Indianagilles et les chroniques d'un gamer ni trop jeune, ni trop vieux

Indianagilles et les chroniques d'un gamer ni trop jeune, ni trop vieux

Par Indianagilles Blog créé le 05/01/11 Mis à jour le 22/04/20 à 15h49

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Chronique (BD-Manga-Comics)

 

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Joe Yabuki, 15 ans,  est un enfant des rues. Un jour, alors qu'il traverse un quartier pauvre, il tombe sur un ivrogne, l'ancien Boxeur Danpei Tange, qui devine en lui le potentiel d'un boxeur d'exception. Joe peu intéressé par cette idée décidera toutefois de profiter de la naïveté du vieux Danpei pour être nourri et logé. Mais après une énième arnaque, il se retrouvera vite en maison de correction. Là-bas, il y rencontrera un boxeur professionnel du nom de Torû Rikiishi qui deviendra rapidement son rival et sa principale motivation pour devenir à son tour un véritable boxeur professionnel...
 

Deux séries pour un manga

AshitaNoJoeMangaAshita No Joe que l'on pourrait traduire en français par Joe de demain est à la base un manga de Tetsuya Chiba (dessin) et Asao Takamori (scénario) pré-publié dès le 1erjanvier 1968 dans le magazine hebdomadaire le Weekly Shonen Magazine. Sa publication se terminera le 13 mai 1973 après cinq année de grand succès. Ashita No Joe est encore aujourd'hui considéré comme une pierre angulaire du manga Japonais et sans aucun doute l'une des série les plus appréciée sur terre nippone.
Profitant de ce succès phénoménal, une première série animée fut produite dès 1970, soit bien avant la fin de la publication du manga et se composera de 79 épisodes. Cette série ne couvrira pourtant pas la totalité du manga puisqu'ayant rattrapé la publication de celui-ci, elle s'interrompra à peu près aux deux tiers de l'histoire, soit juste après le combat contre Carlos Rivera.
Dix ans plus tard, une seconde série de 47 épisodes couvrant la fin du manga sera mise en chantier. Étant donné l'écart de diffusion entre les deux parties, les 12 premiers épisodes seront des résumés/remakes de la fin de la première série. Ainsi, la seconde série repartira du combat tragique entre Yabuki et son rival de toujours Rikiishi. Ce point de départ aurait d'ailleurs très bien pu servir de conclusion à la première série ainsi qu'au  mais l'auteur eut la bonne idée et surtout l'inspiration d'aller bien au delà de ce final dramatique.
La première chose à dire sur ces deux séries c'est qu'elles sont extrêmement fidèles au manga d'origine. Si on peut noter quelques légères différences par-ci par-là, l'esprit est toujours le même. Comme bien souvent, l'animé se permet de rajouter quelques épisodes développant un peu plus certaine situations, mais à aucun moment elles ne semblent de trop.
Puisqu'il s'agit d'une seule et même histoire, impossible de trouver une série meilleure que l'autre. La seule chose à noter c'est l'écart technique qui les sépare. Et pourtant, la première série n'a pas à rougir de la comparaison tant elle tient encore aujourd'hui la distance. La qualité de la réalisation est formidable et le design est même plus proche du manga que celui de la seconde série. Toutes deux seront réalisés par l'excellent Osamu Dezaki (Cobra, Remy sans famille, l'île au trésor, Lady Oscar...) dont le style inimitable, arrivé à maturité, est bien plus visible dans la seconde série.
Deux longs métrages animés sont également en 1980 et 1981 mais il ne s'agira que de remontages des deux séries sur de nouvelles musiques. S'ils sont intéressants, mieux vaut directement voir les série en entier.
Un film live est sorti au Japon en 2011. Je ne l'ai pas vu, mais en voyant la bande-annonce, ça semble un peu comme d'habitude avec les animés adaptés en live par les japonais : assez médiocre. Les Japonais ont rarement réussi une adaptation de leur manga en film live, il s'agit donc probablement avant tout d'une curiosité pour les fans mais rien de plus.
 
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Mieux vaut tard que jamais

4 En France, Ashita No Joe connut malheureusement un destin chaotique. La première série, probablement jugée trop âgée et obsolète au moment où la France s'intéressa aux animés Japonais, ne fut jamais diffusée. On aurait pu croire que la seconde série aurait connût plus de chance puisque la défunte 5 commença à la diffuser en avril 1991 dans l'émission Youpi, l'école est finie. Malheureusement, seuls  4 épisodes passèrent à l'antenne alors que 26 des 47 épisodes furent pourtant doublés dans notre langue.  Le CSA vit d'un mauvais ½il l'arrivée de la série et demanda rapidement son arrêt. Cette décision est pourtant fort logique tant Ashita No Joe ne s'adresse pas aux enfants. En effet, le monde de la boxe est loin d'être destiné à nos chère têtes blondes, surtout que la série le traite avec beaucoup de réalisme. Assez violente (on ne compte plus les gerbes de sang), c'est surtout la violence psychologique qui pose problème. On y voit  sans retenue les conséquences parfois tragique des combats. La mort est souvent au rendez-vous mais le pire étant peut-être le destin de Carlos Rivera  qui subira un fort traumatisme suite à son combat contre Joe. sans parler d'autres thématiques très adultes et assez fortes comme la difficulté d'insertion, la pauvreté ou même l'alcoolisme. Bref, la série est très réaliste, trop pour qu'elle ne s'adresse aux enfants. Pour une fois, le CSA n'a pas agit avec zèle.
Malgré tout, la série sera diffusé dès années plus tard sur la chaîne Manga... mais pas entièrement puisque les 20 derniers épisodes n'avaient toujours pas été doublés. Il fallu attendre 2005 pour que cela soit réalisé. En effet, l'excellent éditeur IDP décida de sortir la série dans 3 coffrets DVD. Il durent donc doubler les épisodes 27 à 47 et firent même l'effort de reprendre quelques voix du premier doublage pour plus de cohérence. Ainsi, Joe Yabuki est toujours doublé en français par Philippe Bellay, voix qui lui va très bien par ailleurs. D'autres comédiens étant  soit indisponibles, soit malheureusement décédés, il fallut bien les remplacer mais toujours en tentant de s'approcher de la voix d'origine. IDP alla même plus loin puisqu'il garda certaines fantaisies sur l'adaptation française du 1er doublage pour plus de cohérence. Ainsi, dans notre VF, Danpi Tange n'est pas que l'entraîneur de Joe, c'est aussi... son oncle. Ce lien de parenté fut donc préservé mais il est juste dommage que Joe l'appelle "Tonton" dans l'ancien doublage puis "Mon oncle" dans le second. Bref, comment faire deux infidélités pour le prix d'une ! Heureusement ce n'est pas bien gênant et le doublage reste de qualité. On se demande toutefois pourquoi IDP, qui voulait être plus proche de la version originale, fait parler le boxeur Mexicain José Mendoza avec un accent anglais plutôt qu'Espagnol... ! Si la VF prend donc quelques libertés, il n'y a rien qui puisse vraiment gâcher la vision de l'animé dans notre belle langue de Molière.
Doté de quelques bonus intéressants, les coffrets d'IDP sont de grande qualité et l'image et le son sont parfaits, ce qui est bien l'essentiel. Dotés d'un packaging classieux (blanc, noir puis argenté), de minis livrets ainsi que de très beaux cahiers artbooks, IDP n'a pas lésiné sur les moyens pour plaire à l'acheteur potentiel. Le succès ne fut malheureusement pas au rendez-vous. Pas assez en tout cas pour envisager de doubler la première série, bien plus longue, bien plus vieille et donc beaucoup moins viable commercialement parlant. Aujourd'hui, ces coffrets se trouvent à prix dérisoire et IDP a été racheté par Declic Image.  Comme quoi, l'audace n'est pas toujours récompensé...
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ashita no joe 015 pg 15manga-ashita-no-joe En Janvier 2010, Glénat pris l'excellente initiative de publier enfin le manga en version française ! Ce n'était  pas évident à la base vu l'age et le style du manga. Proche de celui du légendaire d'Osamu Tezuka (Astro le petit robot, Le roi Léo), le dessin de Tetsuya Chiba pourrait passer comme terriblement désuet aux yeux des amateurs de Naruto, Dragon Ball Zet autres shonens plus récent. La mise en page et la dynamique de Chiba sont pourtant terriblement modernes et ils inspirent toujours aujourd'hui bien des mangakas. Glénat a choisi de publier l'édition double japonaise de 2006 qui devrait donc s'étaler sur 10 tomes (au lieu de 20). Les couvertures sont très belles, modernes, le papier et les traductions de qualité (comme souvent chez cet éditeur)... bref, aucune raison de bouder son plaisir ! Surtout que le sens de lecture japonais est respectée, heureusement car il aurait été gênant de voir autant de fausse pattes (gauchers) dans le monde de la boxe ! A ce jour, 4 volumes sont sortis ce qui est plutôt bon signe, et nul doute que Glénat bouclera la série d'ici un peu plus d'un an. Bien qu'elle soit peu médiatisé et peu exposée dans les étalages, la série a l'air de bien se vendre et d'être rentable pour l'éditeur.
 
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Joe Yabuki a connu un grand succès en Italie. Pas sûr qu'il avait besoin pour ça d'être rebaptisé Rocky  Joe afin d'exploiter la mode Stallone en plein boom alors... Malgré cet opportunisme un peu douteux, l'Italie a accueilli à bras ouvert les deux séries. La première, diffusée en 1982 sur Rete 4, fut néanmoins la mieux lotie des deux grâce à un doublage fidèle, et tout simplement exceptionnel puisque, malgré quelques changements de voix au cours de la série,  il se révèle encore meilleur que l'original japonais (un peu trop criard à mon goût, comme d'habitude) !
Rockyjoe-titoloMalheureusement, la seconde série, diffusée seulement en 1990 sur Italia 7,  ne bénéficia pas du même casting qui s'en sortira malgré tout avec les honneurs. Le plus gros problème de la  seconde série provient surtout d'une adaptation un peu trop libre et d'une censure grossière, allant même jusqu'à changer la fin de la série pour la rendre plus heureuse mais surtout complètement absurde ! Ceci s'explique par le fait que, contrairement à la première série, c'est le groupe Fininvest qui s'en est occupé. Un peu comme le faisait régulièrement AB Production en France, Fininvest a tenté de rendre la série plus enfantine pour la destiner à un plus jeune public. Le film tiré de la seconde série, doublé bien plus tard par Yamato avec encore une fois un nouveau casting (sauf Joe qui reprend sa voix de la seconde série, Riccardo Onorato) bénéficia heureusement de la véritable fin, rendant enfin honneur à l’½uvre de Chiba et Takamori.
A noter également que le générique d'anthologie italien est signé par les très populaires Olivers Onions (bien connus pour leurs mélodies sur les films du duo Terence Hill & Bud Spencer) et qu'il est resté dans bien des mémoires transalpines. Pour la seconde série, bien qu'un sympathique second générique chanté par Massimo Dorati fut réalisé il sera vite décider de préserver le mythique premier générique. Ce dernier sorti en disque en version longue et remporta un grand succès.
Parlant Italien, j'ai acquis la première série sortie en 2005 chez l'éditeur Yamato Vidéo (un éditeur majeur pour l'animation japonaise en Italie), c'est une édition soignée avec une excellente restauration. Il n'y a malheureusement pas de bonus (juste le générique et quelques bandes annonces) mais il y a sur la couverture interne des jaquettes un historique très intéressant sur la boxe. La seconde série est également sortie chez Yamato, en version intégrale et comportant des passages sous-titrés sur les parties censurées et jamais doublé en Italien.
 
 

8...9... 10 ! KO !

ashita pas besoin d'attendre le son du gong pour comprendre qu'Ashita No Joe est une ½uvre exceptionnelle. Son succès au Japon est clairement mérité et impossible de nier ses innombrables qualités. Pourtant, cette ½uvre est loin d'être conventionnelle. N'allez pas croire que la série enchaine bêtement les combats de boxe et que Joese contente d'aligner ses adversaires les uns après les autres. Pour tout vous dire, le premier véritable combat professionnel de Joe n'a pas lieu avant... le 32eme épisode de la première série télévisée !
Le titre japonais est explicite : Joe l'orphelin va devoir se battre pour construire son avenir. La vie est un ring de boxe ! Ashita No Joe est avant tout l'épopée d'un jeune garçon des rues qui aurait pu mal tourner mais qui trouve sa rédemption grâce à la boxe mais aussi grâce
images à Danpei Tange, qui a su voir au-delà des apparences. Finalement;, l'univers de la boxe est presque secondaire et on est loin d'une bête série sportive à la Captain Tsubasa (Olive & Tom) ou même Hajime No Ippo (pour rester dans le monde de la boxe). Joe Yabuki représente tous les espoirs de l'homme, il se bat au delà de ses limites, sans jamais rien lâcher pour vivre ses propres rêves. Il ne renonce jamais malgré les épreuves qui l'attendent. Joe est porteur d'un message d'espoir : peu importe d'où l'on vient, on trouvera toujours un moyen de s'en sortir si l'on se trouve un but et que l'on sy tient vraiment, à la vie à la mort ! Pas étonnant que les fiers japonais aient tant plébiscité Joe Yabuki.
Car le véritable exploit de cette série est d'avoir réussi à nous faire aimer le personnage de Joe Yabuki qui est  bien loin aussi de toutes conventions. Contrairement à bon nombre de héros, Joe n'est pas parfait puisqu'il se révèle tour à tour malhonnête, vantard, prétentieux, ignorant, ingrat... Bref, un personnage particulièrement antipathique ! Et ne croyez pas qu'il s'améliore tant que ça au fil de la série. S'il gomme certains aspects sombres de sa personnalité, d'autres seront présents jusqu'à la fin le rendant toujours aussi mystérieux auprès des autres. Tel un chat sauvage, il ne se laissera jamais véritablement dompter et permettra à son image de rendre la série totalement imprévisible. Joe Yabuki réussi donc un énième exploit en se rendant attachant malgré son comportement de sale gosse et ses réactions souvent déplacées. Tout comme Dapei Tange, on finira par aimer Joe sans aucune retenue. Décidément, Joe est un as pour nous mettre KO !
 
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KO Technique

Comme souvent avec les bons mangas, les aventures de Joe Yabuki ont été adaptées en jeux vidéo. Malheureusement, contrairement à ses adaptations animées, Joe a rarement été bien lotie.
 
 
ashitaplanche-f052c-copie-1 C'est le développeur Wave Corp, via Taito qui fut le premier à développer un titre sur Arcade en 1990. Nommé simplement Ashita No Joe, le jeu est bien évidemment un jeu de boxe et s'inspire clairement du Punch Out de Nintendo sans pour autant arriver à en retrouver sa maniabilité  et son gameplay d'exception. En effet, quelques secondes suffisent à se rendre compte de l'imprécision des commandes, ce qui rend le jeu particulièrement frustrant et peu amusant. Malgré de bons graphismes (on reconnait clairement les protagonistes), on ne peut pas dire que le jeu soit techniquement impressionnant., l'animation étant bien trop simpliste. Au final, un titre honorable mais loin des qualités de son modèle.
 
 
 
 
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Legend of Success Joe flyerWave corp fait une seconde tentative et ce dès l'année suivante. En 1991 c'est cette fois SNK qui distribue le jeu Ashita No Joe Densetsu (également appelé Legend of Succes joe). Le jeu sort donc une nouvelle fois en Arcade sur système MVS ainsi que sur sa version salon, sur console Neo Geo. Il se démarque largement du premier et n'adopte plus la vue de dos mais une vue plus classique, une vue latérale. Cette fois le jeu ne se contente pas  de nous faire jouer des matchs de boxe mais alterne entre des bastons hors ring et sur le ring. L'idée n'est pas mauvaise en soit, bien que de nombreuses étapes importantes soient complètement zappées, mais le jeu est malheureusement une véritable catastrophe. Moche, mou, injouable et mal animé... c'est juste le plus mauvais jeux sur console Neo Geo ! Quant on sait qu'une cartouche coutait dans les 200¤ à l'époque, ça la fout quand même plutôt mal ! Il ne sortira jamais officiellement hors du Japon et pas sûr que beaucoup de monde l'ait regretté... !  Heureusement pour nous et pour Joe, Wave Corp jeta définitivement l'éponge pour laisser d'autres développeur encaisser les uppercuts puissants de notre boxeur favori.
 
 
box sfc ashita no joeAshita no Joe (J) En 1992, une 3eme tentative fut réalisé par KAC sur la console la plus populaire de l'époque, la légendaire Super Nintendo. Appelé tout simplement Ashita no Joe, cette version ressemble beaucoup à la précédente tentative sur Neo Geo sauf qu'elle se concentre uniquement sur les matchs de boxe de Joe. Pourtant le style graphique est très proche et le reste aussi malheureusement comme cette maniabilité déplorable. Le soft utilise (mal) le fameux mode 7 de la Super Nintendo pour simuler des mouvements sur le ring ainsi que pour la présentation de chaque combat. Mais ceci est une bien maigre consolation. Si les graphismes demeurent bien plus acceptables compte tenu du support, c'est encore une fois un échec sur toute la ligne. Joe est vraiment loin du titre !
 
 
 
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Il fallu attendre bien longtemps avant de voir ressurgir notre ami Joe Yabuki du placard. En 2001 c'est le vénérable Konami qui lança son premier jet en arcade avec Boxing Mania : Ashita No Joe. Cette fois, il ne s'agit pas vraiment d'un jeu vidéo ordinaire puisqu'il s'agit d'une borne dédiée où le joueur doit taper sur des sortes de coussinets qui apparaissent subitement devant lui pendant que l'écran affiche son adversaire. C'est un jeu très physique, pas forcément très malin mais qu'est-ce que ça défoule ! Joene fut d'ailleurs pas le seul à bénéficier de ce type de jeu puisqu'Hokuto No Ken (Ken le survivant)eut également droit à son jeu de frappe. Un concept très sympa pour un jeu original et enfin digne de Joe Yabuki ! Il était temps !
 
 
 
ashita-no-joe-typing8561258 228La même année, c'est sur PS2 que sort le titre de Sunsoft Ashita no Joe Touchi: Typing Namida Hashi. Il s'agit d'un jeu sans grand intérêt : Pendant qu'une vidéo défile devant nos yeux, des phrases apparaissent et le joueur doit juste les taper le plus rapidement possible afin de frapper son adversaire. Un clavier est bien entendu nécessaire pour jouer à ce jeu hautement ludique ! Joe qui tape, c'est logique, mais sur un clavier, c'est dramatique ! Heureusement, pas besoin de mettre des gants de boxe, ce ne serait pas trop pratique ! Il s'agit en réalité d'un jeu pour apprendre à taper au clavier le plus rapidement possible. Le jeu ne représente qu'une petite motivation supplémentaire pour apprendre en "s'amusant". Ce genre de produit est assez commun au Japon (il existe des variantes sur Neon Genesis Evangelion ou même House of the Dead) . Bien entendu ils ne sont jamais sorti en dehors du Japon.
 
 
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PA.01908.006579073 18092 front L'année suivante, en 2002, c'est le cultissime Capcom qui s'y colle, toujours sur PS2. Malgré une superbe jaquette Ashita no Joe 2: The Anime Super Remix n'est pas vraiment le jeu attendu. En réalité il ne s'agit que de neuf mini jeux sans intérêt qui, une fois accomplis, permettront au joueur de débloquer quelques séquences vidéo du dessin animé. Une fois toutes les séquences animées obtenues, le joueur pourra voir son bel épisode complet. Bien entendu, ce n'est même pas un épisode inédit... C'est donc pire que le titre précédent qui avait au moins le mérite de posséder des vertus pédagogiques. On se demande bien à qui s'adresse ce genre de titre, même si les japonais ne sont pas réputés pour leur goûts d'exception ! Quant on sait de quoi est capable Capcom, on ne peut que retenir ses larmes !
 
 
0001c2b2167a91860525448frontKonami sort en 2003, un 3eme jeu sur PS2, Ashita no Joe Masshiro ni Moe Tsukiro!  Et cette fois il s'agit bien d'un véritable jeu ! Avons-nous trouvé le messie tant attendu ? Le jeu comporte plusieurs modes. Dans le mode exhibition, le joueur a le choix entre 25 boxeurs, tous tirés de la série. Le mode Victory est un mode survival où le joueur doit enchainer les matchs les uns après les autres jusqu'à ce qu'il perde. Mais le mode le plus intéressant est bien entendu le mode Story qui nous permet de rejouer l'intégralité de la série ! Tout comme le jeu sur Neo Geo, le titre ne se contente pas des matchs de boxe. Ainsi, le joueur devra également se battre en dehors. Très fidèle au manga, les combats sont entrecoupés par de nombreux dialogues mais aussi par des cut-scenes plus dynamiques utilisant des zooms et des travelling de caméra, nous faisant revivre les plus beaux instants de la série.  Le scénario nous réserve néanmoins quelques surprises puisque selon que l'on perde ou que l'on gagne certains matchs, nos adversaires seront différents. Un très bon point pour la rejouabilité. Ashita No Joe2-copie-1Graphiquement le jeu est plus qu'acceptable et l'on reconnait bien tous les protagonistes. A noter que les cut-scene fixes sont tirés du character design du manga et non de l'une des deux séries, ce qui donne un très bel effet retro au jeu. Malheureusement, une fois encore, le gameplay n'est pas des plus reluisant. Pas technique pour un sous, il s'agira surtout de matraquer les boutons. Le jeu permet de choisir sa posture (défensive, offensive, très agressive) mais ce n'est pas très utile. Cela dit, il s'agit avant tout d'un produit pour les fans qui sont prêt comme souvent à pardonner certaines carences inacceptables sur d'autres jeux. Force est de constater que le titre de Konami réussi plutôt bien son pari et qu'il s'agit au final d'un bon petit jeu ! Il était temps ! Dommage que le jeu ne soit disponible qu'en Japonais, les textes étant très nombreux. Mais les fans ne connaissent-ils pas l'histoire par c½ur ? En 2004, le jeu sera réédité en version "The best", soit une sorte de version Platinium. Belle reconnaissance.
 
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918700 25446 front Konami ne s'est pas contenté de livrer une bonne version PS2. Au même moment, l'éditeur sort également la première version portable de la série puisque c'est sur Game Boy Advance que Joe va poser son sac. En fait, Ashita no Joe Makkani Moeagare! est un peu  une adaptation du jeu PS2 sur GBA. Tout comme sur la console de Sony, le jeu propose un mode exhibition et surtout un mode story nous permettant de rejouer toute la série du début à la fin ! Les cut-scenes  fixes sont ici aussi composées du character design du manga 0.jpget c'est encore une fois du plus bel effet. Bref, c'est une vrai version de poche que Konami nous a concocté là ! Bien entendu, les personnages ne sont plus en 3D et s'il y a toujours des scènes animés durant les combats il s'agit cette fois de petites animations en 2D. Par exemple, lorsque Joe tombe au sol, on voit son protège-dents tomber par terre en gros plan ! Pas mal ! Techniquement, la GBA s'en sort donc très bien. Encore une fois, le gameplay n'est pas des meilleurs et le jeu pâti d'une certaine mollesse mais l'on parvient toutefois à bien s'amuser. Heureusement que Konami était là pour sauver Joe de la médiocrité.
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