Le Blog de Gunhed

Par Gunhed Blog créé le 23/02/14 Mis à jour le 23/05/18 à 21h37

Maire d'Anzin-Saint-Aubin (62), vice-président de la communauté urbaine d'Arras en charge du numérique.
Mes passions jeux vidéo, retrogaming, BD et autres inepties... Bon ben les petits amis, on va essayer de concilier tout ça dans la joie et la bonne humeur...

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Catégorie : Retrogaming

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Retrogaming (Jeu vidéo)

Gulliver Boy et l'arrivée de la Huvidéo sur PC Engine ou comment la petite PC Engine réussit le pari un peu fou d'offrir plus de 30 minutes de dessins animés sur un simple CD dans l'un de ses jeux de rôles !

Plus qu'une prouesse technique, c'est également un concept assez innovant qui avait été initié à l'époque : faire coïncider un nouveau dessin animé avec la sortie d'un jeu, incluant des éléments visuels du dessin animé. Le jeu PC Engine est ainsi sorti le 26 mai 1995 à mi-saison de la diffusion du dessin animé sur Fuji TV.

Ainsi il n'y a pas moins de 38 séquences en "full motion vidéo", soit un peu plus de 30 minutes, insérées dans le jeu Gulliver Boy.

Hudson soft s'est fait aider par RED pour concevoir Gulliver Boy et il est vrai que les similitudes avec le cultissime Tengaimakyo Far East of Eden Manji Maru sont nombreuses (surtout lors des phases de combat).

Résultat des courses : on obtient un superbe RPG qui s'offre le luxe d'avoir les plus beaux dessins animés qui soit sur cette bécane. Enfin tout est relatif car la fenêtre est assez petite (avec une résolution de 192x112, pas de quoi frimer à l'heure de la 4K), il y a quand même moins de couleurs que dans le dessin animé mais la fluidité est stupéfiante quand on sait que la PC Engine date tout de même de 1987 !

Le jeu sortira un an plus tard sur Saturn, avec bien sûr des graphismes améliorés mais malheureusement la série animée ne rencontrera pas le succès espéré. A ma connaissance, elle est très peu connue en France mais comme l'intrigue se déroulait en Italie, il existe une adaptation italienne.

En tout état de cause, je vous propose de découvrir ceci en vidéo...

 

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PC Engine
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Retrogaming (Jeu vidéo)

Mes petits lapins, si je vous dis « Kato-chan Ken-chan Gokigen TV », vous vous dites « pitié ! Pourvu que ce fêlé de Gunhed ne renomme pas sa chaîne en un truc improbable et obscur ! ». Non ne vous inquiétez pas, nous allons parler aujourd’hui d’un jeu PC Engine qui a propulsé la console à son lancement. Un jeu qui a explosé les Charts de vente de l’année 1987 au point de faire flipper grave Nintendo ! On le connait sous le nom de Chan & Chan mais son vrai nom c’est Kato-Chan et Ken-Chan, autrement dit les noms des personnages de ce jeu, très connus au Japon pour un show télévisé à l’humour bien barré. 

Et c’est là le coup de maître d’Hudson Soft, co-concepteur de la PC Engine avec NEC.

Au lancement de la console, c’est à dire en octobre 1987, il faut un line-up de départ qui tiennent la route. The Kung-Fu c’est bien comme premier titre, mais c’est surtout une démonstration technique tendant à prouver que la PC Engine est capable d’afficher des gros sprites.

Ce qu’il faut à la PC Engine, ce sont des titres emblématiques, des titres qui poutrent et qui font passer la Famicom et la Sega Mark 3 pour des consoles d’une autre époque.

Hudson a réussi un joli coup en éditant Bikkuriman World sur sa machine, qui plus est en volume 2 ! Un jeu d’action en volume 1, The Kung-Fu (car les jeux Hudson Soft étaient numérotés) et en volume 2 : un action-RPG mythique : Wonder Boy in Monster Land ! Vous vous rendez compte mes petits lapins : un jeu SEGA mega culte qui débarque sur une nouvelle console ! Cerise sur le gâteau Bikkuriman World ne reprend pas les personnages originaux mais utilise la licence d’un dessin animé très populaire au Japon, connu chez nous sous le nom de Prince Hercule.

Avec Kâto Chan & Ken Chan, numéroté volume 6, la firme à l’abeille bourdonnante renforce le catalogue de départ avec un titre complètement dingue dans le contexte feutré de 1987. Ce titre que l’on regarde aujourd’hui comme une petite curiosité japonaise du catalogue PC Engine est en fait le premier Blockbuster de la machine ! Une véritable tuerie marketing qui a fait vendre des brouettes de consoles à NEC et Hudson Soft !

Rappel des faits : la console PC Engine sort en octobre 1987, un mois plus tard, soit le 30 novembre 1987, Kâto Chan & Ken Chan déboule dans les magasins et le titre s’écoule à plus de 320 000 exemplaires rien qu’au moins de décembre. Il terminera sa carrière à près de 900 000 exemplaires vendus ! Un record pour l’époque quand on sait à quel point Nintendo domine le marché et laisse peu de respiration aux autres concurrents !

Alors une question se pose ! Et d’ailleurs même si vous ne me la posez pas, je vais y répondre : pourquoi un tel succès ? 

Je tente d'y répondre dans cette vidéo...

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PC Engine
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Retrogaming (Jeu vidéo)

Mes chers petits lapins, saviez-vous que Sonic devait être à la base un lapin ? C’est dingue ça ! Ils ont choisi un hérisson car ça se prêtait mieux au moteur du jeu mais bon dans l’absolu un lapin ça va quand même plus vite qu’un hérisson. C’est paradoxal cette affaire ! Idem on connait tous l’histoire de la genèse de Pokemon : un petit insecte qui se promène sur le câble link reliant deux Game Boy mais ce que l’on sait moins c’est que Lippoutou a vu la couleur de sa peau virer du noir au violet pour éviter tout cliché raciste.

Dans un autre genre saviez-vous que le tour de France est une source d’inspiration pour la réalisation de Super Mario Kart ? Saviez vous que Capcom USA a claqué des genoux craignant un procès de Mike Tyson pour une trop grande ressemblance avec l’un de ses personnages de Street Fighter 2, le boxeur M. Bison ? Saviez-vous que l’opulente poitrine de Lara Croft est liée au fait que Toby Gard ait augmenté son volume de 150% au lieu des 50% initialement prévus ?

Hé bien ce genre d'infos, on les trouve entre autres histoire sur la naissance de jeux cultes dans un très beau livre au format carré.

Omaké Books nous offre un superbe ouvrage sobrement intitulé « Les grandes sagas de la Playhistoire »

A la rédaction de cet ouvrage collectif de 144 pages tout en couleurs, on retrouve Florent Gorges, Olivier Lehmann, Régis Monterrin, Raphael Lucas, Vincent Oms, Loup Lassinat-Foubert et Christophe Delpierre !

Du beau monde pour écrire de façon condensée les plus belles sagas du jeu vidéo :

- The Legend of Zelda : A Link to the Past
- Metal Gear Solid
- Tomb Raider
- Final Fantasy VII
- Super Mario Kart 
- Minecraft 
- StarFox 
- Virtua Fighter 
- WipEout
- The Witcher
- Sonic the Hedgehog
- Street Fighter
- Castlevania
- Pokémon

Soit quatorze sagas mythiques des jeux vidéo mais je suis pas d’accord car il manque quand même la saga PC Kid et Far East of Eden sur PC Engine, la saga, Shadow of the Beast, Turrican et Monkey Island sur Amiga et mon neveu François-Jason me susurre à l’oreille qu’il manque FIFA et Call of Duty mais bon comme c’est un kéké on s’en fiche un peu de son avis.

Alors oui j’avoue que l’exercice est super contraignant et que toute sélection est sujette à critique mais bon mes petits lapins, moi je veux plus de PC Engine et d'Amiga dans le volume deux !

Simple dans son écriture (ce qui ne veut pas dire simpliste), richement illustré, c’est une entrée originale dans l’univers des jeux vidéo qui ravira aussi bien les débutants avides de connaissance que les joueurs confirmés en mal d’anecdotes et d’histoires inédites sur leurs jeux cultes.

 

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Retrogaming (Jeu vidéo)

Mes chers petits lapins, je vous dois la vérité ! Il y a quelques temps je me suis fendu d’une vidéo où je déballais sans ménagement des jeux neufs vieux de trente ans. Cette vidéo a suscité de nombreuses réactions chez les amoureux de film plastique. On dénombre une dizaine de crises cardiaques et deux étouffements par film étirable cellofrais.

Je vous disais que ces jeux étaient hors de prix. Bien évidemment c’était faux.

Alors pour les trois du fond qui n'avait pas capté le second degré de cette vidéo, j’ai cédé à l’appel du 1er avril, date à laquelle il est de coutume de faire des blagues.

Dans les milieux autorisés on appelle cela faire un poisson d’avril. Les enfants collent un poisson de papier aux dos de leurs camarades et quand la plaisanterie est découverte, le farceur s’écrie « poisson d’avril ».

Dès lors les enfants rigolent de bon c½ur, certains s’esclaffent. Le poisson étant bien évidemment relié à la fête chrétienne de Pâques puisque Pâques sonne la fin du carême et la dégustation de poisson pané, de préférence ceux du capt’ain Igloo qui était un saint homme.

Le poisson d’avril le plus célèbre est celui de la sortie de l’Atari ST. C’était à l’origine une bonne grosse blague des ingénieurs d’Atari qui avaient bricolé un ordinateur pour déconner mais commeà la surprise générale  ça s’est vendu, ils ont continué à le vendre...

Mais bon on s’éloigne du sujet. Je vous disais donc que le déballage de ces jeux Commodore 64 en disquette était une bonne grosse blague car ces jeux, je les ai payés une bouchée de pain en 2017.

Il faut savoir que les jeux américains du Commodore 64 se sont très mal vendus au format disquette. Il faut dire que le lecteur disquette du Commodore 64 était vraiment très lent et objectivement il n’y avait pas une différence de chargement transcendantale. Beaucoup d’éditeurs ont donc produit plus de jeux disquettes que prévus et au final ils se sont retrouvés avec des stocks sur les bras. Dans le business de l’époque les magasins et autres grossistes avaient le luxe infini de payer leur facture au bout de 90 jours et de pouvoir retourner leurs invendus.

Vous imaginez le truc de dingue : vous pouviez payer votre facture au bout de 90 jours ! Aujourd’hui quand un distributeur arrive à négocier un paiement à 30 jours, on dit de lui que c’est un habile négociateur mais bon ça c’est une autre histoire…

Surtout quand on sait que nous pauvres consommateurs, on paye cash des jeux sans boîte, sans notice et sans support physique qui ne sont finalement que des beta versions en voie d’évolution… Avec cerise sur le gâteau : du cash à rajouter pour avoir une armure dorée ou un sabre en acier trempé. Bah oui avec le pack de base vous n’avez qu’un pagne et le coutelas de Rahan. Faut pas déconner non plus.

Enfin bref ces jeux Commodore 64 en disquette sont donc retournés chez leurs éditeurs au bout de 90 jours et sont restés dans un coin du hangar un sacré bout de temps. On a comme ça beaucoup de jeux SEGA : Alien Syndrome, After Burner ou chez Capcom. Sortis à la fin des années 80, beaucoup de joueurs étaient passés sur d’autres machines, comme par exemple le superbe et magnifique Amiga ou sur console de jeux. Ces jeux ont donc été bradés et vendus à des déstockeurs qui ont eu également beaucoup de mal à les écouler.

Il n’y a donc aucune espèce de « hype » à déballer des jeux de ce type, même aussi vieux. Ils ont été produits à plus de 20 000 exemplaires minimum. Régulièrement on voit fleurir sur la toile des « nouveaux jeux neufs ». Certains sur eBay ne s’embarrassent même de la vente au détail et publient la photo du carton qui contient des tas de jeux neufs. Alors si sur ordinateur les tirages étaient tout de même assez rares au delà des 50 000 pièces, sur console c’est beaucoup plus fréquent.

Dès lors où est la rareté d’un produit de consommation courante distribué à plusieurs milliers d’exemplaires ? Même neuf sous blister ! Car honnêtement il existe de nombreux procédé pour mettre sous emballage plastique ce type de produit. Il est d’ailleurs courant de voir des jeux en très bon état être reconditionnés sous emballage plastique. Bien sûr le vendeur sur la toile omettra de vous le signaler.

A titre personnel il m’arrive d’acheter des jeux encore emballés mais c’est surtout pour le plaisir de les déballer moi-même et de sentir cette bonne odeur de jeu neuf. Certains m’ont mis au défi de déballer des jeux PC Engine. Et ben vous savez quoi ? Même pas peur ! J’ai dégoté Monster Maker et Götzendiener pour une poignée de yens, tout au plus 10 euros par jeu et je les ai délicatement déballés...

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Retrogaming (Jeu vidéo)

Désolé mais je pense que nous allons traumatiser des collectionneurs de jeux rétro...  En effet nous allons déballer des jeux vieux de plus de 30 ans, en l'occurence : Forgotten Worlds et After Burner sur Commodore 64 ! Un hit de Capcom et un autre de SEGA, pas de jaloux !

Cerise sur le gâteau, il s’agit de jeux en version disquette ! Car franchement les jeux C64 en cassettes sont légions et le déballage de ces jeux n'aurait pas eu la même saveur. Qui plus est, il ne s'agit pas des versions européennes mais des versions américaines (c'est à dire éditées par SEGA USA et Capcom USA). Cela a son importance car la version d'After Burner USA était complètement différente de la version éditée chez nous par Activision (lire mon précédent post sur le sujet pour en savoir plus).

Des jeux jusqu'alors épargnés des ravages du temps et des empruntes grasses des joueurs peu soigneux qui jouent en mangeant des chips et des cacahuètes.

Des jeux soigneusement conservés dans leur blister d'origine et éloignés de toute source électromagnétique pouvant démagnétiser ces fragiles disquettes Commodore 64.

Des jeux côtés dans les 130 ¤ sur la toile (et encore, quand on les trouve !) qui vont voir en un seul coup de couteau leur valeur se déprécier considérablement.

Alors âmes sensibles s'abstenir car ça va être violent ! Certaines images peuvent choquer les amoureux de jeux immaculés et les collectionneurs qui ne supportent pas de voir un jeu vidéo autrement que sous une vitrine blindée !

Oui je sais faire de l'unboxing de jeux vieux de plus de 30 ans c'est fou et nul doute que certains crieront à l'hérésie mais cela fait partie de ma thérapie pour soigner mon addiction au rétrogaming ! La vie est parfois cruelle et je dois passer par cette étape pour progresser dans le sevrage de mon addiction.

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Jeux : 
After Burner (Arcade)
Plateformes : 
Commodore 64, Commodore VIC-20
Sociétés : 
Capcom, Sega
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Retrogaming (Jeu vidéo)

Sorti en 1982, le Commodore 64 a été l'un des ordinateurs les plus influents de sa génération. Logique donc qu'il revienne dans une version Mini 36 ans après ! Bon ok en France ce sont plutôt les Amstrad CPC 464 et 6128 qui se sont imposés mais moi j'ai toujours préféré le C64 (et le MSX) au CPC alors venez pas pinailler ici !

Vendu entre 17 et 25 millions d'exemplaires dans le monde entier (les sources sont variées et il est difficile de s'y retrouver), le Commodore 64 a marqué les joueurs avec des titres incroyables : la série Boulder Dash, Exile, Paradroid, la série des Last Ninja, Zak McKracken and the Alien Mindbenders, Bubble Bobble, Pirates !, le fameux jeu de rôle Ultima IV: Quest of the Avatar qui a élevé Lord British au rang de grand gourou interplanétaire, le légendaire jeu de karaté IK+ et avant lui Bruce Lee, Turrican et sa suite Turrican II: The Final Fight, Defender of the Crown, Maniac Mansion, Supremacy, le clone de R-Type : Katakis, le plagiat de Super Mario : Great Giana Sisters, j'en passe et des meilleurs.

Et notamment tous les hits d'arcade de Sega, Capcom, etc. souvent plutôt bien convertis (Haaa Bionic Commando et sa musique entêtante). Les fans de C64 ne manqueront pas d'ailleurs pas de me lyncher en ne citant pas leur titre fétiche mais que voulez-vous le Commodore 64 a une ludothèque tout simplement incroyable.

Des passionnés de cette machine ont lancé il y a quelques temps une campagne de financement participatif pour donner naissance à un C64 Mini. Oui C64 Mini et pas Commodore 64 car les initiateurs du projet n'ont pu obtenir le droit d'utiliser le nom.

Certains crieront à l'opportunisme commercial à l'heure où un florilège de consoles rétro réapparaissent mais le C64 Mini, c'est aussi un projet ouvert. Vous pouvez lancer vos propres jeux via une clé USB, vous passer du clavier virtuel en utilisant là encore un clavier USB et cerise sur le gâteau, un basic est intégré pour lancer les commandes comme à la grande époque.

Outre une sélection de 64 jeux discutable, le principal défaut de cette machine c'est son joystick, tout simplement peu ergonomique et complètement désuet en terme de maniabilité. On peut heureusement brancher des bons joypads plus actuels.

Si vous souhaitez en savoir plus, je me suis fendu d'une petite vidéo sur le sujet que je vous invite à découvrir.

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Plateformes : 
Commodore 64
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Retrogaming (Jeu vidéo)

Alors mes petits lapins, vous le savez si vous avez regardé ma vidéo #167 consacrée aux artistes de Dragon’s Crown et la #171 célébrant les 20 ans de la Princesse Couronne, j’adore Vanillaware ! Prochainement je vous parlerai d’Odin Sphère, mais aujourd’hui on va causer de Muramasa, sorti sur console Wii en 2009 (et sur PS Vita en 2013). 

Chose suffisamment rare pour être soulignée, le jeu Wii bénéficie d'une très belle traduction française. Mais avant ça on va parler de Muramasa, pas le jeu mais le forgeron ! Hé oui pour une fois qu’on peut mettre en avant le savoir-faire des artisans, on ne va pas se gêner.

Alors Muramasa c’était qui ?

Hé bien l'ami Muramasa était un artisan forgeron à l'identité particulièrement trouble et un tantinet violent sur les bords, on pense qu'il y eut en fait plusieurs générations de Muramasa. Les spécialistes en recensent entre deux et huit officiellement, mais peu de documents peuvent en attester avec précision. Ce qui est certain, c'est que le forgeron de la seconde génération fut le plus célèbre d'entre eux, un prodige capable de forger des lames d’une résistance incroyable et extrêmement tranchantes. Les récentes analyses démontrent qu'elles contenaient un taux de carbone qui oscillait entre 0,60 et 0, 79%.

La légende raconte qu’il transmettait sa violence naturelle à l'âme de ses sabres.

Selon le folklore qui entoure le forgeron Muramasa, il était connu pour avoir un caractère bien trempé. En gros fallait pas le chercher parce qu’il résolvait les problèmes façon puzzle. La croyance dit aussi que ses sabres étaient assoiffés du sang poussant leurs propriétaires à commettre des crimes ou bien au suicide, car les Tsukumogami (qu’on pourrait traduire par des esprits) de ces lames maudites refusaient de retourner au fourreau tant qu'elles n'avaient pas fait couler le sang.

Le shogun Tokugawa les fit interdire. Mais si les lames de Muramasa étaient interdites, son art se transmettait et un bon nombre de ses apprentis lancèrent leur propre forge de katanas... Aujourd'hui les lames de Muramasa sont exposées dans les plus prestigieux musées Le jeu Muramasa se positionne donc dans cet environnement mystique et si vous ne connaissez pas cette petite merveille, je vous invite à cliquer vigoureusement sur le lien de cette vidéo.

A voir également si vous aimez Vanillaware :

Gloire aux artistes de Dragon's Crown

Princesse Couronne fête ses 20 ans

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Retrogaming (Jeu vidéo)

La console SEGA Master System a eu le droit à une distribution officielle en France. Dans un premier temps c'est la société Master Games Systèmes France qui s'est chargée de commercialiser la console en France puis SEGA a choisi Virgin Loisirs pour s'en occuper. Dès lors les opérations commerciales se sont succédées avec notamment de nombreux catalogues... Je reviens sur deux d'entre eux...

Hé oui après le catalogue SODIPENG dédié à la PC Engine, je reviens sur deux petits catalogues édités par Virgin Loisirs du temps de la belle époque de la Sega Master System. Le premier est sorti en 1989 et le second en 1990.

Outre le côté nostalgique du feuilletage de catalogues, ce qui est marrant c'est de voir les petites coquilles (photo inversée ou ne correspondant pas au jeu) et surtout le système de classement par thématiques : Action, tir, combat, jeux de rôles, etc. On apprend ainsi que le premier Wonderboy était un jeu de rôles ou encore qu'Out Run est un jeu de sport !

Mais bon je n'en dis pas plus et je vous laisse découvrir tout cela... Et n'oubliez pas : si vous parrainez un ami au Club SEGA, vous gagnerez Golvelius ! Ca vaut trop le coup !

Prochaine étape : les catalogues La Redoute de 1983 et les 3 Suisses de 1987, rubrique lingerie féminine, cela va de soi...

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Retrogaming (Jeu vidéo)

En novembre 1991, je reçois par la Poste un catalogue haut en couleurs présentant la gamme PC Engine. Bien entendu j'avais déjà une PC Engine à l'époque mais j'avais vu dans la presse qu'en se connectant sur le 36 15 Sodipeng, on pouvait recevoir des fiches de présentation des consoles et un catalogue des jeux officiellement importés par Sodipeng... En bon "PC Engine Fan", j'avais donc utilisé le Minitel des parents pour le commander...

Alors pour la plupart des jeunots qui nous lisent, Sodipeng ça ne veut rien dire... Pourtant cette société a joué un rôle capital dans le développement de la PC Engine en France.

On la doit à Yves Guillemot, aujourd'hui Big Boss d'Ubisoft. Un homme qui a toujours eu du flair... et le goût des belles machines car parallèlement à Sodipeng, son autre société, Guillemot International, importait la Neo Geo.

Sodipeng, ça veut dire SOciété DIstributrice de la Pc ENGine. Cette société a été créée en 1990 et figurez-vous qu'elle existe encore de nos jours sous le nom commercial Française de Domotique Sodipeng. Je ne sais pas qu'elle en est la raison car aujourd'hui cette société produit des médias pour la télévision et autres.

Toujours est-il qu'à l'époque, Sodipeng redoublait d'efforts pour promouvoir la gamme PC Engine en France. On trouvait même de la PC Engine en grandes surfaces (Auchan, Continent, Carrefour, etc.). Les anciens se souviennent des notices de jeux "Sodipeng" : une simple feuille A4 noir et blanc traduisant parfois approximativement l'histoire et les commandes de jeux. Ce modeste catalogue et les fiches de présentation des consoles sont les témoins de cette communication.

Je vous propose de revivre la réception de ce catalogue à travers cette modeste vidéo.

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Plateformes : 
PC Engine, Supergraphx
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Retrogaming (Jeu vidéo)

Revivez le procès du siècle ! Le procès qui défraya la chronique et créa même une jurisprudence ! J’ai nommé : le procès des gloutons ! À ma gauche : Pac-Man, à ma droite : Munchkin ! L’un sur Atari 2600, l’autre sur Magnavox Odyssey 2 (Philips Videopac chez nous). Tremblez mes petits lapins !

 

Mes petits lapins, après l’effarant procès de JM Destroy pour le test de Ghouls’n Ghosts. Procès qui l’obligea à relancer un magazine de jeux vidéo pour payer ses avocats, nous abordons aujourd’hui un procès tout aussi retentissant et surtout beaucoup plus crédible : le procès des gloutons : Pac-Man vs. Munchkin ! Il est surtout plus crédible car celui-ci est véridique !

Néanmoins un rappel des faits s’impose...

Pac-Man (パックマン, Pakkuman soit à l'origine Puckman) est un jeu vidéo d'arcade créé par Tōru Iwatani pour l’entreprise japonaise Namco. Il est sorti au Japon le 22 mai 1980 ! Soit quasiment un an avant l'élection de François Mitterrand en France !

Coïncidence ?
Bah oui :)

Dès sa sortie, c’est un succès mondial ! Mais bon ça vous le savez déjà...

Atari s’empare de la licence pour sa console Atari 2600 et demande à Tod Frye de le convertir dans un temps record et sur une cartouche de 4kb pour optimiser les coûts. On lui propose 10 cents de royalties par jeu vendu. Pas moins de 12 millions de cartouches sont produites ! Atari mise beaucoup sur cette licence pour enterrer la concurrence.

Néanmoins Tod Frye n’est pas satisfait du résultat, très éloigné de l’arcade. Il aurait aimé avoir une cartouche 8kb car les 4kb qu’on lui offre l’oblige à faire des concessions draconiennes. De plus, Namco craignant de se faire piquer le code source, refuse d’aider Atari. Tod doit se contenter de refaire le jeu complètement en s’appuyant sur quelques documents graphiques et surtout en s’inspirant de la borne d’arcade qui est arrivée dans les locaux d’Atari.

Mais la concurrence a elle aussi flairé le bon coup… Ce petit glouton jaune rapporte de l’or en barre. Aucun constructeur de console ne peut s’en passer car tous les gamins le réclament.

Philips qui a racheté Magnavox et donc le nom Odyssey veut promouvoir sa bécane l’Odyssey 2, connue chez nous sous le nom Videopac. Si Atari a demandé à Tod Frye de pondre une conversion de Pac-Man, Philips/Magnavox demande à Ed Averett, le monsieur jeux vidéo du Videopac de développer un clone de Pac-Man pour le Videopac/Odyssey2.



Alors Ed Averett je vous en ai déjà parlé à deux reprises et je vous invite à voir les articles #164 et #165 pour en savoir plus sur l’incroyable contribution qu’il a apporté, enfin lui et son épouse Linda, au succès du Videopac.

Pour faire simple ils ont programmé tous les deux quasiment les deux tiers du catalogue. Ils ont tellement gagné d’argent qu’à un moment son épouse lui a dit « Ecoute Ed, on va arrêter on a tellement gagné d’argent qu’on ne saura plus quoi en faire… Et puis moi les jeux ça va un certain temps, j’ai envie de revenir à des choses plus concrètes et surtout plus ambitieuses… » .

Beaucoup plus rationnelle que son époux, elle se spécialisera dans le développement de systèmes fermés comme les fameux Windows de Microsoft… Linda Averett deviendra Vice-Présidente de Microsoft et a supervisé quasiment tous les projets qui ont fait gagner de l’or à Bill Gates. On la retrouve même dans le développement du système de la Xbox… Mais bon on s’égare mes p’tit lapins, revenons à Atari…

Pac Man débarque donc sur console Atari 2600 en mars 1982. Si le succès est sans appel (7 millions de jeux vendus), il sera très critiqué pour sa réalisation médiocre et de nombreux jeux sont retournés par les clients mécontents.

La presse le descend en flèche mais chez Atari ils s’en fichent un peu : 1,5 millions de dollars de budget sont alloués à la campagne publicitaire et peu importe les critiques, le jeu se vend, tous les possesseurs d’Atari 2600 veulent leur Pac-Man mais avec 5 millions de cartouches invendues, l’opération n’est finalement pas si rentable que ça, surtout quand on sait qu’il faut payer Namco pour cette exclusivité.

Qui plus est Atari s’est fait griller la priorité par Philips qui a sorti KC Munchkin, la fameuse cartouche n°38, juste avant Noël 1981. Et le Munchkin en question est une tuerie saluée par la critique !

Autant le Pac-Man de l’Atari 2600 est moche et très éloigné de la borne d’arcade autant Munchkin, connu chez nous sous le nom « glouton et voraces », est une copie géniale qui dépasse même en terme de gameplay la version originale.

 

Les variantes sont bien trouvées : Murs invisibles sauf quand on se bute dessus, tableaux mouvants et surtout un concept tout bêtes : il y a moins de pastilles à récupérer (12 au total) mais elles bougent en temps réel ! Et surtout plus leur nombre diminuent et plus les pastilles vont vite. La dernière pastille va à la même vitesse que Munchkin !

Ce gameplay réhaussé donne un indéniable coup de vieux à la version originale. Munchkin sera longtemps la meilleure cartouche vendue sur Videopac, aidant la machine à se vendre par palettes en Europe, fief de Philips !

Chez Atari ils sont fous furieux ! On paye la licence très chère, on essaye de sortir le jeu en un temps record et on se fait griller la politesse par notre challenger le plus teigneux. C’en est trop ! La riposte ne se fait donc pas attendre : Atari intente un procès à Philips pour contrefaçon et demande le retrait immédiat de la commercialisation du jeu. Parallèlement ils donnent quelques coups de fouet à Frye pour qu’il se magne de finir la conversion de Pac-Man !

Atari est débouté en première instance. A l’époque est considérée comme contrefaçon, un jeu qui reprend des lignes de codes du jeu original. Bref le copier/coller est interdit.

Seulement Ed Averett et son épouse n’ont rien copié du tout. Ils sont allés voir le fameux Pac-Man en borne d’arcade et ont développé un jeu qui lui ressemble sans copier la moindre ligne de code.

En plus pour la petite anecdote, il faut savoir que Magnavox et Atari ne peuvent pas se blairer. Les deux fabricants se sont déjà opposés par le passé devant les tribunaux. C’était à l’époque de Ralph Bauer, considéré comme le père des jeux vidéo moderne et inventeur de la console Odyssey. En 1976 tout le monde copiait le concept de jeu de Ping/Pong (Tennis Table).

Nolan Bushnell, le boss d’Atari avait lui aussi pompé le concept et avait commercialisé la borne « Pong ». Magnavox n’avait pas apprécié. Ils avaient donc Attaqué en justice Atari et ce dernier avait flippé grave. Du coup ils ont trouvé un accord amiable en 1977 et Atari s’est engagé à reverser des royalties à Magnavox. Ce procès est connu comme étant le premier procès retentissant des jeux vidéo. En 1985, Nintendo a subi le même châtiment et a du lui aussi reverser des royalties à Magnavox.

Hé ouais il faut savoir que le business des procès est très lucratif aux Etats-Unis. Le détenteur d’un brevet peut quasiment faire toute sa fortune sans se fatiguer à sortir de nouvelles consoles. Ralph Baer, Sanders et Magnavox (et donc Philips), ont lancé de nombreux procès pendant plus de vingt ans. Et ces procès seront tous gagnés. Ces poursuites ont permis à Sanders et Magnavox de gagner plus de 100 millions de dollars. Ralph Baer qui avait cédé les droits de son concept n’aura que quelques miettes. Ce n’est que bien tardivement qu’il apprendra que ces procès avaient engendré autant de recettes. Bon d’un autre côté, il fallait y penser au concept de console avec cartouches de jeux interchangeables.

Alors pour une fois qu’ils avaient l’occasion de se venger, se retrouver le bec dans l’eau une seconde fois passe mal chez Atari…

Atari fulmine, Atari se claque la tête contre les murs, Atari mange des tonnes de chamallow pour compenser son stress mais Atari ne lâche rien et fait appel. Ils ont perdu car le jeu Videopac était sorti en 1981 et le jeu Pac-Man n’était pas encore sorti sur Atari 2600. Aucune ligne de code n’a été pompée sur le jeu original, il n’y a donc pas de contrefaçon. Il faut donc trouver un autre angle d’attaque que la simple contrefaçon, il faut jouer sur la violation de copyright mais de façon plus habile.

Ed Averett raconte : Pac-Man a bien sûr été le grand succès de l'époque. Le marketing de Magnavox a dit, pouvez-vous faire un type de jeu Pac-Man ? Bien sûr qu’on peut le faire. Magnavox a dit simplement OK faites-le alors, changez un peu le concept et on verra. » Ed et Linda proposent donc quelques prototypes dont une version que David Winter a retrouvé en 2003 et qui ressemblait vraiment trop à Pac-Man. Cette version a donc été refusée et Ed a apporté suffisamment de différence pour que le camembert jaune ne soit pas reconnaissable. C’était donc une bestiole bleue ou rose avec des antennes.

Seulement les avocats d’Atari sont malins. Comme leur employeur ils sont même un peu fourbes. Et comme je suis un peu dérangé de la tête, je me suis paluche les mémoires de l’époque, ils sont encore en ligne. C’est bien connu Atari c’est vraiment fourbe et faut toujours se méfier d’une machine Atari.

Atari attaque cette fois sur un angle complètement nouveau pour l’époque : le « look and feel » d’un jeu. Autrement dit : la ressemblance et la sensation de jeu, le gameplay quoi !

Et avec cet argument, Atari fait mouche. Ils arrivent à convaincre 2 juges sur 3 de prononcer un verdict en leur faveur. Magnavox/Phillips est condamné pour violation de droits d’auteur car leur titre s’inspire dans ses visuels et sa façon de jouer d’un jeu d’arcade dont le détenteur des droits est Atari.

Ce procès restera dans les annales et fera jurisprudence. Aujourd’hui encore, il est toujours cité dans les procès qui opposent les éditeurs entre eux (genre Medal of Honor vs Call of Duty vs Battlefield). La notion de « concept de jeu » est donc entrée dans le champ de la justice et elle n’est pas prête de le quitter.

Pour autant si sur le papier Atari a gagné, il faut savoir que Philips/Magnavox a quand même eu un joli petit lot de consolation. Atari réclamait le retrait pur et simple du jeu… ils l’ont obtenu mais avec un petit paragraphe supplémentaire qui changeait toute la donne : « le jeu sera retiré de la vente après écoulement des stocks en magasin »… Munchkin étant le jeu le plus vendu sur Videopac/Odyssey2, les quantité produites étaient astronomiques… Et quand ils ont senti le vent tourner, ils ont livré des tonnes de cartouches aux revendeurs. De ce fait, encore aujourd’hui KC Munchkin n’a aucune côte de rareté car il a tellement été produit qu’on le trouve très facilement et à un prix toujours abordable.

Quant à Ed Averett, il garde un bon souvenir de cette période : « je me suis déplacé aux quatre coins de la planète pour expliquer aux tribunaux la conception du jeu qui ne plagiait en rien le jeu original de Namco, tout du moins dans son code source… Mais on a quand même perdu car il est vrai qu’on s’inspirerait beaucoup du jeu original »

Cependant Ed Averett et Magnavox/Philips auront leur revanche avec la cartouche n°44 : KC Krazy Chase, connue chez nous sous le nom « Super Glouton ». Cette cartouche reprend les grandes lignes de Pac-Man, il est toujours question de manger des pastilles mais la finalité n’est plus la même car une sorte de ver devient l’ennemi principal et il faut le manger petit à petit pour le tuer complètement. Ed Averett avouera plus tard que c’était par provocation qu’il a introduit cette sorte de ver qui ressemblait étrangement à celui de Centipede… quelque part Magnavox/Philips mangeait à petit feu Atari…

Atari ne porta pas plainte car le succès de leur machine était tel qu’ils avaient d’autres chats à fouetter. Comme ils avaient explosé toute la concurrence, leurs attaques juridiques se concentraient sur leurs anciens salariés qui les avaient quitté pour fonder leur propre boite d’édition et vendre leur propre jeu en dehors du circuit officiel Atari. Ces noobs d’Atari n’avaient pas verrouillé, comme le feront plus tard Nintendo, Sega et tous les autres, les royalties à reverser par les éditeurs tiers. Cela fera la fortune d’une toute jeune boîte, fondée par des anciens salariés d’Atari : Activision…

Atari s’en mordra les doigts car c’est ainsi que sont apparus les premiers jeux pornographiques sur sa console comme Custer’s revenge. Nintendo s’inspirera de cette erreur pour verrouiller ses relations avec les éditeurs tiens en leur imposant non seulement la production des cartouches mais également un droit de regard sur le jeu envisagé. Le fameux Seal of Quality vient de là.

Mais ça c’est une autre histoire…

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Édito

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Bien à vous.

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