Geek Touristique

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Par eclypse Blog créé le 11/04/10 Mis à jour le 26/06/14 à 20h15

Ce guide a pour but de vous faire découvrir certains aspects, certaines anecdotes virtuelles ou simplement les pensées de votre serviteur afin de profiter pleinement d'un voyage dans les univers virtuels

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Catégorie : Vie d'étudiant

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Vie d'étudiant

Bonjour à tous,

Ce lundi 14, j'ai reçu la note de mon mémoire, 16 pour être précis. Mon mémoire s'intitule "Crowdfunding de jeu vidéo, nouvelles normes de l'industrie ou dernier recours marginal", sous ce titre un peu racoleur, mon partenaire de mémoire et moi-même, avons essayé de répondre à la question sur la pérennité du modèle en se questionnant sur sa ressource principale: vous !

 

En effet l'étude se concentrait sur les gens qui financent ces projets, et, à travers des témoignages, de déterminer si la dynamique derrière était un effet de mode ou était motivée par quelque chose de plus profond.

 Je ne vais pas exposer les détails des interviews, de un pour ne pas dévoiler des choses sur les participants (cela ne se fait pas), et de deux, ce n'est pas pertinent si on ne parle pas du postulat de départ.

 la moitié du mémoire a surtout été consacrée à ce modèle économique, ce qu'on a pu remarquer depuis l'année dernière au niveau des tendances, des best-practices repérées pour atteindre le succès ou les erreurs à ne pas commettre pour ne pas sombrer dans l'échec. Cela dit nous n'avons repéré dans cette partie que des faits sans réel analyse derrière, c'était surtout pour présenter le phénomène. la montée de projets retros, les "stars" de l'industrie qui se lance dans le projet, les différents types de projets qui ont montré que ce modèle n'était pas incompatible avec le système économique de l'industrie traditionnelle (comme les DLCs).

 

Ensuite nous avons utilisé l'étude de Gamestatistics, faite plus tôt dans l'année sur le sujet, mais en étude quantitative, donc on avait des chiffres, mais pas des raisons.

 

Viens alors notre partie, où nous avons contribué à la science (comme on dit), grâce à l'aide de volontaires. Le critère était d'avoir déjà financé un projet kickstarter. Nous avons donc interrogé 13 personnes afin d'identifier les motivations de chacun, et de pouvoir faire des corrélation si possible.

 Et donc qu'est-ce que nous avons retenus de ces 13 interviews ?

 

  Déjà, par rapport à l'étude de gamestatistics on a pu répondre à la question sur l'importance des personnalités dans les kickstarters. L'étude quanti stipulait que ce n'était pas dans les points les plus déterminant pour savoir si l'internaute allait financer ou non le kickstarter. Du coup d'ou viens le succès de ces kickstarters de stars du jeu vidéo ?

 En fait c'est simple, bien que la décision de financer ou non ne dépend pas de la présence de ces personnalités, ces dernières influencent le panier moyen de l'internaute. On donne plus lorsqu'il y a un nom célèbre dans l'équipe.

 

Sur les profils en général, ce qu'on a constaté c'est surtout que les personnes interrogées sont extrêmement passionnées par le jeu video, ce sont des gens qui ne sont pas forcément des vieux joueurs, il y en a, mais c'est une minorité.

 

Ce qui rassemble ces gens, c'est surtout la passion du jeu, ce sont des gens qui jouent depuis 10,15 voire 20 ans, le média a une grande importance dans leur vie. Ils connaissent les modèles économiques, les relations entre les différents acteurs de l'industrie et bien d'autres détails propre aux connaisseurs .

 

Pour conclure sur ces internautes, on pourrait les qualifier de ludophile (comme l'a fait Rahan dans son premier édito) ce sont les joueurs de jeux video dans la forme la plus pure qui soit. C'est un population qui existe depuis que le jeu video existe. La raison qui fait que nous ne les qualifions pas comme hardcore gamer ou core gamer c'est que ces définitions se basent sur le temps joué par semaine au jeu, et surtout le type de jeu joué: des jeux compétitifs. Ici les jeux cités sont avant tout des jeux qui n'ont pas d'aspect compétitif, ce sont souvent des jeux de rôles, jouable surtout en solo.

 Cette passion est visible durant toutes les interviews, la connaissance du marché, de la difficulté de faire un jeu et le respect pour les créateurs renforce cette conviction.

 On à donc le noyaux dur de la famille gamer, celui qui vit avec le média, et qui ne disparaitra que lorsque le jeu video n'existera plus. L'acte de soutenir un projet kickstarter c'est finalement ce qui permet de distinguer un passionné d'un joueurs de blockbuster lambda. C'est pas pour être élitiste ou quoique ce soit d'autre mais cet acte est finalement spécifique à cette population, c'est ce qui peut différencier deux acheteurs de GTA, l'un l'achetant par conviction et l'autre parce que c'est hype ou parce qu'il a vu la pub dans le metro.Un point important qui est notamment appuyé par le fait que sur les 2 sondages de jv.com sur kickstarter, seulement 30% des votants savait ce que c'était. Et cette population qui finalement n'était pas identifié par les marketeux, ne s'est finalement jamais autant exprimé qu'avec le crowdfunding, puisque c'est l'acte d'achat le plus militant qu'il soit, et une reconnaissance suffisamment importante pour faire vivre leur passion.

 

Personnellement, cette étude m'a permis de voir l'avenir du jeu d'un autre regard, en effet il est bon de rencontrer finalement l'essence même du joueur et de se dire que ce modèle économique permet à ce dernier de s'exprimer, et renforce l'idée que les tous joueurs ne sont pas de simples consommateurs de blockbusters annuels. Je rajouterai même que c'est le stade ultime de passion pour le média, ce à quoi tous ceux qui ont un jour joué à un jeu peuvent aspirer, s'ils entretiennent  leur passion.

 

L'expérience acquise sur le modèle économique, l'étude de tout les exemples, des best-practices et des échecs, nous a permis, mon ami et moi d'avoir une petite expertise sur par exemple le palier à fixer sur les montant à avoir, savoir si un kickstarter va marcher ou pas. Et il n'y pas de secret, le crowdfunding de jeu, ce n'est pas de la magie ou de la chance. Une bonne communication, un bon montant, une certaine honneteté vis-à-vis de ses clients c'est déjà 80% du succès.

 

A titre d'exemple, il y a deux kickstarters, lancés dernièrement, qui ont suscité mon intérêt: Reborn et Air Dash Online. je suis convaincu que  Reborn va réussir et que Air Dash va se planter, et ce rien que sur le budget. Généralement, il n'y a pas de juste milieux, les projets sans "star" ou un grand nom, qui auront une communication dans la presse limitée ne peuvent pas atteindre beaucoup plus que 200 000$. Et Air Dash avec 355k demandé, sans moyen de com va se planter selon moi. A l'inverse Reborn a un feeling de qualité et d'ambition en adéquation avec le budget du projet. 

 

Voilà, c'est un resumé un peu batard de l'étude, n'hésitez pas à me dire dans les commentaires si vous voulez plus de détails sur telle ou telle partie.

 Je remercie tous les gameblogeurs qui ont participé à l'étude, c'était le point le plus difficile à mettre en oeuvre, c'est à dire trouver des gens qui ont financé, rien n'aurait été possible sans vous, merci encore mille fois de m'avoir permis de valider ma dernière épreuve qui conclut mes 5 ans en école de commerce.

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Bonjour communauté de gameblog !

Aujourd'hui, j'ai besoin de votre aide.

Je suis actuellement dans ma derniere année d'etude, j'ai donc un mémoire à faire sur un theme en rapport avec ma spécialité: Le theme des communautés virtuelles.

Mais plus précisément j'ai décidé d'axer mon mémoire autour d'un sujet qui me semble intéréssant: le crowdfunding de jeux video. 

Forcément mon mémoire va parler de kickstarter et des autres plate-formes de financements participatifs. Pour apuuyer mon mémoire j'ai besoin de faire une étude sur le sujet (c'est-à-dire demander à des gens en rapport avec le sujet des informations) afin d'apporter un plus à mon mémoire.

Nous avons donc décidé (mon binome et moi-même) de nous interésser aux profils des utilisitateurs de kickstarter, à savoir vous ! Pour ce faire, le plan est de rencontrer chaque personne et d'avoir une petite conversation avec eux sur leur profil, leur motivation, leur espoirs sur ce genre de pratique.

Voilà j'ai donc besoin de volontaires qui veulent bien m'accorder un peu de leur temps sur Skype pour parler avec moi de ce qu'ils ont fait sur Kickstarter. On se fixe un rendez-vous, je vous pose les question en live, vous y répondez , ça enregistre et je vous remercie chalereusement.

 

Il me faut donc au moins 8 volontaires, le seul critère c'est d'avoir déjà participé au financement d'un jeu via la methode du financement participatif (ça peut etre sur kickstarter ou sur d'autres plate-formes similaires). Envoyez-moi un MP pour me dire si ça vous interesse de m'aider, et on conviendra d'un rendez-vous.

Je précise évidement que votre identité restera secrète.

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Comment vais-je garder mon identité secrete ?

Tout les visuels sont ici (sauf ma photo évidement)

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C'est un exercice assez difficile de résumer 1 an de sa vie, d'un côté c'est long, de l'autre c'est intense et court, c'est tellement hors des standards habituels qu'on croirait n'être jamais parti de France.

Donc je suis parti vivre, et surtout étudier pendant 2 semestres en Australie, plus précisément dans la capitale du North Queensland : Townsville (comme la fameuse ville des super nanas). Pour définir un peu la région c'est un peu comme le Texas, l'Alabama et le Mississipi réunis, donc bien « roots », avec un accent à couper au couteau. Pourquoi cette destination ?

1: parce qu'il fait chaud et beau, j'avais mal digéré mon précédent hiver parisien. 

2 : contrairement aux autres destinations que mon école m'a proposé, c'était la seule destination ou j'étais sûr de ne pas croiser d'autres français de ma promotion, et d'éviter aussi les communautés indiennes et asiatiques réputées en Australie pour rester entre eux (Cairns,  Brisbane, Sydney). Donc j'avais toute les chances de parler anglais avec des gens (car le but premier c'est quand même de parler anglais).

J'ai effectivement eu ce que je voulais, beaucoup de gens sympas, du soleil et quelques histoires.

 

Tonwsville, Capital du Broth Queensland

 

Concernant les études, il faut savoir que le programme que j'ai suivi était celui de 3e année du diplôme d'économie de l'université James Cook, ce qui correspond à peu près à ma deuxième année en Ecole de commerce, donc rien de bien nouveau dans le fond mais c'est plutôt la forme qui change. Je passe de 25h par semaine obligatoires à 9h sur 3 jours et les heures sont plus que dispensables. En effet les cours se composent de 2h de lecture et une heure de tutorial (sorte d'exercice pratique), seulement les deux heures de lecture sont en fait une lecture de powerpoint, les profs n'ont pas l'air très motivés à se passer du PPT pour enseigner. PPT qui sont justement donnés aux élèves au début de l'année, donc encore moins de raison de venir vu qu'on a tout sur ordi bien avant la rentrée. Cela dit, il ne faut pas croire qu'on se dore la pilule parce que les travaux à rendre et les devoirs sur table sont pas si simples que ça, en particulier pour les non-anglophones. Même si c'est très faisable, il y a pas mal de travaux de groupe à gérer, et ça inclut certains problèmes (en général par groupe de 4-5) donc plutôt pas mal quand il y a des glandeurs dans le groupe.

Voilà pour la partie études, c'était plutôt relax, je n'ai pas appris grand-chose, mais j'ai pu bien bosser mon anglais et c'est l'essentiel. A l'heure actuelle je ne sais pas encore si j'ai validé mon année vu que les résultats tombe fin juillet début Aout, je croise les doigts parce que j'ai quand même pas mal souffert durant les DST.

 

LA rue de Townsville, la seul qui est interessante pour la jeunesse

 

Niveau environnement, dans l'ensemble c'était beaucoup mieux, j'ai pu rencontrer beaucoup d'étrangers, plein de nationalités différentes, bu beaucoup, danser, rire etc... Les étudiants australiens restent quand même en général entre eux, même s'ils ont une certaine facilité à parler, ils préfèrent rester sur le campus plutôt qu'aller en ville pour rencontrer des étrangers. Du coup j'ai rencontré beaucoup d'européens en général ou des australiens qui avait n'étaient plus étudiants.

J'ai habité dans une superbe baraque avec 8 chambres, avec d'autres étrangers donc ça faisait vraiment auberge espagnole, ça c'était vachement cool, en plus on avait une piscine de 18 mètres, bref on se mettait bien. Par contre le proprio était un vrai chieur, et maintenant je déconseille a tout le monde de signer un contrat avec lui, c'est un vrai psychopathe (et je ne déconne même pas, menaces et tout le tralala).

J'ai aussi survécu à des cyclones, inondations, et autres petit tracas météorologiques, pas de grandes peurs à avoir, les gens savent quoi faire. La faune dans cette région est très tropicale, il y avait des petites araignées un peu partout, des cafards et des fourmis quand on ne rangeait pas les aliments la veille, des opossums le soir, des chiens errants et des millions de chauve-souris (vraiment beaucoup, pas dangereuses mais un peu flippantes quand on n'est pas habitué).

Le cyclone Top Tier: Yasi

On a fait un morceau de route aussi, alors évidement on roule de l'autre côté, sur des autoroutes à une voie par sens, qui se transforme de temps en temps en Double voies pour pouvoir doubler les énormes camions de marchandises. Et c'est limité à 100 Km/h, sachant qu'entre Brisbane et là ou j'étais c'était Lille-Barcelone, et il n'y rien entre les deux, le voyage a duré 3 jours.

 

Une autoroute Australienne (et ma casquette One Piece ^^)

Concernant les australiens eux-mêmes, et bien ce qui m'a le plus choqué ou l'élément le plus notable c'est une certaine absence de culture : trouver des livres, avoir des émissions sur la culture locale, des reportages sur d'autres pays, parler de géopolitique ce n'est pas simple. L'accès à la culture s'est fait durant 1 an par le net parce que trouver des livres autres que des thrillers, biographie de chanteur et livres de recettes c'est mission impossible ou alors à un prix exorbitant. Mes oreilles ont un peu souffert aussi, dans les clubs surtout (que du top 50 ricain, et des classiques du rock comme ACDC ou Metallica entre deux Lady Gaga). La culture du corps semble dominer ici, pareil niveau vestimentaire, ça vole pas super haut. Mais bon je suppose que c'est là où j'étais  qui explique ça.

Le cout de la vie est assez élevé, mais en même temps les salaires suivent, de plus les membres du gouvernement on eut la bonne idée de foutre des taxes sur l'alcool et sur tout ce qui s'importe (cigarettes, fromages etc...), du coup pour payer sa bouteille c'était bonbon (imaginez 40 dollars la bouteille de Jack Daniels). La bière australienne est immonde, moins de 5% et diluée dans l'eau. La police fout des prunes assez facilement, et souvent salées. Un jeu neuf vaut 109 dollars, les équipements électroniques aussi sont taxés, j'ai vu par exemple le dernier casque de Skullcandy à 250 AUD sachant qu'il vaut 150 dollars américains (une arnaque de plus de 100 AUD quand même). Internet, c'est de la merde, c'est cher, on paye au Giga et ça va pas vite (Un ping de 300 en moyenne sur TF2).

 


 

Donc pour résumer cette année, c'est plutôt bien passée dans l'ensemble, elle a été plutôt bénéfique en terme de vie privée et d'apprentissage personnel, par contre niveau boulot ce ne fut pas vraiment le cas. Si je peux donner des conseils à ceux qui veulent étudier en Australie, c'est d'avoir une voiture dès le début, ou alors des moyens, parce que le pays est tellement immense que sans voiture on ne peut pas beaucoup visiter, surtout en tenant compte des services de transport à chier. Pareil si vous voulez faire des road-trip, en étant étudiant on n'a pas forcément du temps pour faire de si longues distances (Townsville Brisbane équivaut à Lille-Barcelone, mais sans les grandes villes entre deux donc le voyage est un peu long^^).

L'ambiance australienne est on va dire sans tabou, tant que c'est légale on peut en parler librement, aucune barrière moral, exemple : le racisme. Même après avoir dit un truc raciste, un australien ne va pas s'excuser parce que ce n'est pas illégale, il va trouver ça normal, pareil pour les strip-club, on y va limite en famille. L'expérience a été extrêmement enrichissante, loin de tout, obligé de se débrouiller tout seul, une vrai épreuve pour grandir, sans aucun doute. Par contre je ne pense pas que je re-signerais tout de suite, je savoure mon saucisson, ma baguette et l'instant présent en France.

  

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Édito

Bienvenue sur mon blog, que j'ai intitulé "Geek Touristique" pour faire un petit jeu de mot avec Guide Touristique (pour les deux du fond qui s'endorment)  parce que parmi les hard-core/ultimate/monster/casual gamers, je me considère comme un gamer tinérant, c'est-a-dire que je ne me considere pas comme une bete de competition, juste quelq'un qui cherche a profiter pleinement de ses achats en considerant chaque univers virtuels comme une nouvelle destination.

Bien sur on a vu mieux comme destination de vacances (surtout comparée à un programme aussi musclé qu'un gears of war ou un uncharted) mais on a vu pire, et surtout le billet d'avion ne coûte pas si cher que ça pour des destinations qui vont nous transcander l'âme comme jamais.

Bouclez vos ceintures, et bon voyage!

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