Le Blog de Gunhed

Par Gunhed Blog créé le 23/02/14 Mis à jour le 11/11/19 à 20h35

Mes passions : jeux vidéo, retrogaming, BD et autres inepties... Bon ben les petits amis, on va essayer de concilier tout ça dans la joie et la bonne humeur...

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Catégorie : Retrogaming

     
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Retrogaming (Jeu vidéo)

Désolé mais je pense que nous allons traumatiser des collectionneurs de jeux rétro...  En effet nous allons déballer des jeux vieux de plus de 30 ans, en l'occurence : Forgotten Worlds et After Burner sur Commodore 64 ! Un hit de Capcom et un autre de SEGA, pas de jaloux !

Cerise sur le gâteau, il s’agit de jeux en version disquette ! Car franchement les jeux C64 en cassettes sont légions et le déballage de ces jeux n'aurait pas eu la même saveur. Qui plus est, il ne s'agit pas des versions européennes mais des versions américaines (c'est à dire éditées par SEGA USA et Capcom USA). Cela a son importance car la version d'After Burner USA était complètement différente de la version éditée chez nous par Activision (lire mon précédent post sur le sujet pour en savoir plus).

Des jeux jusqu'alors épargnés des ravages du temps et des empruntes grasses des joueurs peu soigneux qui jouent en mangeant des chips et des cacahuètes.

Des jeux soigneusement conservés dans leur blister d'origine et éloignés de toute source électromagnétique pouvant démagnétiser ces fragiles disquettes Commodore 64.

Des jeux côtés dans les 130 ¤ sur la toile (et encore, quand on les trouve !) qui vont voir en un seul coup de couteau leur valeur se déprécier considérablement.

Alors âmes sensibles s'abstenir car ça va être violent ! Certaines images peuvent choquer les amoureux de jeux immaculés et les collectionneurs qui ne supportent pas de voir un jeu vidéo autrement que sous une vitrine blindée !

Oui je sais faire de l'unboxing de jeux vieux de plus de 30 ans c'est fou et nul doute que certains crieront à l'hérésie mais cela fait partie de ma thérapie pour soigner mon addiction au rétrogaming ! La vie est parfois cruelle et je dois passer par cette étape pour progresser dans le sevrage de mon addiction.

Voir aussi

Jeux : 
After Burner (Arcade)
Plateformes : 
Commodore 64, Commodore VIC-20
Sociétés : 
Capcom, Sega
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Retrogaming (Jeu vidéo)

Sorti en 1982, le Commodore 64 a été l'un des ordinateurs les plus influents de sa génération. Logique donc qu'il revienne dans une version Mini 36 ans après ! Bon ok en France ce sont plutôt les Amstrad CPC 464 et 6128 qui se sont imposés mais moi j'ai toujours préféré le C64 (et le MSX) au CPC alors venez pas pinailler ici !

Vendu entre 17 et 25 millions d'exemplaires dans le monde entier (les sources sont variées et il est difficile de s'y retrouver), le Commodore 64 a marqué les joueurs avec des titres incroyables : la série Boulder Dash, Exile, Paradroid, la série des Last Ninja, Zak McKracken and the Alien Mindbenders, Bubble Bobble, Pirates !, le fameux jeu de rôle Ultima IV: Quest of the Avatar qui a élevé Lord British au rang de grand gourou interplanétaire, le légendaire jeu de karaté IK+ et avant lui Bruce Lee, Turrican et sa suite Turrican II: The Final Fight, Defender of the Crown, Maniac Mansion, Supremacy, le clone de R-Type : Katakis, le plagiat de Super Mario : Great Giana Sisters, j'en passe et des meilleurs.

Et notamment tous les hits d'arcade de Sega, Capcom, etc. souvent plutôt bien convertis (Haaa Bionic Commando et sa musique entêtante). Les fans de C64 ne manqueront pas d'ailleurs pas de me lyncher en ne citant pas leur titre fétiche mais que voulez-vous le Commodore 64 a une ludothèque tout simplement incroyable.

Des passionnés de cette machine ont lancé il y a quelques temps une campagne de financement participatif pour donner naissance à un C64 Mini. Oui C64 Mini et pas Commodore 64 car les initiateurs du projet n'ont pu obtenir le droit d'utiliser le nom.

Certains crieront à l'opportunisme commercial à l'heure où un florilège de consoles rétro réapparaissent mais le C64 Mini, c'est aussi un projet ouvert. Vous pouvez lancer vos propres jeux via une clé USB, vous passer du clavier virtuel en utilisant là encore un clavier USB et cerise sur le gâteau, un basic est intégré pour lancer les commandes comme à la grande époque.

Outre une sélection de 64 jeux discutable, le principal défaut de cette machine c'est son joystick, tout simplement peu ergonomique et complètement désuet en terme de maniabilité. On peut heureusement brancher des bons joypads plus actuels.

Si vous souhaitez en savoir plus, je me suis fendu d'une petite vidéo sur le sujet que je vous invite à découvrir.

Voir aussi

Plateformes : 
Commodore 64
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Retrogaming (Jeu vidéo)

Alors mes petits lapins, vous le savez si vous avez regardé ma vidéo #167 consacrée aux artistes de Dragon’s Crown et la #171 célébrant les 20 ans de la Princesse Couronne, j’adore Vanillaware ! Prochainement je vous parlerai d’Odin Sphère, mais aujourd’hui on va causer de Muramasa, sorti sur console Wii en 2009 (et sur PS Vita en 2013). 

Chose suffisamment rare pour être soulignée, le jeu Wii bénéficie d'une très belle traduction française. Mais avant ça on va parler de Muramasa, pas le jeu mais le forgeron ! Hé oui pour une fois qu’on peut mettre en avant le savoir-faire des artisans, on ne va pas se gêner.

Alors Muramasa c’était qui ?

Hé bien l'ami Muramasa était un artisan forgeron à l'identité particulièrement trouble et un tantinet violent sur les bords, on pense qu'il y eut en fait plusieurs générations de Muramasa. Les spécialistes en recensent entre deux et huit officiellement, mais peu de documents peuvent en attester avec précision. Ce qui est certain, c'est que le forgeron de la seconde génération fut le plus célèbre d'entre eux, un prodige capable de forger des lames d’une résistance incroyable et extrêmement tranchantes. Les récentes analyses démontrent qu'elles contenaient un taux de carbone qui oscillait entre 0,60 et 0, 79%.

La légende raconte qu’il transmettait sa violence naturelle à l'âme de ses sabres.

Selon le folklore qui entoure le forgeron Muramasa, il était connu pour avoir un caractère bien trempé. En gros fallait pas le chercher parce qu’il résolvait les problèmes façon puzzle. La croyance dit aussi que ses sabres étaient assoiffés du sang poussant leurs propriétaires à commettre des crimes ou bien au suicide, car les Tsukumogami (qu’on pourrait traduire par des esprits) de ces lames maudites refusaient de retourner au fourreau tant qu'elles n'avaient pas fait couler le sang.

Le shogun Tokugawa les fit interdire. Mais si les lames de Muramasa étaient interdites, son art se transmettait et un bon nombre de ses apprentis lancèrent leur propre forge de katanas... Aujourd'hui les lames de Muramasa sont exposées dans les plus prestigieux musées Le jeu Muramasa se positionne donc dans cet environnement mystique et si vous ne connaissez pas cette petite merveille, je vous invite à cliquer vigoureusement sur le lien de cette vidéo.

A voir également si vous aimez Vanillaware :

Gloire aux artistes de Dragon's Crown

Princesse Couronne fête ses 20 ans

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Retrogaming (Jeu vidéo)

La console SEGA Master System a eu le droit à une distribution officielle en France. Dans un premier temps c'est la société Master Games Systèmes France qui s'est chargée de commercialiser la console en France puis SEGA a choisi Virgin Loisirs pour s'en occuper. Dès lors les opérations commerciales se sont succédées avec notamment de nombreux catalogues... Je reviens sur deux d'entre eux...

Hé oui après le catalogue SODIPENG dédié à la PC Engine, je reviens sur deux petits catalogues édités par Virgin Loisirs du temps de la belle époque de la Sega Master System. Le premier est sorti en 1989 et le second en 1990.

Outre le côté nostalgique du feuilletage de catalogues, ce qui est marrant c'est de voir les petites coquilles (photo inversée ou ne correspondant pas au jeu) et surtout le système de classement par thématiques : Action, tir, combat, jeux de rôles, etc. On apprend ainsi que le premier Wonderboy était un jeu de rôles ou encore qu'Out Run est un jeu de sport !

Mais bon je n'en dis pas plus et je vous laisse découvrir tout cela... Et n'oubliez pas : si vous parrainez un ami au Club SEGA, vous gagnerez Golvelius ! Ca vaut trop le coup !

Prochaine étape : les catalogues La Redoute de 1983 et les 3 Suisses de 1987, rubrique lingerie féminine, cela va de soi...

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Retrogaming (Jeu vidéo)

En novembre 1991, je reçois par la Poste un catalogue haut en couleurs présentant la gamme PC Engine. Bien entendu j'avais déjà une PC Engine à l'époque mais j'avais vu dans la presse qu'en se connectant sur le 36 15 Sodipeng, on pouvait recevoir des fiches de présentation des consoles et un catalogue des jeux officiellement importés par Sodipeng... En bon "PC Engine Fan", j'avais donc utilisé le Minitel des parents pour le commander...

Alors pour la plupart des jeunots qui nous lisent, Sodipeng ça ne veut rien dire... Pourtant cette société a joué un rôle capital dans le développement de la PC Engine en France.

On la doit à Yves Guillemot, aujourd'hui Big Boss d'Ubisoft. Un homme qui a toujours eu du flair... et le goût des belles machines car parallèlement à Sodipeng, son autre société, Guillemot International, importait la Neo Geo.

Sodipeng, ça veut dire SOciété DIstributrice de la Pc ENGine. Cette société a été créée en 1990 et figurez-vous qu'elle existe encore de nos jours sous le nom commercial Française de Domotique Sodipeng. Je ne sais pas qu'elle en est la raison car aujourd'hui cette société produit des médias pour la télévision et autres.

Toujours est-il qu'à l'époque, Sodipeng redoublait d'efforts pour promouvoir la gamme PC Engine en France. On trouvait même de la PC Engine en grandes surfaces (Auchan, Continent, Carrefour, etc.). Les anciens se souviennent des notices de jeux "Sodipeng" : une simple feuille A4 noir et blanc traduisant parfois approximativement l'histoire et les commandes de jeux. Ce modeste catalogue et les fiches de présentation des consoles sont les témoins de cette communication.

Je vous propose de revivre la réception de ce catalogue à travers cette modeste vidéo.

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Plateformes : 
PC Engine, Supergraphx
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Retrogaming (Jeu vidéo)

Revivez le procès du siècle ! Le procès qui défraya la chronique et créa même une jurisprudence ! J’ai nommé : le procès des gloutons ! À ma gauche : Pac-Man, à ma droite : Munchkin ! L’un sur Atari 2600, l’autre sur Magnavox Odyssey 2 (Philips Videopac chez nous). Tremblez mes petits lapins !

 

Mes petits lapins, après l’effarant procès de JM Destroy pour le test de Ghouls’n Ghosts. Procès qui l’obligea à relancer un magazine de jeux vidéo pour payer ses avocats, nous abordons aujourd’hui un procès tout aussi retentissant et surtout beaucoup plus crédible : le procès des gloutons : Pac-Man vs. Munchkin ! Il est surtout plus crédible car celui-ci est véridique !

Néanmoins un rappel des faits s’impose...

Pac-Man (パックマン, Pakkuman soit à l'origine Puckman) est un jeu vidéo d'arcade créé par Tōru Iwatani pour l’entreprise japonaise Namco. Il est sorti au Japon le 22 mai 1980 ! Soit quasiment un an avant l'élection de François Mitterrand en France !

Coïncidence ?
Bah oui :)

Dès sa sortie, c’est un succès mondial ! Mais bon ça vous le savez déjà...

Atari s’empare de la licence pour sa console Atari 2600 et demande à Tod Frye de le convertir dans un temps record et sur une cartouche de 4kb pour optimiser les coûts. On lui propose 10 cents de royalties par jeu vendu. Pas moins de 12 millions de cartouches sont produites ! Atari mise beaucoup sur cette licence pour enterrer la concurrence.

Néanmoins Tod Frye n’est pas satisfait du résultat, très éloigné de l’arcade. Il aurait aimé avoir une cartouche 8kb car les 4kb qu’on lui offre l’oblige à faire des concessions draconiennes. De plus, Namco craignant de se faire piquer le code source, refuse d’aider Atari. Tod doit se contenter de refaire le jeu complètement en s’appuyant sur quelques documents graphiques et surtout en s’inspirant de la borne d’arcade qui est arrivée dans les locaux d’Atari.

Mais la concurrence a elle aussi flairé le bon coup… Ce petit glouton jaune rapporte de l’or en barre. Aucun constructeur de console ne peut s’en passer car tous les gamins le réclament.

Philips qui a racheté Magnavox et donc le nom Odyssey veut promouvoir sa bécane l’Odyssey 2, connue chez nous sous le nom Videopac. Si Atari a demandé à Tod Frye de pondre une conversion de Pac-Man, Philips/Magnavox demande à Ed Averett, le monsieur jeux vidéo du Videopac de développer un clone de Pac-Man pour le Videopac/Odyssey2.



Alors Ed Averett je vous en ai déjà parlé à deux reprises et je vous invite à voir les articles #164 et #165 pour en savoir plus sur l’incroyable contribution qu’il a apporté, enfin lui et son épouse Linda, au succès du Videopac.

Pour faire simple ils ont programmé tous les deux quasiment les deux tiers du catalogue. Ils ont tellement gagné d’argent qu’à un moment son épouse lui a dit « Ecoute Ed, on va arrêter on a tellement gagné d’argent qu’on ne saura plus quoi en faire… Et puis moi les jeux ça va un certain temps, j’ai envie de revenir à des choses plus concrètes et surtout plus ambitieuses… » .

Beaucoup plus rationnelle que son époux, elle se spécialisera dans le développement de systèmes fermés comme les fameux Windows de Microsoft… Linda Averett deviendra Vice-Présidente de Microsoft et a supervisé quasiment tous les projets qui ont fait gagner de l’or à Bill Gates. On la retrouve même dans le développement du système de la Xbox… Mais bon on s’égare mes p’tit lapins, revenons à Atari…

Pac Man débarque donc sur console Atari 2600 en mars 1982. Si le succès est sans appel (7 millions de jeux vendus), il sera très critiqué pour sa réalisation médiocre et de nombreux jeux sont retournés par les clients mécontents.

La presse le descend en flèche mais chez Atari ils s’en fichent un peu : 1,5 millions de dollars de budget sont alloués à la campagne publicitaire et peu importe les critiques, le jeu se vend, tous les possesseurs d’Atari 2600 veulent leur Pac-Man mais avec 5 millions de cartouches invendues, l’opération n’est finalement pas si rentable que ça, surtout quand on sait qu’il faut payer Namco pour cette exclusivité.

Qui plus est Atari s’est fait griller la priorité par Philips qui a sorti KC Munchkin, la fameuse cartouche n°38, juste avant Noël 1981. Et le Munchkin en question est une tuerie saluée par la critique !

Autant le Pac-Man de l’Atari 2600 est moche et très éloigné de la borne d’arcade autant Munchkin, connu chez nous sous le nom « glouton et voraces », est une copie géniale qui dépasse même en terme de gameplay la version originale.

 

Les variantes sont bien trouvées : Murs invisibles sauf quand on se bute dessus, tableaux mouvants et surtout un concept tout bêtes : il y a moins de pastilles à récupérer (12 au total) mais elles bougent en temps réel ! Et surtout plus leur nombre diminuent et plus les pastilles vont vite. La dernière pastille va à la même vitesse que Munchkin !

Ce gameplay réhaussé donne un indéniable coup de vieux à la version originale. Munchkin sera longtemps la meilleure cartouche vendue sur Videopac, aidant la machine à se vendre par palettes en Europe, fief de Philips !

Chez Atari ils sont fous furieux ! On paye la licence très chère, on essaye de sortir le jeu en un temps record et on se fait griller la politesse par notre challenger le plus teigneux. C’en est trop ! La riposte ne se fait donc pas attendre : Atari intente un procès à Philips pour contrefaçon et demande le retrait immédiat de la commercialisation du jeu. Parallèlement ils donnent quelques coups de fouet à Frye pour qu’il se magne de finir la conversion de Pac-Man !

Atari est débouté en première instance. A l’époque est considérée comme contrefaçon, un jeu qui reprend des lignes de codes du jeu original. Bref le copier/coller est interdit.

Seulement Ed Averett et son épouse n’ont rien copié du tout. Ils sont allés voir le fameux Pac-Man en borne d’arcade et ont développé un jeu qui lui ressemble sans copier la moindre ligne de code.

En plus pour la petite anecdote, il faut savoir que Magnavox et Atari ne peuvent pas se blairer. Les deux fabricants se sont déjà opposés par le passé devant les tribunaux. C’était à l’époque de Ralph Bauer, considéré comme le père des jeux vidéo moderne et inventeur de la console Odyssey. En 1976 tout le monde copiait le concept de jeu de Ping/Pong (Tennis Table).

Nolan Bushnell, le boss d’Atari avait lui aussi pompé le concept et avait commercialisé la borne « Pong ». Magnavox n’avait pas apprécié. Ils avaient donc Attaqué en justice Atari et ce dernier avait flippé grave. Du coup ils ont trouvé un accord amiable en 1977 et Atari s’est engagé à reverser des royalties à Magnavox. Ce procès est connu comme étant le premier procès retentissant des jeux vidéo. En 1985, Nintendo a subi le même châtiment et a du lui aussi reverser des royalties à Magnavox.

Hé ouais il faut savoir que le business des procès est très lucratif aux Etats-Unis. Le détenteur d’un brevet peut quasiment faire toute sa fortune sans se fatiguer à sortir de nouvelles consoles. Ralph Baer, Sanders et Magnavox (et donc Philips), ont lancé de nombreux procès pendant plus de vingt ans. Et ces procès seront tous gagnés. Ces poursuites ont permis à Sanders et Magnavox de gagner plus de 100 millions de dollars. Ralph Baer qui avait cédé les droits de son concept n’aura que quelques miettes. Ce n’est que bien tardivement qu’il apprendra que ces procès avaient engendré autant de recettes. Bon d’un autre côté, il fallait y penser au concept de console avec cartouches de jeux interchangeables.

Alors pour une fois qu’ils avaient l’occasion de se venger, se retrouver le bec dans l’eau une seconde fois passe mal chez Atari…

Atari fulmine, Atari se claque la tête contre les murs, Atari mange des tonnes de chamallow pour compenser son stress mais Atari ne lâche rien et fait appel. Ils ont perdu car le jeu Videopac était sorti en 1981 et le jeu Pac-Man n’était pas encore sorti sur Atari 2600. Aucune ligne de code n’a été pompée sur le jeu original, il n’y a donc pas de contrefaçon. Il faut donc trouver un autre angle d’attaque que la simple contrefaçon, il faut jouer sur la violation de copyright mais de façon plus habile.

Ed Averett raconte : Pac-Man a bien sûr été le grand succès de l'époque. Le marketing de Magnavox a dit, pouvez-vous faire un type de jeu Pac-Man ? Bien sûr qu’on peut le faire. Magnavox a dit simplement OK faites-le alors, changez un peu le concept et on verra. » Ed et Linda proposent donc quelques prototypes dont une version que David Winter a retrouvé en 2003 et qui ressemblait vraiment trop à Pac-Man. Cette version a donc été refusée et Ed a apporté suffisamment de différence pour que le camembert jaune ne soit pas reconnaissable. C’était donc une bestiole bleue ou rose avec des antennes.

Seulement les avocats d’Atari sont malins. Comme leur employeur ils sont même un peu fourbes. Et comme je suis un peu dérangé de la tête, je me suis paluche les mémoires de l’époque, ils sont encore en ligne. C’est bien connu Atari c’est vraiment fourbe et faut toujours se méfier d’une machine Atari.

Atari attaque cette fois sur un angle complètement nouveau pour l’époque : le « look and feel » d’un jeu. Autrement dit : la ressemblance et la sensation de jeu, le gameplay quoi !

Et avec cet argument, Atari fait mouche. Ils arrivent à convaincre 2 juges sur 3 de prononcer un verdict en leur faveur. Magnavox/Phillips est condamné pour violation de droits d’auteur car leur titre s’inspire dans ses visuels et sa façon de jouer d’un jeu d’arcade dont le détenteur des droits est Atari.

Ce procès restera dans les annales et fera jurisprudence. Aujourd’hui encore, il est toujours cité dans les procès qui opposent les éditeurs entre eux (genre Medal of Honor vs Call of Duty vs Battlefield). La notion de « concept de jeu » est donc entrée dans le champ de la justice et elle n’est pas prête de le quitter.

Pour autant si sur le papier Atari a gagné, il faut savoir que Philips/Magnavox a quand même eu un joli petit lot de consolation. Atari réclamait le retrait pur et simple du jeu… ils l’ont obtenu mais avec un petit paragraphe supplémentaire qui changeait toute la donne : « le jeu sera retiré de la vente après écoulement des stocks en magasin »… Munchkin étant le jeu le plus vendu sur Videopac/Odyssey2, les quantité produites étaient astronomiques… Et quand ils ont senti le vent tourner, ils ont livré des tonnes de cartouches aux revendeurs. De ce fait, encore aujourd’hui KC Munchkin n’a aucune côte de rareté car il a tellement été produit qu’on le trouve très facilement et à un prix toujours abordable.

Quant à Ed Averett, il garde un bon souvenir de cette période : « je me suis déplacé aux quatre coins de la planète pour expliquer aux tribunaux la conception du jeu qui ne plagiait en rien le jeu original de Namco, tout du moins dans son code source… Mais on a quand même perdu car il est vrai qu’on s’inspirerait beaucoup du jeu original »

Cependant Ed Averett et Magnavox/Philips auront leur revanche avec la cartouche n°44 : KC Krazy Chase, connue chez nous sous le nom « Super Glouton ». Cette cartouche reprend les grandes lignes de Pac-Man, il est toujours question de manger des pastilles mais la finalité n’est plus la même car une sorte de ver devient l’ennemi principal et il faut le manger petit à petit pour le tuer complètement. Ed Averett avouera plus tard que c’était par provocation qu’il a introduit cette sorte de ver qui ressemblait étrangement à celui de Centipede… quelque part Magnavox/Philips mangeait à petit feu Atari…

Atari ne porta pas plainte car le succès de leur machine était tel qu’ils avaient d’autres chats à fouetter. Comme ils avaient explosé toute la concurrence, leurs attaques juridiques se concentraient sur leurs anciens salariés qui les avaient quitté pour fonder leur propre boite d’édition et vendre leur propre jeu en dehors du circuit officiel Atari. Ces noobs d’Atari n’avaient pas verrouillé, comme le feront plus tard Nintendo, Sega et tous les autres, les royalties à reverser par les éditeurs tiers. Cela fera la fortune d’une toute jeune boîte, fondée par des anciens salariés d’Atari : Activision…

Atari s’en mordra les doigts car c’est ainsi que sont apparus les premiers jeux pornographiques sur sa console comme Custer’s revenge. Nintendo s’inspirera de cette erreur pour verrouiller ses relations avec les éditeurs tiens en leur imposant non seulement la production des cartouches mais également un droit de regard sur le jeu envisagé. Le fameux Seal of Quality vient de là.

Mais ça c’est une autre histoire…

A voir également sur le sujet Videopac :

Voir aussi

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Philips
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Retrogaming (Jeu vidéo)

A la demande générale : est-ce qu'en tant que maire vous jouez à SimCity ? Alors oui je joue à SimCity ! Enfin j'y ai surtout joué quand j'étais jeune et fou car le jeu date un peu... Et finalement plus sur Super Nintendo que sur Amiga !

Alors désolé de faire une nouvelle séquence 36 15 My Life mais comme la question taraude pas mal de monde, je me suis fendu d'une petite vidéo pour y répondre.

En effet l'année dernière, le dénommé Tatsui de Taikenban, sympathique blog/webzine m'a posé une question sur SimCity : "devenir maire, l'utime étape du joueur de SimCity ?"

Ma réponse fut la suivante : "90% du temps d'un maire est consacré à la gestion quotidienne de la commune et des petits tracas qui ne sont guère spectaculaires... préparation budgétaire,autorisation de construire, recherche d'emploi, demande de logement, problème de voisinage, suivi de la vie associative et présence aux manifestations communales... On est à des années-lumière des mégalopoles de Sim City ! Mais j'avoue y avoir joué très longtemps. D'abord sur Amiga puis je l'ai refait sur Super Nintendo et enfin Sim City 2000 sur PC. Depuis j'ai arrêté mais ça reste un titre fort dans ma vie de gamer et je ne doute pas qu'il m'ait incité à m'intéresser davantage à la vie locale. La politique au sens noble et étymologique du terme : s'occuper de la vie de la cité..." (lire l'article complet en cliquant vigoureusement ici).

Mais depuis la question revient régulièrement, à croire que ça questionne pas mal l'imaginaire des gens : "est-ce qu'un maire joue à SimCity ou est-ce SimCity qui l'a amené à être maire ?"

Enfin bref comme je l'avais expliqué bien évidemment SimCity n'est pas réaliste, encore moins une véritable simulation, c'est un jeu !

Déjà parce que dans l'absolu c'est une dictature (vous êtes désigné maire et vous l'êtes à vie, il n'est jamais question d'élection) et ensuite parce que les paramètres d'intervention sont très précis et se limitent à des sujets connus de tous : criminalité, embouteillage, énergie, développement, etc.

De plus, vous n'êtes pas seulement maire dans SimCty, vous êtes également urbaniste et dieu ! Urbaniste dans le sens où vous dessinez progressivement le lieu de vie de vos habitants et dieu car comme dans Populous, vous pouvez déclencher des catastrophes naturelles...

Toujours est-il que c'est malgré tout vrai : j'ai toujours aimé jouer à SimCity, surtout le SimCity 2000 que je trouvais excellent (gestion de l'eau, énergie renouvelable, gestion du relief, etc.). Qui plus est, à l'époque j'avais un peu boudé la version Amiga de SimCity, lui préférant l'autre hit de l'époque : Populous (hahaha maire c'était pas assez, dans Populous vous étiez Dieu ^^). Néanmoins j'ai redécouvert la version Super Nintendo quelques années plus tard : un véritable coup de maître de Nintendo qui en avait acheté l'exclusivité et qui en avait fait un bijou de jouabilité. C'est sur cette version que j'ai décidé de revenir...

 

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Retrogaming (Jeu vidéo)

La conversion de Ninja Spirit sur PC Engine comparée aux adaptations Commodore 64, Amstrad 464, Atari ST, Amiga 500 et Game Boy ! Et devinez qui gagne à la fin ?

 

Alors oui entre Ninja Spirit et moi, c'est une longue histoire d'amour. Découvert dans le supplément Consoles News de Joystick, testé par l'inusable JM'Destroy, Ninja Spirit se paye un 95% et apparaît comme un "jeu de ninja" absolument fantastique qui ne souffre que de quelques défauts de ralentissement (voir le scan du test - source : abandonware-magazines.org).

Du côté de Tilt, AHL n'y va pas non plus avec le dos de la cuillère et déclare tout simplement que la version PC Engine apporte aux versions déjà sorties sur Amiga et Atari ST, ce qui leur manquait le plus : une jouabilité quasiment parfaite.

A l'époque l'avis de ces deux testeurs achève de me convaincre et je commande aussitôt le jeu en découpant le bon de commande d'un revendeur de jeux vidéo présent dans leur page. Je mets le chèque dans l'enveloppe, je lèche le timbre et je dépose le tout dans la boîte aux lettres jaune la plus proche... Et pis j'attends (ouais ça fait rêver, hein ^^)

Quinze jours plus tard le colis arrive et là je tombe de haut en insérant la HuCard dans ma petite PC Engine : ce jeu est une tuerie, un chef d'oeuvre du jeu ninja (le ninja était très à la mode dans les années 80/90, c'était quasiment le mec le plus cool au monde : puissant, énigmatique, agile et avec des armes de malade : nunchaku, shuriken, etc. Malheureusement les tortues ont tué le mythe).

Bien plus tard j'appris que ce titre était sorti sur borne d'arcade et que la version PC Engine était l'une des plus belles adaptations. Pas étonnant le jeu avait été développé en interne par Irem et ils avaient extirpé les tripes de la PC Engine pour sortir ce bijou toujours aussi sympathique à jouer aujourd'hui.

Alors si toi aussi tu as l'esprit Ninja, je te propose de revenir sur ce jeu à travers un petit speed test...

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Retrogaming (Jeu vidéo)

Sorti sur Nintendo Wii (Wiiware) en 2009, ce titre est un remake du jeu Castlevania The Adventure, sorti en 1989 sur Game Boy ! Développé par M2, entreprise japonaise spécialisée dans le portage d'anciens jeux sur des consoles plus actuelles (comme des titres SEGA Ages ou encore les jeux SEGA Mega Drive et Master System du Virtual Console de la Wii), ce jeu dénommé "Castlevania The Adventure ReBirth" a également été rejoint par deux autres titres "ReBirth" : Contra et Gradius !

Alors autant vous prévenir tout de suite : si vous connaissiez la version Game Boy de 1989, oubliez la car ce remake n'a absolument plus grand chose à voir ! Level design, musiques, jouabilité, etc. : tout a été remanié dans une joyeuse farandole revitalisante.

En gros il ne reste plus que le personnage principal : Christopher Belmont (en hommage à Christopher Lee ?), son fouet "boule de feu hadoken" et les globes oculaires qui tombent pas paquet de douze.

M2 a tout refait (sauf les musiques piquées à d'autres opus) et le résultat est plutôt satisfaisant : à la fois classique (pour ne pas dire "root") et suffisamment pêchu pour nous tenir en haleine à travers ses stages.

Neuf ans après sa sortie sur Wii je reviens sur ce titre... Et quelque part c'est du retrogaming de retrogaming... Dingue, non ?

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Retrogaming (Jeu vidéo)

En décembre 2003, Hudson Soft lance sa "Hudson Selection" sur GameCube et PlayStation 2 ! L'objectif avoué : faire découvrir les classiques de la marque à une nouvelle génération de joueurs qui débarquent sur le cube de Nintendo. Ils ne font pas les choses à moitié puisque plutôt que d'offrir de simples adaptations des jeux d'antan, pixel par pixel, ils en font les remakes en 2D/3D. Ainsi Star Soldier, Cubic Lode Runner, Takahashi Meijin (Adventure Island/Wonderboy) et PC Genjin (connu chez nous sous le patronyme PC Kid) subissent un joyeux lifting...

Sauf que voilà...

Certaines séquences sont un peu "WTF" quand on a joué à la version d'origine sur PC Engine (que je vous invite à découvrir plus bas si vous avez loupé mon précédent post...).

Où est passée la rotation inversée de l'oeil du dinosaure ? Pourquoi la petite fleur bonus a disparu ? Et c'est quoi ces "bonus stages" venus tout droit d'une salle pleine de pièces comme on en trouve à la pelle dans Mario ?!

On frôle parfois le scandale mes p'tits lapins...

Néanmoins pour ne pas vous perturber outre mesure, je me lance dans un "speed test" le plus objectif qui soit (mais avec quand même pas mal de mauvaise foi ^^)

Et pour celles et ceux qui ne connaissent pas la version originale, sortie en 1989 sur PC Engine (et son adaptation sur Amiga en 1992), c'est par là que ça se passe...

Voir aussi

Groupes : 
PC Kid
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Édito

Pourquoi faire un blog ici ?

Déjà parce que Gameblog, comme son nom l'indique, nous permet de le faire et que c'est la moindre des politesses que de répondre favorablement à leur aimable invitation.

Ensuite parce qu'à 43 ans, la passion des jeux vidéo m'anime toujours autant, avec une petite préférence pour les jeux d'antan. Pas parce que c'était mieux avant, nan, nan juste parce que je suis susceptible et que ça me fait mal d'être poutré par des gamins de 12 ans quand je joue en réseau sur les jeux actuels :)

Bien à vous.

Gunhed

PS : Mode frime activée avec le macaron qui va bien :)

Et ma chaîne : Gunhed TV

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