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Catégorie : Jeux vidéo

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Jeux vidéo (Jeu vidéo)

Voilà maintenant une éternité que ce blog a été créé, sans que je ne m'exprime des masses sur le média qui intéresse - semble-t-il - en priorité les lecteurs de Gameblog : le jeu vidéo.

Alors allons-y, on prend le taureau par les cornes et on se lance dans l'arène, au risque d'y perdre quelques plumes et un semblant de crédibilité.

Mon entourage actuel n'étant que rarement réceptif au monde du jeu vidéo, je ressens désormais le besoin de partager mon expérience, évoquer mon parcours de joueur et développer ensuite sans trop de longueurs ni redite sur l'évolution de l'objet vidéo-ludique ainsi que son avenir, ceci de manière totalement subjective bien sûr. Dans un cadre chronologique, davantage organique ou "philosophique" que technique, cet article vise à partager mon ressenti sur le bien culturel qui nous anime tous, et susciter pourquoi pas la réflexion.

 

Premiers pas

 

 

 

 

 

 

Comme beaucoup d'entre nous, ma découverte de la chose s'est faite avec la (ou le) Gameboy, les premiers Zelda, Mario, Kirby, etc. Le premier choc, les premières crises de nerfs, les premières sensations de toute puissance virtuelle. J’ai aussi pu m'essayer très vite à l'Atari 2600 chez le cousin savoyard, machine qui ne m'a pas laissé de souvenirs impérissables après la Gameboy. Et puis la Nes (ou Famicom) s'est vite installée sous le téléviseur cathodique (après avoir poussé maman à bout), tout est alors devenu plus clair, en couleur, et plus fluide. Ma véritable première claque est venue à ce moment-là, marqué à vie par Super Mario Bros 3 en particulier, l'un des précurseurs du "monde ouvert" dans l'idée, en fait. Je n'ai pas eu le plaisir de posséder la Super Nes, plutôt usée chez les copains, avec Bomberman et Mario Kart surtout. Pour compenser j'ai obtenu la fameuse Gamegear de Sega, accompagnée entre autres d'Aladdin, que j'ai rincé et recommencé plus tard sur Megadrive, console qui m'a longtemps tenu en haleine avec ses Sonic, ses Streets of Rage, son Earthworm Jim, Flashback, Alex Kidd, etc.

 

Premières gifles en troidé

J'ai découvert ensuite la Playstation chez le même cousin (merci Jean-Baptiste), avec la toute première démo du fameux T-Rex., et Tekken. Je n'en revenais tellement pas que j'en ai rêvé plusieurs nuits de suite. Cette machine représentait un véritable bond en avant en termes d'animation et de graphismes. La Playstation est alors devenue le "Saint Graal" dans ma tête d'enfant. Il fallait que j'en possède une moi aussi. Pouvoir toucher à tous ces jeux novateurs, prometteurs de sensations nouvelles. Maman, faisant preuve d'une patience surhumaine, a finalement cédé à la pression constante que j'exerçais sur sa personne, et j'ai donc pu m'apercevoir de la médiocrité de Ridge Racer, de la magie et la drôlerie d'Oddworld, de l'impression de vitesse d'un Wipeout, de la folie d'un Crash Bandicoot, des aventures incroyables de FFVII, etc. Concernant la N64, j'ai reproduit le même schéma que pour la Super Nes, pratiquée chez les potes à plusieurs, sur les classiques Super Smash Bros et Mario Kart. La tradition ayant perduré avec la Gamecube et la Wii. Nintendo était d'ailleurs déjà pour moi synonyme de "multijoueurs" et de convivialité. Enfin, c'est surtout qu'on n'avait pas les moyens de m'offrir tout ce que je voulais. Heureusement que je ne suis pas fils unique, mais on en était pas loin dans le principe. Quant à la Saturn et la Dreamcast, je ne me souviens pas avoir eu pleinement conscience de leur existence avant la mi-parcours lycéenne. My bad.

 

Premiers jeux PC / Première prise de conscience de la narration et de la richesse des univers dans les jeux vidéo

Dans le même temps et en plus des salles d'arcade, j'ai commencé à dilapider mon argent de poche dans les magazines spécialisés (GEN4, Consoles+, Joystick, etc) et je bavais devant les tests, de jeux PC en particulier. Adolescent j'ai donc obtenu mon premier ordinateur sur Windows 95, et pas mal de titres, estampillés "LucasArts" (Monkey Island, The Dig, etc), ou encore Discworld Noir, Grim Fandango, le premier Deus Ex (claque magistrale), System Shock (auquel je ne comprenais strictement rien mais dont l'univers me captivait), Les Chevaliers de Baphomet, Outcast, The Nomad Soul, Populous, Half-Life, Fallout 2, Soul Reaver, Turok, Heretic, GTA, et j'en passe des camions.

C'est la période où j'ai réellement pris conscience du potentiel "infini" du jeu vidéo, de ses liens avec le cinéma, des réflexions qu'il pouvait apporter à travers l'interactivité.

 

Premiers émois lycéens / Découverte intensive du RPG et de l'eclectisme vidéo-ludique avec la PS2

Après tout ça, entrée au lycée donc. Sociabilisation, premières cuites, premiers amours, premiers pétards sont autant d'éléments qui ne m'ont pas permis d'exploiter pleinement la matière vidéo-ludique du moment. Néanmoins, je me suis vite rattrapé avec la PS2 et son catalogue déjà excessivement fourni lorsque je l'ai acquise. Une période où je fréquentais du joueur régulier, voire acharné (deux en particulier), m’ayant replongé dans les méandres fantastiques des mondes alternatifs. Bien que je connaissais déjà Final Fantasy par ses épisodes VII et VIII, c'est à ce moment-là que j'ai pu constater toute l'étendue et l'influence des J-RPG, sans jamais avoir totalement accroché sur la durée toutefois, trouvant que les différents univers se ressemblaient un peu trop. Rogue Galaxy et Final Fantasy X restent ceux qui ont le plus marqué ma mémoire dans ce domaine.

Ce que j'aimais avant tout avec la PS2, c'est la diversité et la quantité de jeux qu'elle proposait (une direction que semble vouloir prendre la PS4 d'ailleurs). Grâce à mes acolytes joueurs d'expérience, j'ai aussi pu tâter de la Dreamcast, Crazy Taxi, Sonic Adventure, Virtua Fighter, Jet Set Radio, Shenmue, etc, et de constater tout ce potentiel gâché malgré d'excellents titres. Possesseurs ensuite de la Wii, DS, PS3 et Xbox360, les collègues m'en ont aussi fait profiter allègrement.

 

Premiers investissements financiers personnels

 

Enfin, depuis ce temps-là je me suis complètement réintégré dans cette passion, sans renier pour autant la musique. Vivant seul par la suite j'ai pu me payer une PS3, et une 360 Arcade plus tard pour une bouchée de pain. L'expérience mitigée en début de vie de la PS3 m’orientait vers la 360, mais depuis quelques mois, la console de Microsoft prend la poussière (je doute qu'elle daigne encore fonctionner), tandis que la PS3 est aujourd'hui transfigurée, et continue à sortir des jeux.

 

 Premier suivi intensif d'un passage à une nouvelle génération

La nouvelle génération a déjà pris place sous mon téléviseur, elle se nomme PS4 (accompagnée d'une PSVita), qui, comme dit plus haut, semble renouer avec ce qui a fait le succès de la PS2, laissant la priorité à la liberté de création. La démarche d'ouverture vers les  indépendants est un signe fort, qui marque une différence notable avec la concurrence, engoncée dans une communication passablement foireuse, osant mettre sur le marché une machine plus chère et moins puissante, sachant que Kinect n'est plus un argument de vente depuis belle lurette.

Pour ne pas m'attirer les foudres de certains, je ne prétends pas que la Xbox One est un "Tank" obsolète, au contraire (quoique le design...), elle est seulement hyper mal vendue. L'idée de "Media Center" est excellente, bien que ça ne m'attire pas personnellement, mais comme dit le vieil adage jamais assez rabâché : "il en faut pour tout le monde".

 

Et alors ?

Quoi qu'il en soit, les passages à la next-gen ont toujours suscité énormément d'engouement, à raison. On aura beau dire que le "gouffre" technique n'est pas toujours au rendez-vous, l'écart entre chaque génération de consoles est bien là. Cet écart ne se situe pas nécessairement autour du rendu visuel et de l'aspect technique - élément sur lequel beaucoup trop de joueurs comptent exagérément à mon sens - mais aussi et surtout par la narration, de quelle manière celle-ci s'accorde avec le gameplay, l'univers proposé, l'immersion, la viscéralité éprouvée dans le maniement d'un personnage bien écrit, tout ce qui constitue le noyau émotionnel d'un jeu, d'un récit ou d'un film.

A ce titre, le jeu vidéo comme le cinéma sont des arts de synthèse, le premier incluant le second de surcroît. Un état des choses concretisé par des noms tels que Hideo Kojima, David Cage, Suda51, Ken Levine, Jenova Chen, Naughty Dog, Rockstar et j'en passe, produisant des jeux sans doute perfectibles mais qui tendent à pousser à la réflexion, accentuer les émotions et sensations, en créer de nouvelles, à expérimenter tout simplement. On peut évidemment douter sur la qualité globale de leurs productions, on peut aussi se demander si ces créateurs sont faciles à vivre au quotidien (les génies sont souvent un peu mégalo, oui), mais on ne peut décemment pas remettre en cause leur volonté/ambition (essentielle) d'aller creuser plus loin que ce qui existe déjà, et de faire avancer le schiml... le schmibl... le schmilblick. Bref.

Finalement, l'avenir semble plutôt radieux pour les mondes alternatifs, où la créativité des développeurs, liée au progrès technologique, promet des merveilles insoupçonnées. Ceci n'enlève pas les méandres d'une économie de marché qui met justement à mal cette créativité, préférant formater, uniformiser pour vendre au plus grand nombre. Entreprise déjà en activité sur grand écran depuis des lustres. Reste que le jeu vidéo, comme le cinéma ou autre média culturel, ne peut fatalement pas se passer d'imagination, celle-là même qui pousse le jeu vidéo vers toujours plus de maturité, et surtout de diversité .

J'ai donc très bon espoir pour la suite. Et vous ?

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Jeux vidéo (Jeu vidéo)

Ce jour providentiel du 8 février de l'an 2012 voit l'arrivée de la mise à jour 4.10, qui corrige le navigateur internet du service online de Sony (Champagne !). Cette màj accompagne visiblement la mise en place du SEN.

Si le SEN pouvait en profiter pour renforcer et clarifier (et stabiliser) tout ce bordel...

 

Edit/Verdict : Bah en fait ça change pas grand chose, vous pouvez rengainer le champomy les gars... (leur navigateur à la con ne capte même pas adobe, ce qui est absurde)

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Jeux vidéo (Jeu vidéo)

Dead Space premier du nom est resté gravé dans nos mémoires d'adeptes du genre "survival-horror". Ce huis clos spatial mettant en scène un simple ingénieur venu inspecter un vaisseau laissé mystérieusement à l'abandon... Le titre représentait un véritable "nouveau souffle" pour ce genre qui commençait sérieusement à partir dans tous les sens (aah Resident Evil 5).

Innovant à bien des égards, surtout en matière d'immersion, Dead Space constituait alors un nouvel espoir de voir apparaître quelques titres inspirés par cette nouvelle licence. Malheureusement, malgré une reconnaissance critique indéniable, les ventes n'ont pas suivi et le survival-horror n'a pas vraiment brillé entre Dead Space et sa suite. On peut toutefois en citer un ou deux sortant de l'ordinaire tels que Amnesia : The Dark Descent ou bien Alan Wake (qui lui se rapprocherait davantage d'un thriller) mais ce n'est pas suffisant pour nous, gamers gourmands et gourmets !

C'est dans ce contexte que sort le second Dead Space, un 27 janvier de l'an 2011, c'était un jeudi.

C'est avec excitation et fébrilité que j'introduis la galette dans le mange-blu-ray-disque de la Playstation 3. J'éteins la lumière, je branche le casque, je lance le jeu.

Afin de replacer la fin du premier Dead Space, un résumé en forme de comics est proposé dans le menu. Joliment réalisé et très utile pour se remettre dans l'ambiance.

Après ça, je lance ma première partie en mode "difficile" (qui, comme le disait un certain JulienC (connais pas), se rapproche du mode « normal » du premier volet), histoire de faire honneur à l'étiquette survival, qui se révèlera vraiment vers la fin du jeu.

Me voilà enfin dans la peau d'un Isaac Clarke qui ne s'est visiblement pas remis de son séjour à bord de l'Ishimura. Il est désormais en proie à des hallucinations particulièrement flippantes et qui mettent en scène Nicole, sa chérie disparue dans le fameux vaisseau spatial.

Ah, et on s'aperçoit très vite que notre Isaac n'est plus muet. Il se révèle même particulièrement bavard ! Cette nouveauté est déroutante au début mais le doublage français est soigné et n'entache nullement l'immersion dans ce nouveau lieu qu'est la station de la Méduse, véritable métropole de l'espace.

Bref, je n'en dirai pas davantage sur l'histoire pour ne pas vous spoiler la tronche mais je peux affirmer qu'on a là une suite parfaitement calibrée en tout point et qui entre directement dans le vif du sujet...

De toute évidence, l'effet de surprise est moindre mais Visceral Games a su développer l'univers de Dead Space à travers une diversification accrue des environnements et du gameplay, ainsi que quelques petits ajouts qui ont tous leur utilité. Que ce soit le mini-jeu de "hacking" destiné à ouvrir portes et ascenseurs, l'indication des plans et stocks sur le GPS ou le fait de pouvoir se mouvoir en toute liberté lors des phases d'apesanteur grâce aux petits propulseurs de la combinaison.

Certains passages dans les conduits d'aération sont également bienvenus dans le sens où l'on n'a aucun moyen de se défendre en cas d'attaque de nécromorphes, ce qui accentue le sentiment de vulnérabilité...

Les nécromorphes justement, ces créatures post-humaines plus ou moins dangereuses en fonction de leurs capacités plus ou moins meurtrières, sont ici bien plus nombreux et variés qu'auparavant... On peut constater que le directeur artistique s'est fait plaisir.

L'interface qui s'affiche en temps réel est toujours aussi plaisante à manipuler. L'inventaire se gère toujours de la même manière et c'est très bien comme ça, surtout dans un mode de difficulté élevée, où les munitions sont précieuses. Les armes "classiques" telles que le Cutter Plasma, le Trancheur ou le Fusil d'assaut sont évidemment présentes et de nouvelles armes font leur apparition, comme le Lance-Javelot ou le Fusil à balles chercheuses... En outre, on a la possibilité d'utiliser la kinésie pour attraper les membres de nécromorphes découpés afin de s'en servir comme projectile. Belle idée. A noter également que la stase est ici davantage indispensable pour progresser dans La Méduse et faire face à des hordes d'autochtones pas vraiment accueillants.

L'ambiance sonore ensuite, hyper travaillée, angoissante comme jamais, exceptionnelle. Elle constitue une composante absolument essentielle à chaque instant de l'aventure d'un Isaac Clarke sombrant peu à peu dans la folie... Si vous êtes un tant soit peu sensible et que vous ne tremblez pas au moindre bruit insignifiant, je ne peux plus rien faire pour vous. D'autant qu'il arrive assez régulièrement que l'on se retrouve plongé dans le noir total, le son prenant une ampleur tout à fait effrayante dans ces conditions.

 

Finalement, tout ce qui a fait le succès critique de Dead Space se retrouve dans ce second volet, accompagné de nombreux ajouts et améliorations bienvenus, malgré un effet de surprise fatalement moins présent. L'action et le dynamisme global ont été revus à la hausse sans dénaturer l'essence du jeu initial. Je ne parle pas du mode multijoueur car je le trouve relativement inutile malgré le plaisir ressenti en incarnant un nécromorphe.

Conclusion : si vous aimez la science-fiction claustrophobe et si vous raffolez de l'angoisse vidéo-ludique, jetez-vous dessus (si vous avez fait et aimé le premier bien sûr) !

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Par herEgen Blog créé le 21/05/11 Mis à jour le 23/07/14 à 12h04

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Tang Cé (Tang @Metalorgie)

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