L'Antre de Ichi

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Par Ichi Blog créé le 08/04/10 Mis à jour le 23/05/12 à 11h13

Le jeu vidéo passionnément Hardcore !

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Ce n'est pas à moitié !

Cette semaine, j'aurais bien rigolé. Tout ça grâce à la communauté mondiale de "gamer" et à la sortie d'un jeu : Lost Planet 2. Mais pourquoi donc cher monsieur ? C'est simple, je trouve que souvent, les gens ne savent ni où ils ont mal, ni être objectif. Tout cela pour un seul jeu ? Ben oui, car c'est un exemple comme un autre et qui servira à conclure ainsi : Seul la médiocrité rassemble les masses.

Wow, ça c'est de l'introduction ! Comment agressé la psyché du lecteur avec 6 mots. Comment peut on faire le lien entre un jeu lambda et la capacité intellectuelle de la masse ? Et bien c'est super simple : une histoire de critère.
Et pour cet article le critère sera justement les différentes critiques de Lost Planet 2 et la démonstration que laisser n'importe qui donné son avis, c'est aussi dangereux que de laisser un enfant se servir d'une tronçonneuse. Pourquoi Lost Planet 2 d'ailleurs ? Ben manque de bol, c'est sur lui que ça tombe.
Donc les tests de Lost Planet 2 sont arrivés et avec ceux-ci, les avis des joueurs. Et 2 gros points ressortent des critiques : une IA faiblarde et un solo bâclé. Et là, c'est juste le drame comique, avec des serpents se mordant la queue et de la mauvaise foi à tous les étages. Mais pourquoi donc ?
Commençons simplement par les joueurs qui laisseront le jeu de côté pour la seule raison d'un solo anecdotique. La première chose assez surprenante, ce sont les gens étonnés de ce fait. C'est vrai que ce n'est pas comme si le jeu était présenté depuis le début comme un jeu coop à 200% pour la campagne principale. Et si, cherchez bien les premières vidéos, et demandez vous comment un jeu qui se veut coopératif pourrait être une déception si son mode solo est inintéressant. C'est comme si la communauté de joueur avait brûlé L4D 1 et 2 parce que le jeu est chiant tout seul avec 3 bots en compagnon de fortune. C'est, désolé pour le mot, totalement débile. Et en plus la com avait bien joué son rôle, vu qu'on nous le présente ainsi depuis LE DEBUT. Et le critère d'un bon jeu, c'est surtout de savoir s'il tient ses promesses et non pas s'il établit la volonté de toucher tous les publics. Que certains joueurs n'aiment pas les jeux coopératifs et multi, c'est un fait, mais démonter un jeu sur ces seuls critères est totalement absurde. Enfin bref, le critère du mode solo bâclé n'en est pas un, ou alors on reprend les L4D et on les massacre pour leur solo totalement anecdotique.
Passons au 2ème critères, celui qui sert encore plus aux critiques, jouant pour la plupart les vierges effarouchées quand ils lisent que l'IA des BOTS en solo est totalement pourri. J'ai bien dit des BOTS, pas des ennemis. Et là c'est le drame, car 99% des joueurs ayant lu ça, on bien pris la peine de généraliser ce critères sur tout le jeu, sans se demander si cela marcher aussi pour l'IA des adversaires, pour la plupart animal ou robotiques, et si cette IA n'étais pas suffisante pour un jeu d'action. Donc pour commencer, ceux qui n'y ont pas jouer se trompe sur toute la ligne, car si effectivement les bots compagnons en solo ne servent à rien (tout comme les bots d'un certain L4D ou ceux d'un GeOW), les adversaires, eux, ont tout ce qu'ils faut pour offrir de vrai sensations de difficultés au joueur, et de toute manière si l'IA de Lost Planet 2 est critiquable alors, s'il vous plait messieurs les testeurs professionnelles et moins pros, reprenez donc vos test de GeOW 1 et 2 et surtout de SC Conviction et descendez moi ces jeux pour leur IA. Car ce critère n'est pas mieux pour GeOW et surtout (bis) pour un certain jeu dit D'INFILTRATION dont la plupart des tests ont clairement occulté ce problème d'IA MERDIQUE (je ne parle pas des avis positifs de la communauté de joueur dont apparemment peu connaissent les critères objectif d'une bonne IA), mais qui ne se privent pas de descendre Lost Planet 2 sur ce critère, là ou, me semble t'il, il est peut être quand même plus important d'avoir une IA correcte dans un jeu d'infiltration que dans un jeu ou de toute façon les ennemis sont de la chair à canon (aka les jeux d'actions pur).

Donc nous avons ici l'exemple parfait de la mauvaise foi caractéristique de gens dont le seul plaisir est de critiquer gratuitement, sans se rendre compte qu'ils sont totalement à côté de la plaque et qu'ils n'apportent aucune jugement valable pour le reste des joueurs.
Un cas d'école, ou tout le monde essaye de faire croire qu'ils ont joué au jeu ou qu'ils sont capable de voir que Lost Planet 2 est une pure arnaque parce que son IA est moisi et son solo inintéressant. A oui, y'a aussi le gameplay ancestrale, pourtant on peut courir en tirant, je comprend pas... haaaa mais oui, c'est vrai, on peut pas se coller au mur... cette loose...

LOL.

 Seul la médiocrité rassemble les masses.

 

 

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Gouvernements du monde industriel, géants fatigués de chair et d'acier, je viens du cyberespace, nouvelle demeure de l'esprit. Au nom de l'avenir, je vous demande, à vous qui êtes du passé, de nous laisser tranquilles. Vous n'êtes pas les bienvenus parmi nous. Vous n'avez aucun droit de souveraineté sur nos lieux de rencontre.

Nous n'avons pas de gouvernement élu et nous ne sommes pas près d'en avoir un, aussi je m'adresse à vous avec la seule autorité que donne la liberté elle-même lorsqu'elle s'exprime. Je déclare que l'espace social global que nous construisons est indépendant, par nature, de la tyrannie que vous cherchez à nous imposer. Vous n'avez pas le droit moral de nous donner des ordres et vous ne disposez d'aucun moyen de contrainte que nous ayons de vraies raisons de craindre.

Les gouvernements tirent leur pouvoir légitime du consentement des gouvernés. Vous ne nous l'avez pas demandé et nous ne vous l'avons pas donné. Vous n'avez pas été conviés. Vous ne nous connaissez pas et vous ignorez tout de notre monde. Le cyberespace n'est pas borné par vos frontières. Ne croyez pas que vous puissiez le construire, comme s'il s'agissait d'un projet de construction publique. Vous ne le pouvez pas. C'est un acte de la nature et il se développe grâce à nos actions collectives.

Vous n'avez pas pris part à notre grande conversation, qui ne cesse de croître, et vous n'avez pas créé la richesse de nos marchés. Vous ne connaissez ni notre culture, ni notre éthique, ni les codes non écrits qui font déjà de notre société un monde plus ordonné que celui que vous pourriez obtenir en imposant toutes vos règles.

Vous prétendez que des problèmes se posent parmi nous et qu'il est nécessaire que vous les régliez. Vous utilisez ce prétexte pour envahir notre territoire. Nombre de ces problèmes n'ont aucune existence. Lorsque de véritables conflits se produiront, lorsque des erreurs seront commises, nous les identifierons et nous les réglerons par nos propres moyens. Nous établissons notre propre contrat social. L'autorité y sera définie selon les conditions de notre monde et non du vôtre. Notre monde est différent.

Le cyberespace est constitué par des échanges, des relations, et par la pensée elle-même, déployée comme une vague qui s'élève dans le réseau de nos communications. Notre monde est à la fois partout et nulle part, mais il n'est pas là où vivent les corps.

Nous créons un monde où tous peuvent entrer, sans privilège ni préjugé dicté par la race, le pouvoir économique, la puissance militaire ou le lieu de naissance.

Nous créons un monde où chacun, où qu'il se trouve, peut exprimer ses idées, aussi singulières qu'elles puissent être, sans craindre d'être réduit au silence ou à une norme.

Vos notions juridiques de propriété, d'expression, d'identité, de mouvement et de contexte ne s'appliquent pas à nous. Elles se fondent sur la matière. Ici, il n'y a pas de matière.

Nos identités n'ont pas de corps; ainsi, contrairement à vous, nous ne pouvons obtenir l'ordre par la contrainte physique. Nous croyons que l'autorité naîtra parmi nous de l'éthique, de l'intérêt individuel éclairé et du bien public. Nos identités peuvent être réparties sur un grand nombre de vos juridictions. La seule loi que toutes les cultures qui nous constituent s'accordent à reconnaître de façon générale est la Règle d'Or. Nous espérons que nous serons capables d'élaborer nos solutions particulières sur cette base. Mais nous ne pouvons pas accepter les solutions que vous tentez de nous imposer.

Aux États-Unis, vous avez aujourd'hui créé une loi, la loi sur la réforme des télécommunications, qui viole votre propre Constitution et représente une insulte aux rêves de Jefferson, Washington, Mill, Madison, Tocqueville et Brandeis. Ces rêves doivent désormais renaître en nous.

Vous êtes terrifiés par vos propres enfants, parce qu'ils sont les habitants d'un monde où vous ne serez jamais que des étrangers. Parce que vous les craignez, vous confiez la responsabilité parentale, que vous êtes trop lâches pour prendre en charge vous-mêmes, à vos bureaucraties. Dans notre monde, tous les sentiments, toutes les expressions de l'humanité, des plus vils aux plus angéliques, font partie d'un ensemble homogène, la conversation globale informatique. Nous ne pouvons pas séparer l'air qui suffoque de l'air dans lequel battent les ailes.

En Chine, en Allemagne, en France, en Russie, à Singapour, en Italie et aux États-Unis, vous vous efforcez de repousser le virus de la liberté en érigeant des postes de garde aux frontières du cyberespace. Ils peuvent vous préserver de la contagion pendant quelque temps, mais ils n'auront aucune efficacité dans un monde qui sera bientôt couvert de médias informatiques.

Vos industries de l'information toujours plus obsolètes voudraient se perpétuer en proposant des lois, en Amérique et ailleurs, qui prétendent définir des droits de propriété sur la parole elle-même dans le monde entier. Ces lois voudraient faire des idées un produit industriel quelconque, sans plus de noblesse qu'un morceau de fonte. Dans notre monde, tout ce que l'esprit humain est capable de créer peut être reproduit et diffusé à l'infini sans que cela ne coûte rien. La transmission globale de la pensée n'a plus besoin de vos usines pour s'accomplir.

Ces mesures toujours plus hostiles et colonialistes nous mettent dans une situation identique à celle qu'ont connue autrefois les amis de la liberté et de l'autodétermination, qui ont eu à rejeter l'autorité de pouvoirs distants et mal informés. Nous devons déclarer nos subjectivités virtuelles étrangères à votre souveraineté, même si nous continuons à consentir à ce que vous ayez le pouvoir sur nos corps. Nous nous répandrons sur la planète, si bien que personne ne pourra arrêter nos pensées.

Nous allons créer une civilisation de l'esprit dans le cyberespace. Puisse-t-elle être plus humaine et plus juste que le monde que vos gouvernements ont créé.

Davos (Suisse), le 8 février 1996.

John Perry Barlow, Cognitive Dissident Co-Founder, Electronic Frontier Foundation Home

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