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Par hairaz Blog créé le 07/12/10 Mis à jour le 31/07/12 à 18h21

Dev' blog d'un petit jeu pour le concours Innov'game : Space (à la gloire de la barre espace, et du jeu vidéo par la même occasion).

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Critique Pas Objective

VIR

TU

OSE

 

« C'est l'histoire d'une promesse. L'histoire d'une reine démoniaque et d'un homme qui lui a tout offert. Une histoire d'amour magnifique et éphémère. » Moi qui aime les fins annoncées dès le début, Dance in the Vampire Bund, l'un des animés diffusé gratuitement en simumlcast sur Dailymotion par Dybex, m'aura comblé. Et pas uniquement sur ce point.

Virtuose. Voilà résumé en un mot Dance In The Vampire Bund. On lui reprochera certainement très vite certains classicismes : les vampires (pas la peine de vous dire qu'ils sont très en vogue en ce moment), le (bel) amnésique, le triangle amoureux, voire les faiblesses du premier épisode. Enfin, la série animée étant réduite à 12 épisodes, on regrettera une pauvreté (toute relative cependant) du background qui y est développé, ainsi que quelques fléchissements avant un final imparfait mais marquant.

Mais ce que l'on retiendra de Dance In The Vampire Bund, c'est sa mise en scène grandiose. Virtuose même. Chaque mot, chaque pas y prend son importance, souligné par de courts silences, des changements brutaux d'ambiance sonore et le soin apporté à l'animation et aux jeux de lumière. La mise en scène qui enchaîne très rapidement différents plans, dont chacun a reçu la même attention soignée, tant au niveau de la lumière, justement, dont les teintes donnent un ton à chaque instant, que de la beauté esthétique en général. Suit derrière le fond sonore, changeant sèchement à chaque coupure, le tout relatant le calme et la tension, consubstantiels et constants au fil de l'animé, donnant le tournis sans le mal de coeur, et amenant chaque mot à être un nouveau pas de danse dans la chorégraphie effrénée rapprochant notre héros de l'inaccessible fleur.

 

 

On en retiendra également la maturité de son scénario. Et Dieu sait que je hais abuser de ce mot. Maturité tout d'abord dans son réalisme politique. Car l'animé de Shaft se prend également pour un thriller politique, sans nous décevoir : on est rapidement convaincu par l'influence des vampires, restés dans l'ombre jusqu'alors, sur l'économie mondiale, et les différents jeux d'influence s'intègrent parfaitement dans le cadre fantastique de l'oeuvre.

Maturité dans ses personnages et les termes qu'il aborde. Si l'on ne sera pas immédiatement époustouflé par l'habituelle nunuche amoureuse qui est ici la narratrice, chacun saura trouver son rôle, et en particulier son ambivalence parfois déconcertante et émouvante, et son importance dramatique dans cette tragédie moderne qu'est Dance In The Vampire Bund.

Mais surtout, maturité dans la façon dont il aborde la sexualité. Enfin ! un manga débarrassé d'ecchi. Car oui, on voit des culs dans Dance In The Vampire Bund, même un appartenant à un corps âgé de 10 ans en apparence. Mais c'est autour de ce jeu d'attirances et de séductions, de quiproquos et de gêne, sur ce carré amoureux insoluble que l'animé base son noeud tragique, qui saura trouver ce fatidique et fallacieux dénouement.

 

 

Dance In The Vampire Bund danse et s'envole sur le fil de la virtuosité, et y retombe avec la même grâce, presque sans osciller, et si les finitions de la toile de fond ne sont pas toujours assurées, et si une planche lui est nécessaire pour retomber après sa dernière circonvolution, on en retiendra ses fantastiques et hypnotiques acrobaties, un peu à la manière de son inoubliable héroïne.


Et pour conclure, le très bel opening, assez représentatif de l'ensemble de la série :

 

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Commentaires

Édito

Bon ! Il est temps de lancer ce blog.

Space, c'est l'histoire d'un mec. Un mec que vous contrôlez à la barre espace.

Ce blog, c'est l'histoire d'un jeu. Un jeu avec un concept tellement bizarre qu'il faut bien que je m'explique un peu.

Et je suis sur Twitter : @hairazTweet

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