Sega Saturn : 32 Bits de plaisir
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Guide (Jeu vidéo)

             

 

                       

 

 

DESERT : Ce premier circuit prend place au sein des plaines africaines, un environnement vaste ou il va

falloir garder une vitesse élevée tout le long du tour. La piste est large et il ne présente pas de difficulté

particulière, c’est l’endroit idéal pour se faire la main.

 

Le départ donné vous arrivez sur un enchainement « droite – gauche »  à prendre à fond, mais attention

à ce gauche. En effet un amas de gravier se trouve à l’intérieur du virage et il faut soit rester légèrement

en retrait du point de corde pour épouser le bord du tas de cailloux ou réussir à se coller le près possible de la pelouse pour venir à l’apex de la courbe. Cette deuxième solution est la meilleure mais demande un petit moment d’apprentissage. Puis c’est un virage à droite donnant sur un sol boueux à prendre fond de 4ème qui nous amène sur deux jumps ou il faudra bien rester au milieu.

 

Après une très courte ligne droite qui se conclut sur le Check Point se dessine un ensemble « droit moyen, droit facile » tout en dévers à passer avec une légère dérive du train arrière pour maintenir une vitesse optimale. Un rétrogradage rapide 3ème/4ème peut s’avérer judicieux pour éviter un freinage risqué, le sol étant délicat. Après ce passage placez-vous sur la droite pour affronter la série de trois jumps et le gauche léger. Restez vigilant car la grande flaque d’eau peut être très pénalisante à la réception des sauts. La vitesse normalement maintenue c’est sur un « gauche droite » très rapide à prendre à pied au plancher que vous sortez de la forêt pour retrouver le sol en gravier. La grande courbe à gauche ne présente aucune difficulté, placez vous simplement à l’intérieur. Le dernier virage est très bien dégagé, un grand droit très technique. Arrivez bien à l’extérieur en décélérant puis visez la corde tout en passant la 3ème et ré-accélérez pour maintenir votre vitesse aux alentours des 150 km/h. Dès l’apex passé on remet la 4 en se plaçant bien en ligne. A noter qu’il est également possible de freiner très tard et de repasser en 3ème avec une glisse bien maîtrisée puis de remettre la 4 comme précédemment.

 

La ligne droite d’arrivée se présente, passez la cuvette à fond en étant placé légèrement sur la droite de la piste pour atteindre le plus vite possible le drapeau à damier.

 

 

                       

 

FOREST : un tracé basé sur le parc national de Yosemite aux Etats-Unis. Une piste mixant routes de montagne et chemins de terre, le tout dans des décors de rêve.

Le départ est donné au milieu de lacets bordés d’herbe et de barrières, mordez directement l’herbe en face pour vous frayez une ligne droite et passez la cuvette pour suivre le long virage droite en montée. Il se resserre donc relâchez légèrement l’accélérateur et contrôlez la dérive de la voiture. Un gauche léger pied au plancher, le Check Point puis le tunnel avec son gauche serré. Placez vous à l’extrême droite puis visez la corde de ce virage et sortez large ; il peut se passer sans descendre sous la barre des 200km/h. Vous arrivez sur la portion «terre» du circuit et un gauche moyen vous tend les bras. Freinez sèchement tout en braquant vers la gauche pour faire glisser le train arrière et repassez en 3ème tout en accélérant, puis remettez la 4ème dès que l’auto à le bon angle. Abordez le prochain droit de la même façon, sautez devant le public et admirez le paysage !

Vous arrivez sur une épingle à droite, un gros freinage avec rétrogradage jusqu’en 2ème est nécessaire pour rester sur le bitume et maintenir votre vitesse à 100km/h. Essayez de ne pas mordre dans l’herbe pour éviter le tête-à-queue. Remontez vos rapport et passez le gauche sérré à la corde en freinant ou en repassant la 3ème ; il faut maintenir une bonne allure pour pouvoir enchaîner rapidement le léger droit et les deux sauts.

 Une chicane «droite gauche» qui se prends à fond (si on respecte bien les intérieurs), retour sur le bitume et un ensemble de courbes « droite/gauche, gauche/droite très difficile. Pas de techniques particulières, essayez de vous frayez une trajectoire la plus droite possible et passez le dernier droit sans relâchez le champignon pour foncez vers l’arrivée.

                       

 

MOUNTAIN : nous voilà sur l’île «Corsica», la course la plus difficile du championnat. Combinant des routes urbaines et côtières pleines de lacets il va falloir jouer du sélecteur de vitesse. On peut se rassurer en se disant que la surface est complètement bitumée mais une chose est sûre, il va falloir assurer !

Le départ est donné en centre ville, montez au plus vite vos rapports, admirez le château au loin et enchaînez la série « gauche-droite-gauche » en vous maintenant à la corde pour chaque courbe. Déjà un Check Point, dès que le copilote vous indique ce gauche serré freinez très fort en retombant sur le second rapport tout en rasant le plus possible le mur de pierre à l’intérieur. Puis repassez en 3ème un court instant pour refreinez, remettre la 2ème et passer ce droit serré à la corde également. Une courbe gauche s’ouvre alors remontez en 3ème et peut être la 4ème si vous avez gardé suffisamment de vitesse. Le virage le plus dur de ce circuit une épingle à droite très fermée. Freinez assez tard et repassez la 1ère. La voiture va alors se stopper et pivoter, on met les gaz et on remonte les vitesses pour repartir de plus belle (dans ce virage votre vitesse tombe jusqu’à 60 km/h).

Après cette sueur froide il ne faut pas se laisser abattre. Accélérez à fond, 3ème, 4ème puis le second Check Point donnant sur une courbe à gauche se resserrant en sortie ; décélération, retour en  3ème vitesse sont les secrets pour la passer sans souci. Sous les yeux du public vous arrivez fond de 4ème en ville, attention à cet enchaînement «gauche-droite-gauche» à prendre en à fond en jouant sur la dérive de l’auto. Ensuite le dernier Check Point puis un droit moyen. Une côte se présente avec un gauche à son sommet et un saut. Toute la traversée de la ville se passe à fond en travers, c’est ça Sega Rally !

Un petit saut et dès que la voiture retombe au sol, rétrogradage en 3ème (voir 2ème selon votre réception de saut) et freinage pour ce droit à 90°. Un petit bout de ligne droite et un dernier virage à gauche à angle droit aussi. Freinage et passage en seconde sans difficulté et vous voici sur la ligne d’arrivée, ouf !

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Jikkyou Osyaberi Parodius Forever with me

CONCEPTEUR : Konami- EDITEUR : Konami - GENRE : Shoot'em up
NOMBRE DE JOUEURS :
1/2 - ANNEE DE SORTIE : 1996

Parodius chez Konami c'est un peu le Gradius version fêtard, n'entendez donc par là aucune prise au sérieux. C'est d'ailleurs ce qui fait le charme de cette série qui, avec ce troisième épisode, confirme sa qualité et son originalité face à une concurrence si austère. Les joueurs japonais étant très friands de jeux pour le moins décalés, l'arrivée de nouvelles consoles sur le marché est l'occasion de réaliser des scores de ventes non négligeables.

Parodius Forever with me est encore une fois un titre Saturn sorti uniquement au Japon (on commence a être habitué !!) durant l'année 1996. Un titre multi-plateformes puisque disponible également sur Pléstécheune et Super Nintendo, ce qui explique pour cette dernière qu'il soit en 2D. Mais nous reviendrons sur la réalisation plus tard, place au jeu en lui-même. On presse start (j'adore ce moment dans les jeux !!) et déjà des cotillons pètent de partout à l'écran. Je choisis "normal game" et c'est parti !!
Pour ceux qui n'ont jamais joué à un jeu "made in Japan", ça va être chaud. Ici pas de mode arcade ni d'options, les menus sont intégralement en jap'. Donc allez je me lance  et je sélectionne le premier mode de jeu, le mode principal en fait. J'ai le choix entre plein de personnages ayant tous des caractéristiques propres et issus de la maison Konami (Twinbee, Pentaro, Vic Viper, etc.). Un petit rappel basique des commandes (A : power up, B : shoot, C : bell power) et let's go.
Les temps de chargement sont très rapides, le jeu tourne aussi bien sur Super NES alors il ne doit pas peser bien lourd sur CD-Rom. Le principe de jeu est identique à la série des Gradius, on shoote les ennemis qui arrivent et on récupère les bonus qui traînent, chacun greffant votre personnage d'un tir supplémentaire et ainsi de suite. Mais attention cependant car si ce dernier est à fond et que vous prenez un bonus supplémentaire, c'est le retour à zéro. Durant les niveaux, certains ennemis imposants vous donneront des cloches de différentes couleurs qui, le temps d'un instant, boosteront votre perso. Par exemple la cloche verte vous grossit, vous pouvez ainsi tout écraser sur votre passage dans ces niveaux de toute beauté.

Ceux-ci sont en effet très variés, décalés et colorés. Ca va de la boîte de nuit à l'école en passant par les grottes, le tout dans une ambiance très fun. Beaucoup de petites scènes pour le moins délirantes ont lieu au second plan, il devient alors difficile de se concentrer. Mais si les décors se la jouent un peu Mario à certains moments, il n'en est pas de même de la difficulté qui est vraiment digne des jeux Konami.
Parodius Forever with me est long et difficile, autant vous le dire tout de suite. Les boss sont nombreux et les vies limitées, il faut donc être vigilant car un simple écart peut changer le cours d'une partie. Heureusement, la maniabilité est parfaite et simplissime. Comme dis plus haut, c'est du pur basique et c'est si bon !! Le pad Saturn se prête d'ailleurs parfaitement à ce genre de jeu : la 2D, c'est vraiment son truc à cette manette.
Parodius Forever with me va vous faire rester scotcher à votre console car côté modes de jeu, c'est également super complet : contre la montre, mini-jeux, possibilité de jouer à deux contre ou en équipe, ranking. Il y en a pour tout le monde, mais il va falloir faire un effort de langue pour naviguer dans les menus en kanjis. Enfin, petit mot sur la bande son avec des musiques mixées très funky et des bruitages très réussis. Mention spéciale au DJ qui commente vos exploits avec une voix unique.

Jikkyou Osyaberi Parodius Forever with me est un shoot de très grande qualité, avec un style unique, une maniabilité au poil et le tout avec une réalisation de haut vol. A recommander à tous les fans du genre donc, moi qui n'en suis pas un j'ai pourtant adoré !!

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Aquazone Desktop Life

CONCEPTEUR : 9003 Inc- EDITEUR : Sega - GENRE : Simulation d'aquarium
NOMBRE DE JOUEUR :
1 + tous les petits poissons - ANNEE DE SORTIE : 1996

J'ai toujours été de nature curieuse. Dès que quelque chose sort, est différent et original : je me laisse tenter pour goûter à la créativité. Et encore une fois, je suis tombé sur un titre peu courant et pour le moins décalé avec Aquazone Desktop Life, un simulateur d'aquarium !! Pour 5 ¤ je ne craignais pas grand chose, alors ma petite bourse a encore diminué. Mais cela en valait-il la peine ? Réponse.

Comme dis plus haut, nous sommes ic en présence d'un simulateur d'aquarium et même plus simplement de vie puisqu'il s'agit grosso modo d'un tamagotchi aquatique avec quand même un soupçon de stratégie histoire de rendre le tout un peu plus palpitant. La couverture du CD nous montre un grand aquarium magnifiquement décoré, le genre de truc qui envahie entièrement la pauvre mémoire de la Saturn. Les trois quarts de votre mémoire interne vont être remplie de poissons ainsi que de plantes et impossible de lancer une partie sans sauvegarde. Un conseil : investissez donc dans une backup memory en même temps que le jeu pour être tranquille.
On choisit ensuite une nouvelle partie en inscrivant son nom et nous voilà dans notre bassin... vide. Seul le bulleur fait de l'animation ! Direction alors le magasin pour acheter vos équipements : sable de fond, plantes, statuettes, branchages ou encore arrière-plan, rien ne manque à l'appel. Une fois le décor installé, il ne reste plus qu'à acheter le principal c'est-à-dire les petits poissons. Comme pour les accessoires, les développeurs n'ont rien laissé de côté avec plusieurs variétés disponibles. Au début seul trois types d'espèces sont proposés, à vous de choisir les poissons selon leur âge, sexe et prénom en vue d'éventuels croisements.

Tout ce petit monde s'agite maintenant devant votre télévision, mais il va falloir cependant être attentif si vous ne voulez pas mettre vos chers protégés en danger de mort. Direction le mode care : c'est ici que dépends le bon déroulement du peu puisque vous allez devoir bien choisir les dosages en nourriture, surveiller la température de l'aquarium et changer l'eau régulièrement en changeant plus ou moins les paramètres selon l'état de santé de vos poissons. Pour les pros, voici les différents réglages à chaque vidange du bassin : Ph, Gh, O2, Co2, Hno3, Nh3, Ci, Mg et Ca rien que ça. Ajoutez à ça une aide entièrement en japonais et vous comprendrez qu'il est très dur de gérer tout ce petit monde. Ah... Aquazone, c'est autre chose que le poisson rouge de la petite soeur !!
Le plus souvent donc , on se contente de laisser tous les paramètres par défauts. Dommage du coup pour mon petit poisson Oulipop, un admirable Corydoras Julli qui n'a vécu que quelques semaines .
Aquazone Desktop Life est un titre sympathique. Il est assez marrant de voir sa télé se prendre pour un aquarium et de regarder les poissons vivrent selon vos désirs, quels qu'ils soient. Le tout rythmé par le bruit de la pompe et une musique d'ascenseur que l'on peut désactiver heureusement. Graphiquement, c'est forcément assez joli vu le type de jeu : un fond d'écran comme sur votre PC et quelques animations ici et là plutôt bien rendues, c'est simple et suffisant à la fois. Mais comme dis plus haut, le point fort de ce type de jeu n'est bien sûr pas là.

Aquazone Desktop Life est pour nous un ovni vidéo-ludique, le genre de jeu que nous autres européens n'y trouverons qu'un intérêt limité. Il en fut autre chose au Japon puisque qu'il s'est bien vendu et plusieurs suites avec de nouvelles espèces et de nouveaux items sont sorties jusqu'en 1999.

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Segata Sanshiro Shinken Yugi

CONCEPTEUR : Sega - EDITEUR : Sega - GENRE : Mini-games
NOMBRE DE JOUEURS :
1/2 - ANNEE DE SORTIE : 1998

Sega sort sa console 32 bits sur le sol nippon en novembre 1994 et si les ventes s'avèrent tout à fait dans les prévisions, les acheteurs ne sont pourtant pas ceux espérés. En effet, le public visé au départ était assez mature (environ 18/25 ans) mais pourtant ce sont les plus jeunes qui sont attirés par la Saturn. C'est donc en 1996 que Sega décide de modifier le look de la console en lui donnant un aspect plus "jouet" et en lui créant un super héros : Segata Sanshiro.

Sega choisi alors un acteur connu pour ses futurs spots publicitaires, facilement identifiables par le grand public tout en étant sérieux sans vraiment l'être et permettant ainsi de plaire aux enfants et d'être reconnu par les plus âgés. Le personnage de Segata Sanshiro sera interprété par Fujioka Hiroshi, un acteur célèbre des années 70 pour avoir joué dans une grande série japonaise en incarnant un super héros du nom de Kamen Rider.
Une fois l'affaire conclue entre la firme et notre acteur, on peut dire que c'est alors le début de l'une des plus folles campagne publicitaire du monde vidéo-ludique qui durera jusqu'à la fin de la Saturn en 1998. Je vous invite d'ailleurs de tout c½ur à télécharger ces publicités en vous rendant dans la rubrique vidéos de l'excellent Satakore. Notre héros Segata Shanshiro deviendra rapidement le super héros de la Saturn et les ventes suivront. Malheureusement, seuls les japonais auront le plaisir de découvrir ce drôle de personnage et la Saturn continuera de sombrer sur les sols européens et américains.
La Dreamcast étant annoncée pour la fin de l'année 1998 au Japon et pour "fêter" la fin de sa 32 bits et de son alliance avec celui qui aura su proclamer haut et fort la bonne parole de la console, Sega sort alors un jeu qui lui est entièrement dédié : Segata Sanshiro Shinken Yugi.

Ce jeu est une compile de nombreux mini-jeux tous aussi délirants les uns que les autres et reprenant chacun pour thème une publicité tournée par notre héros en kimono. Sega innove donc en proposant un nouveau style de jeu que Nintendo reprendra plus tard avec Mario Party sur Nintendo 64 avant que Sonic ne lui réponde avec Sonic Shuffle sur Dreamcast.
Comme je le disais, chacun des mini-jeux est issu d'un spot publicitaire ce qui donne au soft une grande diversité. Cela va de la danse au patinage en passant par le comptage de moineaux ou encore le remplissage de benne à ordures, le tout pour un total d'une dizaine de jeux. Une fois un mini-jeu terminé, vous débloquez la pub dont il est originel ainsi que de nombreux bonus en tout genre que tout fan de Segata Sanshiro saura apprécier.
Côté réalisation, inutile de vous dire que ce type de jeu ne se prend pas au sérieux et ne se présente pas non plus comme la tuerie graphique du support comme peux l'être Sega Rally par exemple. Tous les mini-jeux sont dans une 2D assez sobre et bien rendue avec pour certains notre personnage entièrement digitalisé, ce qui reste dans le délire du soft et offre au jeu un côté un peu "rétro" qui ne peut que convenir à notre acteur. Mais, Segata Sanshiro Shinken Yugi ne s'arrête pas là et propose pour vos oreilles tous les commentaires et tous les thèmes musicaux des pubs Sega : du pur bonheur !!
Un petit mot sur la jouabilité qui se veut simple au possible, offrant ainsi un plaisir et une accessibilité maximum à tous les joueurs qui oseront défier le grand et unique Segata Sanshiro. Chaque épreuve repose sur un principe on ne peut plus facile sans non plus laisser de côté la difficulté, il y en a pour tous les goûts. Hélas, l'accessibilité ne se retrouve pas dans les menus, intégralement en japonais . Un coup dur qu'il faudra braver, nous autres petits français.

Segata Sanshiro Shinken Yugi est un hommage à notre héros, nous rappelant aujourd'hui un temps où le jeu vidéo savait se montrer drôle sans non plus sombrer dans le ridicule. Maintenant que le web nous permet de rattraper le temps passé, n'hésitez pas à découvrir ce personnage unique qui n'aura pas quitté l'archipel nippon à notre plus grand désespoir.

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Sega Rally

CONCEPTEUR : Sega - EDITEUR : Sega - GENRE : Course
NOMBRE DE JOUEURS :
1/2 - ANNEE DE SORTIE : 1995

Au début des années 90, Sega a le vent en poupe. Sa Megadrive marche mieux que prévu et l'argent récolté permet de mettre en développement beaucoup de jeux d'arcades, préfigurant l'avenir de la firme. Sega investit énormément dans la 3D et sort Virtua Racing en 1993, suivi du légendaire Daytona USA de l'AM2. L'engouement du public est tel que Sega se lance dans le développement d'un nouveau jeu de course automobile dont la discipline est en plein essor : Sega Rally.

La tâche est confiée au département AM3 de Sega, qui a comme consigne de créer un jeu dans le plus pur style arcade procurant un plaisir maximum et mettant à terre tout ce que l'on a déjà pu voir tourner auparavant. Le jeu fera donc dans le classique avec trois circuits (easy, medium et hard) un chrono et des adversaires factices à défier et enfin une maniabilité 100% fun. L'AM3 décide de s'allier avec les deux grands noms du rally de l'époque, à savoir Lancia et Toyota afin d'intégrer dans le jeu leur voiture qui coure en WRC. Mine de rien, conduire une voiture réelle dans un soft, c'était nouveau en ces temps-là !! C'est donc après de longues négociations que la Lancia Delta Intégrale et la Toyota Celica GT Four se voient être les reines du jeu.
Ces deux bêtes de courses évolueront donc sur trois circuits répondant chacun à un niveau de difficulté bien travaillé. Tout d'abord le désert, facile avec ses grandes lignes droites et ses courbes très larges. Puis viens la forêt, niveau intermédiaire mixant bitume et terrain boueux au travers de tunnel et autres épingles. Enfin le circuit montagneux pour les professionnels, fait d'épingles et de bosses, le tout sur des routes très étroites.
Sega Rally rencontre un énorme succès et la Saturn, qui a alors bien besoin d'un blockbuster, en reçoit l'adaptation en 1995.

La première chose qui tue dans Sega Rally, c'est la réalisation. Les graphismes sont magnifiques et poussent la Saturn au-delà de ce que bon nombre de développeurs croyait possible. Avec des environnements hauts en couleurs, des voitures à la modélisation parfaite, et le tout en 50 Hz non stop : autant vous dire que ça décoiffe.
Et côté maniabilité mon bon monsieur ? Eh bien c'est carrément la folie !! Les développeurs ont vraiment bossé sur ce point car on prend vraiment son pied en enchaînant les virages tout en travers, sans pour autant que ça soit difficile d'accès. La dynamique des autos est excellente, on "sent" vraiment sa voiture lors des transferts de masse sur les sauts, dans les courbes ou encore dans les freinages. Il suffit de regarder le replay après une course pour voir la voiture s'incliner, déraper, etc. Sega Rally possède une marge de progression énorme et inqualifiable, poussant le joueur à toujours vouloir faire mieux, sans pour autant le décourager. Beaucoup de gamers sont encore dessus aujourd'hui, moi le premier !!
En fait, Sega Rally est un jeu complet à tout point de vue. Outre sa réalisation et tout ce qui l'entoure comme cité plus haut, le soft nous offre de nombreux modes de jeu. Tout d'abord, le mode arcade qui vous laisse le choix de courir sur un championnat ou juste une course simple. Puis le classique time attack, les options ainsi que et surtout les modes deux joueurs et car settings. Commençons par le mode multi-joueurs qui nous propose de s'affronter contre un ami sur chacun des circuits avec au choix le départ décalé, le mode boost (qui permet de rendre la voiture en seconde place plus rapide)
et le mode time lag dans lequel il faut creuser un écart, réglé par vous même, entre les deux voitures. Finissons avec le mode car settings qui comme son nom l'indique va vous permettre de régler votre voiture dans tous les sens : une vraie révolution à l'époque. Chaque réglage modifie de façon très significative le comportement de votre auto. Cela va de la dureté des suspensions en passant par le turbo ou la direction.

Côté bande-son et grâce à la qualité CD, nous sommes gâtés. Les musiques, que ce soit en course ou dans les menus, sont tout bonnement magnifiques et les différents bruitages sont très réalistes. Tant au niveau du son des moteurs que des bruits de dérapages ou de chocs, la collaboration entre Sega et les constructeurs automobiles a porté ses fruits : c'est tout simplement parfait. Finissons avec le copilote Kenneth Ibrahim qui vous guidera du son de sa voix, vous permettant ainsi de déjouer les pièges des différents parcours.
Qui dit version console dit bonus et Sega prouve encore une fois qu'il aime ses joueurs. Si vous parvenez à terminer premier au Sega Rally Championship, à vous le circuit caché et la voiture qui va bien : la Lancia Stratos, victorieuse de nombreux rallys autrefois. Rajoutons qu'avec diverses manipulations dans les menus, vous pourrez aussi courir sur les circuits en mode miroir ou encore jouer en contre la montre face au fantôme des développeurs. A noter enfin que fin 1996, une version "Plus" de Sega Rally est sortie au Japon avec la possibilité de jouer au pad analogique, sur internet ou en link avec deux consoles.
Difficile de trouver quoi que ce soit à redire à Sega Rally. Les circuits sont parfaits et chacun possède sa personnalité, tout comme les différentes voitures. Si je voulais vraiment chercher la petite bête, je pourrais dire que les adversaires ne possède aucune intelligence artificielle et font leur course sans se soucier de votre présence, ce qui peut pénaliser à certains moments.

Je conclurais en disant comme beaucoup que Sega Rally est le meilleur jeu de la Saturn. Un jeu qui avait des années d'avance sur la concurrence et qui encore aujourd'hui, grâce à son gameplay parfait, donne toujours autant de plaisir à y jouer.

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Nights into Dreams

CONCEPTEUR : Sonic Team- EDITEUR : Sega - GENRE : Plate-forme
NOMBRE DE JOUEURS :
1/2 - ANNEE DE SORTIE : 1996

Sonic aime la vitesse et la rapidité, mais les chargements dus au support CD-Rom n'ont jamais été son dada. C'est sans doute pour cela qu'à l'époque de la Saturn, il a préféré rester dans ses cartouches Megadrive et laisser sa place à Nights. A en lire le test, il a bien fait !!

La Saturn est chez nous depuis un an environ, on joue à Virtua Fighter et Daytona USA. Mais, les joueurs pro Sega sont toujours orphelins de leur mascotte, notre Sonic qui a fait les beaux jours de la Megadrive. Des rumeurs sur un éventuel épisode en 3D sensé révolutionner la série se laissent entendre mais rien de concret n'arrive.
Sega nous a promis avec sa Saturn de nous faire rêver et de nous emmener loin rejoindre la planète aux anneaux pour un voyage inoubliable. La Sonic Team de Yuji Naka, toujours désirante d'innover, se jette alors à l'eau en mettant en route un grand projet pour marquer la différence avec les consoles anciennes générations. C'est alors que très vite dans la presse spécialisée, le hérisson le plus rapide du monde se voit voler la vedette par un héros tout de violet vêtu, arborant un grand chapeau et évoluant au pays des rêves. Son nom ? Nights.
Les premières images qui circulent à l'époque (début 1996) nous dévoilent un jeu à la 3D impressionnante et maîtrisée, à même de faire pâlir la Playstation. Car Nights tranche littéralement d'avec tout ce que les joueurs du moment avaient pu voir. Il évolue dans les airs d'un monde féerique avec une grande liberté et nous impressionne tout autant en exécutant des figures libres laissant le joueur béat en le fixant de ses yeux en amande : un mythe était né. Sega, qui voit sa Saturn en légère difficulté, suit de près le développement de Nights après s'être rendu compte de l'engouement suscité par le nouveau titre de la Sonic Team. Ils n'hésiteront d'ailleurs pas à le faire passer devant Sonic, qui comme Mario, s'avère un peu has-been à cette époque.
Il faut que Nights devienne une référence, LE jeu du moment. Tous les moyens sont alors mis à la disposition de l'équipe de développement, qui se permet du même coup de créer le premier paddle analogique de l'histoire des jeux vidéos (non, ce n'est pas le dual-shock). Le développement terminé, Nights reçoit ses premières récompenses dans les magazines et sort fin 1996, en bundle avec sa fameuse manette.

Quand on lance Nights dans sa Saturn et que l'on tient cette manette entre les mains, une sorte de "fusion" se met en place entre le joueur et la machine. Le jeu n'a pas encore démarré que nous voilà déjà parti pour... chut... le logo de la Sonic Team apparaît puis Nights arrive : séquence émotion !! Il faut voir cela une fois dans sa vie de gamer pour comprendre, demandez à un fan de la Saturn si je ment. On presse la touche start et l'on crée une nouvelle partie dans les menus de toute beauté à l'ergonomie très pratique. Le joueur découvre alors deux jeunes enfants, Elliot et Claris, qui ont récemment eu une histoire personnelle assez embarrassante et risque de faire des cauchemars. C'est là que Nights intervient, au plus profond de la nuit, pour transformer les cauchemars en rêves et empêcher l'infâme Wizeman d'envahir le subconscient des enfants avec le mal.
Le rêve choisit, huit au total, une sensation de liberté et d'évasion se dévoile. On comprends qu'il faut se laisser aller avec le jeu, rêver. Oubliez le pad classique et jouez uniquement au pad analogique pour ne pas gâcher le plaisir de jeu, un gameplay comme celui-là se doit d'être savourer à 100%. Nights répond au doigt et à l'½il, ce qui nous fait découvrir une jouabilité rarement égalée. Les loopings s'enchaînent sans difficulté et la quête aux "chips" peut alors débuter.
Chaque rêve est découpé en quatre parcours où il faudra récupérer au minimum vingt "chips", une sorte d'émeraude chère à la Sonic Team, le tout dans un temps imparti sous peine de voir Elliot ou Claris se réveiller et peut-être le game over. A chaque fin de zone, un classement par lettre vous est attribué, ce qui détermine le score en fin de partie, après le boss de fin de niveau. Car, une fois les préliminaires passés, vous devrez vaincre une infâme créature prête à tout pour briser la nuit d'un enfant. Sachez qu'il faudra ruser car chaque boss à ses propres techniques et bien que le premier soit assez facile, la difficulté monte progressivement jusqu'à devenir bien corsée.
Nights est une ½uvre magnifique, à consommer sans modération avec sa réalisation qui tient du zéro faute pour une Saturn, sa maniabilité sans faille et ses musiques envoûtantes. Vos oreilles seront aux anges avec les différents thèmes tous plus bons les uns que les autres et les bruitages qui collent à merveille à l'action. N'hésitez pas à vous procurer la bande originale.
Pour finir en beauté, la Sonic Team a mis les petits plats dans les grands en ajoutant un grand nombre de bonus à débloquer : images, vidéos, karaoké, mode deux joueurs, etc. Insérez même votre CD de jeu dans votre ordinateur pour découvrir de très beaux fonds d'écran afin que la magie Nights soit totale.

Vous vous en doutez, je suis un fan absolu de Nights et je ne suis pas le seul. Il a marqué une génération de joueur et a fait évoluer le jeu vidéo avec son ambiance décalée et sa manette analogique qui est devenue un standard aujourd'hui. A défaut de Sonic, Nights est devenu la mascotte de la Saturn, un jeu que toutes les 32 bits de Sega se doivent de faire tourner dans leur vie.

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Resident Evil

CONCEPTEUR : Capcom - EDITEUR : Sega - GENRE : Survival horror
NOMBRE DE JOUEUR :
1 - ANNEE DE SORTIE : 1997

Lorsque l'on parle de Resident Evil, on pense forcément à la Playstation. Il faut dire que c'est ce support qui l'a accueilli en premier en 1996 puis accompagné la série durant toute la période des 32 bits. Mais à la vue du succès rencontré par la Saturn au Japon, Capcom, toujours présent pour quelques ventes supplémentaires, a sorti un an plus tard une version pour cette dernière.

Le passage des consoles à la technologie 32 bits fut l'une des plus grandes révolutions qu'a connu le jeu vidéo. En effet, les joueurs avaient enfin à leur disposition des machines d'une puissance quasi équivalente à celle utilisé en arcade et bien supérieure aux ordinateurs de l'époque.
Malheureusement, cette période, aussi intéressante sur le plan vidéo-ludique fut-elle, marqua également le début des achats de licences, de studios, de droits, etc. Sony, qui arrive alors sur le marché, voit d'un bon ½il l'arrivée d'un titre comme Resident Evil sur consoles de salon après le succès d'Alone in the Dark sur PC et pose immédiatement un droit d'exclusivité d'un an sur le titre de Capcom. Le premier opus de la série créé par Shinji Mikami sort en 1996 et aide donc la Playstation à prendre son envol tandis que les joueurs Sega se doivent d'attendre fin 1997 pour enfin avoir peur le pad entre les mains.
Le jeu de Capcom fut à l'époque une véritable révolution, un ovni vidéo-ludique, un jeu d'une qualité rare qui montra que le jeu vidéo savait aussi faire autre chose que rigoler. Un nouveau genre de jeu était né : le survival horror.

Le jeu lancé, nous voici devant une introduction jouée de façon amateur avec de vrais acteurs luttant contre des bêtes féroces avant de rentrer dans un grand manoir : c'est le début de l'aventure de votre vie !! Vous êtes membres de l'équipe Alpha des STARS, l'unité d'élite de la ville de Racoon City, une cité paisible de taille moyenne situé aux Etats-Unis. Si vous êtes ici, c'est pour élucider divers meurtres peu communs qui se sont déroulés dans la région. En effet, d'étranges attaques sanglantes ont eu lieu dans les environs d'un ancien laboratoire biologique soit-disant désaffecté et se poursuivent malgré l'intervention de vos confrères de l'équipe Bravo. Une fois cette mise en bouche passée, vous devez choisir votre personnage parmi les deux proposés, ceci influant sur la difficulté du jeu. Jill Valentine est une femme à la puissance moyenne mais très à l'aise pour ce qui est de crocheter les serrures ou se faufiler, contrairement à Chris Redfield qui, lui, tiens un peu plus du "Rambo" en préférant agir par la force.

Ce qui saute aux yeux en premier une fois la partie entamée, c'est la beauté des images. Mince alors, c'est magnifique !! Alors oui c'est beau mais attention, petite explication : Capcom a su ruser pour nous offrir des images de très bonne qualité en gérant un personnage en 3D qui évolue dans un environnement de décors fixes en 2D. Une astuce qui sera reprise par la suite par bon nombre de jeux.
Notre personnage à une liberté de mouvement totale, il bouge sans aucune difficulté et il nous reste alors plus qu'à commencer à résoudre les diverses énigmes en tout genre afin de visiter de fond en comble ce manoir. Malheureusement pour vous et votre équipe, vous ne serez pas seul. Il sera monnaie courante de croiser des zombies ou encore des chiens enragés le long des couloirs et n'ayant que pour but que de faire de vous leur repas du soir.
Avec un arsenal de bonne facture et un système de coffre très ingénieux, Resident Evil donne au joueur toutes les cartes pour réussir, ce qui a pour effet de contribuer à une difficulté croissante sans tomber dans la facilité ou l'ennui. Ajoutons qu'outre les bonus assez simples qui vous seront attribués une fois le jeu terminé, cette version Saturn offre un mode nommé battle qui fait la part belle au shoot de zombies et laisse les énigmes au placard.
Un mot sur la bande-son qui est vraiment à la hauteur du jeu, c'est-à-dire sublime. Les musiques oppressantes mettent le joueur mal à l'aise du début à la fin du soft sans pour autant basculer dans l'excès ou la lourdeur.
Mais alors, n'y a-t-il rien à redire sur Resident Evil ? Comme tout jeu, il n'est pas exempt de défauts même s'ils restent minimes. Je commencerais par quelques problèmes de maniabilité lors des phases de tirs du aux décors fixes, ce qui peut parfois aller jusqu'à coûter une vie. Et puis la longueur des chargements entre chaque pièce, ainsi que les scènes coupées pour les versions européennes et américaines. Si vous êtes fan, un conseil pour terminer : procurez-vous plutôt la version japonaise.

Resident Evil est un jeu culte. Ce fut les premiers pas d'une série qui, aujourd'hui encore, est la meilleure dans son genre. Une valeur sûre de la Saturn donc qui se montre à la hauteur de nos attentes. Mademoiselle la Saturn : respect !!

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Chase HQ Plus SCI

CONCEPTEUR : Taïto- EDITEUR : Taïto - GENRE : Course
NOMBRE DE JOUEUR :
1 - ANNEE DE SORTIE : 1996

Chez Taïto, fabriquer des hits d'arcade c'est monnaie courante : cette firme est spécialisée dans ce domaine depuis toujours. De grandes licences devenues cultes aujourd'hui viennent de chez eux tels Space Invaders, Bubble Bobble, Buts-A-Move ou encore les jeux préférés des testeurs de Sega X-Treme comme Galactic Attack pour Oulipop et Densha De Go ! pour...moi !

Bien connu des fans de jeux vidéo, la série des Chase HQ de Taïto vous place dans la peau d'un pilote d'une brigade d'intervention spéciale créée spécialement pour arrêter les criminels qui tentent de s'enfuir via les autoroutes de la ville de New York. L'originalité vient du fait qu'une fois les malfaiteurs rattrapés, à la manière d'un Destruction Derby il faut tamponner leur véhicule pour les stopper.
Cet opus Saturn représente l'apogée des versions consoles en étant exactement identique au jeu d'arcade, sprite pour sprite ! Tout en 2D, notre 32 bits adorée se donne à fond corps et âme pour un résultat explosif : grande palette de couleurs et animation toujours au beau fixe, c'est vraiment du pur bonheur pour les rétines. Suite à mon achat du soft sur le net je pensais me retrouver à l'arrivée devant une version console "banale", mais dès les premières minutes de jeu je me suis vite retrouvé face à la borne du restaurant Buffalo Grill où j'avais testé le titre auparavant : ça fait chaud au c½ur :).

Après la minute émotion, retour au jeu sans plus attendre. Conversion oblige, ce dernier ne reprends pas uniquement les qualités techniques de la version arcade mais bien l'ensemble tout entier. Vient donc s'ajouter à ceci une maniabilité simple et intuitive comme dans tout bon jeu issu des salles obscures, le tout quasiment bien adapté à la manette. Quasiment oui car si les vitesses se passent sans souci avec les boutons L et R, ça se complique au niveau du pédalier. Accélérer avec A et freiner avec B ne pose aucun problème pour personne, mais appuyer sur C pour enclencher le boost sans relâcher les gaz c'est bien plus difficile !
Niveau contenu, outre le classique mode arcade de cinq stages, Chase HQ Plus SCI n'a pas quitté sa borne les mains vides et s'est doté comme son nom l'indique d'un nouveau mode : le SCI, Special Criminel Investigation. Il s'agit toujours de cinq niveaux mais cette fois-ci avec un semblant de scénario et avec une nouvelle voiture, décapotable pour le coup. Votre copilote n'ayant plus de toit sur la tête, il ne se contente plus de mettre le gyrophare mais peut également se lever et faire feu sur l'ennemi via le bouton X du joypad. Mine de rien cet ajout se révèle être un vrai plus, surtout que d'autres collègues en hélico viendront même lui donner un lance-roquettes dans les situations les plus extrêmes.

Doté d'un gameplay efficace et d'une réalisation étonnante, Chase HQ Plus SCI est tout simplement LE hit d'arcade. Les musiques ne sont pas en reste en collant parfaitement à l'action, tout comme les bruitages dignes des jeux d'arcade de l'époque (tellement kitch mais si bon !). Bien sûr, quelques effets graphiques ont assez mal vieillis mais ça n'empêche que l'on devienne accro après deux ou trois parties.

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Digital Dance Mix featuring Namie Amuro

CONCEPTEUR : Sega- EDITEUR : Sega - GENRE : Musical/Mini-games
NOMBRE DE JOUEURS :
1/2 - ANNEE DE SORTIE : 1997

Namie Amuro, ça ne vous dit rien ? Je vous rassure, c'est tout à fait normal. Il s'agit d'une chanteuse qui n'a jamais quitté l'archipel nippon car elle ne chante quasiment pas en anglais. En effet, comme pour bon nombre de stars japonaises la langue est un vrai "frein" à une carrière internationale que ce soit dans la musique, le cinéma ou même le sport.

Alors, je vais donc vous présenter brièvement cette chère demoiselle (ci-dessous en photo). Namie Amuro est née en septembre 1977 à Okinawa (Okinawa au Japon, c'est comme Hawaï aux Etats-Unis) d'un père d'origine italienne et d'une mère japonaise. Ayant toujours voulu chanter, elle s'inscrit dans une école d'acteur et monte un groupe avec d'autres filles : les Super Monkey's. Très vite lassée par le piètre succès des singles, elle décide quitter le groupe et de se produire en solo... et elle à bien fait !! Namie Amuro devient un véritable phénomène de société à 18 ans et tout le monde ne parle plus que d'elle. Lors de ses 20 ans elle sort deux tubes coup sur coup et Sega, conscient de la situation, passe un contrat avec la chanteuse en vue d'un jeu console à son effigie.

Voilà pour l'histoire, place maintenant au jeu en lui-même. Digital Dance Mix n'est en fait pas vraiment un jeu, mais en quelque sorte un "goodies" pour le fan absolu. Une fois le jeu lancé, on arrive très vite sur la page de sommaire... très très vite même. Cela surprend vraiment à tel point que l'on pourrait se croire sur une console à cartouche (13 secondes chrono, le démarrage de la Saturn inclus !!). Les mauvaises langues diront qu'il n'y a pas grand chose à charger, nous verrons bien s'ils ont raisons ou non.
Nous voilà donc face à un menu très coloré et très festif avec au programme de la danse digitale, un karaoké et des cadeaux. Pour une fois pas d'options : ça change.
Partons tout de suite pour le monde de la danse digitale où vous sont proposés deux musiques de Namie Amuro sur lesquelles vous allez pouvoir admirer la star intégralement digitalisée danser sur le décor de votre choix, dans la tenue de votre choix (!) et sous l'angle de caméra encore une fois... de votre choix. En gros c'est un mini spectacle qui se déroule devant vos yeux, idéal pour apprendre par exemple la chorégraphie et les différents pas de danse. Notons quand même que pour chaque musique, une option "with special dance" est activable pour que notre amie Namie bouge encore plus son corps sur le dance floor.

On continue avec le mode karaoké qui est en fait une réplique de la danse digitale mais cette fois-ci avec simplement l'ajout des paroles des toujours deux mêmes musiques sur les clips que vous aurez encore une fois créés à votre guise. Inutile de vous dire qu'étant donné qu'il s'agit d'un jeu japonais (même si tous les menus sont dans la langue de Shakespeare), les paroles sont elles biens du pays d'origine donc totalement illisible pour nous, pauvres fans en manquent de jeux sur notre 32 bits.
Mais ne nous laissons pas abattre et prenons notre courage à deux mains pour ouvrir nos cadeaux dans la section "presents". Ici, Namie nous propose de jouer un peu avec elle et de se dévoiler un peu plus... euh attention, pas de pensées déplacées hein ? On commence par son profil et sa discographie qui nous décrivent la belle à travers de jolies photos et de longs discours. Si vous êtes fan, ça va vous plaire c'est sûr. Ensuite, il nous reste à tester les quatre pauvres minis-jeux : Chase the Dance, Door my Sunshine, Sweet Cards et A Walk in the Mase.
Chase the dance est un jeu de tape en rythme où il vous faut appuyer sur les bonnes touches au bon moment sur une musique qui n'est d'ailleurs même pas de Namie Amuro. Door my Sunshine est un puzzle game où il vous faut rassembler des pièces pour former un rectangle afin d'ouvrir une porte derrière laquelle se cache notre star. Sweet Cards est un jeu de paire de cartes à l'effigie de qui vous savez. Enfin A Walk in the Mase, le plus marrant, est un jeu qui vous propose de réussir à déjouer les pièges de quelques labyrinthes pour aller rejoindre Namie qui attend en dansant.
Dans tous ces jeux, la star est représentée façon "super deformed" pour ajouter une touche de fun à un contenu assez léger finalement.

Comme je vous le disais au début, Digital Dance Mix featuring Namie Amuro est donc plus un objet pour les fans qu'un véritable jeu. Sorti en 1997, il était vendu 2 800 Yens soit environ 20 Euros d'aujourd'hui. Et vu le faible prix du titre en occasion à l'heure qu'il est, pourquoi ne pas vous laisser tenter afin de découvrir de la musique comme on en entends pas tous les jours sur nos radios. Sur ce, je retourne m'écouter son dernier album paru cette année.

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Densha De Go ! EX

CONCEPTEUR : Takara- EDITEUR : Taïto - GENRE : Simulation de train
NOMBRE DE JOUEUR :
1 - ANNEE DE SORTIE : 1996

Les joueurs nippons ont la particularité d'avoir l'esprit très ouvert et acceptent avec facilité des jeux d'un genre nouveau ou décalé, contrairement à nous européens qui, si nous n'avons pas sous les yeux un produit dont nous sommes sûrs, passons notre chemin. C'est pour cela que bon nombre de jeux sortent uniquement au Japon et ne traversent pas ses frontières. Quelques sociétés ont déjà tenté le coup et n'y reviennent pas une fois s'être cassé les dents.

Voici donc une simulation qui n'a jamais quitté l'archipel du soleil levant et dont le genre est un peu particulier. Car, vous l'avez bien vu sur les photos, il ne s'agit pas d'une simulation de pilotage moto ou auto, encore moins d'un avion mais bel et bien de train. Eh oui, Densha De Go ! vous place dans la peau d'un conducteur de train de banlieue qui doit mener à bon port son monstre d'acier ainsi que ses passagers, tout cela bien sûr depuis votre canapé.
Densha De Go ! a tout d'abord envahi les salles d'arcade en 1995 avant que Taïto ne se rende compte du succès de son jeu. Il faut dire qu'auparavant aucun soft ne proposait la conduite de ce type d'engin, seuls quelques titres PC proposaient des simulations de gestions ferroviaires. Les deux consoles phares de l'époque, à savoir la Saturn et la Playstation, n'ont donc pu y échapper et c'est en début d'année 1996 que le jeu est adapté sur ces supports. La tâche est confiée à Takara, alors célèbre pour son jeu de combat Toshinden : un gage de confiance pour Taïto et de qualité pour les joueurs. Et pour ne pas faire les choses à moitié, l'éditeur au triangle bleu sort avec le jeu un contrôleur spécial reprenant les commandes d'un train. Un bien bel accessoire qui se négociera à l'époque à 5 800 Yen soit 45 Euros environ.
Dès les premiers tours de CD dans la console, pas de doute possible : il s'agit bien d'un jeu de train !! Tout d'abord, on choisit son type de manette (paddle classique ou arcade) puis on arrive dans de beaux menus clairs, accompagnés de belles musiques où chacune de nos validations se fait entendre par le son d'un joli klaxon. On passera sur les classiques options (bgm test, difficulté, etc.) pour aller directement dans le mode original. Ici, le jeu nous propose de conduire quatre trains différents sur huit parcours. En fait, il s'agit de quatre parcours disponible en version courte ou longue.

Takara maîtrise la Playstation, on a pu le voir avec Toshinden. Mais, en ce qui concerne la Saturn et ses deux processeurs, c'est un peu plus compliqué. D'ailleurs, on s'en rend compte à peine le jeu lancé, c'est très moche et ça pixelise beaucoup. Ce n'est peut-être pas un hasard si la jaquette du jeu ne propose au dos que des photos de trains. Néanmoins, nous ne sommes pas en présence d'un jeu dont la beauté est un atout. Dans une simulation, la force viens plutôt du réalisme apporté à la maniabilité ainsi qu'aux diverses animations et là, Densha De Go ! rempli son contrat à merveille.
Le jeu propose un système d'accélérateur/frein à plusieurs paliers assez simple à prendre en main tout en restant très réaliste, ce qui permet aux joueurs novices de progresser et aux pros de toujours s'améliorer. Un tutorial pour les débutants est même disponible en mode easy, ce qui aide beaucoup au début !! A cela s'ajoute le klaxon et le frein d'urgence. L'affichage n'est pas en reste avec un grand nombre de paramètres : vitesse, rapport et frein engagé, distance du prochain point d'arrêt, heure actuelle et d'arrivée ainsi que le numéro de ligne et enfin le c½ur du jeu, c'est-à-dire le nombre de points restants.
A chaque départ de ligne, un capital de trente points vous est donné. Capital que vous devez tenter de garder pour arriver à finir le niveau choisi car à chaque faute commise (non respect de la signalisation, excès de vitesse, retard ou encore mauvaise distance d'arrêt), des pénalités vous sont attribuées allant de un à... trente points !! Il est donc possible de perdre en un seul coup. Cependant, Densha De Go ! n'est pas radin et votre bonne conduite est récompensé avec l'ajout de points à votre capital de départ. Durant le jeu, les voyageurs vous font savoir leur humeur via une petite fenêtre qui s'affiche alors à droite de l'écran (sachez que rarement ils se montrent lorsque tout va bien) et des personnes vous font "coucou" au bord de la voie, ce qui ajoute une touche de réalisme et de vie non négligeable.
Cette version Saturn se nomme précisément Densha De Go ! EX car elle apporte en plus des versions arcade et Playstation des bonus à débloquer comme des vidéos, des photos, etc.

Densha De GO ! EX ne connaît pas de concurrent et possède un certain charme pour ceux qui aiment les jeux un tant soit peu originaux. On prend vite un malin plaisir à faire de son mieux et à satisfaire ses passagers, le tout dans une ambiance vivante et colorée.

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Sega Saturn : 32 Bits de plaisir

Par Grayfox19 Blog créé le 02/01/10 Mis à jour le 18/12/13 à 12h09

Quelques tests et articles de jeux Sega Saturn

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