Le Blog de Gunhed

Par Gunhed Blog créé le 23/02/14 Mis à jour le 08/12/17 à 03h03

Maire d'Anzin-Saint-Aubin (62), vice-président de la communauté urbaine d'Arras en charge du numérique.
Mes passions jeux vidéo, retrogaming, BD et autres inepties... Bon ben les petits amis, on va essayer de concilier tout ça dans la joie et la bonne humeur...

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Catégorie : Retroreading

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Retroreading (Jeu vidéo)

 Magazine culte par excellence des années 90, Joystick, avant de devenir le mensuel des jeux vidéo de référence, était un hebdomadaire nommé sobrement Joystick Hebdo !

Joystick Hebdo a été fondé par Marc Andersen. Dès le premier numéro on y trouve Cyrille Drevet qui s'illustrera plus tard dans le premier magazine console 100% consoles : Player One ! Mais bien d'autres fines plumes de la presse spécialisée passeront pas la case "Joystick" : Alain Huygues Lacour (alias AHL), Cyrille Baron alias Moulinex, le regretté Sébastien Hamon (Seb), Derek de La Fuente, J'm Destroy, TSR, Trazom, Olivier Ka (le fils de Carali qui s'illustrera lui dans la bande dessinée, remportant même un prix à Angoulême) et tout une pléiade de rédacteurs qui renforceront (ou remplaceront) les rangs : Fishbone, Bob Arctor, Lord Casque Noir, Ackboo, Monsieur Pomme de Terre, etc.

Le premier numéro sort le 9 novembre 1988 sous la forme d'un hebdomadaire de 32 pages (40 pages les dernières semaines), en bonne partie consacrées aux listings de cheat-code, ainsi que, vers la fin, aux tests de jeux. Le magazine connaîtra 48 numéros et un hors-série, et est alors imprimé à 62 000 exemplaires.

En janvier 1990, il passe mensuel, et change son nom en Joystick. C'est à ce moment-là que les ventes décollent véritablement (on passe de 60 à 90 000 exemplaires) et qu'il devient une référence dans le domaine. Son ton décalé et déconnant tranche avec le très institutionnel "Tilt". Qui plus est un journal dans le journal voit le jour :  "Consoles News" !

Ce cahier central dédié aux consoles et animé principalement par J'M Destroy se tranformera progressivement en publication à part entière : Joypad en octobre 1991. Mais ça c'est une autre histoire et on en parlera dans une autre vidéo...

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Retroreading (Jeu vidéo)

Si je vous dis que Megaman X sur Super Nintendo s'est négocié en neuf sous blister pour la moque somme de 4200 ¤, vous me croyez ? Et bien pourtant c'est ce qui s'est passé en 2014 lors d'une vente aux enchères. Alors du coup on se dit que le Goldeneye sur N64 qu'on a dégôté sous blister lors d'une liquidation totale vaut peut-être quelque chose... Ha bah ouais il vaut 1500 ¤...

 

Bref un argus des jeux vidéo, finalement c'est peut-être pas inutile si on veut se lancer dans la collection de vieux jeux... Et puis si l'envie vous prend de devenir le nouveau Kirby-54 et d'arpenter les brocantes/vide-greniers/marchés aux puces de votre région, avoir un petit outil n'est pas superflu...

Dans cette vidéo, nous allons donc vous présenter l’Argus des Jeux Vidéo de 1980 à 2000. C'est un livre sorti en novembre 2017 aux éditions LVA comprenant plus de 18 000 références de jeux vidéo : Mega Drive, Master System, PC Engine, Super Nintendo, NES, PlayStation, Saturn, Neo Geo, 3DO, Jaguar, Game Boy, Game Gear, Mega CD, Neo Geo Pocket, Amiga CD32, etc.

Les  18 000 cotations de jeux - constatées lors de milliers de transactions entre amateurs et collectionneurs sur les différentes places de marché : magasins, web et entre particuliers - ponctuent ce guide tout en couleurs.

Les jeux, classés par ordre alphabétique, pour faciliter la recherche, sont accompagnés du nom de la console, de l’éditeur du jeu, de l’année de sortie et du prix en euro. Alors bien sûr il y a quelques imperfections et oublis (où sont passés les jeux CD-Rom PC Engine et SuperGrafx !) mais pour une première édition, elle est plutôt réussie.

Cerise sur le gâteau, je vous ai mis en fin de vidéo, deux catalogues d'exposition de la maison de ventes aux enchères Millon, histoire de saliver un petit peu sur quelques perles du fabuleux monde des jeux vidéo...

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Retroreading (Jeu vidéo)

Mes petits lapins, l'instant est solennel, l'instant est grave ! Je dirai même plus : le moment est historique ! Nous allons déballer ensemble le dernier numéro du mythique magazine Tilt : le #122 ! En 1994, je ne l'avais pas ouvert exprès pour attendre le jour où YouTube serait créé et que la chaîne Gunhed TV serait lancée... Hé oui je suis quelqu'un qui aime anticiper les événements...

Bon ok pour la dernière phrase je mythonne un peu ! En fait j'avais eu un second exemplaire et j'avais gardé celui-là dans un coin. Mais n'empêche ! C'est un numéro collector et cette déblistérisation en live doit être unique au monde :)

Tilt est donc sorti en 1982. C'était le premier magazine à traiter du sujet des jeux vidéo sur micros et consoles mais également des jeux électroniques, des jeux de café (flippers et bornes d'arcade) et des jeux à cristaux liquides.

A l'époque le magazine fait partie du groupe "les Éditions Mondiales" qui comprend des poids lourds comme le Chasseur Français (l'une des plus vieilles revues françaises), Télé Poche, Auto Plus, Nous Deux ou encore Télé Star (qui tirait dans les années 80 à deux millions d'exemplaires par semaine).

Pour cet important groupe de presse, le choix de lancer un magazine spécialisé dans les jeux vidéo est motivé par le souhait de diversifier au maximum les titres de presse dédiés à des passions particulières. Je pense notamment à Wind, un magazine spécialisé dans la planche à voile ou le surf. Tilt s'inscrit donc dans cette lignée et transforme rapidement l'essai. Les ventes sont bonnes (certains numéros spéciaux sont tirés à 150 000 exemplaires) et le journal trouvent rapidement son rythme de croisière, son style (très académique) et son public.

Bimestriel au lancement, le journal passe rapidement mensuel et voit arriver de nouvelles plumes, dont le fameux Alain Huyghes Lacour, AHL pour les intimes. En face la concurrence s'organise et l'on voit fleurir de multiples magazines : Hebdologiciel, Micro News, Arcades, Génération 4, Joystick mais aussi des magazines encore plus spécialisés, puisqu'ils sont dédiés à une machine unique comme l'Amstrad, l'Amiga ou l'Atari.

Tilt tient bon et devient la référence. Les "Tilt d'Or" sont la récompense suprême pour un éditeur et l'ambitieux JM Blottière, devenu Rédacteur en Chef après Bruno Barbier, rêve même d'une cérémonie de remise des prix qui soit l'équivalent de celle des Césars pour le cinéma. Plusieurs tentatives seront faites mais malheureusement les japonais et les américains font rarement le déplacement et au fil des ans la cérémonie des "Tilt D'Or" ressemble à une réunion des éditeurs français.

Malgré cela Tilt dispose d'une aura indéniable et lorsque le petit écran s'intéressera aux jeux vidéo, c'est tout naturellement que France 3 ou Canal Plus se tourneront vers Tilt. Micro Kids sera la première émission consacrée aux jeux vidéo et c'est le rédacteur en chef de Tilt, Jean-Michel Blottière qui l'animera.

A ce sujet j'espère que Julien Chièze et Carole Quintaine me pardonneront ma petite blagounette dans la vidéo :)

Cependant la concurrence se fait de plus en plus rude... Les magazines spécialisés se livrent une guerre aux scoops sans pitié, les magazines dédiés à une machine attirent de plus en plus de monde et surtout on assiste à une scission entre les joueurs "consoles" et les joueurs "micros".

Player One, premier magazine 100% consoles, a ouvert la voie et son succès fait réfléchir tous les autres. Logiquement Joystick lancera Joypad. Du côté de chez Tilt, la jeune garde migrera vers Consoles Plus. Et derrière, comme pour le monde micro, c'est l'apparition des magazines dédiés : Mega Force, Super Power, etc.

Tilt et Joystick s'interrogent... Doit-on garder une rubrique "consoles" ou doit-on se concentrer uniquement sur les jeux micros ? Après quelques mois de tâtonnements, la décision est prise de ne conserver que les jeux micros. Adieu les magazines vraiment généralistes...

Au fil des ans, le lectorat de Tilt quitte peu à peu le navire. Les grands gagnants sont Génération 4 et surtout Joystick qui, par son ton irrévérencieux et déconneur, attirent ceux qui trouvent Tilt un peu trop coincé. Certains diront que Tilt c'était un peu comme l'administration publique : un navire lourd à diriger et peu réactif aux évolutions de la société. Le précurseur s'était muté en institution.

Malgré de multiples "nouvelles formules", Tilt fait Tilt en janvier 1994 ! C'est la fin d'une époque.

Même si ce numéro spécial affiche un tirage de 135 000 exemplaires, cela faisait bien longtemps que le petit frère Consoles Plus était devenu le leader du secteur et que Tilt peinait au niveau des ventes. La dernière évolution de Tilt n'a pas réussi à convaincre et je vous propose de revenir sur cette tranche d'histoire vidéoludique...

Source des vignettes : abandonware-magazines.org

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Retroreading (BD-Manga-Comics)

Astérix et la Transitalique, c'est le nouvel album d'Astérix et d'Obélix. Sorti le 19 octobre 2017, je vous propose un passage en revue de cette bande dessinée signée Ferri et Conrad...

 

Mes petits lapins, vous l’avez compris c’est la semaine Astérix sur Gunhed TV ! Dans ma précédente vidéo j’ai abordé ma rencontre avec l’un des deux pères fondateurs de cette fabuleuse saga : Albert Uderzo, aujourd'hui on se concentre sur la nouveauté du jour (et en plus c'est la Saint René) : Astérix et la Transitalique 

Alors avant de débuter la chronique rassurons tout le monde, il n’y aura pas de spoil dans cette vidéo. Je déteste les spoilers à un tel point je ne n’hésiterai pas à les condamner à jouer avec un Atari ST alors ce n’est pas pour en faire de même.

Mais revenons-en à cet album ! Je vous le présente dans sa version collector, enrichie d’un dossier de 32 pages sur les coulisses de la création et de l’intégrale des crayonnés originaux ! Cette édition est un peu chère (39¤) mais c’est un régal à lire car c’est un grand format.

Aussi paradoxal que cela puisse paraître Astérix et Obélix ont eu peu d’aventures en Italie ! Alors il y a bien sûr Astérix Gladiateur ou encore les Lauriers de César… Et dans chaque album il est généralement fait allusion à la toute puissance de Rome et de son imperator Julius Cesar mais là, une fois n’est pas coutume, toute l’aventure s’y déroule !

Le pitch de départ est simple : Astérix et Obélix participent à une course de chars en Italie… Derrière cette base de départ, il y a forcément un clin d’oeil à l’actualité puisque en trame de fond on apprend que cette course trouve son origine dans une sombre histoire de détournement de fonds publics destinés à l’entretien des routes… Détournements de fonds publics qui servent à financer les orgies d’un sénateur… Hmmm Ferri aurait-il été influencé par une sombre affaire politique ?

Partant de là, on vit à cent à l’heure les trépidantes aventures d’Astérix et d’Obélix ! Pour un peu on se croirait dans un road movie hollywoodien. Le rythme est haletant et on ne s’ennuie pas une seconde. Soyons francs entre nous : c’est un très bon album ! Un excellent album même !

Ferri se lâche au niveau du scénario et Conrad est de plus en plus à l’aise avec Astérix. Et franchement ça fait plaisir. Autant dans Astérix et les Pictes, on sentait de Conrad avait un peu de mal avec l’écrasant talent d’Uderzo et qu’il peinait à l’imiter… Autant dans cet album, on est bluffé par le dynamisme de son trait. La fidélité à « Ze Uderzo Touch » est indéniable. Bravo Conrad, c’est la régalade, y compris dans les scènes avec pleins de chevaux (le truc chiant par excellence à dessiner).

Quant à Ferri, il s’affranchit lui-aussi du poids de René Goscinny qu’il porte sur les épaules. Entre les séquences obligées : jeux de mots, clins d’oeil cinématographiques, calembours, anachronismes, etc., il insuffle son propre style et relaye parfois Astérix au second plan, lui permettant ainsi de mieux s’approprier les seconds rôles et les personnages qu’il a créé. Bref au final c’est un magnifique album.

Nul doute que les 5 millions d’exemplaires (2 en France, 2 en Allemagne et un pour le reste du monde) se vendront comme des petits pains car cet Astérix est un très bon cru. Alors bien sûr les pinailleurs vous diront que « c’était mieux avant » mais honnêtement ne boudons pas notre plaisir et voyons cet album avec les yeux d’un enfant qui découvre la série et qui en apprend pas à pas les codes. 

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Retroreading (BD-Manga-Comics)

Une journée avec Albert Uderzo... Retour sur une sympathique période de ma vie où j'ai eu la chance de rencontrer Albert Uderzo à l'occasion de l'inauguration de la médiathèque qui porte son nom. Egalement au programme : passage en revue des trois intégrales : 1941 à 1951 - 1951 à 1953 et 1953 à 1955, réalisées par Alain Duchêne et Philippe Cauvin

A l’occasion de la sortie du nouvel album d’Astérix (Astérix et la Transitalique) mais également du troisième tome consacré à l’oeuvre d’Albert Uderzo, j’ai jugé opportun de revenir sur ce grand monsieur de la bande dessinée Franco-Belge et de vous livrer ma humble rencontre avec Albert Uderzo.

Alors certains trouveront que je refais le coup du « 36 15 My Life » mais ma démarche est surtout motivée par l’envie de vous parler d’un auteur et d’un artiste que j’admire tout particulièrement.

Vous le verrez dans la seconde partie de cette vidéo… L’oeuvre d’Albert Uderzo ne se résume pas seulement aux aventures des célèbres Gaulois…

Avec Hergé, Franquin, Morris, Peyo et tant d’autres, ils ont façonné l’exception culturelle française en matière de littérature destinée à la jeunesse. Il faut dire qu’au sortir de la seconde guerre mondiale, les victorieux Etats-Unis d’Amérique débarquaient avec toute une série de « comics » destinés à divertir notre jeunesse.

Malgré une indéniable reconnaissance dont nous sommes toujours tributaires aujourd’hui, beaucoup craignaient néanmoins une certaine hégémonie culturelle des américains. Il faut dire qu’à l’époque Hollywood vendait du rêve et après une horrible seconde guerre mondiale, tout le monde avait besoin de se changer les idées. Il y avait donc une réelle crainte à voir nos chères têtes blondes s’abreuver de super héros américains. Inutile de rappeler que les communistes, très puissants à l’époque, n’approuvaient pas ce genre de publications et oeuvraient pour qu’il y ait une réelle offre française mais aussi européenne en matière de culture.

On peut donc dire un grand merci aux communistes et aux intellectuels de l’époque qui partageaient leurs idées, pour avoir su imposer une certaines exception culturelle française et surtout rallier d’autres personnalités politiques, qu’elles soient de droite, du centre ou de gauche à leur cause. Fort heureusement de nombreuses maisons d’éditions ont profité des différentes lois relatives aux publications destinées à la jeunesse pour lancer des périodiques et de beaux albums de bandes dessinées. Entre les très catholiques maisons Dupuis, Casterman ou du Lombard, on trouvait d’autres éditeurs, comme Dargaud, qui lança dans les années 50 un journal nommé Pilote… Et Pilote c’était le journal d’Astérix et Obélix !

Je ne vous raconte pas la suite, vous la connaissez : Astérix rencontre un succès mondial, ses albums deviennent cultes les uns après les autres, on l’adapte au cinéma d’abord en dessins animés puis en films, on créée même un parc d’attraction…

Bref le phénomène Astérix est sans limite ! Un satellite porte même son nom ! Interstellaire le petit gaulois !

Pourtant dans cette affaire d’Astérix, il y a une chose qui me chagrine : on met souvent au premier rang son scénariste : René Goscinny !

Alors entendons-nous bien mes p’tits lapins : René Goscinny est un scénariste génial et que j’adore. Que cela soit ses scénarios de Lucky Luke, du petit Nicolas ou d’Astérix, ce sont des chefs d’oeuvre de narration et d’humour. René Goscinny c’est aussi un dialoguiste hors pair et un orfèvre des bons mots.

Donc bande de petits sacripans, n’allez pas dire ce que je n’ai pas dit ! Et il n’est nul question pour moi d’opposer l’un à l’autre. Déjà parce que je n’en ai pas la prétention et surtout parce que les deux hommes étaient les meilleurs amis du monde et qu’ils partageaient tous les deux le succès d’Astérix sans que l’un fasse de l’ombre à l’autre. Seulement voilà, au fil des ans, de nombreux intellectuels de pacotille ont minimisé le travail d’Uderzo pour ne retenir que celui de René Goscinny. René par ci, René par là… On le plaçait au panthéon des grands auteurs sans même faire allusion à son fidèle compère et ami… Sa mort subite et terrible en 1977 scellait même le sort d’Astérix : plus jamais on ne verrait de bons albums d’Astérix sans Goscinny !

Albert Uderzo a eu la double peine : la mort de son ami et un certificat d’inaptitude ! Mais bon ça j’en parlerai après ! Quant à Albert Uderzo, les spécialistes de la bande dessinée le snobaient, estimant sans doute qu’il avait suffisamment gagné sa vie pour qu’on daigne lui accorder une toute autre importance. Le plus important événement BD français, le Festival d’Angoulême, ne l’a même jamais honoré à sa juste mesure. Même si aujourd’hui ils s’en mordent les doigts, le mal a été fait et beaucoup ont suivi cette ligne directrice : Oui Uderzo c’est bien mais bon c’est commun, préférons plutôt cet obscur auteur Grolandais qui raconte sa vie de junkie dans les faubourgs de Groville.

Enfin bref…

Les habitués et fidèles de Gunhed TV le savent : ailleurs que sur YouTube, je suis maire d’une charmante bourgade nommée Anzin-Saint-Aubin. Quand j’ai été élu en 2008, nous avions dans la commune un vieux local commercial abandonné depuis une dizaine d’années. Il servait de lieu d’entreposage pour nos services techniques. On y trouvait des sacs de terreau, des graviers, des trucs en tous genres dont on ne savait que faire. Pendant notre campagne électorale, on avait promis à nos électeurs de réhabiliter ce bâtiment.

Ok mais qu’est-ce qu’on allait en faire ? Une annexe de la mairie, une salle associative, une bibliothèque, une salle d'arcade ? Après de nombreux débats en commission, nous avons décidé d’en faire une médiathèque et nous avons lancé officiellement le projet en 2012. Vous le constatez entre l’idée politique (2008), le lancement du projet (2012) et son inauguration (en 2014), le temps peut sembler parfois long pour une personne extérieure à la vie municipale. Mais c’est ainsi, il faut du temps pour mener ce type de projet et surtout c’est toujours compliqué pour le financer.

Rapidement c’est posé la question du nom… Et là je me suis dit qu’il fallait sortir des sentiers battus. Je n’ai rien contre les Victor Hugo, Baudelaire, Maupassant, Dumas et toute la fine fleur de la littérature française mais je voulais quelque chose de plus actuel et de plus ludique. Un nom qui soit également fédérateur et qui ne fasse pas seulement écho aux écrits mais aussi au dessin. J’ai donc proposé Albert Uderzo au conseil municipal qui a approuvé l’idée. Guillaume, une de mes connaissances l’avait rencontré et m’avait donné comme contact, un collaborateur d’Albert Uderzo : Régis Grébent ! Ce dernier était en fait le directeur du studio des éditions Albert René. Comme collaborateur d’Albert uderzo, on ne pouvait pas faire mieux !

J’ai donc soumis ma proposition à Régis qui m’a invité à demander officiellement la chose à Albert Uderzo. Une lettre plus tard, Albert Uderzo, un peu gêné qu’on lui accorde un tel honneur, acceptait de donner son nom à notre médiathèque ! Si une école porte déjà son nom, pour une médiathèque c’était une première ! Mais dans la vie tout n’est jamais simple…

Les droits d’Astérix appartiennent à Hachette et il fallait donc également leur demander patte blanche pour utiliser la typographie « Uderzo » sur le fronton de la médiathèque. Et en plus on souhaitait utiliser une fresque représentant Albert Uderzo comme visuel. Cette fresque avait été dessinée par Uderzo en personne et représentait tous les personnages auxquels il avait donné vie… Et donc Astérix et Obélix, forcément ! Pour l’anecdote, on retrouve dans cette fresque son vieux copain Goscinny… Hachette, après le passage de ma requête dans leur service juridique, a accepté qu’on utilise ces éléments !

Ouf ! On allait pouvoir faire les choses dans les règles de l’art ! L’inauguration fut donc fixée en septembre 2014… Les mains tremblantes j’appelle monsieur Uderzo pour lui demander s’il peut venir inaugurer la médiathèque…Nous sommes en mai 2014

« Vous savez monsieur le maire, j’ai quelques soucis de santé en ce moment et je crois que je vais devoir décliner votre invitation… en plus vous savez les journalistes ne me parlent que des histoires avec ma fille, tout ça me fatigue… »

Il est vrai qu’à cette époque, la presse met en avant les différends juridiques qui opposent Albert Uderzo à son gendre dans les droits liés à l’exploitation d’Astérix. Sa fille se retrouve donc au milieu d’un combat qui oppose son mari à son père. Une situation inconfortable qui peine beaucoup Albert Uderzo. Il adore par dessus tout sa famille et il trouve que c’est une atteinte à sa vie privée que de déballer au grand jour toute cette histoire. Il ne souhaite donc pas communiquer sur le sujet et il a peur que la presse ne vienne pas pour la médiathèque mais pour faire un article sensationnel. Je comprends sa position et un peu déçu, je lui indique qu’il sera toujours le bienvenu chez nous.

Je pense que l’affaire est pliée et que je ne verrais jamais Albert Uderzo.

Et pourtant c’est Albert Uderzo qui me fait une proposition complètement surprenante : « Ecoutez monsieur le maire, je vous fais la promesse de venir… Alors pas tout de suite, on va laisser le soufflet retomber mais l’année prochaine je viendrais. On fera ça tranquillement, sans les médias… »

Dans un premier temps je suis dubitatif… Il me dit sans doute ça pour me faire plaisir. Dans l’absolu, lui qui a tout connu et qui n’attend pas après ça pour avoir de la reconnaissance, qu’est-ce qu’il viendrait faire ici… Pourtant Régis me rassure : « c’est un homme de parole s’il dit qu’il va venir, alors il viendra… » L’inauguration se déroule sans Albert Uderzo. C’est Régis Grébent, son fidèle collaborateur qui le représente et qui parle en son nom…

Albert Uderzo me le confiera plus tard, il souhaitait mettre Régis à l’honneur. « C’est lui qui m’a convaincu d’accepter votre demande, au départ je n’étais pas très enthousiaste car je n’aime pas les honneurs. Il y a tant de gens qui méritent d’être honoré… Vous savez j’ai refusé d’être fait Commandeur de la légion d’honneur et je ne me suis pas rendu à l’invitation de la ministre de la culture. Je préfère qu’on honore des gens qui risquent leur vie pour les autres… Alors mon ami Régis, qui a beaucoup donné pour Astérix, tout comme l’équipe qui l’entoure, mérite tout autant que moi d’être mis à l’honneur… Il me représentera très bien. »

Une fois la médiathèque inaugurée, celle-ci rencontre rapidement son petit succès. Pour une commune de moins de 3000 habitants, on tablait sur 350 adhésions la première année, on atteindra les 1000 en quelques mois ! Mon adjointe à la culture, Karine, mène différentes actions qui lui donne une visibilité au delà de nos frontières communales. Comme en plus on organise un festival de bandes dessinées, la médiathèque devient un lieu de rencontres idéal. Les mois s’égrènent et je me dis qu’Albert Uderzo va sans doute m’oublier…

Et pourtant en avril 2015 il m’appelle : « Monsieur le Maire, c’est Albert Uderzo… Je reviens vers vous pour visiter la médiathèque. En mai ça vous irait ? »

Moi : « ben euh oui bien sûr ! Dites-moi quand, on s’arrangera »
Lui : « le 5 mai ça irait ? Je viendrais avec ma fille mais comme convenu, pas de médias, juste entre nous »
Moi : « pas de souci mais je peux quand même inviter quelques personnes et faire des photos pour la presse locale »
Lui : « oui sans souci, tant qu’il n’y a pas de médias nationaux, ça me va mais prévenez-les aux derniers moments, comme ça on évite les fuites… »
Moi : « ça marche, j’inviterai Régis et son équipe et celles et ceux qui m’ont aidé à monter le projet… Ha au fait, le dessinateur François Boucq m’a dit qu’il vous aimait bien et qu’il fallait l’avertir quand vous viendriez… Je peux l’inviter ? »
Albert Uderzo : « François Boucq ! Quel talentueux dessinateur, il est formidable et je suis admiratif de son travail ! Bien sûr qu’il peut venir ! »

Je termine par une demande que ferait n’importe quel fan d’Uderzo :  « Et euh… est-ce que vous compter faire quelques dédicaces ? »
Albert Uderzo me répond : « Ca serait avec grand plaisir mais je souffre trop de la main pour dessiner quoi que ce soit. Je n’ai plus le geste assez alerte pour dessiner convenablement, ça ne serait pas beau et au final la personne serait déçue… Et comme je n’aime pas décevoir les gens, je préfère ne pas dédicacer. Par contre si vous voulez je signerai votre livre d’or…  »

C’est ainsi qu’Albert Uderzo est venu inaugurer la médiathèque qui porte son nom. Simplement, humblement. Entouré par sa fille, il s’est prêté au jeu des photos avec les personnes présentes. Concernant les dédicaces, j’avais briefé tout le monde : « interdiction de lui demander un dessin ! »

Tous les adultes étaient parfaitement briefés ! Personne ne lui demande de dédicace ! Le premier qui lui demande, je l’enferme dans un cachot pour le restant de ses jours… Tout le monde s’exécute, personne ne lui demande quoi que ce soit. La visite se conclut par le pot de l’amitié, je lui remets la médaille de la ville pour l’ensemble de son oeuvre. Comme on s’en doutait il est très gêné qu’on lui fasse autant d’honneur mais l’accepte ! C’est ma petite victoire personnelle : il a refusé d’être fait Commandant de la légion d’honneur par la ministre de la culture de François Hollande mais accepte la médaille de notre ville !

Yes ! Le maire 1, la ministre 0… Gunhed win the round !

Tout à l’heure je vous ai dit que tous les adultes étaient briefés sur le fait de ne pas lui demander un dessin… Par contre il y en a un que je n’avais pas briefé, c’est ce petit garçon de 4/5 ans, petit-fils de mon adjointe aux finances et qui suivait sa mamy partout pendant ce long week-end où elle le gardait… Et lui il en a rien à péter du protocole ! Il voit des gens qui parlent à un monsieur qui fait des dessins… Et quand ce monsieur s’adresse au petit bonhomme qu’il est pour lui demander comment il s’appelle et ben lui en retour, il lui demande s’il sait dessiner des animaux…

Enfer et damnation ! J’avais tout prévu sauf l’infiltration d’un enfant !

A la surprise générale, Albert Uderzo s’esclaffe « oui je sais dessiner les animaux, tu veux que je te dessine un petit chien ? »

Le petit fait un signe de la tête en guise d’acquiescement et Albert Uderzo demande à la cantonade si quelqu’un à une feuille et un stylo… Vous imaginez la tête des adultes que j’avais sermonnés ! Un gamin va repartir avec un dessin d’Albert Uderzo réalisé sur une feuille blanche ! Autant vous dire que ce gamin va repartir avec un dessin original d’Albert Uderzo alors qu’il ne sait même pas qui est Albert Uderzo !

Une fois le dessin terminé, Albert Uderzo, avec une gentillesse incroyable propose de faire quelques autres dédicaces aux personnes présentes… Il s’exécute sous les yeux de sa fille et de François Boucq et s’excuse même de ne plus savoir dessiner aussi bien qu’avant : « Vous savez j’approche tout doucement des 90 ans, je ne suis plus aussi vif qu’avant »

Ensuite nous déjeunons ensemble et Albert Uderzo me raconte son parcours de vie. C’est un homme d’une incroyable politesse et d’une humilité qui force le respect.

Souvent en festival BD, je rencontre de jeunes dessinateurs qui ont un peu de succès et parfois ils sont imbuvables, ils se la racontent et roulent des mécaniques. Ils se prennent un peu pour les représentants de la nouvelle vague, celle qui se regarde le nombril, celle qui raconte sa vie de tous les jours et qui prend ça pour un chef d’oeuvre du neuvième art. Albert Uderzo est à des années-lumière d’un tel comportement. Il a côtoyé Hergé, Franquin, Morris, Peyo, Gotlib, Moebius, etc. Et il a pour chacun d’entre eux une petite histoire à raconter…

« Un jour Franquin, un dessinateur que j’admirais beaucoup, vient diner chez moi avec sa femme, dans ma maison de vacances. Après le diner je lui montre un coin de la maison où sur l’un des murs blancs, des copains de passage comme Tibet ont commencé à dessiner… Je dis à Franquin, si tu veux tu peux aussi faire un dessin… André ne se fait pas prier et je le laisse faire pendant que je vais préparer un café… Au bout de cinq minutes, je me rends compte qu’il ne me fait pas un « petit dessin » mais un véritable travail d’orfèvre… C’était un incroyable artiste ! »

Et des anecdotes comme ça, il en raconte pendant tout le repas que nous passons ensemble. Vous imaginez bien que l’admirateur que je suis de son oeuvre est tout ouï et je lui dis qu’un Astérix a éveillé ma conscience politique. Il s’agit du Grand Fossé dans lequel un village se divise. On peut y voir également une critique de la bêtise humaine et politique où les gens se divisent pour des querelles stériles.

« Cet album a été le premier a être fait sans René Goscinny au scénario. René Goscinny était mort en 1977 et j’ai cru que jamais je ne pourrais continuer sans lui. Les journalistes étaient cruels envers moi, certains avaient titrés qu’Astérix était mort en même temps que René et ça me faisait doublement mal. Non seulement je souffrais de la perte d’un ami mais en plus les gens me considéraient comme étant incapable de poursuivre les aventures d’Astérix. Or il ne faut pas croire que nous avions chacun notre rôle attitré. Lui le scénariste qui me livre l’histoire et moi qui la dessine sans dire quoi que ce soit. C’était un échange permanent, j’apportais mes commentaires en lui disant « ça je le vois plutôt comme ça » ou encore « je pense que visuellement ça serait plus marrant si on faisait comme ça » et René allait souvent dans mon sens. Tout comme moi je suivais ses conseils quand il me disait « lui t’as qu’à le dessiner comme telle ou telle vedette, le gamin qui lira l’histoire n’y verra que du feu mais son père rigolera en reconnaissant la personne. Pour le Grand Fossé, je me suis rendu compte après que j’avais fait le personnage dans un style semi-réaliste qui au final ne colle pas trop avec les autres personnages, plus rondouillard. René me l’aurait dit, c’était l’avantage de travailler en équipe. Mais cet album a eu un très bon accueil et le public a suivi. Le succès a été énorme et j’étais heureux car on ne nous avait pas oublié, Astérix, Obélix… et moi ! Contrairement à ce que les mauvaises langues disaient, il y avait un après-René. Bien sûr ça ne serait plus jamais aussi magique qu’avant mais nous n‘étions pas morts en même temps que René et ça René ne l’aurait jamais accepté. »

Je garde donc un souvenir très ému de cette rencontre, j’ai découvert un homme simple, incroyablement humble et généreux avec les autres qui ne voulait pas tarder sur le retour pour retrouver sa femme. Egalement un homme droit dans ses bottes pour qui la parole donnée est importante. Il aurait pu jamais venir nous voir, il avait mille et une excuses pour se désister mais pourtant il l’a fait. Un grand merci monsieur Uderzo, vous avez comblé le jeune gamin qui sommeille en moi et qui adorait vous lire le soir, confortablement allongé dans son lit.

Adulte je prends toujours plaisir à vous lire, avec un autre regard… Et comme vous m’avez dit que vous aviez toute confiance dans l’équipe qui a repris Astérix, je prendrais également plaisir à lire leurs versions d’Astérix. 

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Retroreading (BD-Manga-Comics)

Apparu en 1959 sous les traits d'André Franquin (créé avec le scénariste Greg), Zorglub est le méchant récurrent des aventures de Spirou et Fantasio. Mais rassurez-vous, ce méchant mégalomane n'est pas si terrible que ça et bien souvent il joue les Gaston Lagaffe, en faisant foirer tous ses plans diaboliques...

Cette fois, il vit ses propres aventures ! Et c'est José-Luis Munuera qui lui donne vie.

Le pitch de départ est simple : Le légendaire Zorglub a une fille ! Elle se nomme Zandra et le problème c'est qu'elle a 16 ans ! A cet âge, les filles n'ont qu'une envie : s'amuser, sortir et éventuellement draguer les garçons !

Et cette dernière éventualité n'est pas du goût d'un père surprotecteur...

Avec son charisme de grand méchant tout droit sorti d'un film de James Bond, il était évident que Zorglub allait être mêlé à une sombre histoire... C'est ce qui va se passer avec en filigrane une histoire de famille qui va faire surface...

Je vous invite à découvrir la présentation du nouveau Zorglub dans cette petite vidéo (garantie sans spoiler)

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Retroreading (Jeu vidéo)

Chers amis, alors que tout le monde s'excite sur l'arrivée de nouvelles machines à venir en 2018, je vous propose un voyage dans les années 80 avec ce superbe hors-série de Vidéo 7 : Tout sur les nouveaux jeux de l'année 1984 ! 

C'est vrai quoi ! Franchement est-ce que l'actualité des constructeurs vaut le coup de s'extasier ?

Non je ne le pense pas et puis de toute façon après la Super Nintendo Mini, la principale activité console sera monopolisée par la Nintendo 64 Mini (voire la Game Boy Mini si je me réfère à la news de Romain Mahut).

Moi ce que je vous propose ce sont des dizaines de nouvelles machines à venir ! Hé ouais dans les années 80, on sortait un nouveau standard par semaine, c'était pas des petits bras les gars ! 

Quant aux consoles de jeux, on avait déjà sorti la reconnaissance vocale "in-game" et d'incroyables casques de réalité virtuelle ! Alors Sony, Microsoft et Nintendo, ils peuvent aller se rhabiller avec leurs nouveautés faméliques !

Qui plus est Nintendo et Sega n'étaient même pas encore entrés dans la danse chez nous... Nintendo c'était tout juste un petit fabricant de jeux électroniques et Sega, on savait vaguement qu'ils faisaient des jeux de café. Nan les patrons c'était CBS, Atari, MB, Parker, Commodore, Sinclair, etc.

Enfin les publicitaires ne se souciaient pas d'un quelconque sexisme. Nan ils y allaient franco, à fond les manettes ! C'était pas des chouquettes en sucre qui avaient peur que les féministes leur tombent dessus :

"Gino, avant de prendre la photo, mets une gonzesse avec le cul en buse devant la borne !
- Ouais mais du coup on va plus voir le jeu ?
- Hé mec, on s'en tape du jeu ! T'as vu sa tronche ? Cinq pixels qui se battent en duel, ça fait pas rêver. Par contre averc une belle gonzesse avec de belles fesses, t'exploses les ventes !
- Ha ouais pas con, chiche on rajoute comme slogan "the ultimate Moon shot" ?
- Vendu mec ! Tu iras loin Gino, tu iras loin..."

Bref je vous propose de vous replonger dans les délicieuses années 80 avec cette revue de presse d'un hors-série de Vidéo 7

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Retroreading (Jeu vidéo)

Mesdames, Messieurs, je vous invite à un voyage dans le temps : novembre 1993, une nouvelle revue Amiga est disponible dans les kiosques : Amiga Dream ! Elle sort en même temps qu'une console qui révolutionna l'industrie des jeux vidéo : la Commodore CD32 !

Bon j'avoue j'ai peut-être un peu grossi le trait en écrivant que la Commodore CD32 avait révolutionné le monde des jeux vidéo... Basée sur un Amiga 1200, cette console "32 Bits" de Commodore arrive dans un contexte difficile.

Déjà Commodore a de gros soucis financiers, les PC s'imposent de plus en plus dans le coeur des joueurs et la nouvelle gamme Amiga (A1200 - A4000), même si elle dispose de sérieux atouts (nouveau chipset graphique notamment), elle n'est pas clairement une machine aussi révolutionnaire que l'Amiga 500 en son temps. L'Amiga 1200 est une belle évolution mais rien de plus.

Ensuite il est évident que les consoles Mega Drive et Super Nintendo se sont imposées depuis quelques mois comme "les machines de jeux" par excellence. Qui plus est, la nouvelle génération de consoles (PlayStation et Saturn) commencent à envahir les news et previews des magazines de jeux vidéo...

Dès lors la CD32 n'apparait pas comme Ze Console que tout le monde attend impatiemment. Tout au plus on lui accorde le bénéfice du doute en se disant qu'on verra bien comment les éditeurs vont soutenir cette bécane.

C'est donc dans ce contexte compliqué que sort Amiga Dream. Un superbe magazine, très soigné dans son rédactionnel et sa mise en page. Qui plus est, l'équipe de direction est composée d'anciens d'Amiga Revue et d'un cadre de Commodore France. Bref ils savent de quoi ils parlent et ils ont la bonne idée d'offrir chaque mois une disquette Amiga bourrée à craquer (démo, jeu, utilitaire, est.)

Je vous invite donc à redécouvrir le monde fascinant des magazines dédiés à une gamme de machine avec ce premier numéro d'Amiga Dream...

Voir aussi

Plateformes : 
Amiga, Amiga CD32
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Retroreading (Geekerie)

Moi qui déteste les chaînes à prolonger au motif qu'il y a forcément une arnaque derrière et que je ne souhaite point y contribuer... Me voilà coincé car celle-ci n'est pas destinée à vous soutirer des sous pour aider une richissime princesse iranienne retenue captive à Londres mais pour évoquer simplement : un bouquin, un vinyle, un métrage et un jeu...

Visiblement l'initiateur de ce projet est un dénommé Neves qui a ensuite nommé  Donald87. Ce dernier ayant nommé PuffMagicd qui m'a lui-même nommé pour poursuivre cette chaîne infernale, je me vois contraint (mais pas forcé) de vous imposer mes choix désolants.

Mise à jour "au temps pour moi j'avais pas vu" : Ce fourbe de Neves avait nommé également une autre victime... Un dénommé Fache qui a lui-même désigné KanyeEast avec son index !

Et là vous flippez toutes et tous en disant "pourvu qu'il ne me choisisse pas, pitié pas moi, je vais devoir avouer publiquement que ma seule lecture récente est la revue le "chasseur français", que mon dernier vinyle est "l'été indien de Joe Dassin", que mon film culte est "le Passage" (sur une musique originale de Francis Lalanne) et que mon jeu culte est "Alexandra Ledermann Equitation".

Hahahaha ce choix vous ne le saurez qu'à la fin de ce post... Tremblez jusque là !

Alors mon livre de prédilection à emmener sur une île déserte... Forcément vu le contexte on serait tenté de dire Robinson Crusoë, histoire d'avoir quelques bases de survie mais on va dire que c'est une figure de style et qu'il faut évoquer un livre qu'on a vraiment aimé et qu'on prendrait plaisir à relire.

Je dirais donc les Fourmis de Bernard Werber (premier livre d'une trilogie). Un livre qu'on peut difficilement classer : c'est un roman à la fois "policier" mais aussi un essai philosophique tout en étant une source d'informations scientifiques sur les fourmis. On alterne ainsi les phases "roman traditionnel" avec des passages 'vis ma vie de fourmi", le tout entrecoupé par une sorte d'encyclopédie des fourmis. Et c'est ce mélange des genres qui m'a franchement botté à l'époque et on en arrive à retenir son souffle, suspendu aux aventures de la 103 683ème fourmi...

Bon alors dis comme ça, ça parait un peu bizarre mais c'est franchement bien écrit. Bernard Werber a finalement créé un genre litteraire à lui tout seul : le roman animalier philosopho-scientifique :)

Pour le vinyle (ou CD), alors là sans aucune hésitation : The Wall des Pink Floyd.

Et si vous me demandez pourquoi je vous dirai : parce que !

Nan mais franchement c'est l'album le plus subversif que je connaisse. Anti-militariste par définition (c'était avant la chute du mur de Berlin) il s'attaque au système de l'éducation, aux politiques, à la société de consommation, à la bêtise humaine et nous renvoie à notre propre conscience, celle où nous nous construisons nos propres murs...

Magistralement composé, Roger Waters est au sommet de son art, accompagné par le meilleur joueur de Fender de tous les temps : David Gilmour. Cet album sera aussi le début de la fin pour le groupe qui éclatera quelques années plus tard, Roger Waters étant complètement focalisé sur son trip "anti-militariste" (il faut dire que son père est mort pendant la seconde guerre mondiale, et son grand-père dans la première).

Bien sûr le groupe perdurera sous l'impulsion de David Gilmour mais déjà qu'en 1968, l'un des fondateurs, Syd Barrett avait été exclu du groupe (devenu fou suite à une trop grande consommation de LSD), alors vous imaginez bien que le départ de Roger Waters a sonné le glas d'un groupe mythique dans le coeur de nombreux fans.

Aujourd'hui Roger Waters continue l'aventure de The Wall (son dernier concert, entrecoupé de séances documentaires, est considéré comme un chef d'oeuvre et c'est objectivement une tuerie de mise en scène). David Gilmour continue sa carrière solo et de temps en temps le groupe se reforme (sans Roger) pour sortir un album... Mais bon on sent bien que le coeur n'y est plus vraiment (mais bon j'ai quand même adoré The Division Bell).

Alors si l'album est tout simplement parfait, le morceau qui parlera le plus au plus grand nombre est Another Brick in The Wall. Mais bon faut l'écouter dans sa version de 10 minutes 15, sinon ça compte pas... Ce morceau est découpé en trois parties... Cela commence tranquillou puis à 3'25 un hélico arrive, ça monte tout doucement, petit crescendo et vers la cinquième minute on entre dans le vif avec le morceau mondialement connu. Le titre s'achève sur une troisième partie qui ponctue magistralement l'ensemble. Idéalement faut écouter l'ensemble de l'album qui est construit comme une histoire avec un fil narratif qui sera transposé un peu plus tard dans un film éponyme...

Bon le choix du film c'est super compliqué, j'ai plein de films cultes dans ma petite tête alors du coup c'est super bloquant comme choix à faire... Alors c'est pas forcément le meilleur film de tous les temps mais c'est un film que j'aime bien revoir de temps en temps : Dikkenek.

Un film complètement barré, un ovni d'humour décalé avec une brochette d'acteurs incroyables. François Damien y est excellent.

Comme vous l'imaginez, le choix du jeu est encore plus compliqué... C'est terriblement frustrant et j'ai longtemps hésité entre Far East of Eden Manji Maru - Tengai Makyo 2 et Red Dead Redemption... J'ai finalement choisi le second car si dans mon petit coeur de fan PC Engine, Tengai Makyo 2 a été pour moi le meilleur RPG de tous les temps (vous pouvez voir son intro en cliquant vigoureusement ici) et que j'aime y retourner de temps en temps, je me dis également que ça fait un peu pédant de citer ce jeu. Style "moi je ne joue qu'à des jeux que le commun des mortels ne connait pas". Bref un peu trop pointu alors que j'ai pris tout autant de plaisir avec Red Dead Redemption lors de sa sortie.

Je désigne donc ce titre : Red Dead Redemption, pas seulement pour son gameplay mais surtout pour le côté contemplatif qu'il a suscité dans mon esprit. Plus d'une fois je me suis retrouvé "à ne pas jouer" mais à admirer le décor, à me laisser bercer par cette ambiance de Far-West et à écouter les mille et un bruits du désert, la nuit...

Voilà c'est fini et à l'unanimité avec moi-même je désigne Ebumaid (Eve Isus) car elle est arrivée il n'y a pas très longtemps sur GameBlog et qu'on se doit d'intégrer les nouveaux/nouvelles comme il se doit (hahaha le cadeau empoisonné ^^). D'autre part elle a d'indéniables qualités d'écriture et je ne pense pas que cette épreuve lui posera le moindre problème :)

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Retroreading (Jeu vidéo)

Ouais je sais, c'est la troisième vidéo que je consacre à cette fameuse Super Nintendo Classic Mini ! Mais que voulez-vous ! Nous sommes tous happés par un tourbillon nostalgique qui nous renvoie 25 ans en arrière... Alors comme des vieux cons qui grommellent "c'était mieux avant", on achète la bestiole, on y joue un quart d'heure et on la range pour pas l'abimer...

Je sais également que je ne vais pas échapper aux sempiternels "Ouais mais moi j'ai un Raspberry et je peux mettre 15 876 Roms dedans ! Et pas que des jeux NES mais aussi des jeux Super Mega Neo Engine System..."

Entendons-nous bien : je suis d'accord avec vous, on peut faire mille fois mieux. Même avec le vieux PC de Tonton Robert équipé d'un processeur Pentium 100 MMX (dans une de mes vidéos sur l'Amiga, j'y montre même quelques émulateurs, comme quoi c'est pas nouveau) mais ici nous sommes sur un objet vintage très sympathique. Bon et puis Raspberry ça veut dire Framboise ! Comparativement c'est quand même plus classe de jouer sur une Nintendo que sur une Framboise, non ?

Mais je m'égare, je m'égare ! La finalité de tout cela c'est surtout de vous présenter le hors-série "Les Cahiers de la PlayHistoire" consacré à cette Super nintendo Classic Mini ! Et croyez-moi, vous qui pensez tout savoir sur la Super Nintendo, vous allez apprendre plein de petits trucs à son sujet.

Je vous invite donc à découvrir ma petite vidéo sur le sujet...

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Édito

Pourquoi faire un blog ici ?

Déjà parce que Gameblog, comme son nom l'indique, nous permet de le faire et que c'est la moindre des politesses que de répondre favorablement à leur aimable invitation.

Ensuite parce qu'à 43 ans, la passion des jeux vidéo m'anime toujours autant, avec une petite préférence pour les jeux d'antan. Pas parce que c'était mieux avant, nan, nan juste parce que je suis susceptible et que ça me fait mal d'être poutré par des gamins de 12 ans quand je joue en réseau sur les jeux actuels :)

Bien à vous.

Gunhed

PS : Mode frime activée avec le macaron qui va bien :)

Et ma chaîne : Gunhed TV

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