Gaming & Business

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Par Siddharta Chidoshi Blog créé le 26/04/11 Mis à jour le 03/03/16 à 09h32

Industrie du Jeu Vidéo

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Catégorie : Sony

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Sony (Jeu vidéo)

 

NB: cet article n'est pas destiné à dénigrer la communauté PlayStation, ni à la comparer aux autres. Ayant une PS4 et une Vita, c'est tout naturellement que je fréquente davantage celle-ci. 

En faisant dernièrement un tour sur le PlayStation Blog (mais aussi sur certains forums), quelque chose m'a frappé. La virulence extrême des commentaires suite à l'annonce des jeux PS Plus offerts pour le mois d'octobre. D'excellents jeux comme Dust: an Elysian Tail, Spelunky ou Arkham Asylum, ainsi qu'une grosse démo de DriveClub, que Sony n'aurait pas hésité à facturer au prix fort quelques années plus tôt, font partie de la fournée. Or, à en croire la blogosphère, se voir offrir des jeux de qualité est tout bonnement inacceptable, voire du foutage de gueule pur et simple. Morceaux choisis, livrés unplugged (sans corrections) :

 

C'est vraiment une pollution ces jeux indés. Leur place est sur mobiles et tablettes, pas sur console. Cette année le PS+ a vraiment été moisi

 

Pourquoi j'ai payé 50 b allez sérieux ? super la demo driveclub qui essaye de rendre le ps + potab le, mais nan rien a faire depuis que je me suis inscrit en juin j'ai fait que regretter ! Merci playstation et vos indés qui puent la merde et qu'on aurait pu sortir sur psone, ils auraient eu plus de succès a cette époque mais la sa pue le remplissage !!

 

C'est minable. Depuis la PS4, le PS+ est devenu de la (modéré). En conséquence, je ne renouvellerai pas mon abonnement. Sérieux, pourquoi se faire (modéré) à mettre des bons jeux puisque le PS+ est obligatoire pour jouer en ligne ? C'est tout bonnement honteux

 

je vais pouvoir annulé mon abonnement ps+ les jeux de merde des dernier mois ouch

 

plus jamais je prendrais le ps +, dégouté à vie

 

A quand des jeu bien c'est trop pourri les jeu gratuits tout les mois pareil des jeux de GameBoy bien dégueulasses je jouerai à drive club

 

Putin encore des jeux de m**** ! On se fout de notre gueule ! Depuis mars y'a que dalle à se mettre sous la dent ! Que des jeux pas amusants . Maintenant on nous refile des jeux pas complets , à ce rythme autant ne pas nous le donner du tout !  

C'est bon sony vous vous êtes fait plein d'argent maintenant!!! vous avez votre clientèle... alors moi c'est fini je ne débourserai plus un sous pour quoi que ce soit dans votre arnaque, batman non mais vous êtes sérieux la a la limite origines même si je l'ai mais la vous vous foutez carrément de notre gueule, plus jamais alors la plus jamais un seul centimes dans leur truc, moi qui comptai me prendre une vita, c'est vers la one que je me tourne hasta luego!!!

 

Plus ça va plus ou nous crache au visage...y'a plus rien à espérer, j'attends que mon abo se finisse, ça sera un réel SOULAGEMENT

 

Génial ma PS4 pour jouer à des jeux indépendants à 5 euros. Merci beaucoup

 

À quand une grève des abonnés histoire de faire comprendre à Sony que ça ne peut plus durer ? Fort heureusement, ces commentaires ne sont pas représentatifs de la communauté PS dans son ensemble. Beaucoup de mécontentements semblent dus au fait que depuis quelques mois, Sony offre moins de jeux calibrés AAA, en particulier sur PS3. Des joueurs bien nourris à du BioShock, Tomb Raider ou Sleeping Dogs peuvent-ils se contenter ensuite d'un régime de perles Indé ? Le constructeur aurait dû se poser la question et mieux doser sa livraison mensuelle de grosses productions. Mais le fait est qu'à lire ces réactions d'enfants gâtés, on a presque l'impression qu'aujourd'hui le PS Plus sert davantage à nourrir des hyènes affamées qu'à jouer en ligne (sur PS4 du moins). Rendez-vous en novembre pour la prochaine pâture... 

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Cette nuit, Sony a comme prévu officialisé sa PlayStation 4, et lancé son opération reconquête en présentant les caractéristiques et atouts de sa nouvelle console flagship

Pourtant, le constructeur n'a pas souhaité dévoiler le design de cette dernière, préférant insister sur la DualShock 4, le hardware, et les nouveaux services induits par l'orientation cloud gaming de la marque. Cette démarche ne vous rappelle rien? Nintendo a agi exactement de la même manière lors de l'officialisation de la Wii U, mettant principalement en avant le Gamepad, pour reléguer la console elle-même dans l'ombre et l'anonymat. En quoi cette stratégie de communication, qui dans le cas de la firme au plombier, a semé une grande confusion dans l'esprit des consommateurs, constitue-t-elle une erreur?

 

La PS4, une console fantôme

 

D'une part, le design d'une console est le premier vecteur de son identité. Ce qui ne constitue qu'une enveloppe de plastique est source de bien des fantasmes, voire oriente certains choix. Présenter une console pour la première fois, ce n'est pas faire défiler des graphiques, des démos techniques ou des promesses. Les professionnels, le public, les initiés comme les néophytes, ont besoin de VOIR la machine, de s'en faire une première impression subjective, d'apprivoiser la rupture à venir. 

Ce moment où les projecteurs s'affolent, où la foule retient son souffle, génère beaucoup d'excitation et de réactions. Il n'indiffère jamais. En laissant le design de la PS4 dans l'ombre, Sony voulait sans doute crier au monde entier "Regardez tout ce qu'on offre. La PS4, c'est bien plus qu'une console". Or où est-elle cette console fantôme, faisant pourtant tourner une démo de Killzone? Le message involontaire lancé par la marque japonaise fut tout autre. "Nous ne sommes pas prêts". Ce qui apparaît naturellement en total décalage avec le "Coming holiday 2013" de conclusion, indiquant que la PS4 n'est plus qu'à quelques mois de son lancement. Bien loin de la dynamique escomptée, on pourrait presque parler de faux départ. 

Bien sûr, plusieurs raisons peuvent expliquer ce choix discutable. La volonté de conserver des atouts pour l'incontournable E3, de ne pas enterrer la PS3 trop vite, elle qui a encore beaucoup à offrir cette année, ou de ne pas trop en montrer à Microsoft, dont les intentions restent pour le moment incertaines. Mais incontestablement, la frustration de ne pas découvrir à quoi ressemble la PlayStation 4, a grandement contribué à faire de cette première conférence dédiée un moment amer et inachevé, bien loin de l'enthousiasme qui prévalait il y a encore quelques jours. 

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PS4
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La situation de Sony sur cette génération a tout du vrai paradoxe. Avec sa PlayStation 3, le géant japonais a connu fiasco (au lancement), désillusions (en perdant son leadership), et "solitude" (en voyant filer de nombreuses exclusivités, et le soutien sans faille de certains de ses partenaires). Difficile d'être à cette place peu enviable du géant déchu, qui rame contre vents et marées pour recoller à un succès fuyant (selon toute vraisemblance cette place devrait bientôt revenir à Nintendo). 

Pourtant, cette situation délicate a clairement évolué dans un sens favorable au fil des ans. D'abord chahutée et largement distancée, la PS3 a peu à peu fait son retard dans les charts. Surtout, Sony a patiemment reconstruit sa crédibilité en misant sur le talent, ajoutant des exclus cousues de fil d'or à son escarcelle, telles que les Uncharted, Heavy Rain, Journey ou bien encore Ni no Kuni. Sony est toujours resté droit dans ses bottes, et fidèle à son coeur de cible, les gamers. Ce sont eux qui font et défont les succès, qui mettent la main au porte-monnaie. En ne les écoutant plus, on se prive du soutien le plus durable. 

 

L'opération reconquête est lancée

 

Pour sa prochaine console, que l'on suppose sur les rails pour une sortie en fin d'année, l'entreprise encore fragilisée par des années de vaches maigres ne peut ignorer ce qui faillit la mener à sa perte six ans plus tôt. De l'arrogance bien mal placée, un positionnement marketing élitiste et déconnecté de toute réalité du marché, et une machine peu pratique sur laquelle travailler pour les développeurs. La foudre ne frappe jamais deux fois au même endroit, paraît-il. 

En améliorant encore sa plateforme online, en proposant une console abordable mais crédible technologiquement parlant (cet équilibre prix/puissance est tellement délicat à trouver en début de cycle) et en continuant de parier sur le jeu vidéo au sens noble, plutôt que de vagues nouveaux concepts ephémères, Sony peut être le grand gagnant de la génération à venir. Cette reconquête sera d'autant plus facilitée que la concurrence n'est pas à l'abri d'un faux pas. Ce sera l'objet d'un prochain article. 

 

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SCE s'est officiellement porté acquéreur de Sucker Punch, développeur des licences Sly Raccoon et inFamous. Les détails de la transaction n'ont pas été communiqués. Le studio américain devient le 16e de la famille WWS (Worldwide Studios) de Sony, qui avait notamment racheté Zipper Interactive en 2006, Evolution Studios en 2007, et Media Molecule l'an dernier.

"L'ajout de Sucker Punch à SCE WWS réitère notre engagement à développer des expériences de jeu de classe mondiale exclusives aux plateformes PlayStation", a commenté le président de la filiale, Shuhei Yoshida. De l'aveu de Scott Rohde, président de WWS aux États-Unis, d'autres parties étaient intéressées par l'acquisition du talentueux studio. Sucker Punch est actuellement à l'oeuvre sur une nouvelle licence, qui reste à dévoiler.

 

inFamous 2

 

 

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Sony Computer Entertainment, Sucker Punch
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La fin d'exercice euphorique de Microsoft doit donner quelques envies à son concurrent Sony, qui débute le sien d'une tout autre manière. Le constructeur, d'avril à juin, n'a écoulé qu'1.8 million de PlayStation 3, contre 2.4 millions un an plus tôt. Les ventes de jeux PS3 sont en légère hausse, et passent de 24.8 à 26.1 millions. Satisfaction notable, la PSP, bien qu'en fin de vie, a vu ses ventes progresser significativement, d'1.2 à 1.8 million en rythme annuel. La PlayStation 2, elle, poursuit se retraite progressive (1.6 à 1.4 million).

Les revenus de la division Consumer Products & Services, laquelle englobe les activités jeux vidéo, mais aussi les téléviseurs, le son, les mobiles et l'image, sont en baisse de 13% à 732.3 milliards de yens (6.57 milliards d'euros), pour un bénéfice d'exploitation d'1.7 milliard de yens/15.2 millions d'euros seulement (28.5 milliards de yens l'an dernier sur la même période). Sony Corp dans son ensemble déplore des pertes de 15.5 milliards de yens (139 millions d'euros), l'entreprise continuant d'être affectée par le tremblement de terre japonais de mars dernier.

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Conséquence probable de l'affaire PSN, c'est une large réorganisation qui s'opère au sein de la division vidéoludique de Sony. Andrew House, jusqu'ici président de SCEE, devient le nouveau président de Sony Computer Entertainment, Inc (SCEI). Il sera remplacé à son ancien poste par le vice-président de SCEE Jim Ryan. Le président de SCE Kazuo Hirai, pressenti pour prendre la succession d'Howard Stringer à la tête de Sony, passe président du conseil d'administration de SCEI, à la place d'Akira Sato, vraisemblablement sur le départ.

"C'est à la fois un honneur et un privilège d'être nommé président et CEO de SCEI", a déclaré Andrew House. "Je crois qu'il y a un énorme potentiel de croissance de nos activités dans le monde, et je suis impatient de travailler avec chacun au sein du groupe SCE et des autres départements de Sony pour aider à atteindre ce potentiel en poursuivant la création de nouvelles expériences pour les utilisateurs".

 

Andrew House, nouveau président de SCEI

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Sony Computer Entertainment
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Le titre Sony a logiquement dévissé sur les marchés financiers, après que le groupe japonais ait reconnu que les informations bancaires des utilisateurs du PlayStation Network pouvaient avoir été subtilisées par les hackers. L'action a perdu 5% hier, et près de 8% depuis le début de la semaine, les investisseurs s'inquiétant des conséquences que cet incident va avoir sur l'image de Sony et le développement de la plateforme. De nombreux analystes ont sorti leur calculatrice, et se sont penchés sur la question.

D'après Michael Pachter, le manque à gagner consécutif à l'arrêt du PSN pendant une semaine s'élève à environ une dizaine de millions de dollars. Il faut bien sûr ajouter à cela les futures compensations éventuellement consenties par Sony et ses partenaires (Hulu par exemple) auprès des utilisateurs, et le surcoût lié à la remise à niveau technique et sécuritaire de la plateforme. Enfin, nul doute que l'activité du PSN va subir un contrecoup plus ou moins brutal et durable, lié à la crainte des joueurs de voir le hacking se reproduire.

Un trou d'air qui devrait davantage concerner les achats numériques que le jeu en ligne lui-même. Certaines sources, telles que Forbes, estiment ainsi que Sony pourrait avoir à s'acquitter d'une facture de 24 milliards de dollars, ce qui paraît un tantinet disproportionné. Un PSN-gate qui aura en tout cas révélé au grand jour les failles du système, et permis au géant de l'électronique (mais aussi, on le suppose, à certains de ses concurrents) de procéder à une sévère remise en question de ses mesures de sécurité; mais à quel prix.

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Édito

Business et jeu ne s'opposent pas. Un éditeur, quel qu'il soit, joue sa survie sur la réussite de ses jeux. Les bénéfices qu'il génère, ce sont les jeux qu'il produira demain. De multiples mécanismes et décisions favorisent le succès ou l'échec d'un jeu (qualité, timing de sortie, marketing, choix de la plateforme, du genre...), et c'est précisément ce dont il sera question dans ce blog. Je reviendrai sur l'actu du secteur, le quotidien stratégique et financier des éditeurs/constructeurs, mais aussi sur certains coups de coeur qui rythment ma vie de joueur. Bonne lecture à tous!

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