors qu'on avait déja vu, lors de l'arc précédent, les persos les plus forts du monde commence à me lasser un peu...
De même, ce genre de shonen a tendance à pardonner un peu trop à ses persos méchants, notamment lorsqu'on voit Gazille intègrer Fairy Tail alors qu'il a torturé Lucy (qui ne semble d'ailleurs même pas traumatisée en le voyant).

Les animes au long cours, ca me gonfle de plus en plus. Je préfère désormais me concentrer sur des animes efficaces, construits, cohérents et à la narration directe (exemple: Madoka Magica, 12 épisodes, c'est génial, ça va droit au but et sans trainer).

C'est con pour Fairy Tail, car c'est un anime pour lequel j'ai de l'affection. Le design n'est pas vilain et surtout la métahistoire est intéressante. Comprendre pourquoi Natsu a été abandonné par Igneel devrait me tenir en haleine, mais bon... Devoir encore se taper un groupuscule de bad guys dont on va encore nous dire qu'ils sont les plus puissants de l'univers et qu'ils ont mis la main sur l'artefact le plus puissant de la galaxie commence à sérieusement me blaser.
Soyons cohérents deux minutes.
Si on veut une progression logique, si on veut souffrir avec les héros, il faut commencer par du sbire puis mettre du badass qui envoie du bois. Regardez les Chevaliers du Zodiaque, on commence petit avec les chevaliers noirs et à la fin on arrive aux chevaliers d'or, voilà y'a de la cohérence...
Bref.

Après cette critique, on enchaine sur le vrai but de ce post à savoir l'OST de Fairy Tail, que je trouve excellente. Beaucoup de musique celtique, du métal symphonique qui donne de l'epicness, ce qui est de bon aloi pour un shonen. Ça colle bien à l'ambiance, c'est dynamique, plaisant et j'espère que ca vous plaira autant qu'a moi. Voici donc quelques morceaux qui m'ont marqué.

 

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Animes (BD-Manga-Comics)

Après une période calme, j'ai repris mes visionnages d'anime.

Outre Fairy Tail que je suis de façon régulière, et qui commence a me lasser un peu. (je commence à ne plus trop tolérer les shonen à 400 épisodes avec 10 minutes de flash back et 2 de baston), je me suis lancé dans Gosisk, Turn A Gundam et Mahou Shoujo Madoka Magica.
 
La première est une série d'enquête ma foi assez agréable, j'en suis au début, mais ça se présente plutôt pas mal. La deuxième est vraiment atypique dans la série des Gundam, j'essaierai d'en parler plus tard.
 
Mais c'est surtout la troisième qui retient mon attention. Madoka Magica se présente au premier abord comme une série Magical Girl des plus classique. Par conséquent son esthétique a de quoi rebuter de prime abord (et j'ai d'ailleurs décroché une première fois). Mais j'ai pu constater l'insistance du public qui semblait plébisciter cet anime. Je me suis donc armé de volonté et j'ai creuser le sujet.
 
Cette série m'a scotché... Il ne faut pas se laisser duper par son esthétique et/ou des dialogues qui peuvent sembler niais. Je n'en suis qu'au huitième épisode, et je commence à penser qu'on tient là un nouveau Evangelion. C'est à dire un anime qui prend un genre a priori superficiel mais qui en bouscule les codes et les remets en question.
Pas de premier degré ici, où une héroïne toute puissante triomphe à la fin chaque épisode avec en prime une gentille morale. Dans Madoka Magica, les révélations graves s'enchaînent remettant en cause les a priori sur les personnages et l'univers qui les entoure. Les situations manichéennes s'ébranlent vite et le charact design SD est bousculé régulièrement pour créer une sensation de malaise assez réussie.
 
La musique n'est pas en reste, et alors que l'openning est niaiseux au possible, l'ending est sombre et contraste franchement avec le tout. D'ailleurs j'aime bien la chanson donc autant la partager...
 
 
Et j'apprécie aussi beaucoup ce thème que je rajoute.
Et enfin quitte à continuer sur des trucs jap' concluons avec un jeu flash bien débile mais qui me fait marrer: Nanaca Crash.  Record perso à 3889.91 m. (et le code ne veut pas se mettre comme je veux, désolé pour la mise en page pourrie...)

 

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Animes (BD-Manga-Comics)

En ce moment, niveau Anime, c'est Gundam à fond.

Après mettre éclaté devant Gundam 00 (que je recommande chaudement), je continu à rattraper mon retard en la matière, en regardant Gundam Seed Destiny, la suite de l'excellentissime Gundam Seed (à nouveau recommandé chaudement).

En parrallèle, je regarde aussi Gundam Wing, en vostfr, pour éviter le pitoyable doublage que la série avait subie quand elle était passé sur M6. (et ca fait du bien aux oreilles).

Où est le passse temps?

Et bien toutes ces superbes machines m'incitent à me lancer dans le modélisme, le Plamo comme disent nos copains jap'.

Ayant un talent très relatif avec mes dix doigts, j'écume donc les forums, les sites, à la recherche du tuto ultime, celui qui me donnera confiance avec des techniques simples pour réaliser des maquettes pas trop pourries (et donc exposables sur mes étagères).

Au détour de mes recherches, je suis tombé sur ces deux vidéos, qui permettent de voir un pro à l'oeuvre. 

L'émission est en japonais mais les gestes parlent d'eux-mêmes, le talent est un langage universel.

Un jour je ferai comme ça, vous verrez! Sinon, quelqu'un a un cutter a me préter?

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Édito

L'actualité trépidante du jeu vidéo oblige à la plus grande prudence.
Le but de ce blog est donc de proposer à tous les joueurs en quête de la vérité des news de qualité, vérifiées et objectives.
Mais la rigueur de ces articles n'empêche pas néanmoins d'exposer des avis affutés et des critiques constructives qui ne manqueront pas d'élargir l'esprit des gameblogueurs ouverts aux thèses les plus audacieuses.

Si ce blog reste un oasis d'où jailli une source intarrissable de savoir, il n'en reste pas moins un havre accueillant où les sens seront nourris d'illustrations de qualité, bien que portés plutôt sur un look en particulier.

Quand l'actualité (toujours trépidante, rappelons-le) me laissera quelque latitude, je parlerai aussi d'animation et de sujets autrement plus graves comme... Euh... Le jeu vidéo, tiens. Ou les mechas.... (c'est important les mechas, vu les  films de merde qui sortent en ce moment...)

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