Le Blog de Gunhed

Par Gunhed Blog créé le 23/02/14 Mis à jour le 11/11/19 à 20h35

Mes passions : jeux vidéo, retrogaming, BD et autres inepties... Bon ben les petits amis, on va essayer de concilier tout ça dans la joie et la bonne humeur...

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Catégorie : Retrogaming

  
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Retrogaming (Jeu vidéo)

Hé ouais les filles avec Splatterhouse : ça va gicler sur NEC PC Engine (et un petit peu sur Nintendo Famicom) ! Deux Speed Test pour le prix d'un ça ne se refuse pas !

(Re)découvrez la version PC Engine de Splatterhouse mais également la version Famicom : Splatterhouse Wanpaku Graffitti ! La version qui se moqua outrageusement de Michael Jackson ! Un scandale qui nous fait dire que c'est pas sur Sega qu'on verrait ça ! 

Pour celles et ceux qui n'ont pas connu ce titre, rappelons que Splatterhouse est un jeu vidéo d'action de type beat them all développé par Namco, sorti en 1988 sur borne d'arcade, il a été adapté sur Famicom en 1989 sous le titre Splatterhouse: Wanpaku Graffiti, puis sur PC-Engine en 1990 et enfin sur FM Towns en 1989.

Fait assez rare pour l'époque, ce jeu d'arcade est dans le genre horreur. Le joueur prend le contrôle de Rick, un étudiant en parapsychologie qui, à la suite d'un orage, se réfugie avec sa fiancée dans un manoir abandonné (nommé the West Mansion, clin d'oeil au Docteur Herbert de Re-Animator). Alors qu'ils entrent tous deux dans le manoir, un cri se fait entendre, Jennifer disparait et Rick meurt. C'est alors qu'un ancien masque, connu sous le nom de « Terror Mask », le ressuscite et le possède tout en le métamorphosant. Rick, de nouveau en vie, va devoir affronter seul les dangers du manoir pour tenter de sauver sa bien-aimée...

A noter que la version TurboGrafx (la PC Engine US) subit différentes modifications : ainsi la croix inversée qui sert de boss a été retirée pour éviter toute polémique avec l'église. Le masque de Rick est devenu rouge pour éviter tout risque de plagiat envers la série Vendredi 13 et les zombies ont été ralentis pour respecter la cadence de marche réglementaire américaine :)

Quant à la version Famicom, Namco a pris le parti d'en fairte une version SD (Super Deformed) et de changer quelque peu le gameplay. Une bonne idée car il aurait ambitieux de vouloir "imiter" le jeu d'arcade. Le résultat est surprenant mais pas dénué d'intérêt.

Je vous invite à revenir 27 ans en arrière, à une petite promenade dans le manoir West...

 

 

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Retrogaming (Jeu vidéo)

Mes petits lapins adorés, après notre vidéo d’hier où la Super Nintendo Classic Mini s’est mutée en PC Engine, une autre phénomène s’est produit la nuit dernière ! Ma NES Classic Mini s’est transformée en rutilante Sega Master System japonaise, c’est à dire le Saint Graal de tout adorateur de Maître Sega : la fameuse Master System équipée en standard de la puce FM !

Pour celles et ceux qui n’ont pas vu la vidéo #12 de Gunhed TV, un petit rappel des faits s’impose !

En effet au Japon la SEGA Mark III, sortie le 25 octobre 1985, voit arriver en 1987 un accessoire permettant d'améliorer le son des jeux : le FM Sound Unit. Ce module contient une puce FM YM2413 de Yamaha qui permet d'avoir neuf voix supplémentaires (en mono et n'autorisant pas le mixage des voix - 16 instruments étaient encodés en hardware). L’objectif avoué de Sega est de créer un fossé technologique avec la Famicom de Nintendo.

A la base, la SEGA Mark III distance déjà la Famicom : c’est une console à l’architecture 8/16 Bits, elle est compatible avec les anciennes consoles de SEGA (SG-1000) et bénéficie de l’adaptation des jeux d’arcade de SEGA.

Avec l’arrivée des cartouches « GOLD » qui affichent fièrement leurs Megabits, SEGA veut enfoncer définitivement le clou en rendant de nombreux jeux compatibles avec le module FM Sound Unit Ainsi les jeux compatibles offrent au joueur une ambiance musicale et sonore inédite à l'époque. Avec le processeur sonore de base (le PSG : Programmable Sound Generator) de Texas Instruments, un SN76489 à 4 voix, la Sega Mark III est déjà un cran au dessus de la Famicom mais avec le FM Sound Unit, ça devient du délire !

Pas loin de 40 jeux avec option FM sont ainsi lancés sur le marché japonais et pas des moindres : Double Dragon, Shinobi, R-Type, Wonderboy in Monster Land, Out Run, After Burner, Lord of the Sword, Golvellius, Ys, Phantasy Star, Miracle Warriors, etc. J’en passe et des meilleurs… La Sega Mark III se transforme en Sega Master System, histoire d’intégrer la puce FM en standard sur la carte-mère. La SEGA Master System sort en 1986 aux States et en 1987 en France.

Sauf que contre toute attente, les versions SMS européenne et américaine sont dépourvues de puce FM ! Sega veut rendre son système de jeu attractif au niveau du prix de vente et se prive de la puce de Yamaha pour coller au prix de la redoutable NES solidement implantée sur le nouveau et l’ancien continent. Une fois encore, nous avons été privés d’un bien beau cadeau.

Cependant le truc de fou dans cette histoire, c’est qu’il existe une série de jeux européens sortis entre 1988 et 1991 qui sont compatibles avec ce module FM, bien qu'ils ne soient jamais sortis au Japon où la production de jeux FM s’est arrêtée en 1989 !

C’est carrément le monde à l’envers : nous avons des jeux FM en Europe qui ne sont pas exploités sur nos consoles et les japonais n’ont pas eu ces jeux alors que leur console l’était ! Est-ce que cela signifie que SEGA avait prévu de commercialiser le module FM en Europe ? Sans doute car on imagine mal des développeurs faire cet effort pour rien. Il se murmure que c’est en fait le Power Base Converter, l’adaptateur de jeux Master System sur Mega Drive qui devait en être équipé… Et pourtant ce module n’est jamais sorti.

Les fameux jeux FM sortis chez nous et jamais au Japon sont donc : 



- California Games (1989)

- Casino Games (1989)

- Cloud Master (1989)

- Galaxy Force (1989)

- Golfamania (1989)

- Out Run 3-D (1991)

- Poseidon Wars 3-D (1989)

- Rampage (1988)

- Rastan (1988)

- Rescue Mission (1988)

- Scramble Spirits (1988)

- Shanghai (1988)

- Tennis Ace (1989)

- Time Soldiers (1988)

- Ultima IV (1990)

- Vigilante (1988)



Mais ce n’est pas tout ! Car SEGA c’est plus FOU que toi ! 

Des jeux FM ont été amputés de leur piste FM lors de leur sortie chez nous alors que d’autres non ! R-Type et Rastan par exemple dispose nt encore de leur encodage FM alors que des jeux comme Ys ou Phantasy Star ont vu les lignes de code FM être retirées du programme !

Ouais SEGA c’est dingue et le truc cool avec la qualité de l’émulation actuelle, c’est qu’elle nous permet de profiter pleinement de cette bande son FM… Y compris sur la NES Classic Mini.

Je vous invite donc à un voyage sur la bande son FM de la SEGA Master System… Le son FM de la Sega Master System débarque sur NES Classic Mini !

 

Playlist des jeux FM pour Sega Master System testés dans la vidéo :

09:31 - Ys The Vanished Omens 
12:15 - Phantasy Star
14:15 - Kenseiden
15:06 - Double Dragon
16:14 - Cloud Master
17:16 - Casino Games
18:16 - Captain Silver
19:03 - California Games
19:41 - After Burner
20:43 - Zillion 2
21:41 - Ultima IV
23:37 - Vigilante
25:06 - Shangai
26:38 - Rampage
28:20 - R-Type
31:30 - Wonder Boy in Monster Land
34:58 - Time Soldiers
37:01 - Tennis Ace
37:17 - Thunder Blade
37:38 - Out Run
39:03 - Opa Opa (Fantasy Zone - The Maze)
40:54 - Hoshi Wo Sagasite
41:41 - Golfamania
42:13 - Spell Caster
43:41 - Miracle Warriors
45:38 - Bomber Raid
47:41 - Alien Syndrome
49:10 - Galaxy Force
52:11 - Rastan

Jeux Sega Master System/Mark III sans traitement FM présentés à des fins de comparaison :

08:26 - Ys - The Vanished Omen (PSG)
10:54 - Phantasy Star (PSG)
48:23 - Alf (PSG)
50:30 - Rygar (PSG)

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Retrogaming (Jeu vidéo)

C’est incroyable mes petits lapins ! Je me suis réveillé très tôt ce matin et mon radio-réveil affichait 11:11 ! Quand il affiche ces quatre chiffres d’un parallélisme absolu c’est qu’il s’est passé quelque chose d’inhabituel dans le monde.

Pourtant comme toutes les nuits, j’ai rêvé que je m’envolais vers le Japon et que je faisais une joyeuse farandole avec la fabuleuse PC Engine…

Haaa quelle merveilleuse console avec ses jeux aux couleurs chatoyantes, aux mélodies enchanteresses, aux animations fulgurantes et à la jouabilité sans faille. Bref rien ne laissait présager de l’incroyable découverte que j’allais faire au petit matin…

En effet ma petite Super Nintendo Classic Mini trépignait sur mon bureau et me disait « s’il te plait, joue avec moi… Je ne suis pas qu’un simple objet de collection qu’on laisse dans une boîte, je suis moi-aussi capable de te faire découvrir mille et un plaisirs… »

Dubitatif, je lui répondais sur un ton sec : « Retourne dans ta boîte vilaine, tu n’as que 21 jeux à me proposer et en plus dans le lot tu as deux Kirby, c’est insuffisant pour contenter un homme dans la force de l’âge… Et puis tu sais, je ne suis l’homme que d’une seule console : la PC Engine ».

Elle me regarda avec son petit air mutin et me lança « allume-moi petit coquinou, tu auras une belle surprise… »

Je m’exécutai et allumai ma Super Nintendo Classic Mini…

Incroyable ! Si d’extérieure elle demeurait inchangée, à l’intérieur elle s’était transformée en PC Engine !

Je ne voyais qu’une seule explication rationnelle et scientifique à cette évolution ! Le Dieu Necos, Divinité absolue des PC Engine, l’avait visité pendant son sommeil !

L’immaculée Super Nintendo Classic Mini avait été fécondée et avait engendré de bien beaux jeux en son sein (on dit en son sein même si généralement les femmes en ont deux).

Je vous invite donc à découvrir en tout bien tout honneur cette extraordinaire mutation...

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Super NES, PC Engine
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Alors là mes petits lapins, on aborde aujourd’hui du très lourd ! On va se focaliser sur l’un des meilleurs shoot them up de la PC Engine : Gate of Thunder ! Le seul #GOT qui vaille ! On va se faire un petit speed test mais avant cela, on va causer toi et moi, car j’ai des choses à te dire…

Alors vous vous demandez sans doute pourquoi je vous colle un visuel du mythique groupe pop des années 80 : Duran Duran ?

Bah ouais moi aussi je me le demande…

Mais nan en fait je déconne si je mets Duran Duran, c’est parce qu’il y a un rapport évident que je vais vous expliquer à travers une périlleuse et calamiteuse démonstration.

Vous l’avez sans doute remarqué, il y a trois sociétés qui sont créditées à l’écran titre du jeu : Hudson Soft, l’éditeur - RED, le développeur et Syn Sound Design, le concepteur sonore.

Un petit rappel des faits s’impose ! A l’époque NEC & Hudson Soft lancent une nouvelle gamme de machine PC Engine : le Super CD-Rom et la PC Engine DUO. Ces nouvelles machines offrent une seconde jeunesse à la PC Engine qui veut affronter dignement l’arrivée du tsunami Super Famicom. Avec des capacités boostées, la PC Engine ne craint personne.

Au Japon, elle a déjà plié en quatre la Mega Drive et en a fait des confettis (bon aux Etats-Unis ça passe moins bien et la Mega Drive lui met la pâtée, mais bon ça on va pas en parler parce que moi j’aime bien la PC Engine).

Il faut donc des jeux qui poutrent pour impressionner le peuple des gamers. Hudson Soft contacte donc un soir d’été son pote RED pour qu’il lui développe un jeu qui poutre. RED a déjà fait ses preuves en développant PC Kid, la mascotte de la PC Engine qui colle des coups de boule à Sonic et Mario.

Mais comme les shoot them up sont une valeur sure sur PC Engine, Hudson en commande un, pendant que eux s’occupent avec IREM d’R-Type Complete CD (mais ça j’en ai déjà parlé dans un précédent post donc je vais pas me répéter) RED se met donc au travail et confectionne un petit bijou de jouabilité tout en exploitant au mieux les possibilités du nouveau Super CD-ROM : temps de chargement accéléré, graphismes plus coloré et une animation sans faille.

Mais qui dit « CD » dit musique en adéquation avec ce support. C’est vrai quoi ! Si c’est pour avoir un tel support et se coltiner des musiques épileptiques, ça vaut pas le coup. Hudson Soft demande donc à un troisième larron de travailler sur l’environnement sonore : Syn Sound Design.

Alors dit comme ça, ça ne paye pas de mine. On pourrait même s’en contrebalancer le popotin comme le jour où l’on a perdu sa première dent de lait mais d’un point de vue historique c’est nouveau. Dans le meilleur des cas c’est fait en interne, on ne sollicite pas forcément une société tierce spécialisée pour travailler cet aspect. Aujourd’hui, dans les jeux modernes, un soin particulier est apporté à la narration. On peaufine les détails, on créée une ambiance, une atmosphère qu’on enveloppe dans un environnement sonore travaillé par une cohorte de musiciens et de bruiteurs que le sound designer assemble pour donner de la cohérence à l’ensemble… Mais en 1992, c’est plutôt inédit !

Et le truc surprenant dans cette affaire c’est que Syn Sound Design est une société japonaise fondée en 1991 par deux gaijins, des étrangers quoi ! Mais pas n’importe quels étrangers : Simon le Bon et Nick Woods ! Et Simon Le Bon c’est le leader du groupe Duran Duran ! Quant à Nick Wood, c’est aussi un musicien à la base mais il est surtout connu pour ses arrangements, pour produire d’autres artistes comme Julian Lennon, Bebel Gilberto, Robert Palmer et pour ses compositions. C’est d’ailleurs Nick Woods qui sera crédité pour ce jeu en tant que Sound Designer. Alors elle est pas belle ma référence ? Pour l’anecdote SYN est l’acronyme de Simon, Yasmin (la femme de Simon) et Nick. Et si vous êtes sages, je vous mettrais une photo de Yasmin, mannequin de profession, dans le générique de fin…

Mais seulement si vous êtes sages ! SYN Sound Design procède donc aux arrangements et à la conception sonore de Gate of Thunder avec le résultat que l’on connait aujourd’hui. A l’époque le plus important magazine de jeux vidéo américain : EGM (Electronic Gaming Monthly) lui décernera le titre de « meilleure musique de jeu » Ce qui est marrant à l’époque, c’est que certains testeurs trouvaient le son inhabituel, les testeurs le jugeaient un peu différent et certains reprochaient aux bruitages d’écraser parfois la sublime musique du jeu.

Mais ça n’empêchera pas ce titre d’obtenir en France un Tilt d’Or décerné par le magazine du même nom (associé à Consoles Plus). Globalement il obtiendra de très bonnes notes.

Mention spéciale tout de même à Génération 4 qui se plante magistralement en disant que c’est l’adaptation sur PC Engine d’un titre Mega Drive : Thunder Force 3… Le testeur souligne même que les niveaux ont été totalement remaniés ! Hahaha trop la honte ! Tiens ça mériterait qu’on fasse un procès au journaliste Frank Ladoire ! C’est vrai quoi, on en a déjà fait un à JM’Destroy pour l’affaire Ghouls’n Ghosts, y’a pas de raison qu’il soit le seul à trinquer ! Mais bon passons, il y a prescription et il faut avouer que RED a fait dans le classique et que ce titre s’inspire beaucoup du hit de Techno Soft, sorti deux ans plus tôt…

Mais bon c’est pas les mêmes jeux non plus…

Puisqu’on en est à parler des anecdotes, signalons que le projet top secret sur lequel planchaient Hudson Soft et RED s’appelait en interne : Kaminarimon !

Le Kaminarimon, c’est un lieu touristique très important à Tokyo, c’est le nom de la porte extérieure qui conduit au temple Senso-Ji… Et là vous vous dites il a parlé de « porte » ? Ouais en effet j’ai parlé de porte et Karanarimon ça veut littéralement dire : « Porte de la Foudre » soit Thunder Gate en anglais ! Etonnant, non ?

Bon alors si je voulais ramener ma fraise je pourrais dire que Simon Le Bon a écrit un poème nommé « Sounds of Thunder » devenu une chanson du groupe Duran Duran… Mais bon là c’est tiré par les cheveux car le poème date de 1981, on va quand même pas abuser.

Enfin bref tout ça pour dire qu’aujourd’hui ce titre est resté dans les annales des jeux vidéo et qu’il le doit en grande partie à sa musique, un rock pêchu, ses bruitages et digits vocales excellents et la conception sonore de l’ensemble…

 Alors silence les amis et on se retrouve pour  un pitoyable speed test dont j’ai le secret.

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Jeux : 
Gate of Thunder, Gate of Thunder (PC Engine)
Plateformes : 
PC Engine
Sociétés : 
Hudson Soft
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L'heure est grave ! J'attendais patiemment la sortie d'une édition spéciale de la New 3DS XL pour en faire l'acquisition. Une pulsion incoercible de vieux nostalgique m'a poussé vers cette édition spéciale Super Nintendo... Et là c'est le drame...

Première déception : appuyer sur Power, Eject et Reset n'a aucun effet, c'est un leurre, un trompe l'oeil. Je tenais à vous en informer car beaucoup de personnes se posent la question.

Deuxième déception : mise à part la robe, ce n'est ni plus ni moins qu'une New 3DS XL ! Il n'y a même pas un code pour télécharger un thème exclusif, encore moins un jeu Super Nintendo (même pas un Kirby à se mettre sous la dent, c'est dire le niveau de radinerie de Nintendo)

Troisième déception : le blanc de l'écran a tendance a tirer vers le jaune.

Mais le plus grave reste à venir et je vous laisse le découvrir dans cette vidéo choc qui va secouer le petit monde tranquille du retrogaming mondial (rien que ça !)

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Plateformes : 
Nintendo 3DS, New Nintendo 3DS
Sociétés : 
Nintendo
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Cinquième évolution du Parodius originel sorti en 1988, Sexy Parodius est sorti en arcade, sur PlayStation et sur Saturn en 1996. C'est sur cette dernière mouture que nous nous arrêtons aujourd'hui.

Vous vous posez sans doute la question : mais bon sang qu'arrive t-il à Gunhed TV ? Après une sulfureuse vidéo sur la PC Engine coquine, voici que la chaîne récidive avec Sexy Parodius !

Alors calmons-nous... Il n'y a pas de quoi fouetter un chat. C'est vraiment gentillet comme jeu vidéo. Et mis à part quelques clins d'oeil coquins, on se dispensera du Pegi 18.

Pour celles et ceux qui n'ont jamais entendu parler de Parodius, il faut rappeler que ce titre parodie un autre titre de Konami : Gradius (aussi connu sous le nom Nemesis). Nous avons donc affaire à un shoot them up qui au fil des évolutions a trouvé sa propre voie.

Certains puristes disent que l'idée a germé lors de la sortie de Nemesis (Gradius donc) sur MSX qui, associé au jeu Twinbee, permettait de jouer avec le personnage de Twinbee dans Nemesis (il fallait mettre les deux cartouches dans les deux ports de l'ordinateur MSX). Un easter egg réitéré dans sa suite.

Parodius est donc sorti sur différents supports... MSX, NES, PC Engine, arcade et aujourd'hui nous nous focalisons sur l'une de ses plus belles versions : Sexy Parodius sur Sega Saturn. 

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Plateformes : 
Sega Saturn
Sociétés : 
Konami, Sega
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Retrogaming (Jeu vidéo)

Bien mes petits lapins ! Alors autant vous le dire de suite, ne vous attendez pas à du graveleux de chez monsieur Graveleux et à une débauche de sexe explicite… Non aujourd’hui nous allons aborder la PC Engine coquine, la PC Engine qui émoustille, la PC Engine qui titille et qui a sans doute à l’époque éveillé les sens de quelques joueurs aux mystères de l’anatomie féminine.

Je précise néanmoins pour les plus jeunes que dans la vraie vie toutes les femmes n’ont pas d’opulentes poitrines comme dans les jeux japonais. Nan nan ça c’est un truc de japonais, les poitrines de leurs héroïnes sont souvent démesurées.

Donc point de touffe luxuriante et de poutre apparente, on en restera aux fesses et aux doudounes. Alors ça me vaudra sans doute un strike de YouTube car il va y avoir du téton. Or le téton c’est tabou ! D’ailleurs les américains ont un problème avec les tétons et les canons de la mode américaine ont décrété que des seins qui pointent, c’est le mal absolu. Résultat ils vendent des caches-mamelons par palettes et cette tendance s’impose de plus en plus en France.

Mais bon je m’égare, je m’égare et vous vous demandez sans doute pourquoi je publie une publicité Nintendo sur le Disk System ?

Ben en fait moi aussi je me demande ce qu’elle fiche là…

Nan j’rigole c’est parce que ces fameuses disquettes pour Famicom ont déclenché un mini scandale à l’époque. Scandale qui a débouché sur l’arrivée de jeux coquins sur PC Engine !

Explications : Rappelons que le Disk System permettait aux joueurs de changer de jeu pour 500 Yens. Le joueur se rendait avec sa disquette vierge dans une boutique équipée de la borne Disk Writer. Il choisissait son jeu et le Disk Writer se chargeait de lui enregistrer son titre. Un système apparemment bien verrouillé par un système de protection.

C’est là qu’entre en jeu Hacker International !

Hacker International a été fondé par une dénommé Satoru Hagiwara, producteur de musique à la base. Son premier produit était le Hacker Junior, un système pour Famicom qui fournissait une sortie vidéo composite et des contrôleurs turbo, accessoire pour lequel il a été poursuivi par Nintendo car il ne s’était pas acquitté de la licence Nintendo. Ce cas de figure l’a choqué car venant du monde la musique, il trouvait injuste ces histoires d’autorisation à obtenir pour sortir un jeu sur un support. Les problèmes se sont finalement réglés hors de la cour.

La société s’est ensuite illustrée avec le logiciel Disk Hacker qui a permis aux utilisateurs de copier les disques Famicom en utilisant uniquement un système de disque ordinaire.

Plusieurs versions ont été publiées pour lutter contre les mesures anti-piraterie successives introduites par Nintendo. Bref Nintendo et Hacker International c’était pas le grand amour.

Ensuite ils ont carrément produit des jeux « pirates » sans autorisation et donc sans aucun droit payé à Nintendo. Les jeux étaient développés par des Taiwanais et étaient vendus par correspondance. Entre 30 et 50 000 jeux étaient ainsi écoulés. Et pas n’importe quels jeux ! Des jeux coquins ! Et même plus des jeux carrément pornos ! Des jeux où l’on voit des tétons, de la foufoune et où la cyprine coule à flot

Alors pour éviter de se faire gauler, ils ont inventé un nom d’éditeur au titre évocateur : Super PIG ! Super Cochon comme dans le film des Simpsons ! Ils ont eu plein d’autres noms, histoire debrouiller les pistes comme Panesian, Indies Soft, Map Japan ou C&E. Ils ont rapidement migré à Taiwan, moins regardant sur les violations de copyrights. Le truc marrant dans l’affaire c’est qu’ensuite certaines de ces « filiales » de Hacker International ont pris leur indépendance et quelques-unes sont devenues des sociétés sérieuses comme C&E 

Disponibles au Japon sur Disk System, ils se sont même payé le culot de demander une autorisation à Nintendo of America pour distribuer leurs titres aux States sur cartouche… Le Disk System n’étant pas disponible aux states. Bon vous imaginez la suite : euh ça va pas être possible les gars ! Et vous savez la meilleure ils ont quand même sorti trois jeux pirates : Hot Sluts, Bubble Bath Babes et Peek a boo Poker… Bon ils ont enlevé les trucs trop hard mais ça n’a pas empêché Nintendo de traquer ces gredins !

Oh My God vous imaginez ? des jeux coquins sur console Nintendo. Hiroshi Yamauchi, le big boss emblématique de Nintendo était furieux !

Famicom ça veut dire Family Computer Bon sang ! Ca veut dire que c’est pour toute la famille et pas uniquement pour le papa ! Ces histoires de jeux coquins, même si elles n’étaient pas nouvelles - l’Atari 2600 a connu aussi quelques titres olé olé, ont fait grand bruit à l’époque. Autant sur ordinateur, ce genre de jeux ne posaient pas de problèmes, autant sur une console destinée avant tout aux enfants, ça jasait dans les chaumières nippones.

Hiroshi Yamauchi s'est donc personnellement opposé au contenu pornographique dans les jeux Famicom au motif qu'ils ternissaient l’image et la réputation de Nintendo.

Quand le magazine Family Computer a publié des publicités pour les jeux de Hacker International, Hiroshi Yamauchi a pété un plomb ! Il estimait que le magazine se vendait grâce à leur console et qu’ils n’avaient pas le droit de publier des publicités pour des jeux pirates. Cinq cadres du magazine sont venus platement s’excuser en personne auprès du Big Boss de Nintendo et pour se faire pardonner ils ont accordé à Nintendo le droit de prévisualiser le magazine avant son impression. Dès lors plus aucun jeu pirate ne serait publié dans le magazine.

Cependant il y en a un qui a flairé la bonne aubaine : NEC ! En effet bien avant la Mega Drive qui ciblait les ados rebelles et plus tard Sony qui visait les jeunes adultes avec sa PlayStation (d’ailleurs pour l’anecdote, la PlayStation a été la seule console a accueillir officiellement les titres olé olé venus de Taiwan). Bref NEC, flairant l’aubaine, s’est engouffré dans la brèche. Alors entendons-nous bien : pas question de transposer tel quel les jeux coquins voire pornographiques venus du monde des PC japonais ou du MSX…

Nan nan nan NEC a négocié directement avec Hacker International leur arrivée sur PC Engine : Premièrement NEC, leader mondial de l’électronique, ne peut pas être associé à des jeux de charme, il faut donc que les boîtes de jeux et les Hucards ne soient pas similaires aux boîtes habituelles. Ensuite, il ne faut pas qu’il y ait d’actes sexuels. L’érotisme oui, la pornographie non ! Enfin, ça doit être de véritables jeux et pas des diaporamas de femmes à poil. Hacker International se dit qu’il y a là l’occasion de redorer son blason de bad boy libidineux et crée l’entité Games Express ! Games Express est donc un éditeur officiellement adoubé par les pontes de NEC mais qui paradoxalement n’a pas de licence officielle d’éditeur ! En gros c’était « on vous autorise à faire vos jeux sur nos machines, on ne vous fera pas de procès mais on ne peut pas vous reconnaître officiellement ». 

Et ça c’est une grande première dans l’industrie des jeux vidéo. Quand je vous dis que la PC Engine est une console exceptionnelle ! Vous me croyez jamais mais c’est vrai !

Et encore vous n’avez rien vu ! NEC est finalement allé beaucoup plus loin dans le trip des jeux coquins… Mais ça je vais vous le raconter après !

Revenons-en à Games Express...

Ce dernier va donc sortir plusieurs jeux au format HuCard : Body Conquest 2, Lady Sword et Strip Fighter 2… Bon je vous épargne les autres jeux, souvent des jeux de machine à sous ou des mahjong comme KyuuKyoku Mahjong 2

Body Conquest 2 (la suite du premier sorti en version pirate sur le Disk System de la Famicom, histoire de tacler Nintendo au passage, de leur passer la langue et de leur dire « nanananèreuh nous maintenant on sort des jeux officiels sur une console pour les vrais hommes et pas pour les kékés en culottes courtes ».

C’est une jeu de rôle sympa mais pas non plus exceptionnel.

De plus il est vraiment très soft : décolletés plongeant, quelques bonnes cuisses girondes et des poses suggestives mais on sent bien que Games Express avance à petits pas.

Lady Sword est tout de suite plus ambitieux : HuCard de 8 Mega Bytes, graphismes et bande son travaillés. On voit tout de suite que Game Express veut faire bonne impression et que NEC n’a pas fait d’erreur en leur accordant leur confiance. Le résultat est à la hauteur : un RPG en 3D bien ficelé avec dix jolies japonaises à sauver d’un méchant démon. Mais ces femmes ne vont pas vous remercier avec un simple sourire, elle laisse entrevoir d’autres récompenses bien plus sympathiques que le simple « Thank you for rescue me » de la princesse Peach ou de la princesse Zelda. Quelles ingrates ces deux là… Mario et Link doivent dormir sur la béquille tous les soirs.

En tout état de cause, Lady Sword se vend très très bien mais la rentabilité du jeu laisse à désirer. La faute au coût de la mémoire : 8 Mega Bytes, ça coûte cher, tout comme les graphistes, programmeur et compositeur à rémunérer. Même si ce sont des Taïwanais, faut quand même les payer un peu.

La série de jeux HuCard se termine en beauté avec Strip Fighter 2, une parodie du jeu de CapCom : Street Fighter 2. Mais bon ça vous l’aviez pas compris car il est de notoriété publique que les abonnés de Gunhed TV sont généralement un cran au dessus des autres au niveau intellectuel… Hahaha quel vil flatteur je fais ! Strip Fighter 2, au nom sans équivoque, oppose que des gonzesses aux coups spéciaux, comment dire… Vraiment très spéciaux.

Comme dans la majeure partie des jeux de ce style, le principe de base est celui de la récompense : si vous gagnez : vous voyez les nénés ! Et donc dans ce cas de figure : un round gagné, vous voyez la nenette en soutien-gorge, vous remportez la manche, elle tombe le haut et le bas ! Et attention avec mamelons apparents ! Par contre la foufoune est affublée d’une mosaïque de pixels… Bah ouais on peut pas aller trop loin quand même. Détail amusant, Game Express a encore fait péter le budget en s’offrant des modèles américains, histoire d’ajouter une touche d’exotisme pour les fripons nippons.

Games Express s’intéresse alors au support CD-Rom. Les Hucards c’est bien mais c’est cher et puis tout le monde se rue sur les lecteurs CD de la PC Engine. Alors autant y aller. Seul hic : les jeux Game Express étant vendus principalement par correspondance et les clauses édictées par NEC étant les mêmes sur CD, il faut trouver le moyen d’y aller sans s’exposer aux foudres de NEC. Car le problème c’est que pour lire un jeu CD, il faut utiliser une System Card officielle. Et là ça risque de ne pas plaire à NEC car ça va trop se voir qu’ils autorisent publiquement la sortie de jeux coquins. Si jamais un gamin est topé par sa mère en train de jouer avec un jeu de femmes à poil, il risque non seulement de se faire tirer les oreilles mais en plus la System Card officielle ayant permis le fonctionnement de ce jeu sur CD risque de mettre NEC dans l’embarras. Haaa l’hyprocrisie du monde des affaires…

Le choix est donc fait de produire une carte spéciale, nommée simplement Games Express Card permettant de lancer uniquement les jeux développés par Games Express.

C’est ainsi que naquit Hi Leg Fantasy, une parodie de Final Fantasy où tous vos adversaires sont de redoutables femelles qui vont s’effeuiller au fur et à mesure des coups que vous leur porterez. Et cette fois Game Express y va franco : on voit les tétons, les femmes prennent des positions lascives voire de soumission une fois vaincue et chaque fin de monde se termine par un visuel très sexy un tantinet bondage sur les bords.

De l’aveu même de Satoru Higawara, la PC Engine a été une véritable bénédiction pour son business. Vous imaginez le truc : on vous autorise à sortir des jeux pirates sur un support et en plus on ne vous réclame aucun droits d’auteurs. Cerise sur le gâteau : bien plus tard NEC a félicité Game Express pour avoir contribué au succès de la PC Engine. Satoru est ensuite devenu titulaire d’une licence officielle d’éditeur sur PlayStation sous le nom Map Japan et a sorti 15 jeux (essentiellement des jeux de casino et de Pachinko).

Indirectement cette ouverture d’esprit de NEC incite d’autres éditeurs à se lancer dans le genre des EROGE (Erotic Games). Ou a minima dans une subtile suggestion érotique. On a tous en mémoire City Hunter (Nicky Larson) sur HuCard, un jeu relativement basique où notre ami Nicky pénètre dans des pièces où des demoiselles sont peu vêtues. Rien de bien méchant mais on sent qu’une petite atmosphère de voyeurisme se distille dans ce titre.

Toujours dans le registre des dessins animés, Ranma 1/2 va encore plus loin dans le délire. Ranma pour rappel voit le personnage principal se transformer temporairement en femme. Doù des situations parfois cocasses teintées d’un soupçon d’érotisme. Pas de quoi émoustiller Robert le routier international qui culbute à tour de bras des péripatéticiennes sur les aires d’autoroutes mais on imagine bien que les jeunes garçons prenaient un malin plaisir à progresser dans le jeu pour voir quelques pixels de doudounes. L’un des jeux Ranma 1/2 sorti sur PC Engine, produit par Masaya, joue habilement sur cet état de fait dans son digital comics. La scène où Ranma se fait attaquer par un requin et où elle est amenée à utiliser son soutien-gorge comme arme est particulièrement réussi.

Tous les genres sont concernés : jeux d’action, jeux de baston, shoot them up. On se souvient d’ailleurs de l’intro de Burning Angels, un shoot de Naxat Soft où dès l’intro on voit l’ondulation hypnotique des deux héroïnes. Chaque fin de stage était ponctué par une petite cutscene où les héroïnes échangeait sur la situation. Bien évidemment leur position dans leur vaisseau était un peu suggestive…

Mais si vous le voulez bien, revenons à notre ami NEC. En effet NEC tout émoustillé par ces histoires de doudounes et de cuisses qui rapportent des brouettes de yens se dit qu’ils devraient peut-être s’y mettre. Surtout que c’est un peu bête : Games Express vend plein de jeux et on ne récupère pas le moindre droit d’auteur. De plus les autres éditeurs commencent à s’y mettre comme Naxat et Nichibutsu. NEC demande à sa division jeux vidéo, NEC Avenue, de plancher sur le sujet.

Pour rappel NEC Avenue c’est le bras armé PC Engine du géant de l’électronique. NEC Avenue a de la caillasse sur son Codevi et peut se payer toutes les licences qu’il veut : Out Run, Ghouls’n Ghosts, Thunder Blade, After Burner, etc. Bref il se penche donc sur la production d’un éditeur de jeux coquins sur PC japonais : ELF.

Elf c’est le Marc Dorcel des jeux vidéo : leurs jeux sont généralement très bien ficelés et distillent une pornographie bien amenée. Mais ils ne font pas que ça, ils font aussi des jeux normaux… Qui plus est, ils ont fait leur fortune sur un jeu de rencontre amoureuse (Dating Simulator) nommé DôKyusei. Cette série de jeux est très gentille et très soft… Ici tout est dans la gestion des sentiments amoureux, de la rencontre et des échanges. Ca parle énormément et c’est injouable pour qui ne parle pas le japonais.

Nec Avenue se dit que ces types de Elf sont fréquentables, ils produisent des jeux bankable et NEC Avenue leur achète la licence de plusieurs jeux. On retrouve ainsi Dokyyusei mais également une série qui cartonne : Dragon Knight, un Dungeon Crawler comme Lady Sword. Cette série met en scène un jeune aventurier qui délivre une ribambelle de femmes prisonnières dans de sordides donjons. Ces pauvres femmes sont souvent malmenées par leur geôliers et notre ami arrive toujours à temps pour les délivrer. Il les trouve généralement dans des positions inconfortables : ligotées, enchaînées et dans la majeure partie des cas dévêtues. Le running gag de cette série c’est que notre héros au grand coeur ne s’en tape aucune… A la fin du jeu il est toujours puceau mais bon au moins il s’est rincé l’oeil. On en revient au concept de base : progresser dans le jeu pour avoir sa récompense visuelle.

Et NEC Avenue fait bien les choses : Dragon Knight 2 et surtout Dragon Knight 3 sont d’excellents jeux. Bien évidemment par rapport aux versions sur PC Japonais, les jeux sont édulcorés : on ne voit plus les tétons et les scènes trop explicites sont remaniées.

La sortie du jeu Dragon Knight 2 en 1992 a fait l’objet d’une petite polémique au Japon. L’image de femmes malmenées par des monstres libidineux avait du mal à passer… Même si le jeu était censuré par rapport à la version pour ordinateur, ça restait encore « olé olé » pour une console grand public… La branche américaine de NEC ne demandera pas l’importation de ce titre et sa localisation, craignant des retombées médiatiques négatives. Ils déclarèrent simplement que le jeu était trop typé pour le marché japonais et qu’il ne marcherait pas pour le marché américain. Hahahaha quelle bande de nazes,

NEC Avenue fera comme si de rien n’était et pour dire ce titre a été un véritable succès commercial : 5ème meilleure vente software de l’année 1992.

Dragon Knight 3 sera lui aussi un véritable carton et sera un excellent vendeur de PC Engine Duo. Dragon Knight & Graffiti, remake du premier opus sorti sur MSX et PC Japonais, sera lui ausi un franc succès.

Le fait d’édulcorer les jeux permet de ne pas être trop pointé du doigt et d’être vendu dans les circuits traditionnels de distribution. Uns stratégie commerciale payante pour NEC Avenue, là où Game Express devait essentiellement se concentrer sur la vente par correspondance pour écouler ses jeux.

Dès lors les jeux coquins vont déferler sur PC Engine. Alors je vais vous épargner les mahjong et jeux de machines à sous. La PC Engine en a vu fleurir des dizaines, souvent des mahjong comme Mahjong Sword, Vanilla Syndrome, Sexy Idol Mahjong… D’ailleurs l’un d’entre eux proposait en bonus un jeu de pierre, feuille, ciseaux complètement barré.

La fin de vie de la PC Engine a été particulièrement gâtée : en 1996 sort Virgin Dreams, une simulation de vie d’étudiante. Bien évidemment comme vous gérez toute sa vie, vous pouvez lui faire faire toute sorte de chose : papoter avec ses copines, avoir un job d’étudiante, faire du shopping, faire du sport mais aussi des trucs un peu space comme poser pour un photographe vicelard ou prendre une douche…

Alors pour la petite histoire dans l’histoire, sachez que ce jeu a été édité par Tokuma Shoten Publishing. Alors si je vous dis ça comme ça, ça ne vous dit rien. Tokuma Shoten c’était un mastodonte du monde de l’édition japonaise, ils détenaient une quantité astronomique de mangas, de musiques, de dessins animés mais également des magazines de jeux vidéo… Dont le fameux Family Computer Magazine, celui-là même qui avait osé publier des petites annonces de Hacker international dans son mensuel et ainsi déclenché les foudres du Mega Big Boss de Nintendo. Bref à croire qu’ils voulaient toiser Nintendo en disant eux aussi « Dommage que vous soyez si coincés, on est obligés de développer nos jeux sur PC Engine »

Enfin bref, concluons ce dossier PC Engine coquine avec un shoot them up nommé Steam Hearts, sorti en 1996. Au départ rien de méchant on est sur un shoot tranquille, de facture honnête. Là où ça se corse, c’est à la fin de chaque stage où vous vous retrouvez à taper la discute avec vos coéquipiers et l’ennemi vaincu. Dès lors s’engagent des scènes vraiment très space de domination/soumission un peu sadomaso et fétichiste afin que l’ennemi vaincu retrouve la raison. Bref un petit coup de sexe pour marcher droit.

Sauf que je dois avouer que ça fait un peu bizarre la première fois que l’on voit ce genre de scène et que l’on ne s’y attend pas. A l’époque je l’avais acheté comme un « shoot them up » comme les autres. L’introduction, plutôt agréable, ne laissait en rien augurer de ce qui allait se passer à la fin du stage… Ho mon dieu quel traumatisme dans mon enfance ! Depuis j’ai mal tourné : je fais des vidéos sur YouTube.

Par contre je n’aurais jamais du revendre ce jeu à l’époque, il vaut aujourd’hui une petite fortune ! Tiens d’ailleurs comme tous les autres jeux dont je vous ai parlés ! Mais ça alors ! C’est incroyable, les jeux coquins se vendent bien ! Ha bah ça alors je viens d’en apprendre une !

Bon plus sérieusement : Ce titre a été édité par TGL, un éditeur qui avait sorti Advanced VG, un jeu de bagarre entre filles. Bref ça les titillait de remettre le couvert et quand GIGA a pondu Steam Heart's, ils se sont empressés de l’adapter sur PC Engine. Et ils ont bien fait, ce jeu a été rapidement en rupture de stock. Alors toujours pour la petite histoire, ce jeu est sorti sur Sega Saturn en 1998 mais dans une version beaucoup plus soft ! (comprendre sans tétons).

Alors on pourrait continuer comme ça longtemps avec les jeux coquins sur PC Engine car il y en a eu une flopée. Mais comme vous le savez il n’y point de bonne compagnie qui ne se quitte et je vous invite à prolonger l'aventure sur Gunhed TV avec ma petite vidéo dédiée à la PC Engine coquine !

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PC Engine
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Retrogaming (Jeu vidéo)

Je rappelle les faits : en 1987 Compile sort un jeu nommé Golvellius sur MSX. Ce sympathique action-RPG fait un carton... De son côté SEGA cherche des titres forts pour promouvoir sa Sega Master System (Mark III au Japon) et jette son dévolu sur ce titre. Sega le reprogramme et le résultat est magnifique, nous sommes en 1988...

Et cette année là, le MSX2, un ordinateur familial japonais (le MSX était un standard d'ordinateurs un peu comme pour les PC : n'importe quel constructeur pouvait en fabriquer sauf que contrairement aux PC, il devait correspondre au cahier des charges commun) rencontre un joli succès dans les chaumières japonaises. Il succède au MSX premier du nom dont la technologie vieillissante commençait à montrer des signes de faiblesses par rapport aux bécanes de la concurrence.

D'autant plus qu'un titre comme Golvellius sur MSX prend un méchant coup de vieux quand on le compare à la version de SEGA. L'arrivée du standard MSX2 est donc une bénédiction pour tout le monde. Dans la foulée le standard MSX2+ est également créé. Il reprend les spécifications du MSX2 en y rajoutant quelques fonctionnalités (comme le scrolling en hardware).

Satoshi "PAC"Fujishima, le créateur de Golvellius se dit qu'il est peut-être opportun d'y adapter Golvellius. Surtout que les p'tits gars de Compile ont filé un coup de main sur la version SEGA et ils sont un peu "vert" de voir que le jeu poutre méchamment !

- Chiche qu'on le refait en mieux ?
- Banco les gars ! Allons-y ! Et tant qu'on y est, optimisons-le pour la version MSX2+, ils vont être deg' chez SEGA !

Je vous propose donc de revenir aujourd'hui sur cette version MSX2+

Sachez néanmoins que j'en avais déjà parlé dans une précédente chronique mais je n'avais utilisé que le mode MSX2. De ce fait les puristes et fans du MSX ont râlé en disant que c'était un scandale de ne pas y avoir joué sur MSX2+ et que de ce fait la version Master System rendait mieux !

Dans un souci d'impartialité la plus totale ! J'ai refait une chronique sur le sujet et je vous repose de nouveau cette importante question existentielle :

Alors mes p'tits lapins, ce Golvellius MSX2+, il est meilleur que la version Master System ?

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Plateformes : 
MSX, MSX2
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Retrogaming (Jeu vidéo)

Shadowrun est à la base un jeu de rôle américain. Pas un jeu vidéo, non non un jeu de plateau qui est ensuite devenu un jeu vidéo !

Le jeu a été créé sur Super Nintendo par une entreprise australienne, Beam Software (maintenant connue sous le nom de Melbourne House) et est paru le 1er novembre 1993 chez Data East.

Ce titre est également sorti sur Mega Drive, Mega CD et plus tard sur Xbox 360 et PC.

Alors si à l'époque TSR et Greg de Joypad osent le comparer au légendaire Zelda : A link to the past, c'est que le jeu doit avoir quelque chose de particulier... Il récoltera d'ailleurs une note de 90% aussi bien dans Joypad que dans Consoles +


Source : abandonware-magazine.org

Et ce qu'il a de particulier, c'est une ambiance complètement inédite à l'époque sur Super Nintendo : l'arrivée de la mouvance cyberpunk sur une console grand public...

Je vous propose de revenir sur ce jeu à travers une petite vidéo...

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Retrogaming (Jeu vidéo)

Front Mission, développé par G-Craft pour le compte de Square Soft est un Tactical RPG sorti en février 1995 sur Nintendo Super Famicom. La série, écoulée à plus de 3 millions d'exemplaires de par le monde, a été créée par Toshiro Tsuchida. Un homme qui imposera sa vision d'un monde terriblement cynique. 

Nous sommes en 1995, la PlayStation et la Saturn sont sortis et mobilisent toute l'attention des joueurs... Mais la Super Famicom résiste ! Il faut dire qu'avec près de cinq ans d'âge au compteur, elle est à son apogée et les développeurs maitrisent désormais complètement ses capacités techniques.

La liste des titres qui marqueront la console cette année-là sont légions et plus encore ceux de Square qui s'impose comme l'éditeur incontournable de la Super Famicom :  Front Mission (février), Chrono Trigger (mars) et Seiken Densetsu 3 (septembre).

Avec de tels titres, Nintendo espère gagner du temps... Les joueurs ont du mal à résister aux sirènes de la PlayStation et de la Saturn mais fondamentalement les premiers titres sortis, très typés arcade (Ridge Racer sur PS et Virtua Fighter sur Saturn) n'ont pas la profondeur de jeu des dernières productions sorties sur Super Famicom. Une fois passé l'effet de la nouveauté, les gamers reviendront aux fondamentaux : les vrais jeux c'est chez Nintendo !

Alors Nintendo se dit que les joueurs attendront patiemment la sortie de la Nintendo 64... On connait la suite de l'histoire : la PlayStation sera un carton planétaire qui fera passer les ventes pourtant fort honorables de la N64 comme un échec. Mais surtout l'histoire a retenu la terrible trahison de Square Soft passé chez Sony ! (et dans une moindre mesure le soutien public de Square à la toute nouvelle WonderSwan de Bandai). Bref il fallut attendre un certain temps avant de revoir un Final Fantasy sur une console de salon Nintendo... 

Rétrospectivement on savoure tout autant ces jeux de la belle époque. Une ère insouciante où Nintendo et Square gambadaient main dans la main sur les chemins de la réussite vidéoludique.

Front Mission fait partie de ces titres qui ont forgé la légende de Square. Graphismes sublimes, musiques exceptionnelles (composées par deux femmes), jouabilité très intuitive, etc... J'irai jusqu'à dire que ce jeu a amené une indéniable maturité à un genre (le Tactical-RPG) qui plus est sur une machine aussi grand public que la Super Famicom.

Toshiro Tsushida, le producteur du jeu est également le scénariste de cette folle épopée tactique. Et il n'a pas fait les choses à moitié : il a imaginé notre monde tel que nous le connaissons (enfin tel que nous le connaissions en 1995/1995) et l'a projeté cent ans plus tard, en 2090.

Le concept de base est simple : les continents se sont plus ou moins ralliés pour former des super-structures militaro-diplomatiques. Ainsi l'Amérique du Nord s'est regroupée avec l'Amérique du Sud pour créer l'USN (United States of the New Continent) et le Japon s'est allié avec l'Australie et l'Asie du Sud-Ouest pour créer l'OCU (Oceania Community Union). Et les deux entités se disputent à propos de quelques îles du Pacifique...

Partant de ce pitch, Toshiro élabore une incroyable trame à son histoire et jette un regard très critique sur les politiques, prêts à tout faire avaler à leur propre peuple pour justifier leur quête du pouvoir. Les industriels et les scientifiques ne sont pas en reste avec la commercialisation d'armes dévastatrices comme les fameux Wanzers (de l'Allemand Wanderung Panzers : littéralement chars d'assaut marchant).

Alors bien entendu la "géopolitique" ne pénalise en rien le plaisir du jeu, c'est simplement en filigrane et je vous propose de revenir sur ce titre à travers ce "speed test"...

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Groupes : 
Front Mission
Sociétés : 
Square Enix
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Édito

Pourquoi faire un blog ici ?

Déjà parce que Gameblog, comme son nom l'indique, nous permet de le faire et que c'est la moindre des politesses que de répondre favorablement à leur aimable invitation.

Ensuite parce qu'à 43 ans, la passion des jeux vidéo m'anime toujours autant, avec une petite préférence pour les jeux d'antan. Pas parce que c'était mieux avant, nan, nan juste parce que je suis susceptible et que ça me fait mal d'être poutré par des gamins de 12 ans quand je joue en réseau sur les jeux actuels :)

Bien à vous.

Gunhed

PS : Mode frime activée avec le macaron qui va bien :)

Et ma chaîne : Gunhed TV

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