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Par gunnergreg Blog créé le 26/07/12 Mis à jour le 30/04/16 à 10h08

La ligne éditoriale tient en 3 mots : me faire plaisir !

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Catégorie : CULTURE

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CULTURE

The OneUps, c'est le groupe qui monte dans le milieu forcément underground des cover bands de musiques de jeux rétro. Découverte.

Ils s'appellent The NESkimos, Select Start, The Megas, Optimus Rhyme ou Powerglove et sont unis par les mêmes passions : le jeu vidéo et la musique. Bercé toute leur enfance par les ritournelles entêtantes sorties des consoles à la mode au tournant des années 80 / 90, ces groupes aux noms évocateurs se sont formés avec l'idée de réinterpréter ces mélodies un peu sommaires pour le quidam mais dont les premières notes suffisent à raviver en nous gamers les souvenirs de parties endiablées à Mario Kart ou nos pérégrinations au Royaume d'Hyrule. Putain de nostalgie. Les OneUps ne font pas autre chose. Mais ils le font mieux. C'est qu'à force de repriser sans fin du Mega Man sur des airs mal inspirés de metal, la concurrence tourne un peu en rond. Je voulais former un groupe qui fasse des reprises dans un autre registre que le rock. Quand on a commencé au début des années 2000 il y avait Les Minibosses, The Advantage, Game Over ou Select Start et la plupart se concentraient beaucoup sur un son ou un jeu bien particulier. Il n'y avait personne pour TOUT repriser. Et c'est la vision que j'avais pour le groupe : tout reprendre dans tous les styles »

dixit Mustin, le leader du groupe. Le style des OneUps c'est quoi justement ? Un mélange de jazz / fusion mâtiné de funk, d'électro, de hip-hop, de flamenco ou de bossa nova en fonction des morceaux to cover. On a commencé avec des arrangements jazz parce qu'est un genre qui se prête bien aux musiques de jeux vidéo. Des titres comme Super Mario Bros., Mario Paint ou Zelda ont une influence latine et jazz très forte. On pouvait facilement arranger ces accords et ces mélodies pour monter sur scène et jouer en live dans une configuration similaire à ce que ferait un jazz band traditionnel. Et puis avec les années, on a revu nos arrangements pour y incorporer d'autres genres comme du disco, de l'électro et même du classique moderne. »

Le résultat, c'est un premier album de reprises sorti en 2002 du nom de Time & Space - A Tribute to Yasunori Mitsuda, en hommage au célèbre compositeur de Chrono Trigger et Xenogears. S'en suivra en 2005 un disque enregistré dans la chambre de Mustin et tout simplement intitulé The OneUps volume 1. Mustin et ses potes y reprennent sur un air frais et enjoué des titres cultes issus de Bomberman, Donkey Kong Country, Earthworm Jim ou encore Paperboy, sans oublier ce petit bijou du thème de Zelda sur un air de bossa. Le band de Fayetteville [Arkansas] enchaîne logiquement avec un volume 2 dans la même veine où, sur deux CD, il s'en donne à coeur joie en revisitant le meilleur des catalogues NES et Super Nes : Punch Out, Castlevania III, Final Fantasy VI, Mario Paint, Kirby, Secret of Mana, Super Metroid, Star Fox... Une prépondérance de productions Nintendo dans leur discographie qui ne doit rien au hasard : La Super NES, c'était ma console préférée. Ca l'est d'ailleurs resté encore aujourd'hui. » avoue Mustin, visiblement plus à l'aise avec sa basse ou son clavier que manette en mains. Je suis vraiment nul [...] sauf à Super Mario Kart où je suis sans doute le 2ème meilleur joueur du monde derrière mon pote Carlito. »

confesse-t-il au site Wingdamage. Il ne lui en faudra pas plus pour produire un concept album autour du jeu, le bien nommé Super Mario Kart album. La bande-son originale est juste incroyable. Soyo Oka a fait un travail fantastique, c'est une vraie compositrice de jeu. Le morceau Rainbow Road me bouleverse à chaque fois. »
Mais elle n'est pas la seule à l'inspirer, entre-autres influences, Mustin cite Koji Kondo, Nobuo Uematsu et Yasunori Mitsuda évidemment. Que des pointures. En 2011, changement total d'univers avec Intergalactic Redux, un disque de six titres reprisés dans le plus pur style funk et qui n'est pas sans évoquer les Daft Punk et leur Discovery. C'est à ce jour le dernier EP des OneUps. Le prochain, Intergalactic Continuum, devrait sortir dans le courant 2012 alors que The OneUps volume 3 est annoncé pour 2013. Il se murmure aussi qu'un album entièrement consacré à la licence ToeJam & Earl de SEGA serait en préparation...

Mais c'est sur scène que les OneUps se sentent encore le mieux. Depuis 10 ans maintenant, les sept musiciens sont de toutes les conventions : la ColossalCon 7 dans l'Ohio, l'AniMix de Killeen, Texas, le Music And Gaming Festival (MAGFest) à Washington DC. Le groupe tourne toute l'année à travers tout le continent américain. Devenus de véritables piliers de la scène video games cover, Mustin, Anthony Lofton (saxophone, clavier), Greg Kennedy (violon, percussion), Jared Dunn (batterie), William Reyes (guitare acoustique), Tim Yarbrough (guitare électrique) et Dale North (clavier, percussion) se produisirent même à la PAX 2007 devant 5.000 spectateurs en délire. La consécration, alors que le groupe venait juste de se séparer - tous les membres évoluent également au sein d'autres formations. Rebelote l'année suivante devant un public encore plus nombreux, des milliers de fans ravis de voir des musiciens confirmés jouer sur scène en live des mélodies qu'ils n'avaient jusque là entendu que dans leur salon devant la télé. On a des fans qui viennent de Californie, de New-York et même des Pays-Bas ! » s'exclame Mustin, toujours impeccable dans son costard. Il est loin le temps des concerts dans les p'tits pubs, des bat mitzvah ou des animations de goûter d'anniversaire. Et puis le métier a ses avantages aussi : J'ai pu rencontrer Hironobu Sakaguchi et Gerard Marino m'a fait écouter la B.O. de God of War II dans sa bagnole six mois avant que le jeu ne sorte. »

God of War justement reste l'un des rares jeux modernes à figurer au panthéon de Mustin. On préfère le son des jeux rétro. Streets of Rage 2 notamment, c'est mon O.S.T. favorite ». Un saint-homme ce Mustin ! D'ailleurs, pour peu, on le croirait presque en mission divine : Pour nous c'est une musique qu'on considère comme sacrée et on essaie de lui rendre hommage à notre manière. On tient à lui faire justice et à ce que tout le monde puisse l'apprécier, tout le monde et pas seulement les fans hardcore. »

http://www.theoneups.com/

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« Putain mais qu'est-ce qu'il devient Johnny Cage ? » Parce que c'est la question que tout hardcoregamer qui se respecte se pose le matin au réveil, le bien nommé magazine The Verge a retrouvé l'acteur qui interprétait le fighter trop classe à lunettes noires dans Mortal Kombat. Et le bougre a pas changé, ou presque.

Daniel Pesina a aujourd'hui la p'tite cinquantaine et le sourire. Il gère tranquille son bizness du côté de Chicago, une salle d'arts martiaux où il donne également des cours - pour ceux qui voudraient s'offrir une vraie mandale officielle de Johnny Cage dans la gueule, c'est ici que ça se passe. D'ailleurs "Danny" se qualifie lui-même de prof qui aime mettre la main à la pâte. C'est pour ça sans doute que Mortal Kombat a si bien marché »s'amuse-t-il.

Mortal Kombat justement. Daniel Pesina s'y est retrouvé un p'tit peu par hasard. C'est un ami commun qui lui a présenté à la fin des années 80 John Tobias, le futur co-créateur (avec Ed Boon) du célèbre jeu de baston. Tobias, encore au lycée à ce moment là, cherche quelqu'un pour un projet étudiant : J'avais un début d'histoire avec un ninja qui poursuit des bandes de voleurs ou un truc dans le genre » rigole Tobias. Danny, adepte des arts-martiaux depuis l'âge de 11 ans, accepte de faire le con devant la caméra pour les besoins du film. Un délire d'ados sans lendemain mais qui permettra aux deux hommes en devenir de rester en contact.

Alors quand, quelques années plus tard, Tobias entre chez Midway avec cette idée de créer un jeu de combat en digitalisant "de vrais gens", il pense tout de suite à Pesina comme acteur / consultant. Et comme Danny n'a jamais su dire non...

L'histoire on la connait. 1992, Mortal Kombat fait un véritable carton dans les salles d'arcade et sur consoles. Daniel Pesina, Johnny Cage pardon, se révèle même l'un des personnages les plus populaires du jeu avec Scorpion et Sub-Zero, au point d'avoir sa tronche sur la cabine de la borne officielle. Danny vit ses premières heures de gloire, il fait des apparitions dans des soaps, des interviews dans le Time et signe des autographes chez son dentiste. Il remettra le couvert avec Mortal Kombat II mais lâchera l'affaire après. En cause ? Une sombre histoire de procès intenté à Midway et ses partenaires parce que le jeu se vendait par millions mais que tous les acteurs restaient payés au lance-pierres - les anecdotes à ce sujet valent leur pesant de cacahuètes

Tricard auprès de toute la grande famille du jeu vidéo (Midway, Acclaim, Williams, Nintendo, SEGA) après ce procès qu'il a finalement perdu, Pesina entame alors un parcours de looser pathétique à faire rêver les plus grands cinéastes. On l'aperçoit justement au troisième plan dans "Teenage Mutant Ninja Turtles 2: The Secret of the Ooze" en train de se foutre sur la gueule avec son pote Ho Sung Pak - Lui Kang pour les intimes - ainsi que dans un autre film mémorable intitulé "The Book of Swords". Le book of quoi déjà ? Danny ira même jusqu'à écrire un scénario de film sur des types qui se battent dans une cage ; une sorte de MMA avant l'heure. On était juste un peu en avance sur notre temps »commente Ho Sung Pak, le pote de toujours.

Artistes maudits à Hollywood, les deux acteurs décident alors de retourner à leur premier amour. Exit Midway, zy'va pour Data East. Chaud bouillant à l'idée de faire "le Mortal Kombat killer" et d'amasser les biftons, le studio de Chicago fait signer nos saltimbanques direct pour deux jeux : Tattoo Assassins et Thea Realm Fighters. Ca ne vous dit rien ? C'est normal, les deux titres ont été annulé avant leur sortie. Une histoire d'argent encore. On n'a même pas été payé pour ça ! Mais c'est sans rancune »Lui Kang nourrit par contre quelques regrets à propos de Thea Realm Fighters. Je dois encore avoir quelque part toutes les images. J'aimerai bien un jour peut-être en faire un truc, un p'tit jeu tout simple auquel les gens pourraient jouer sur leur téléphone »

TRF était prévu à l'origine sur la Jaguar d'Atari. La loose jusqu'au bout. Pesina lui retrouvera tout de même un certain succès dans les salles d'arcade avec BloodStorm, un jeu de baston ultra gore signé Incredible Technologies, le studio américain à qui l'on doit la série des Golden Tee Golf.

Après tout ça, on aimerait bien savoir si Daniel Pesina pourrait reprendre un jour du service ? Ca dépend »
dit-il, hilare :
Si on me propose un Mortal Kombat numéro 59 million et qu'il s'agit encore et toujours de la même chose, non ! Le jeu devra évoluer d'une manière ou d'une autre »

Et si la Warner lui propose un remake HD pour les 20 ans du premier épisode ? Ca me plairai bien »
En grand adepte du Tai Chi, Danny est en paix avec lui-même, mais pas tout à fait avec ses velléités d'acteurs...

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Jeux : 
Mortal Kombat (Original)
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Parce qu'après tout les développeurs ont bien le droit de se détendre aussi, le site Eurogamer est allé leurs demander à quoi ils avaient le plus joué en 2011. Morceaux choisis. Dark Souls est une merde complète, mais uniquement pendant les deux premières des cent heures de jeu, car il se transforme ensuite pour devenir le jeu le plus étonnant, le plus prenant, le plus intense et le plus véritablement effrayant auquel j'ai jamais joué. Il ne vous plaira peut-être pas au début, mais on tombe ensuite victime du syndrome de Stockholm [...] et il vous hante chaque heure du jour »

s'enthousiasme Dylan Cuthbert, le développeur de PixelJunk. Il est rejoint en cela par Brad Muir, directeur du développement sur Iron Brigade chez Double Fine : Pour moi, Dark Souls est indiscutablement le meilleur jeu de cette année [...] Je l'ai adoré [...] On dirait la première édition de Donjons et Dragons vue par le prisme d'un regard japonais [...] Je suis scié par [...] le multijoueurs, comme la façon dont les autres joueurs peuvent envahir votre monde - un peu comme du PvP forcé. J'ai l'impression que si quelqu'un amenait une idée comme celle-ci dans une réunion de conception d'un jeu occidental, il serait abattu à vue. Les mecs de From Software sont vraiment sévèrement burnés [...] J'espère qu'ils en seront récompensés »

Pour Greg Kasavin, directeur de création sur Bastion (Supergiant Games) c'est un autre titre japonais qui a marqué son année 2011 : Tactics Ogre : Let Us Cling Together, la version PSP [...] Même quand il m'arrivait de travailler jusqu'aux premières heures du jour pour essayer de terminer Bastion [...] je consacrais toujours un peu de temps à y jouer avant d'aller me coucher [...] J'y ai joué pendant des mois. Les jeux n'ont pas si souvent une histoire ou un gameplay aussi riche, et encore moins souvent les deux à la fois. C'est un jeu [...] qui exige beaucoup du joueur, mais qui me l'a rendu au centuple »

Lee Perry est plus RPG occidental que nippon lui : Skyrim ! Je sais que cela donne l'impression de se ranger du côté de la majorité, mais il arrive parfois que la majorité ait raison [...] Plusieurs de mes collègues ont vraiment des escarres aux fesses pour avoir passé des journées entières assis à y jouer et à farfouiller dans l'épais guide de stratégie [...] Il est impossible de discuter 20 minutes avec un autre joueur sans que Skyrim vienne sur le tapis »

révèle le designer en chef de Gears of War.

Pour connaître l'avis de Ken Levine, David Jaffe et autres Peter Molyneux, rendez-vous sur Eurogamer.

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Le célèbre magazine Edge vous propose de voyager dans le temps avec une rétrospective de l'ensemble de ses couvertures. Du haut de ces 243 covers à l'esthétique souvent irréprochable, ce sont près de 20 ans d'histoire vidéoludique qui vous contemple. Voyez ici les premiers et derniers numéros mis côte à côte, pour, de la 3DO à Halo 4, mieux admirer l'évolution de notre loisir préféré (après le bilboquet).

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Édito

Greg est passionné de jeux vidéo depuis une trentaine d'années. Il chasse les veilles consoles dans les brocantes comme les Succès sur Xbox 360. Longtemps chroniqueur pour l'édition web du grand quotidien belge Le Soir, un temps pour le célèbre et ô combien regretté magazine français Joypad, il partage aujourd'hui sa vie entre un boulot alimentaire et une pile de jeux à terminer qui frise les 1m50 de haut. Parfois, il parle aussi de lui à la troisième personne pour faire comme Alain Delon.
Plus d'infos ici.

 
 

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