Ca faisait longtemps que j'avais pas posté d'article moi... Mais en ce moment, puisque je suis en période de révisions, j'ai tout mon temps pour faire autre chose! Et outre Diablo 3 auquel je consacre beaucoup (trop) de temps, je tenais à écrire cet article afin de rendre hommage au meilleur des modes multijoueur pour un FPS: celui de GoldenEye 007, sur Nintendo 64.

Pour mieux se mettre dans l'ambiance, un petit medley made in FamilyJules7x:

Passons le mode solo, très sympathique mais plutôt ardu, suivant plutôt fidèlement le film éponyme sorti deux ans plus tôt dans les salles obscures, et remettons nous dans le contexte.

Nous sommes en 1997, et Internet, bien qu'existant déjà, ne permet pas encore de jouer à des jeux console en ligne. C'était la belle époque, diront certains, car il y avait plus de contact entre les joueurs: 4 personnes, sur le même canapé, avec chacun sa manette en forme de trident en main. C'était convivial, c'était beau. La principale technique de triche était simplement de regarder l'écran de son adversaire (suivie de très près par les coups de coude).

 

Des graphismes étonnants, un level design bien foutu (mention spéciale aux passages secrets dans le stage Facility) et un choix d'armes varié: trois éléments qui permettaient au jeu de se démarquer de la concurrence. Car GoldenEye était en son temps ce que Call of Duty est désormais: la référence en matière de FPS gros budget. A la différence près qu'il était moins réaliste (je porte 1 bazooka, 2 fusils d'assault, 1 revolver et 1 laser, ouais!), mais aussi beaucoup moins cher. Bah oui, à l'époque, pour débloquer des nouveaux stages, fallait faire un bon temps dans le mode solo, pas sortir la carte bleue. Seuls les 7 premiers étaient donnés d'office, pour les autres, augmente la difficulté et rush le niveau: tu dois les mériter!

 

Mais on ne débloquait pas seulement des nouveaux stages, loin de là: on obtenait aussi l'accès à de nouveaux personnages (qui n'étaient en réalité qu'un changement de skin) et surtout, à des cheats codes utiles, comme les munitions illimitées... ou complètement inutiles, comme le mode DK (petit corps et grosse tête), le mode paintball, et j'en passe. Et c'était ça qui rendait le jeu fun. La possibilité de jouer à un jeu sans que ça soit n'importe quoi, mais aussi d'en faire n'importe quoi si on le désirait.

Personnellement, j'ai découvert ce jeu aux alentours des années 2000, avec mon oncle, ma tante, et plus tard mon frère. Et je ne pensais pas aux horribles contrôles qui empêchent le joueur de viser autre part sauf droit devant lui. Je ne pensais pas que c'était complètement irréaliste que Bond et Natasha se tirent mutuellement dessus. Je ne rageais pas quand je me faisais tuer. C'était le jeu. C'était comme ça. C'était bien.

Et c'est ce qui fait qu'encore aujourd'hui, GoldenEye a une place de choix dans ma ludothèque.