La Casa De Gounta

Par Gounta Blog créé le 13/12/09 Mis à jour le 06/05/10 à 11h07

A la découverte Poulpix.

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Brian is in the kitchen... Poulpix se lance dans la traduction avec une version anglaise progressivement disponible. Rien qui ne concerne le web français du coup. Mais c'était juste pour mettre ce blog à jour et montrer combien je peux en baver pour tout mettre à jour. Si seulement rester assis et taper sur son clavier pouvait faire maigrir... :'(

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Contre-Expertise

PixelJunk est une licence qui compte déjà pas moins de quatre épisodes sur Playstation 3. Et elle peut se vanter de ne pas s'attacher à un genre en particulier, puisqu'à chaque épisode correspond son genre. PixelJunk Shooter explore donc de nouveaux horizons sur le Playstation Network. Dommage que la renommée de la série ne lui permette pas de figurer plus confortablement sur les différentes pages du web.

 

S'il est bien une chose incompréhensible, c'est de vanter les mérites des meilleurs ambassadeurs de la dématérialisation sans pour autant allier les actes à la parole. Aussi populaire soit la série PixelJunk de Q-Games, pratiquement personne ne prend le temps de s'étendre sur l'opus très intéressant intitulé pour l'occasion Shooter, indice qui aidera les plus encombrés à trouver le genre en référence. Ils sont peu nombreux, mais ils ont le mérité d'en parler. Et les impressions sont bonnes. Il est difficile de reprocher quoi que ce soit au jeu apparemment. L'alliance intelligente de shoot'em up et de rélfexion déconcerte avant de séduire. Il ne suffira pas de détruire tout ce qui bouge et de secourir aveuglement pour voir le bout du tunnel. Il faudra aussi réfléchir aux conséquences de ses actes pour pouvoir progresser sereinement. La lave et sa chaleur représentant une menace plus mortelle que les ennemis eux-mêmes, il faudra rivaliser d'ingéniosité dans les tableaux les plus avancés pour arriver à ses fins. Aussi simple soit-il, le jeu met pourtant en avant un gameplay à la palette de possibilités étendue et variée. Accessible et très rafraîchissant les éléments combinés n'ont d'autres buts que de venir à bout d'énigmes toutes aussi diverses que les moyens mis à votre disposition. La simplicité et l'efficacité se retrouvent également dans l'aspect graphique qui se contente de l'essentiel sans se priver de charme. Son talon d'achille n'est pas des moindres pourtant, puisqu'il se contente d'une poignée d'heures pour en venir à bout. Une contrainte qui joue clairement en sa défaveur pour son prix, aussi attractif soit-il.

 

Finalement, à part lui reprocher une durée de vie trop courte, PixelJunk Shooter semble être en proie à la même malédiction que tous les autres titres uniquement disponibles en téléchargement : l'absence d'attention. Il est certain qu'ils continueront à lutter pour survivre et à s'imposer tant qu'il ne sera question d'eux qu'en général dans l'actualité et que leur qualité ne sera pas plus reconnue (en l'occurence par le biais de tests plus nombreux). La nouvelle production de Q-Games mérite pourtant le détour. Preuve du décalage avéré entre les discours officiels et les moyens mis en oeuvre pour s'y conformer le plus possible. Le vivier qualitatif est pourtant bien présent. La vérité doit bien se trouver ailleurs...

Voir aussi

Plateformes : 
PlayStation 3
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Contre-Expertise

Etendard du renouveau sur PSP en cette fin d'année aux yeux de beaucoup de joueurs, l'intérêt de cette adaptation de LittleBigPlanet est néanmoins remise en question en lui opposant une version Playstation 3 beaucoup plus aboutie. Sans inter-connexion entre les consoles, les interrogations soulevées s'en trouvent alors légitimées. Du coup, cet opus a-t-il de quoi justifier son existence ?

 

En grande majorité, le titre (comme son aîné) tire son épingle du jeu du concept ainsi mis en avant. Reniant toute appartenance aux challenges des la vraie plate-forme, son dessein officiel est l'entraînement et l'alimentation de la créativité et des créations communautaires. Dégagé alors de tous les impératifs traditionnels du genre, éblouissant son monde d'un concept original et novateur, il ne peut donc que s'imposer. Plus rejeton que successeur, ce volet PSP bénéficie aussi de cette immunité qui poussent les axes de la plupart des tests à vérifier la qualité de conversion, plutôt que son intérêt. Très peu donc osent remettre en cause ce principe sur la portable de Sony. Et pourtant, les arguments avancés sont pour le moins piquants.

 

Certes, pour jouer le jeu du plus grand nombre, le faible écart avoué entre les deux versions permet de saluer la prouesse technique qui a permis d'intégrer un jeu aussi riche aux contraintes technique du support portable. Suivant le même concept de progression solo en vue de débloquer un flot d'objets bonus propices à la réduction de frustration créatrice, les nouveaux niveaux proposent une aventure inédite. Même plus courte, inspirée de la version PS3, aux graphismes moins aboutis et aux rouages simplifiés par des spécificités limitées, la fidèlité de l'univers prédomine sur les exigences. Il est sans aucun doute impossible de renier cette mouture. Et d'ailleurs, malgré son humble taille, elle viendrait même donner quelques leçons à son aînée sur quelques aspects comme l'intérêt du mode solo justement.

 

Or, cette référence dores et déjà consacrée est pourtant remise en cause par une minorité. Outil de création communautaire, le jeu est pris en défaut à la racine même de ce qui le définit. Fidèle jusque dans une maniabilité toujours aussi laborieuse, imprécise et crispante (l'adjectif "lunaire" étant à la fois employé pour qualifier et justifier cet aspect, nous nous en passerons volontier), c'est avant tout l'amputation de la partie coopération qui nuit et trahit le concept d'origine. Car, si l'expérience en ligne reste efficace, elle n'en demeure plus qu'une simple liste de niveaux créés pour être téléchargés et parcourus seul. L'idée même de partage en est alors réduite à sa plus simple expression. Il ne s'agit plus de partager une expérience, mais simplement des niveaux. Ainsi, cette maniabilité si peu creusée a désormais bien du mal à se faire pardonner, là où la coopération l'effaçait quelque peu.

 

A la lumière des critiques fondées, il s'avère que les avis les plus positifs récompensent la prouesse technique de l'adaptation et encensent la puissance d'une Playstation Portable pas suffisamment exploitée jusqu'à présent. Or, nous serions plus en clin à rejoindre les avis de la fronde qui pointent du doigt cette sorte d'infidélité à l'aspect communautaire qu'est l'abandon de la coopération. L'ensemble du titre se déroulant alors en solitaire, il trahit le concept d'un jeu qui, outre la réussite technique, ne propose plus qu'une expérience originale pavée de défauts récurrents que plus rien n'excuse ou n'atténue. Le seul intérêt qui trouve alors grâce pour un tel titre ne concerne que les joueurs qui n'auraient pas encore goûté à la saveur d'un LittleBigPlanet sur Playstation 3. Quoi que, quand bien même ils seraient tentés, ils auraient mieux à faire de préférer la version de salon si tant est qu'ils possèdent la console.

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Contre-Expertise

Avec le retour des aventures de Ratchet & Clank sur le devant de la scène, il faut s'attendre à déguster une recette qui vous procure toujours autant de plaisir. Quelles que soient vos envies, quelles que soient vos préférences, quels que soient vos goûts, l'irrésistible saveur qui émane de cette production d'Insomniac Games trouvera toujours grâce à vos yeux à l'image des bons petits plats de votre enfance concoctés avec amour par votre grand-mère. A tel point que vous en trouveriez même l'indigestion délicieuse...

 

Les deux compères sont donc de retour et tout le monde s'en félicite. Il faut avouer que l'unanimité des avis diffusés tentent d'expliquer comment un jeu aux mécanismes et au moteur graphique aussi vieillots puisse être capables de les transporter de la sorte d'un bout à l'autre de l'aventure sans les gêner pour autant. Tous s'emploient à décortiquer ce système qui s'appuie sur une excellente réalisation, un développement intelligent et un sens de l'humour décalé omniprésent pour convaincre. Pourtant, sur le papier, rien ne semble gagné d'avance. Alliant plate-forme classique, action classique et réflexion classique, le jeu ne propose pas de procédé révolutionnaire. Bien au contraire, l'équipe semble s'être attelée à intégrer les meilleurs éléments des titres précédents, sorte de medley assurant un base qualitative fiable. Quant aux ajouts inédits, qu'ils concernent le gameplay comme le contenu, ils sont suffisants pour alimenter une certaine fraîcheur. Il n'y a rien de transcendant donc. Tout repose sur des principes à l'efficacité vérifiée. Finalement, au regard des reproches dévoilés à demi-mots, ce nouveau volet s'en tire plutôt pas mal avec des critiques principales qui regrettent le manque de renouveau graphique et l'impression de déjà joué.

 

L'autre problème majeur (et qui sévit toujours dans la série) est la facilité récurrente avec laquelle vous traversez l'aventure. Aucune difficulté ne vient freiner votre progression. Les quêtes annexes comme la collecte des Zonis et l'exploration des planètes rallongent un peu la durée de vie. Mais l'accès trop rapide aux armes puissantes et leurs améliorations mâchent pas mal le travail. C'est un Ratchet surpuissant dès le départ qui explosera les obstacles les uns après les autres, jonglant entre les différentes munitions à sa disposition. Et si l'expérience reste agréable grâce aux éléments de gameplay (rôdés comme nouveaux), à l'aspect graphique (qui commence à piquer un peu les yeux) et à la réalisation qui enchaîne un scénario rondement ficelé, tout cela reste beaucoup trop court. Les bons moments passés influent à n'en pas douter sur l'appréciation de la durée de vie. Mais le manque de progression et de nivellement dans la difficulté y participe également et tout autant.

 

Malgré tout, Ratchet & Clank : A Crack in Time reste fidèle à la série. Prenant, intense et amusant, il conserve un charme, insaisissable, bel et bien présent. Quand bien même le Dr Nefarious puisse devenir insupportable tant il semble calquer sur le physique et les attitudes d'un Donald Duck en colère, vous en tirerez une plus grande satisfaction quand aura sonné l'heure de l'affrontement. Insomniac Games livre une valeur sûre qui devra impérativement se renouveler pour la prochaine occasion, mais qui, à l'heure actuelle, reste tout à fait convenable.

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Contre-Expertise

A cadence régulière, Buzz vient exploiter le filon qu'il s'est lui-même inventé depuis la PS2. Avec le passage à la Playstation 3 et la convivialité des fêtes de fin d'année en ligne de mire, le présentateur virtuel se devait de tenter sa chance dans une nouvelle extension à la couverture culturelle plus large. Trouvera-t-il pour autant la réponse miracle pour sortir la série de l'impasse dans laquelle elle s'est engouffrée ?

 

En lisant entre les lignes, c'est une certaine fébrilité et une appréhension avouée vis-à-vis de ce troisième épisode développé en l'espace de six mois sur PS3 qui émanent des introductions. Si les professionnels sont biens conscients qu'il serait difficile de changer le principe du jeu, ils ne s'attendent pas pour autant à ce qu'il regorge d'originalité. Ce sont par conséquent des yeux sévères qui s'évertuent à juger les maigres efforts fournis pour l'occasion. Avec une palette de questions plus large tant en quantité qu'en sujets exploités, avec quelques nouveaux modes de jeu et avec des options inédites (comme la personnalisation de votre personnage, la création de quizzs à partager ou carrément le jeu en ligne), la performance est jugée trop peu soutenue pour permettre de certifier que la licence se renouvelle. Au contraire, malgré les bons moments passés, pour la plupart, la série semble se reposer sur ses acquis et n'offrir que du recyclage plus qu'une véritable évolution, se privant ainsi de tout contact avec l'engouement des premiers temps. Néanmoins, si l'expérience en solo est considérée complètement inutile, l'intransigeance faiblit quelque peu. Certaines catégories de questions sont finement trouvées et pourraient redonner ce second souffle espéré si seulement elles étaient plus nombreuses. La personnalisation des parties comme des personnages qui vous représentent (de l'apparence jusqu'à votre prénom qui sera cité en plein jeu par Buzz) est aussi un gage de qualité qui tend à prouver que les équipes cherchent l'amélioration. Le multijoueur en ligne est également cité comme un des points forts du jeu. Mais ces derniers points positifs ont plus vocation à atténuer la sentence, malheureusement, pour un volet qui trouvera difficilement grâce aux yeux de ceux qui le destinent à un public peu regardant et inexpérimenté.

 

Et pourtant, il faut bien se mettre dans la tête que si le marché du jeu vidéo connait un tel essort, c'est qu'il ne concerne pas uniquement tous ces joueurs qui se considèrent experts en la matière. Si tel était le cas, ils joueraient encore en petite communauté dans leur grotte. Bien conscient qu'il s'agisse là d'un autre débat, l'acharnement subit par certaines grandes licences est pour le moins infondé. En quel honneur une série qui se destine ouvertement au grand public se doit-elle de répondre à des critères plus pointilleux parce qu'il 'agit justement d'une licence à succès ? Que les purtistes le veuillent ou non, ce genre d'initiative est utile et nécessaire. Bien plus encore, ce genre de productions finira toujours par servir à un moment donné ceux-là même qui les dénigrent. Et s'en passer reviendrait forcément à tirer un trait, tôt ou tard, sur les hits qu'ils espèrent. Quelque part, le grand public alimente le hardcore gaming. Ainsi, Buzz! : Quiz World n'est certes pas la révolution attendue, mais le titre s'évertue à proposer quelques ajouts à l'efficacité sympathique. Ne pas proposer un thème unique de questions est une excellente chose qui permet à tout le monde de pouvoir tirer son épingle du jeu et prendre du plaisir tout en flattant ponctuellement son égo. La personnalisation est une option qui trouve aussi son compte dans l'histoire par la touche personnelle, le confort et les fous-rires qu'elle propose. Les nouveaux modes de jeu qui viennent se greffer aux autres (désormais) traditionnelles séquences ont le mérite d'exister avec leurs petits effets. Et les parties en ligne, pour peu que les mauvais perdants restent connectés jusqu'au bout, décuplent les situations euphorisantes et permettent aux solitaires de trouver des candidats à rencontrer. Le renouvellement est peut-être limité. La convivalité, elle, est toujours exploitée avec brio, point essentiel au genre après tout.

 

Ce nouvel épisode reste donc fidèle à l'ambiance qu'il sait mettre en place avec toujours autant d'efficacité. Convivial à souhait, au contenu renouvelé, il est difficile de reprocher l'aspect graphique à un titre qui ne mise certainement pas sur ses prestations techniques pour s'imposer dans les foyers. Buzz! : Quiz World offre de bons moments quoi qu'il en soit. Il est vrai que la série mériterait de se renouveler et elle reste finalement si attachante par ces moments si spéciaux partagés qu'elle nous fait espérer que ce soit prochainement le cas.

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Contre-Expertise

Tel un espoir pour l'avenir, il existe des associations de studios de développement et d'édition qui permettent à des adaptations de qualité de voir le jour pour le plus grand bonheur des fans concernés et les autres. Avec Batman : Arkham Asylum, Rocksteady Studios et Eidos Interactive nous permettent de mettre la main sur une perle trop rare. Mais brille-t-elle pour autant de tout son éclat ?

 

Adulé comme l'adaptation parfaite de l'univers de DC Comics, apprécié à outrance comparativement aux adaptations vidéoludiques antérieures, cet opus nouvelle-génération des aventures de Batman n'est pas pour autant dénué de qualités qui lui permettent d'accèder, d'elles-mêmes, au statut de référence. Affichant un niveau tehcnique impressionnant qui permet de retranscrire fidèlement l'atmosphère des comics, instaurant un système de gameplay qui allie action pêchue et infiltration sournoise, mettant en scène une réalisation digne des derniers épisodes cinématographiques, délivrant un scénario ficelé à la perfection, Batman : Arkham Asylum rivalise d'ingéniosité. Il serait difficile de lui disputer cette couronne. Aux qualificatifs de simplicité, efficacité et variété, il faut également rajouter l'intégration de défis annexes qui permettent de rallonger une durée de vie qui paraîtra tout de même trop courte tant l'expérience se veut intense. Difficile de trouver à redire et pourtant...

 

Il faut avoir un léger penchant pour la douleur ou un cheat-code contre les coups quand vous avancez des critiques face à un héros de la carrure de Batman. Et il semble logique, quelque part, que la consensualité soit privilégiée pour ne pas égratigner ce dernier. Tous les subterfuges sont alors trouvés pour maquiller les assauts, quitte à ne plus ressembler du tout à des reproches. Par exemple, en matière de gameplay, les phases de combats sont jugées au premier abord comme très/trop simples. Or, il leur est immédiatement rapproché une technicité plus profonde par le biais d'un timing nécessaire pour réaliser des mouvement de plus en plus décisifs. A la durée de vie principale assez courte, il lui est ajouté une multitude de bonus à rechercher, des modes défis à parcourir et des contenus informatifs sur la vie des différents intervenants pour mieux comprendre le pourquoi du comment. La véracité des propos empêchent concrètement de les affronter de front d'autant plus que les qualités parlent d'elles-mêmes. Seulement il est des faits qui ne sont que très rarement, voire absolument pas, rapportés.

 

Aussi prenant et intense soit-il, Batman : Arkham Asylum est avant toute chose un jeu dont la quintescance n'est accessible qu'à un niveau de difficulté élevé. C'est le prix à payer pour mieux saisir les efforts réalisés, pour mieux prendre conscience des moyens à la hauteur d'un héros sans pouvoirs, mais néanmoins surpuissant. C'est la condition sine qua non pour savourer l'expérience et la prolonger un peu. C'est aussi l'impératif particulier qui gommera un tant soit peu le manque de diversité dans les rangs ennemis et la ridicule résistance des boss rencontrés. Après tout les sbires peuvent bien s'enchaîner comme des petits pains tant que les véritables challenges se profilent à l'horizon. Or, ce n'est pas du tout le cas et la fameuse fête est alors un peu gâchée. Les grandes figures sont bien présentes, mais ces super méchants n'ont de fidèle que l'aspect, car ils mordent la poussière sans grande résistance. Vraiment dommage pour un jeu qui se veut fidèle à ce point. Il reste à espèrer malgré tout que la suite annoncée s'efforcera de corriger ces points pour au moins transcender l'aventure à venir.

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Ca y est !

Ni la grippe, ni le serveur FTP capricieux n'auront réussi à entraver l'évolution de Poulpix.fr ! Depuis hier, le site bénéficie d'une toute nouvelle apparence, bénéfice d'une V2. Plus épurée, plus précise, plus concise, certaines sections ont été abandonnées, d'autres se sont vues remaniées à la fois dans le fond et dans la forme. Il ne reste plus qu'à reprendre un rythme régulier décent. L'efficacité fait un peu défaut, mais il arrivera bien un moment où le début d'année sera passé de mode. Je vous invite donc à venir jeter un oeil. N'hésitez pas à me laisser vos commentaires ici si vous le désirez.

A très bientôt !

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Contre-Expertise

A l'heure où la suite de Modern Warfare a finalement envahi marché et consoles, il semblerait que le titre d'Activision remporte tous les suffrages, à l'unanimité. Or, si l'avis du plus grand nombre avait un jour gagné sa légitimité, rébellion et résistance auraient été des mots oubliés depuis longtemps. Et avec un thème pareil, autant dire que la tentation est beaucoup trop grande pour ne pas rentrer dans le maquis. Tout du moins le temps de jauger les qualités de ce Call of Duty : Modern Warfare 2.

Pour résumer, le jeu n'est pas dénué de défauts qui, en toute logique, devraient avoir des répercussions sur sa note finale. Or, ce n'est absolument pas le cas, le titre bénéficiant d'une immunité qui doit forcément trouver une certaine légitimité quelque part. Pourtant, la théorie de l'écran de fumée n'est pas à exclure. Intelligence artificielle au niveau, scripts mieux imbriqués, linéarité évasée, gameplay affiné, réalisation impressionnante, immersion intense, multijoueur divin, bugs erradiqués, tels sont les points forts relevés pour encenser cette suite. Et il n'est pas rare de voir certains de ces éléments employés pour excuser l'ensemble des défauts perçus.

Difficile d'être d'accord avec cette consensualité qui trouvent des excuses à chaque mauvais point à accorder. Que la durée de vie du mode solo trouve une partie de sa rejouabilité dans l'insertion judicieuse du mode des Opérations Spéciales est un point sur lequel il serait difficile d'être en désaccord. Or, l'autre élément pouvant palier à l'endurance solitaire vous oblige alors à faire un choix : sacrifier l'immersion. Car, si une faible difficulté vous plonge dans le conflit et vous fait dévorer l'aventure en une poignée d'heures, les niveaux supérieurs multiplient les morts qui finissent par vous extirper du contexte. Modern Warfare 2 réclament finalement de faire un choix entre sa durée de vie (toute relative cela dit, même au maximum) et l'immersion. Détail absent des reproches gommés par un mode multijoueur jugé toujours aussi exceptionnel. Cela dit, il suffit de s'y adonner quelques heures pour le trouver en net décalage avec le précédent épisode. L'expérience en ligne est beaucoup plus brouillon. La faute à des adversaires qui ne se distinguent pas de vos équipiers, perdus dans des niveaux plus grands avec un nombre de joueurs pourtant plus restreint. Les cartes favorisent le camping, la recherche de la position "stratégique" fixe la plus rentable. Le plaisir de jouer devra se trouver dans les parties à objectifs comme Capture the Flag ou Domination (par exemple), les deathmatchs se révélant trop frustrants.

L'immersion n'est pas la seule à être sanctifée. La réalisation l'est aussi. Gros point fort des productions Call of Duty, ce volet ne déroge pas à la règle. Quoique les points y participant et mis en avant se révèlent aussi tendancieux. Si Infinity Ward a finement bien joué en multipliant la présence de scripts pour les rendre imperceptibles au maximum, cette technique, soutenue par la présence d'environnements à parcours multiples, influe aussi sur l'affaiblissement de la sensation de linéarité (qui reste bien présente malgré tout). Pourtant, quelques grains de sables viennent s'immisser dans les rouages comme une immersion scénaristique minimaliste due à un système de narration confus et chaotique (lequel est "officiellement" excusé sous prétexte de volonté intentionnelle de nous rendre les évènements abstraits ou d'un genre de jeu qui ne se prête pas à la surchauffe intellectuelle), ainsi qu'un gameplay plus lourd qui rend non seulement l'appréhension des environnements et des situations difficiles, mais qui ne permet pas de réagir correctement. C'est là qu'intervient l'Intelligence Artificielle jugée exceptionnelle et qui, pourtant, se camoufle derrière le nombre d'ennemis sur votre dos. Si les mouvements ennemis peuvent bluffer, il ne faut pas vous attendre à subir des contournements, les positions tenues s'avérant fixes au final, malgré les allers-retours. Du coup, la perversion de la multitude de scripts s'inscrit dans cette difficulté de fond, puisqu'à chaque déclenchement d'une nouvelle vague, certains adversaires peuvent rarement arriver dans votre dos (seuls contournements possibles notés d'ailleurs), mais surtout au-dessus ou au-dessous de vous sans que vous ne puissiez les voir, la faute à une visibilité réduite.

A l'issue de cette contre-expertise, il semblerait bien que Call of Duty : Modern Warfare 2 jette de la poudre aux yeux. Finalement, les efforts d'Infinity Ward se sont concentrés sur la compensation et l'atténuation plutôt que la correction. Les éléments intégrés générant eux aussi des effets pervers. Une durée de vie et l'absence de coopération compensés par le mode Opérations Spéciales. Une linéarité maquillée par des choix de progression multiples et des scripts effacés sous leur propre nombre. Une intelligence artificielle favorisant le nombre à l'efficacité. Rien qu'à ces exemples la théorie se démontre. De plus, chose qui n'a jamais été relevée, quelques uns des environnements présents sont directement inspirés du précédent épisode, voire de production concurrente passée comme la référence à un certain niveau Alcatraz de Tom Clancy's Rainbow Six 3. Preuve d'une créativité fainéante ? En tous les cas, s'il faut reconnaître le succès commercial de cet opus, il ne mérite certainement pas la popularité des notes attribuées si un regard critique professionnel est correctement appliqué. Modern Warfare 2 est un bon jeu, au gameplay varié et aux scènes d'anthologie spécifiques, mais pas la référence de l'année.

[Retrouvez d'autres articles sur www.poulpix.fr]

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La Casa De Gounta

Édito

Un blog... Certes, certes. Mais pourquoi ? Sur un site comme Gameblog, les initiatives sur les thèmes fondamentaux que sont les jeux vidéo, le cinéma, la musique ou les mangas vont pleuvoir. Chacun voulant y aller de sa touche personnelle, parfois maladroite. Alors pourquoi ne montrerai-je pas aussi personnel et maladroit ? Et si la liberté des uns commence là où s'arrête celle des autres, c'est ici que prend effet ma juridiction. Il ne reste plus qu'à trouver une idée pour exploiter l'opportunité. Quoiqu'elle est dores et déjà toute trouvée. Voici donc une fenêtre ouverte sur le site que je développe. Je le crois original, détaché de toute concurrence dans sa manière d'approcher le sujet. Et, du coup, je me permets de penser qu'il a sa chance au milieu de tant de sobriété et de classicisme. Je vous présente donc Poulpix, un autre site sur les jeux vidéo (et pas sur la diffusion d'images et de vidéos holé-holé sur la reproduction des céphalopodes comme pourrait le laisser penser son nom). Bah oui, pas le choix, quoi.

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