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Par hairaz Blog créé le 07/12/10 Mis à jour le 31/07/12 à 18h21

Dev' blog d'un petit jeu pour le concours Innov'game : Space (à la gloire de la barre espace, et du jeu vidéo par la même occasion).

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Catégorie : Rapport de lecture

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Rapport de lecture

Tout beau, tout neuf, après avoir lu les différents avis de bloggeurs qui s'enflammaient à son sujet, je me suis jeté avec beaucoup d'intérêt sur le premier numéro d'Icare Mag. Et je ne m'explique toujours pas cet engouement. Soyons déjà clairs : Icare Mag #1 m'a plu, beaucoup, et je serais sans aucun doute dans moins de 3 mois en possession du numéro 2. Seulement, loin d'une part de certains procès d'intention (car c'en était bien un) qui lui ont aussi été fait, je m'étonne d'autre que certains Gamebloggeurs avertis soient passés outre ses défauts de la sorte. Je m'explique.

Icare Mag cherche à mettre en évidence et à analyser les côtés artistiques du jeu vidéo, en s'intéressant tout Très belle couv' d'Icare Magd'abord à une saga, God of War pour ce premier numéro. Le magazine s'ouvre ainsi sur l'un des articles les plus intéressants de celui-ci : un autoportrait de Kratos (certains préfèrent d'ailleurs préciser que cet autoportrait est réalisé à la première personne :P ). Celui-ci arrive à tenir sur le fin bout de ficelle qui sépare le très bon de l'exagération. Moult accumulations grandiloquentes viennent ainsi ponctuer ce récit, dont l'approche du personnage de Kratos est très réussie, et qui parvient cependant étonnamment à éviter la lourdeur, même s'il oscille parfois un peu trop vers l'excès.

Cet autoportrait a une autre qualité, celle de mettre en évidence certains thèmes de la saga. On voit que l'auteur a bossé sur son texte, a cerné ces points cardinaux, mais il oublie complètement de les traiter en profondeur, ce qui donnerait un véritable intérêt à cet autoportrait. Cependant, on comprend par la suite que cela est excusable, étant donné qu'Icare se refuse à aller plus loin que la saga, dont on nous explique par la suite les incohérences, les hauts et les bas dans la narration, etc. , nous montrant ainsi que ce qui n'a pas été fait. Icare Mag tente de consacrer comme art l'intégralité d'une culture qui n'a pas toujours la prétention d'en être.

On retrouve exactement la même chose dans la nouvelle : la psychologie des personnages est simpliste et le vécu du personnage ne transpire pas du texte. Ressent-on cette peur mêlée d'attirance pour la mort qui anime le personnage, comme on vit les tribulations des plus grandes figures de chaque art ? Non. Voila ce qui manque.

Un mot résume l'aspect littéraire du magazine : plaisant. Et le mot est choisi. Plaisant parce que l'abondance et la richesse du texte font qu'il nous accroche, nous intéresse et garde des qualités littéraires, mais la grandiloquence cache un manque de fond réel à ces histoires. Désir de ne pas dépasser ce qu'a instauré la saga, ou manque d'expérience de la part de l'auteur ? (quand je parle d'expérience, je ne parle pas d'expérience dans l'écriture). On me dira cruel de juger cela comme je jugerais d'un livre, mais c'est bien l'une des ambitions que j'ai ressenti en lisant Icare Mag.

Enfin, petit avis personnel : Icare Mag utilise fréquemment le récit à la première personne, sous des formes différentes (autoportrait, lettre, journal, etc. ), mais je dois avouer que certaines précautions oratoires (prisent à l'écrit) m'agacent. Je dis précautions oratoires dans le sens où l'auteur tente de faire croire à la réalité de son récit, comme quand il est expliqué que Kratos contrôle par télépathie la main du journaliste. Mais cela n'engage que moi. Au contraire, l'avis du critique dans le journal de Jason, faisant office de test pour Rise of The Argonauts, est assez bien amené et m'a fait llargement sourire.

De l'autre côté, Icare Mag a également un intérêt informatif, dans son analyse du jeu vidéo. Sur la saga God of War tout d'abord, qui commence par un descriptif des différentes versions de l'épopée de Kratos à la première personne. Bon, d'accord, bien rédigé, article informé et intéressant. Suivent les critiques de chaque épisode de la série, très précises et pointues, faisant presque oublier la passion du rédacteur pour GoW (heureusemnt qu'il la réaffirme dans le courrier des lecteurs !), et qui permettent de suivre pas à pas les circonvolutions de la série. Enfin, un long article est dédié à la vraisemblance mythologique de GoW, dans laquelle sont critiquées les ambitions du créateur (qui disait vouloir créer une « tragédie antique »), le chara design des Dieux, la véracité des informations quant à la mythologie antique, expliquant en quelque sorte l'autoportrait très limité. Seulement, même si l'on en arrive à la conclusion que GoW ne cherche même plus à garder cette véracité, on nous parle de tragédies antiques sans parler d'hybris, et de  mythologie sans évoquer, ou rapidement, leur valeur didactique ... ? Section au final intéressante par le travail que l'on ressent derrière, même si elle garde quelques défauts.

La seconde partie du magazine (enfin, on y arrive ! mais la première en occupe plus de la moitié) est consacrée à un thème, la mythologie grecque (vous auriez du mettre antique, c'est plus passe-partout) dans les jeux vidéo. Cependant, s'il est précisé dans l'un des articles que l'on ne se contentera pas d'une liste ... et bien on se contentera d'une liste pour les deux articles de fond, regroupant d'abord les jeux qui utilisent la mythologie grecque, voire des noms issus de cette mythologie (et sans aucun commentaire sur la pertinence de cette exploitation), puis d'un regroupement des jeux utilisant la boîte de Pandore (et ce avec quelques remarques ... mais aucun jeu n'a réutilisé cette boîte pour ce qu'elle était, le conteneur de tout les maux).

Cependant, son intérêt est reQuant aux artworks ...levé par une batterie de tests aux styles variés, ce qui égaye la lecture, et qui ont l'intérêt de tests normaux, exception faite de celui de Rise of The Argonauts (écrit à la première personne, déjà évoqué), et des amateurs de l'Antiquité (ou des sandales en cuir). Une section pas franchement blanche, pas franchement noire, mais qui tombe dans les mêmes pièges que certaines rétros d'IG Mag.

Enfin, l'Icareview, interview fleuve d'un artiste chez Ubisoft ayant entre autres travaillé sur Assassin's Creed, Prince of Persia ou encore le dernier opus de Splinter Cell, nous en apprendra beaucoup plus sur le travail personnel ainsi que le parcours qu'a effectué Xavier Thomas, que sur les entrailles de la création de jeu vidéo, ce qui personnellement m'intéresse beaucoup plus, et je dois dire que cette interview m'a comblé. Quant aux questions, ne vous attendez pas à quelque chose de fantasmagorique, mais le travail est là aussi bien fait.

Allez, quelques derniers petits points et je me tais ! mais vous aurez compris que si j'en parle aussi longuement, c'est que le magazine m'a passionné.

Second paragraphe qui n'engage que moi : l'humour. Les prévisions sur le futur de la série (qui tiennent autant du sérieux que du trait d'esprit), ainsi que le courrier des lecteurs, pour ne prendre que ces deux exemple, ne m'auront fait rire que de façon très espacée, et je ne parle même pas de la critique de Spartan Total Warrior (c'était pas la peine d'en faire n'importe quoi, un peu de finesse n'aurait pas été de trop ^^). Mais ici aussi, il n'y a qu'une seule personne que ces propos engagent, et il s'agit de la mienne.

L'orthographe : si les quelques fautes ne gênent pas la lecture, on les remarque tout de même assez fréquemment. En plus de quelques virgules qui manquent à mon goût, on croisera un @ se baladant en plein texte, un « bas » qui blesse (les femmes sont plus vicieuses que l'on ne le croît)(au passage, c'est bien un « bât » qui blesse), et encore quelques fautes d'accord. Ce sont des petites erreurs, très espacées et peu nombreuses, surtout dans un magazine aussi long (130 pages et c'est écrit petit), mais il y en a assez pour qu'on le note.

Enfin, le magazine se clôture sur un court paragraphe parlant d'une libraire fréquemment attaquée. Si je n'ai pas trouvé le passage critiquant la rumeur parlant d'un acteur africain incarnant Kratos, et si le fait de parler de cette pauvre dame ne me gêne pas tant, c'est la mini-diatribe aux accents politiques très prononcés qui me gêne. Que je sois d'accord avec elle ou non (et en l'occurrence, je ne le suis effectivement pas), je pense que sa place n'est pas dans une revue consacrée au jeu vidéo, laissée seule ici, sans rien pour la contrebalancer.

En me relisant, je me sens assez cruel envers Icare Mag, mais c'est un peu ce qui leur est arrivé dans la rétrospective God of War : je l'aime bien, je m'y attache, et je n'en vois que plus les défauts. Je n'ai pas ressenti cet engouement que décrivait Skywilly dans son blog (je ne le vise pas personnellement, c'est simplement le premier à en avoir parlé) qui lui faisait passer outre tous les légers défauts du trimestriel, peut-être parce que la dimesion littéraire du mag n'a pas réussi à me transporter d'un bout à l'autre : littéralement plaisant mais littérairement limité, sa lecture vous fera tout de même passer un (très) agréable moment et enrichira grandement votre culture générale. C'est juste bien dommage que quand la passion transpire autant d'un objet, ne serait-ce que par sa mise en page, qu'Icare Mag ne soit pas distribué sous forme de mook, ce qui rajouterait à la collectionnite aïgue dont la jolie maquette pleine d'artworks inédits rappelle chez moi.

Qu'est-ce que je dis, moi ? Non non non, 7 €, c'était très bien, c'était rond, c'était beau, 7 ...


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Édito

Bon ! Il est temps de lancer ce blog.

Space, c'est l'histoire d'un mec. Un mec que vous contrôlez à la barre espace.

Ce blog, c'est l'histoire d'un jeu. Un jeu avec un concept tellement bizarre qu'il faut bien que je m'explique un peu.

Et je suis sur Twitter : @hairazTweet

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