Intrigue

Par Snake_in_a_box Blog créé le 14/12/10 Mis à jour le 18/12/17 à 10h34

Look up at The Sky...
There must be a fantasy.

Ajouter aux favoris
Signaler
(Jeu vidéo)

Spoiler alert: Cette série d’articles, étalés sur plusieurs semaines, dévoilent la majorité des développements narratifs de Persona 5. Ce post s’adresse donc en priorité à ceux qui ont fini le jeu et qui souhaitent des éclaircissements sur les références mythologiques et tarologique de ce jeu

Pour revenir au sommaire, cliquez ici

Le Mat - Igor- Celui regarde d'en haut

Si Igor n’est pas la vraie identité du Fool de Persona 5, nous traiterons de Yaldabaoth et du Graal comme s’ils étaient les Persona de ce dernier dans la mesure où ils appellent beaucoup de développements mythologiques.

Le Mat, par son absence de numéro dans le tarot de Marseille, peut avoir trois sens différents: Il peut être d’abord un commencement, un départ. On y voit en effet un vagabond qui part à l’aventure avec rien d’autre qu’un pauvre baluchon sur l’épaule et qui semble se faire courser/mordre par un chien. C’est là un “wanderer” qui part en quête de sens et de lui-même et qui deviendra dans l’arcane I, Le Bateleur.
On peut aussi le voir comme une fin, une vingt-deuxième carte au-delà du Monde dont il serait l’évolution ultime, c’est-à-dire un Homme qui après la découverte de la transcendance, retourne parmi ses semblables. Celui-ci passe alors pour un fou aux yeux de ses contemporains, aveuglés qu’ils sont par leur certitudes et leurs préjugés dont il s’est lui-même  débarrassé. (c’est l'interprétation qui a ma préférence)

Il peut enfin être un arcane hors du jeu, un véritable joker (Comme le nom de code du Protagoniste d'ailleurs. C’est du Mat que le joker des jeux de carte tire son origine au passage) qui n’est pas dans le cycle numéroté mais à-côté de lui. Il n’est alors ni début, ni fin, mais spectateur d’un cycle. C’est le choix de Persona 5, en faisant du faux Igor le représentant du Mat.
Déjà dans les anciens Persona, Igor, en tant que gardien de la Velvet Room, est un personnage hors du temps et de l’espace. Que ce soit pendant la Dark Hour ou dans une prison intemporelle, il règne sur un monde clos, au-delà des perceptions humaines mais semble malgré tout au courant de tout. (il commente en effet la progression du Protagoniste en prenant des nouvelles de sa “réhabilitation”). A ce titre, Igor est un spectateur du monde des humains qu’il observe d’un oeil amusé.

Étant ici un directeur de prison, il commande aux fusions et aux Personas par l’intermédiaire de Justine et Caroline (XI - la Force). Il connait donc comme le Mat la vérité du monde et dans le cas du jeu, ce qui se trame dans l’inconscient collectif. Si Igor semble décalé par rapport au monde qu’il regarde d’un coin de l'oeil, il est surtout en tant que Yaldabaoth un être suprême, angélique qui est au-dessus du cycle de vie et de mort et donc du tarot. Au coeur de l’inconscient, il recueille en lui tous les désirs de l’humanité et en devient son incarnation, sa Persona, ce que nous verrons en parlant de Yaldabaoth.
En tant que boss de fin et faux Igor, il incarne à la perfection l’un des rôles du Mat, celui d’un observateur extérieur à l’action, ayant depuis le début les réponses aux questions du Protagoniste et à travers lui, du joueur.

 Le Graal et Yaldabaoth

Le Graal: Sur ce passage on va aller assez vite car je vais éviter de vous faire l'affront d‘expliquer ce qu’est le Graal.  Dans Persona 5, le Graal est le récipiendaire des désirs humains à renoncer au libre-arbitre pour accéder au confort et à la sécurité. Chaque blessure infligée par les Phantom Thieves est immédiatement soignée par des canaux contenant un sang qui symbolise les pensées humaines et ce besoin de soumission. Le Graal ne sert alors que d’incubateur au Démiurge, véritable boss final du jeu. Ici, le Graal est moins la coupe de Joseph d'Arimathie que le chaudron de Dagda celte ou la corne d’abondance grecque, c’est à dire un objet magique qui exauce les voeux de celui qui le possède et qui comble ses désirs (figure du Graal qu’on retrouve aussi dans la série des Fate/Stay). Dans Persona 5, le Graal apparaît aux Phantom Thieves (n’oublions pas qu’ils évoluent dans une représentation cognitive de l’inconscient collectif jungien) comme étant le réceptacle des angoisses humaines et leur besoin de se regrouper sous une figure paternelle dominante, c’est d’ailleurs l’objet de la partie suivante...

 

Yaldabaoth: Parler du boss de fin de Persona 5 va nous mener à raconter l’histoire d’une hérésie chrétienne assez peu connue mais qui sera bien après à l’origine d’autres, beaucoup plus fameuses, du manichéisme et des Cathares. Cette hérésie porte le nom de gnosticisme.
Au cours du IIème siècle, alors que le christianisme cherche encore ses marques, de nouvelles idées venues de Perse et de Syrie prennent racine dans la toute jeune foi chrétienne.
Le gnostique pense que l’Homme est à l’origine un être divin qui a reçu à sa création une parcelle de Dieu, qui constitue son âme, et qu’il cherche à retourner auprès de ce divin. Rien de choquant au premier abord me direz-vous, mais les choses vont se compliquer pour eux quand ils vont expliquer que cette chute de l’Homme du divin vers le monde matériel et corrupteur est le résultat d’une divinité mauvaise qu’ils appellent le Démiurge ou, selon les versions, Yaldabaoth.
Pour les gnostiques, Yaldabaoth est soit un dieu, soit un ange mauvais qui aurait créé le monde dans lequel nous vivons et dont nous sommes les prisonniers. Le “vrai Dieu” suprême et inconnaissable aurait créé par “émanation” (qu’on appelle des “éons”, vous voyez d’où vient le jargon de RPG maintenant? ) des "divinités inférieures" (ou des anges suivants les textes), et par paliers successifs, (idée que l’on retrouve aussi dans la Kabbale et les 10 sefirots), serait arrivé jusqu’à la sagesse (Sophia), c’est-à-dire la connaissance, et par extension la volonté de se rapprocher de Dieu. Yaldabaoth, archange ou sous-divinité qui aurait accéder au libre-arbitre, serait lui-même l’une de ses émanations du dieu primordial. Il aurait mêler matière et essence divine, créant ainsi notre monde et nous garderait prisonnier de la matière au travers de nos corps, impurs par essence.
(d'autres thèses gnostiques pensent que Yaldabaoth n'aurait créé que le monde matériel et que c'est Sophia, incarnation de la sagesse, qui nous aurait ajouté une âme d'origine divine)
Déjà, partir du principe qu’il existe plus d’un dieu, les choses se compliquent pour les gnostiques. Et ça va devenir franchement tendu pour eux quand ils vont commencer à expliquer que ce dieu mauvais n’est ni plus ni moins que celui de l’Ancien Testament. En effet, si on suit leur logique, quel est ce Dieu étrange qui exclut Adam et Eve du paradis pour avoir accédé à la connaissance? Et ce même Dieu ravage l’humanité dans un déluge, détruit des villes (Sodome et Gomorrhe), et un bon paquet d’autres villes/peuples dans l’Ancien Testament? En fait pour les gnostiques, chaque fois que l’Homme a tenté d’accéder à la connaissance, à s’affranchir du monde matériel, ils ont rencontré un Dieu jaloux qui a cherché à les maintenir dans l’ignorance. Ceci est la preuve, pour le gnosticisme, que le Démiurge/Yaldabaoth, le dieu de l’Ancien Testament est une divinité mauvaise.
Ils vont alors comprendre que Jésus dans le Nouveau Testament est en fait le représentant sur Terre du vrai Dieu, celui au-dessus du démiurge (son créateur, par le biais des éons, si vous suivez) qui lui essaye réellement de nous faire revenir au divin. Les gnostiques rejettent alors l’Ancien Testament et ne gardent que le Nouveau, qu’ils voient comme la parole de l’émissaire du Dieu unique (Jésus), ce dernier n’étant pas mort sur la croix et ressuscité mais juste revenu auprès du créateur d’où il venait.
Les gnostiques vont, suivant les époques et les sectes, agrémenter cette base pour l’enrichir d’évangiles apocryphes et de rites qui confinent à la magie. Comme je l’ai indiqué précédemment ils inspireront bon nombre d’hérésie au cours du Moyen-âge, comme les Bogomiles ou les Cathares. En effet, cette opposition matériel/spirituel est la base du manichéisme qui est juste postérieur au gnosticisme et qui sera l'origine des deux hérésies ci-dessus.
Dans Persona 5, le choix du Démiurge/Yaldabaoth comme antagoniste principal est un excellent choix. Par la symbolique du Graal, il est le récipiendaire de l’inconscient de chacun et de leurs désirs distordus/égoïstes qui s’incarnent ensuite dans Yaldabaoth. Il symbolise alors non pas une divinité créé par un dieu supérieur, mais il est “notre propre dieu”, c'est-à-dire une création archétypale née dans l'inconscient collectif  et créée à partir de nos préjugés et de notre désir à vouloir être dirigés transformant alors la prison du monde matériel imposée à nos âmes en une prison que nous créons nous-mêmes et dans laquelle nous cherchons à nous enfermer au nom de la sécurité et de l’ordre. 

Le Démiurge nous apparaît alors sous les traits d’une divinité angélique (il commande aux personas des archanges durant l’ascension des Phantom Thieves) mais aux contours inquiétants (voir le design: tout en angles et sans visage contribuant ainsi à sa déshumanisation), il se revendique d’ailleurs comme étant le dieu voulu pour et par les humains du fait de leur besoin de stabilité, les Phantom Thieves n’ayant alors aucun droit de se rebeller étant humains eux-mêmes. Ces derniers devront alors mener la révolte par l’intermédiaire de Satanael (voir supra), et en tant que Tricksters, ils perturberont cet ordre parfait et aliénant au nom de la justice et de la liberté de chaque individu à décider de sa destinée (voir le passage sur le libre-arbitre supra).

 

Voilà qui clot cette (longue) série d'articles sur Persona 5.
Tout au long de ces semaines, à moins que vous n'ayez tout lu en seule fois (quel courage!), nous avons levé un coin de voile sur les très nombreuses références mythologiques et tarologiques du jeu. Si tous ces developpements peuvent d'ailleurs s'appliquer à Persona 3 et 4, c'est avant tout à Megami Teisen que l'on doit cette introduction pléthorique de la mythologie en jeu vidéo.
On ne peut d'ailleurs que se féliciter de l'existence de cette licence tant elle met en avant des éléments religieux et mythologiques qui seraient totalement inaperçus autrement, étant l'affaire de spécialistes (trouver de la documentation sur le gnosticisme ou des évangiles apocryphes qui ne soient pas juste Wikipédia fût du sport je ne vous le cache pas).

J'ai d'ailleurs, il y a maintenant quelques années de ça, pu en faire l'expérience tandis que je découvrais grâce à Shin Megami Teisen (je sais plus lequel, c'était en tombant sur une soluce pour les fusions je crois...), l'existence de Métatron.
Curieux, je ne voyais pas à quoi faisait référence le jeu (je me considérais alors  suffisamment savant en mythologies) et décidais de mener mon enquête. Allant au CDI du lycée, j'ai alors commencé mes recherches en démarrant avec Universalis (car à l'époque Internet ne fonctionnait qu'avec Altavista... Les vieux savent) pour découvrir tout un pan de culture judéo-chrétienne, avec ces apocryphes, ces débats théologiques et ces réflexions métaphysiques, jusqu'alors totalement ignoré.

J'ai toujours trouvé extrèmement curieux qu'il faille aller jusqu'au Japon pour mettre le doigt sur un morceau entier de culture pour au final me renvoyer directement à la culture à laquelle je suis censé appartenir dans un bien curieux ping-pong... On ne peut que se féliciter qu'Atlus, depuis si longtemps, fasse un tel effort de syncrétisme, de compilation entre toutes les mythologies du monde pour nous les offrir de la sorte et donner ainsi aux curieux, dont j'espère toujours faire partie, l'envie d'aller plus loin, de lire, de comprendre, de s'émerveiller, de réfléchir...

Si ces posts ne sont bien sûr que de l'ouvrage d'amateur, qui nécessiteraient des meilleures sources et une meilleure érudition, il n'en reste pas moins que mon souhait le plus cher est, qu'après lecture, vous ayez vous aussi l'envie de voir ce qui se trouve au-delà du voile de la réalité, de comprendre quelles leçons peuvent nous apporter, dans leur immense diversité et leurs similitudes, tous les récits, contes et épopées de ce monde.

Merci d'être resté jusqu'à la fin.

Voir aussi

Jeux : 
Persona 5
Ajouter à mes favoris Commenter (8)

Signaler
(Jeu vidéo)

Spoiler alert: Cette série d’articles, étalés sur plusieurs semaines, dévoilent la majorité des développements narratifs de Persona 5. Ce post s’adresse donc en priorité à ceux qui ont fini le jeu et qui souhaitent des éclaircissements sur les références mythologiques et tarologique de ce jeu

Pour revenir au sommaire, cliquez ici

XXI - Le Monde - Le Protagoniste (Akira Kurusu) - Celui qui dérobe le monde.

Curieusement, l’arcane le plus important du tarot, qui va logiquement de pair avec le personnage principal du jeu (ou l’un des personnages principaux disons) ne va pas nécessiter de très longs développements tant le lien et le choix entre les deux est limpide.
Le Monde, dans le tarot, c’est le symbole de l’aboutissement, de la réalisation totale de l’être après la traversée/rencontre des 20 autres arcanes du tarot qui étaient sur sa route.

Comme le Monde, le Protagoniste a lui-même rencontré tous les arcanes par le biais des Confidants et les a aidés a surmonter leurs peurs, leurs difficultés pour les aider à accomplir leur propre arcane. Mais cet accomplissement ne s’est pas fait à sens unique. Le Protagoniste a lui aussi bénéficié de ces rencontres pour s’accomplir lui-même.

Ainsi, son arcane est le dernier à être révélé dans le jeu, une fois le combat final terminé. Lui-même un Bateleur qui ne dit jamais son nom (ce rôle étant celui de Morgana), le Protagoniste, en vivant sa propre quête, traverse silencieusement et tout au long du jeu les étapes qui le conduisent à cette transcendance totale (qui est, excusez du peu, l’incarnation ultime du libre-arbitre au travers de Satanaël que nous allons voir tout de suite après).
Si dans les autres Personas, la spécificité du Protagoniste (il peut contrôler plusieurs Personas alors que chaque individu dans l’univers du jeu n’est lié qu’à une figure mythologique) en fait assez logiquement le Mat, il trouve ici sa place en fin de cycle et non dehors de celui-ci.
Par cette place, le Protagoniste s’installe aux côtés des autres arcanes et non dans une position supérieure (ce que fait Igor, voir suite). Même si sa réussite en fin de jeu le place au pinacle, il reste néanmoins humain mais transcendé par la redécouverte du libre-arbitre et porté par tous les Confidants qui l’ont aidé pas-à-pas à construire celui qu’il est devenu.

 

Les Personas du Protagoniste.

Arsene: Arsène Lupin, le gentleman cambrioleur de Maurice Leblanc devient dans Persona 5, la Persona du Protagoniste. L’aura du plus célèbre voleur français est toute particulière au Japon, où il a rencontré le succès dès le début du XXème siècle (on trouve même la trace d’un film japonais de 1923 @[email protected] ), avant d’être adapté en manga par le biais de son descendant, Lupin III en 1967, et presque 10 ans plus tard de voir avec le Château de Cagliostro de Miyazaki, sa déclinaison la plus connue. Je vous passe le listing impressionnant de livres, nouvelles, pièces de théatre, série et films le mettant en scène, même si le personnage n’est plus vraiment prégnant en france (Romain Duris en 2003 n’a pas soulevé les foules...). Arsène Lupin fait parti de ses personnages qui ont dépassé leur auteur comme Sherlock Holmes pour Conan Doyle. Le format épisodique des aventures de Lupin et la passion suscitée par ses développements ou sa biographie fictive rappelle nos fandoms d’aujourd’hui qui s’étripent à longueur de forums. En faisant le choix de la culture populaire, Persona 5 met en avant les séries de jadis en leur donnant une place en tant que mythe contemporain.

Satanaël: (ou Samaël) Ce nom se retrouve assez rarement dans la littérature. Certaines hérésies chrétiennes nous révèlent que Satan ne s'appelait pas Lucifer avant sa chute mais Satanaël (premier fils de Dieu, il en aurait conçu de l’orgueil en refusant de s’agenouiller devant l’Homme, la création de Dieu et donc précipité sa chute entraînant d’autres anges avec lui). L’hérésie bulgare des bogomiles au IXème siècle pensait d’ailleurs que le monde (matériel donc impur) dans lequel nous vivons était la création de ce Satanaël tandis que nos âmes (spirituelles donc pures) étaient la création de Dieu. Cette thèse empruntant au manichéisme oriental et jouant sur une opposition bien/mal sera décrite plus longuement dans la partie suivante consacré au Démiurgie et au gnosticisme, l’hérésie chrétienne à l’origine du mouvement bogomile.
Dans Persona 5, ce Satanaël n’est pas perçu comme une entité mauvaise. Comme beaucoup d’autres jeux et oeuvres japonaises, il n’est pas question de raisonner en terme de bien-lumière et de mal-ténèbres, mais en terme d’opposés (ce qui vient de la philosophie du Tao). Ainsi, Satanaël devient un symbole actif tandis que le Graal/Yaldabaoth est un symbole passif. Il appartient aux PT de lutter contre le triomphe absolu de cette passivité pour rétablir l’équilibre qui menaçait d’être détruit à cause des psychées humaines réclamant inconsciemment une paix absolue qui les empêcheraient de penser.

Le Satanaël du Protagoniste n’incarne donc pas une entité réellement maléfique, mais une expression symbolique du libre-arbitre de chacun.

Le libre-arbitre en action.


D’ailleurs, certaines interprétations de la Génèse présentent en effet le péché d’Eve non pas comme une erreur mais comme la découverte du libre-arbitre qui existe en chacun de nous, ce qu’a fait lui-même Lucifer/Satanaël et ce qui a précipité sa chute. En mangeant le fruit de l’arbre de la connaissance, l’humanité a accéder au savoir et donc à la liberté qui lui permet de s’affranchir de Dieu et de ne plus à subir sa dictature. La secte des Ophites par exemple, une branche dérivée du gnosticisme vouait un culte aux serpents (et donc par extension à Satan, oui, ils étaient chrétiens à la base. @[email protected]) car, partant du principe que le monde a été créé par un dieu mauvais, ils voyaient ce serpent comme un libérateur qui nous a affranchi d’un jardin d’Eden qui n’était qu’une prison. Se libérer d’elle étant le premier pas vers notre liberté et donc vers notre retour à la vraie divinité.
Le Satanaël de Persona 5 est moins un symbole de mal qu’un symbole du libre-arbitre, de la volonté de transcender un destin injuste et imposé. Si l’aura “délinquante” des Phantom Thieves (ce sont des voleurs après tout) les relis forcément du côté des ténèbres par l'intermédiaire de leurs Personas qui sont toutes des Tricksters, on y découvre aussi que les ténèbres ne sont pas nécessairement négatives. Comme dans Kingdom Hearts, elles participent à l’équilibre du monde, et c’est cet équilibre que rétabli le Protagoniste dans ce combat et qui par sa victoire lui permet d’incarner l’arcane du Monde par ce combat final transcendant.

 

Article suivant

Voir aussi

Jeux : 
Persona 5
Ajouter à mes favoris Commenter (2)

Signaler
(Jeu vidéo)

Spoiler alert: Cette série d’articles, étalés sur plusieurs semaines, dévoilent la majorité des développements narratifs de Persona 5. Ce post s’adresse donc en priorité à ceux qui ont fini le jeu et qui souhaitent des éclaircissements sur les références mythologiques et tarologique de ce jeu

Pour revenir au sommaire, cliquez ici

Sae - Le Jugement - XX - Celle qui veut comprendre.

Le Confidant de Sae Niijima, la soeur de Makoto est le véritable fil rouge du jeu. C’est celui de la véritable temporalité en ce sens que les 2/3 du jeu ne sont qu’un flash-back raconté par le Protagoniste dans le cadre de son interrogatoire.
Sae est la procureur chargée d’attraper les Phantom Thieves. A ce titre, son inconscient/Palace, va servir de champ de bataille pour capturer les voleurs mais aussi de piège pour forcer Akechi à se découvrir.
Le Jugement décrit dans l’arcane est celui du Jugement Dernier, événement eschatologique annoncé dans la Bible qui verra le retour du messie et le jugement ultime des humains qui seront ressuscités d’entres les morts à l’appel d’un ange.
Ce travail d’exhumation, c’est Sae qui va l’accomplir. Elle va patiemment interroger le Protagoniste pour connaître toute la vérité sur les changements cognitifs que semblent vivre plusieurs personnalités. Comme l’ange qui appelle les âmes pour leur jugement, elle se dépouille de toutes ses certitudes pour juger en équité parfaite les Phantom Thieves, et comprendre que les voleurs qu’elle poursuit sont du côté de la justice qu'elle défend depuis le début. La symbolique traditionnelle du Jugement dans le tarot est celle de l’émergence, de l’accouchement, de la prise de conscience. Et c’est cette prise de conscience que vit Sae tout au long du jeu en comprenant et en déjouant la manipulation dont elle est la victime.

Sae en quête de réponses.

A la différence d'Akechi, la justice défendue par Sae est avant toute chose la vérité. Il n'est pas question pour elle de savoir si telle ou telle cause est juste mais bien de comprendre le fil des évènements et au-delà d'avoir une réponse objective sur ses interrogations qui soit éloignée des considérations politiques dont elle est l'instrument.

La version Shadow de Sae, le reflet de ses illusions brisées dans un milieu cynique et injuste.

Dans le Jugement, Sae peut se comparer à la personne qui émerge de la tombe. Le travail d'interrogatoire sur le Protagoniste lui permet de briser le mensonge cognitif dans lequel elle se trouve (et qui conduit à la création de son Palace, reflet de l'image corrompue qu'elle a de l'institution judiciaire) et symbolisé ici par la tombe ouverte, pour émerger à la lumière, celle de la vérité, les deux personnages l'accueillant à la sortie de ce tombeau pouvant être vus comme Makoto et le Protagoniste.

 

 

Article suivant

Voir aussi

Jeux : 
Persona 5
Ajouter à mes favoris Commenter (1)

Signaler
(Jeu vidéo)

Spoiler alert: Cette série d’articles, étalés sur plusieurs semaines, dévoilent la majorité des développements narratifs de Persona 5. Ce post s’adresse donc en priorité à ceux qui ont fini le jeu et qui souhaitent des éclaircissements sur les références mythologiques et tarologique de ce jeu

Pour revenir au sommaire, cliquez ici

 

XVIIII - Le Soleil - Toranosuke Yoshida

Le Protagoniste va faire la rencontre de Yoshida Toranosuke dans la rue, alors que celui-ci harangue la foule lors d’un meeting organisé (avec peu de moyens) sur la place de Shibuya.
Si le joueur fait le choix de s’intéresser à la politique, Yoshida va lui révéler les ficelles du métier pour améliorer les capacités lors des phases de hold-up.
Ancien membre de la Diète  (le Parlement japonais), ce dernier est tombé en disgrâce après des manoeuvres politiques qui lui valent d’être un politicien moqué en public alors qu’il était promis à une brillante carrière (l’arcane XIX est aussi le symbole en négatif de l’orgueil-ego avec la Maison-Dieu).

Il n'a pas une côte de popularité très impressionnante...

Le Soleil dans le tarot passe, en opposition avec la Lune, pour être l’arcane de l’idéal masculin/paternel. En nous regardant de face, l’astre nous envoie ses rayons, faisant de la carte un symbole de franchise, d’assurance, de pouvoir, comme Louis XIV était le Roi-soleil, par exemple. Cette symbolique, à lier avec le pouvoir politique, correspond à Yoshida, qui incarne une profession où le paraître et la représentation sont capitaux. Si le personnage est en crise durant les dix niveaux du Confidant (il se fait insulter, huer, son retour en politique est conditionné par des magouilles politiciennes), il va néanmoins, aidé par le Protagoniste, garder un cap moral qui lui permettra de surmonter cette crise intérieure (toujours centrale chez les Confidants) et de retrouver l’envie de refaire de la politique sous des aspects purement légaux et guidés par la seule recherche du bien commun.

 

Article suivant

 

Voir aussi

Jeux : 
Persona 5
Ajouter à mes favoris Commenter (1)

Signaler
(Jeu vidéo)

Spoiler alert: Cette série d’articles, étalés sur plusieurs semaines, dévoilent la majorité des développements narratifs de Persona 5. Ce post s’adresse donc en priorité à ceux qui ont fini le jeu et qui souhaitent des éclaircissements sur les références mythologiques et tarologique de ce jeu

Pour revenir au sommaire, cliquez ici

XVIII - La Lune - Yuuki Mishima

Si scénaristiquement Mishima a un rôle central dans les derniers développements du jeu et nécessiterait un article sur cette importance, nous allons ici nous attacher plus spécifiquement à ce qu’apporte le personnage en relation avec son arcane.

Dans la même classe que le Protagoniste et Ann, il est la première personne à faire le lien entre ses camarades et les Phantom Thieves. Si le personnage apparait au premier abord comme une victime, la destruction du premier Palace va le transformer en administrateur du site des Phantom Thieves, faisant leur promotion et permettant aux gens de dénoncer les injustices dont ils sont victimes (et de faire le tri entre les demandes sérieuses et les trolls).
Dans le tarot de Marseille, la Lune est le symbole de ce qui est dissimulé et par extension de l’inconscient, de l’intuition. L’arcane parfait pour Mishima, qui avec sa personnalité assez effacée (Futaba le qualifiera de “PNJ”), trouve ici sa place . Soutien officieux des Phantom Thieves, il va travailler dans l’ombre pour les mettre sur le devant de la scène avec succès tant leur site, le Phan-site, sera suivi et recevra des demandes d’aides.

En tant qu’arcane de l’inconscient, Mishima est le seul des personnages à avoir pu lutter contre son démon intérieur (le pouvoir de contrôle du site lui monte à la tête) et à avoir expérimenté le changement cognitif sans intervention des Phantom Thieves. Cet exploit nous montre aussi comment il est important dans le tarot de ne pas raisonner en terme de passivité = négativité. Être passif n’est pas forcément une chose mauvaise, Mishima en défendant un collégien malmené ne va pas combattre directement (à la façon d’un Ryuji par exemple). Il va agir par la subtilité et le bluff. (il utilise son portable comme menace pour filmer et appeler la police).

Vas-y bonhomme! Tu peux le faire !

Cette passivité face aux évènements qui lui est néfaste en début de jeu (il est seulement une victime), se transforme à la fin en force. En prenant du recul et en laissant les évènements se dérouler, Mishima en prendra la pleine mesure, et pourra le moment venu, sauver les Phantom Thieves en les ré-ancrant dans la réalité dont ils allaient être effacés (à la fin du jeu).
Lors du dernier niveau de Confidant, le lycéen nous expliquera vouloir se lancer dans le projet d’un documentaire visant à raconter les exploits des Phantom Thieves. Une dernière fois, Mishima accepte d’être l’homme de l’ombre, laissant la lumière à ses idoles tandis que, comme la Lune du tarot, il reste plongé dans la nuit.

 

Article suivant

Voir aussi

Jeux : 
Persona 5
Ajouter à mes favoris Commenter (3)

Signaler
(Jeu vidéo)

Spoiler alert: Cette série d’articles, étalés sur plusieurs semaines, dévoilent la majorité des développements narratifs de Persona 5. Ce post s’adresse donc en priorité à ceux qui ont fini le jeu et qui souhaitent des éclaircissements sur les références mythologiques et tarologique de ce jeu

Pour revenir au sommaire, cliquez ici

XVII - L’Etoile - Hifumi Togo

Hifumi Togo est une célèbre joueuse de shogi que le Protagoniste rencontrera à l'église de Kanda où il apprendra sous sa tutelle de nouvelles tactiques de combat.
Star du shogi par son jeune âge, sa beauté et son talent, elle est poussée par sa mère qui essaye d’en faire une idol avant d’être une championne de la discipline.
C’est là toute la problématique d’Hifumi: passionnée par le shogi et certaine d’être talentueuse, elle découvrira que ses parties gagnées étaient truquées par sa mère pour lui permettre de gagner la célébrité et par extension le confort matériel.

L’arcane de l’Etoile dans le tarot symbolise la personne qui cherche sa place dans le monde. La femme agenouillée sous un ciel étoilé verse deux vases, l’un sur le sol, l’autre dans une rivière. Si la femme de la carte peut se relier à l’être qui s’ancre dans l’instant présent, l’eau qui s’écoule sur le sol s’attache au passé, stable, connu, expérimenté, tandis que la rivière fait référence au futur, mouvant et incertain. La femme de l’Etoile baisse la tête tournée vers le futur (la rivière) dans une sorte de réflexion. Il s’agit alors de faire un retour sur soi, de réfléchir à ce que l’on veut être, après la chute de la Maison-Dieu.
Hifumi aura cette réflexion après la découverte de la supercherie organisée par sa mère. Comme Shinya, elle va profiter du changement de cognition de sa mère par les Phantom Thieves, pour prendre conscience de cette place dans le monde qu’elle cherche. Si elle n’est pas la championne de shogi qu'elle espérait être, elle va néanmoins tout faire pour en devenir une, abandonnant ainsi la carrière de starlette qu’on voulait lui imposer et trovant ansi sa véritable voie.

 

Article suivant

Voir aussi

Jeux : 
Persona 5
Ajouter à mes favoris Commenter (1)

Signaler
(Jeu vidéo)

 Spoiler alert: Cette série d’articles, étalés sur plusieurs semaines, dévoilent la majorité des développements narratifs de Persona 5. Ce post s’adresse donc en priorité à ceux qui ont fini le jeu et qui souhaitent des éclaircissements sur les références mythologiques et tarologique de ce jeu

Pour revenir au sommaire, cliquez ici

XVI - La Maison-Dieu - Shinya

Au détour d’une salle d’arcade, les missions des Mementos nous ferons rencontrer un jeune garçon doué aux jeux vidéo, Shinya Oda. Étant le seul à pouvoir enseigner au Protagoniste les techniques nécessaires pour battre un tricheur à son propre jeu, c’est sous sa direction (assez tyrannique) que le Protagoniste va progresser. Mais le Confidant de Shinya, c’est aussi l’histoire d’un garçon sur-protégé par une mère tout aussi tyrannique, ne tolérant pas la faiblesse et prête à tout pour parvenir à ses fins.

Le fun...

La Maison-Dieu, c’est le symbole de l’orgueil brisé. Véritable Tour de Babel, elle représente l’hubris de l’Homme, qui au sortir du Diable, se croit tout-puissant. C’est ce même orgueil qu’il démontre qu’il n’est pas encore prêt et qui doit subir le châtiment divin pour se dépouiller des dernières choses négatives pour passer à la sphère suivante, cosmique, qui sera l’Etoile.

Cette destruction est indispensable pour permettre de se reconstruire derrière. Par la défaite, Shynia, qui se croyait invincible, va subir l’effondrement de ce qui structurait son orgueil et au-delà, son ego. Même si sa défaite est injuste (il est victime du même tricheur), elle va être indispensable pour lui faire comprendre à quel point son comportement est destructeur pour les autres (il maltraitre les gamins de son âge en rejettant la faute sur leur faiblesse) et, à terme, pour lui-même. Prenant conscience des errements moraux de sa mère , il demandera l’aide du Protagoniste et des Phantom Thieves pour se libérer de ce carcan et parvenir à la reconstruction de son ego à travers l’empathie. Après cette mission, Shiya, libéré de cette prison (La Tour?) redoublera d’efforts pour triompher du tricheur et donc accéder à sa transcendance personnelle, par l’accomplissement ultime de l’activité qui structure son Moi, le jeu vidéo et l’éveil d’une nouvelle persona.

 

Article suivant

Voir aussi

Jeux : 
Persona 5
Ajouter à mes favoris Commenter (1)

Signaler

Vous êtes, je le sais, tous devant votre écran pour profiter des Gameblog Awards. Mais la vraie cérémonie est ici, celle qui va changer à jamais la destinée de ce site que vous aimez tous (car il vous permet de gratter quelques clics pour votre page YouTube).
Oui, quel intérêt y’a-t-il à assister à une cérémonie dont on sait pertinemment que Breath of the Wild va gagner un titre, où l’on connait par avance la teneur des blagues et où vous n’êtes pas ? (car là maintenant vous êtes devant votre écran à lire ceci. #démiurge #j’aivutouslesBlackMirror.)
Je vous offre donc, dans ma grande mansuétude, un moment de calme et de sérénité entre deux tapageuses annonces. Un moment d’humour subtil, léger et fin, un peu acerbe aux entournures, mais c’est l’apanage du grand parodiste que je suis, couplé à votre cruauté intrinsèque (c’est vous qui votez, je vous rappelle).  

Il est 20h et vous êtes devant les Krystawards 2017. Il est plus que temps de remettre aux nommés leur légitime récompense car ils l’ont mérité.

*

Krystaward du meilleur retournement de veste (toujours du bon coté).
ou Prix de l'opportuniste 2017

Nos six participants étaient tous susceptibles de recevoir ce prix ô combien mérité. Et d'ailleurs tout le monde a reçu au moins un vote mais nous avons un large vainqueur dans la catégorie, qui s’impose avec un tiers des voix pour lui seul ! Le prix de l’opportuniste revient à...

oliveroidubocalqui nous a carrément fait un post de blog pour nous rayer de sa vie!

Avec 33.3% des voix, talonné par un Dopamine qui n’était pas loin de la victoire avec un beau 28.6%.
On souhaite à notre retourneur de veste bonne chance sur JV.com avant qu’il ne soit débauché par IGN. mais promis il leur ferra un joli post de blog dans lequel il écrasera une larme de regrets éternels.

*

Krystaward du gameblogueur qui est passé de la gloire éternelle à l’anonymat le plus complet.
Prix Anonymous 2017

La grosse surprise des Krystawards. Je m’attendais à un combat serré mais au final c’est un quasi-plébiscite.
Le plus drôle étant que le vainqueur est à la base une blague faite pour combler un vide dans cette catégorie. Vous l’aurez deviné mais le vainqueur de la catégorie du grand anonyme de Gameblog est...

Le chiffre des dizaines dans les likes de blogs, parce qu’à une époque, je pouvais me dire que j’avais loupé un article en voyant qu’il avait fait 9 likes

Qui s’impose avec 75% des voix ! Seul Zig arrive à tenir avec le quart restant de voix pour lui tout seul. Ce qui me fait dire que Kaminos a tellement réussi à se faire oublier que plus personne ne se souvient de lui.

*

Krystaward de l’auteur d’articles longs, chiants, qui servent à rien, dont personne n’a rien à battre et qui est convaincu d’écrire pour le Technikart des jeux vidéos.
Prix Houellebecq 2017

Toujours prêt à vous expliquer que la démarche ontologique sous-jacente n’est que l’expression d’un individualisme phénoménologique propre à transcrire l’empirisme aristotélicien, ils se disent que la place de Bernard Pivot de Gameblog leur revient de droit, si seulement ils savaient se servir d’Audacity. (attendez que je trouve le mode d’emploi et que j’explique à Liehd comment brancher son micro dans le bon sens.).

Notre gagnant s’impose d’une courte tête mais il est bien devant et c’est...

Neves, pour mettre à la torture tout GB dans ses interviews interminables s’étalant sur 54 semaines et 16 542 questions.

Avec 40% des voix suivi par Liehd avec 33.3%. Et j’aime autant dire à tous ceux qui n’ont pas voté pour moi que je reviendrais et que ma vengeance sera terrible.  

*

Krystaward du blog qui te fait croire que la Communauté™ repartait comme en 40, avec ses likes, ses dramas, ses gifs, ses commentaires, ses insultes pour, au final, se retrouver avec un pseudo article qui renvoi sur un autre site, un blog ou pire, une page Youtube.
Prix <a href= <\a> 2017

Ils ont vu de la lumière... Ils ont posé les valises... Trouvant le cadre sympa, ils se sont dit que s’installer ici ne gênerait pas grand monde et surtout que leur commerce naissant à bien besoin d’une enseigne supplémentaire, fut-elle sur un site dont ils ont entendu parlé grâce à JulienC, Twitter et l’OMGB.
On n’attendait pas forcément beaucoup d’eux, ça non. Mais au moins une présence et la gentillesse de venir de temps en temps voir les grabataires qui trainent encore dans cette maison de repos qu’est la C&B. Et nous en échange, nous aurions lâché un ou deux likes en guise d’étrennes...
Mais la gloire les attends au bout de la vidéo Youtube ! Alors ne faisons pas plus longtemps obstacle à leur légitime succès et félicitons chaleureusement...

koopaskill, qui a du skill

Qui passe sur le fil avec 33.3% talonnée au plus prêt par plusgeekquecatuasgameover. On lui souhaite la bienvenue sur le site et l’encourageons vivement à venir faire un petit coucou.

*

Krystaward du meilleur commerçant de Gameblog, sur la vie de ma mère, j’te fais 50% et là c'est du suicide avec des prix pareils, allez fais pas ton chien, c’est de la bonne affaire, c’est déjà soldé 
Prix de la Vérité si je mens 2017

Croyant en la théorie smithienne que la perfection du marché passe par l'information complète des agents de l'offre et de la demande, il assure à lui tout seul cette communication sans faille, visant à freiner les vélléités des monopoles galopants. Bientôt reconnu d'utilité publique par l'Union Européenne dans sa lutte contre les ententes commeciales...

c’est par une majorité écrasante que notre meilleur commerçant est...le blog de ChocoBonPlan !  qui défonce littéralement tout le monde avec 75% des voix, mais n’oubliez pas Maryse, qu’il défonce aussi les prix !

Sur ce je vous laisse, j’ai une Switch + 3 jeux pour 399¤, mais limité à 50 pièces et disponible uniquement de 15h47 à 16h38 au Auchan de Montargis.

*

Krystaward du meilleur article de sagesse de gamedesigner canadien revenu parmi sa tribu pour répondre à tous les grands mystères.
Prix du gamedesign farouche 2017

La parole de Rahan se mérite. La Parole de Rahan est bénie.
Rahan n’est pas seulement fils de Gameblog et de Craô, il est le dépositaire immortel du Verbe du Gamedesign, ayant forgé son corps et son esprit sur l’enclume de Destiny frappée par le marteau de la narration procédurale. Revenu transcendé par son immersion dans les eaux d’Ubisoft, Rahan l’Exalté daigne parfois se pencher sur les vicissitudes risibles des mortels. Quand il marche parmi nous, les puissants tremblent, la plèbe se prosterne de stupeur et tous écoutent transi d’une révérencieuse crainte. Rahan le Kwisatz Haderach garde son indignation pour les sujets réellement graves pour lesquels son analyse d’une finesse Nobelesque (ça n’existe pas comme épithète mais j’osef d’Arimathie) est recueillie par tous les commentateurs de l’AFP comme un nectar christique.
Et rude fut le choix final, vous mettant à un véritable supplice pour décider, l’âme flagellée, quelle Parole de l’Empereur-Dieu devait avoir la prévalence sur les autres... Et à la sixième catégorie, la Lumière fût !

Passe avec une courte avance d’1/3 des voix, talonné par les 7 idées fausses du jeu vidéo.
Dans ce manifeste d’une justesse infinie, Rahan puni de sa vindicte les présomptueux mortels qui ont osé le tirer de ses indignations Twitteriennes légitimes avec des sujets triviaux.

*

Krystaward du meilleur article de DragonBall Super, oui je sais mais ne te pose pas de question, c’est comme ça maintenant.
Prix Final Flash 2017

Là encore, je ne me pose aucune question, vu que vous avez quasiment tous voté pour...

Tortue Géniale star de la bande-annonce

qui s'impose largement avec 40,7% des voix loin devant tous les autres...

*

Krystaward du truc qui est ENCORE sur Gameblog mais qui est tellement planqué sous 10 mètres de sédiments que j’ai dû demander une autorisation d'opération archéologique pour aller vérifier.
Prix Triangle des Bermudes 2017. (oui c'est plus original que le thème d'Indiana Jones)

Certains d'entre vous se souviennent encore de la grande submersion de 2013 qui a mis un terme à la V2 de Gameblog, faisant de cette version une sorte d'Atlantide vidéoludique. Avec cette déferlante, ce sont bon nombre d'anciens refuges pour la Communauté™ qui ont été submergés. parmi ceux-ci, et suite à de violentes querelles, furent évacuer dans les tréfonds du site les BD (sabordées en règle sur la fin) et...

Les Pitchs Anxiogènes de Kendy, qui sont toujours là malgré tout

et qui imposent tranquillou leur dialectique ramenarde avec 35,7% des voix. Assez loin derrière on retrouve les Articles de la Communauté qui, oui, existent toujours eux aussi.

*

Krystaward du gameblogueur le mieux membré mais on mettra en place une commission l’année prochaine pour changer le nom de la rubrique.
Prix Krystalwarrior 2017

Etre membré, c'est un état d'esprit. Ce n'est pas un macaron posé sous un profil, ce ne sont pas des posts quotidiens sur son blog. Être le plus membré sur Gameblog, c'est avant tout être là. Sur les statuts, les blogs des autres, offrir le like sincère et le commentaire encourageant. C'est animer le site envers et contre tout, et parfois contre lui-même. C'est un engagement fait de hauts et de bas mais qui fini toujours par payer, si ce n'est en succès, au moins en souvenirs. Et c'est pour cet engagement sans faille que les Krystawards sont fiers de donner le prix du gameblogueur le mieux membré à...

DranzerG, notre Ranger mauve intergalactique!

qui s'impose brillamment avec 1/3 des voix! Il est suivit d'assez prêt par Fache et Donald87 qui termine le podium.

*

Krystaward du meilleur bug GB pour faire chier sa communauté™ de merde qui l’a bien cherché depuis 2007, ça vous apprendra pour les 10 ans du site, bande de raclures.
Prix HTML5 2017

Durant ces dix magnifiques années, nous avons gardé le souvenir toujours vivace du site qui explose en plein E3 tandis que MisterP essayait vainement d'éteindre l'incendie déclenché dans le serveur du site. Et puis nous avons eu, au fil du temps, les images qui explosaient les statuts ou les apostrophes qui pouvaient bousiller votre phrase... Mais parmi les nouveaux bugs tout beaux de 2017 (et même d'avant) vous avez choisi...

La présence de Japman chaque semaine dans le Top 50 des articles les plus consultés alors qu'il a mis tout ses posts en privé.

qui passe sur le fil avec 28% des votes, (les autres étant tous à 21% environ). Toute la question étant désormais de savoir si Japman revient sur son blog toutes les semaines pour cliquer sur chaque article afin de se maintenir dans ce top ô combien disputé!

 *

Voilà ! C'est tout pour cette soirée absolument exceptionnelle, vous pouvez  reprendre votre visionnage des Gameblog Awards même si ceux-ci vous semblent désormais bien ternes devant cette fantastique débauche de moyens et la finesse rare de cette pertinente analyse de l'année écoulée.
Pour rappel, cette cérémonie inventée par Krystalwarrior n'a aucun macaron ou autre décoration à afficher ou à venir récupérer (vous pouvez à la rigueur, brandir fièrement votre titre acquis de haute lutte dans votre édito).
Comme les fois précédente,s je ne garanti aucunement leur réapparition l'année prochaine, cela étant uniquement tributaire de votre propension à faire n'importe quoi.

Merci de m'avoir suivi !

 

 

 

 

 

Ajouter à mes favoris Commenter (9)

Signaler
(Jeu vidéo)

Spoiler alert: Cette série d’articles, étalés sur plusieurs semaines, dévoilent la majorité des développements narratifs de Persona 5. Ce post s’adresse donc en priorité à ceux qui ont fini le jeu et qui souhaitent des éclaircissements sur les références mythologiques et tarologique de ce jeu

Pour revenir au sommaire, cliquez ici

 

Ichiko Ohya - Le Diable - XV

Ohya est une journaliste d’investigation qui rencontre le Protagoniste lors de l’enquête sur Madarame. Cette dernière se doutant de quelque chose sur la vraie nature de l’artiste, se pose comme l’archétype de la journaliste fouineuse qui crée plus de problèmes qu’elle n’en résout. Avec l’arcane du Diable, symbole de la transgression, des pulsions, de l’inconscient dans ce qu’il a d’incontrôlable, Ohya incarne bien cet aspect sulfureux, surtout quand on voit comment le jeu la dépeint, c’est à dire portée sur la bouteille et dont la base arrière est un bar dans le quartier chaud de Shibuya. 

Elle, une paparazzi? Jamais voyons...

Ichiko renvoie aussi une image gentiement je-m'en-foutiste, où elle se rapproche du Protagoniste pour en faire son indic sur les Phantom Thieves et ainsi marquer des points à son travail avec des scoops dont elle aura l'exclusivité.

Ohya, en plein travail pour trouver le scoop de sa vie.

Si avec son caractère le personnage symbolise bien l’arcane du Diable, elle n’est pas non plus un personnage négatif. Son parcours de Confidant révèlera une femme fidèle en amitié qui est prête à se salir les mains pour faire éclater la vérité sur le destin tragique (lié à l’application mobile des personnages et aux travaux de la mère de Futaba) d’une amie se trouvant en hôpital psychiatrique.

 

Article suivant

Voir aussi

Jeux : 
Persona 5
Ajouter à mes favoris Commenter (2)

Signaler
(Jeu vidéo)

Spoiler alert: Cette série d’articles, étalés sur plusieurs semaines, dévoilent la majorité des développements narratifs de Persona 5. Ce post s’adresse donc en priorité à ceux qui ont fini le jeu et qui souhaitent des éclaircissements sur les références mythologiques et tarologique de ce jeu

Pour revenir au sommaire, cliquez ici

XIIII - La Tempérance - Kawakami

La professeur de japonais du Protagoniste incarne dans Persona 5 la Tempérance. Vertu cardinale, elle est la capacité à faire preuve de modération en toute chose et de savoir discipliner ses désirs. Dans le tarot, elle prend la forme d’un ange posé au sol qui déverse le contenu d’un verre dans un autre. Par cette action, elle mélange ou dilue un liquide (qu’on pourrait voir comme du vin par exemple afin de l’adoucir).
L’arcane passe pour être un symbole de paix et d'harmonie, après le passage à l’arcane XIII qui était celui de la transformation et du changement.

Avec la tempérance vient aussi l’idée d’ange gardien. Si au début du jeu Kawakami se révèle assez hostile au Protagoniste à cause de son passé de délinquant, la découverte de sa double-vie va changer la donne et va l’obliger à s’occuper de son élève. Avec son travail de maid à mi-temps, elle va prendre sur elle les tâches ménagères du Protagoniste pour lui laisser plus de temps pour travailler (en théorie). En découvrant son mode de vie (les combles), elle va concevoir le besoin de l’aider, chose qui se développe avec le rang de Confidant, jusqu'à lui ménager des interruptions de cours pour qu’il puisse se reposer.

Sadayo Kawakami et le problème du temps partiel.

Cet envie d’être l’ange gardien de ses élèves va aller très loin puisque le secret de Kawakami est qu’elle est victime d’un maître-chanteur qui lui soutire de l’argent après la mort d’un élève auquel elle faisait suivre des cours particuliers (et de là vient le besoin d'emploi à temps partiel la nuit). Là encore, il sera capital pour Kawakami de prendre conscience que son attitude, si désinteressée à la base, est au final totalement délétère.
C’est ce trait de caractère qui relie Sadayo Kawakami à son arcane. La tempérance est ici celle qui vise à protéger autrui en lui facilitant la vie quitte à s’effacer soi-même, l’ange gardien va diluer, effacer les difficultés pour permettre de retrouver une nouvelle harmonie et par extension une meilleure vie pour le Protagoniste. Sadayo Kawakami y parviendra en instaurant une relation de confiance avec ce dernier permettant ainsi l'accomplissmeent final de cet arcane.

 

Article suivant

Voir aussi

Jeux : 
Persona 5
Ajouter à mes favoris Commenter (5)

Édito

L'actualité trépidante du jeu vidéo oblige à la plus grande prudence.
Le but de ce blog est donc de proposer à tous les joueurs en quête de la vérité des news de qualité, vérifiées et objectives.
Mais la rigueur de ces articles n'empêche pas néanmoins d'exposer des avis affutés et des critiques constructives qui ne manqueront pas d'élargir l'esprit des gameblogueurs ouverts aux thèses les plus audacieuses.

Si ce blog reste un oasis d'où jailli une source intarrissable de savoir, il n'en reste pas moins un havre accueillant où les sens seront nourris d'illustrations de qualité, bien que portés plutôt sur un look en particulier.

Quand l'actualité (toujours trépidante, rappelons-le) me laissera quelque latitude, je parlerai aussi d'animation et de sujets autrement plus graves comme... Euh... Le jeu vidéo, tiens. Ou les mechas.... (c'est important les mechas, vu les  films de merde qui sortent en ce moment...)

Sur ce...

Archives

Favoris