Gaming & Business

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Par Siddharta Chidoshi | Blog créé le 26/04/11
Dernière modification le 22/09/11 @ 16h43

Industrie du Jeu Vidéo


Nintendo - 22 Septembre 2011 @ 15h04 -
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Pour reprendre ce blog en douceur, pas de news industrie cette fois (une fois n'est pas coutume), mais un billet purement personnel, lié à un coup de coeur que j'aimerais partager. Avez-vous eu, dans votre vie de gamers invétérés, de nombreuses fois l'occasion de vous émerveiller devant un jeu? D'écarquiller les yeux, de pousser un "wow" de circonstance, d'y repenser avec le sourire une fois sous votre couette? Ça m'est arrivé dernièrement, avec Xenoblade Chronicles.

Sans être un féru de JRPG, je connais assez bien le genre, et me suis essayé à de nombreuses séries, Final Fantasy bien sûr, mais aussi Dragon Quest, Tales Of, Grandia, Breath of Fire, Star Ocean, et quelques autres. Mon dernier gros coup de coeur de cette catégorie, et qui demeure toujours aujourd'hui un de mes jeux préférés, remonte à une dizaine d'années avec le sublime Skies of Arcadia d'Overworks. Depuis, j'ai navigué entre déceptions et indifférence, aucun titre ne parvenant à me faire "rêver" de nouveau. Jusqu'à aujourd'hui.

Pour bien comprendre ce qu'est Xenoblade, il faut imaginer des mondes connectés les uns aux autres, et dans lesquels on voyage plus ou moins librement, à la manière de Final Fantasy XII. Le système de combat y est en temps réel également. On croise des ennemis visibles à l'écran, et on a le choix d'engager le combat ou non, sauf si l'adversaire vient de lui-même se frotter à vous. Les mécaniques de jeu de Xenoblade sont bien huilées, et le titre de Monolith Soft comporte quelques idées très intéressantes, comme un sociogramme qui recense tous les personnages rencontrés, et les liens qui les unissent (un jeu qui vit avec son temps, dirons-nous!). De même, lorsqu'on meurt, on conserve systématiquement l'expérience et les objets accumulés, si bien que le joueur n'est jamais pénalisé de ses prises de risques, face à des ennemis trop forts pour lui.

Avec un gameplay bien construit, un système de combat dynamique mais pas forcément très tactique, et une histoire relativement "classique", d'où Xenoblade tire-t-il toute sa magie? Essentiellement de l'univers que l'on traverse, cette étrange ascension sur Bionis, Titan depuis longtemps "éteint", et qui recèle de mondes et peuplades en tous genres adossés à ses reliefs. Moi qui pensais ne jamais prendre un jour de claque graphique sur Wii, ce RPG m'a prouvé qu'il était possible d'accomplir des miracles, pour peu que la direction artistique soit à la hauteur. L'est-elle? Oui, à des niveaux vertigineux, everestiques! Variés, détaillés, vivants, sublimés par un travail des couleurs sidérant, les mondes de Xenoblade sont une incroyable démonstration de savoir-faire technique et artistique. Baladez-vous dans les plaines de Gaur, le village frontière ou la mer d'Eryth, et vous comprendrez ce que dépaysement et émerveillement veulent dire. Ce que gigantisme, aussi, veut dire, tant ces décors de "carte postale" s'étendent à perte de vue, vous laissant perdu et éperdu, rêveur aussi. Le cycle jour/nuit aidant, Shulk et sa clique verront défiler de majestueux couchers de soleil, des nuits emplies d'étoiles filantes, des ciels plus bleus que la mer elle-même. Tout en rencontrant d'innombrables espèces, animales ou végétales, de même que des peuples aux destins entrecroisés. Je vous assure que la voix des petits nopons vaut la peine d'être écoutée!

 

 

La découverte des plaines de Gaur, un moment rare

 

 

Les musiques, dont certaines ont été composées par Yoko Shimomura de Kingdom Hearts, sont absolument somptueuses, et présentes en deux versions (nuit et jour); inutile de vous dire que le plaisir de l'exploration n'en est que plus grand. Le jeu récompense d'ailleurs les plus curieux, en conférant de l'XP lors d'intéressantes découvertes (grotte secrète, promontoire isolé...). Pour apprécier Xenoblade à sa juste valeur, il ne faut pas être trop pressé, mais avoir le goût de flâner, de prendre chaque sentier, de dominer tous les points de vue. Comme dans Skies of Arcadia ou un certain Wind Waker, Xenoblade fait voyager, invite à la contemplation. De ce point de vue, il représente l'anti-FFXIII, gavé de couloirs, cinématiques et scènes surjouées. Il représente aussi la preuve "vivante" qu'un hardware peu puissant, mais bien exploité, peu aisément terrasser un autre plus en jambes. Croyez-le ou non, Xenoblade est parfois si beau (spoil), si majestueux, qu'on en vient à se demander s'il n'est pas lui-même d'origine divine! Mais aucun hasard là-dedans, la splendeur graphique de Baten Kaitos venant à nous rappeler que Monolith Soft est un orfèvre du genre. Non, le jeu vidéo japonais n'est pas mort, et ne demande qu'à s'exprimer pour capter nos petits yeux gavés de HD next-gen.

Il me vient d'autant plus l'envie de parler de ce soft qu'il ne réalisera à coup sûr qu'un dixième des ventes des mastodontes du marché, ce qui pourrait représenter une injustice aux yeux de certains. Pourtant, voilà bien un titre qui n'est pas "calibré" pour le succès de masse, comme d'autres avant lui (Shenmue, Okami, ICO...), et qui soudera ses quelques milliers de fans d'un lien indéfectible. Je pourrai vous en parler encore longtemps, mais vais simplement conclure en vous conseillant au plus haut point de jouer à Xenoblade tant que c'est encore possible (il sera un jour introuvable), de vous jeter dessus comme un mort de faim, mais d'en apprécier les saveurs sans excès, en les savourant. Dans le cas où vous n'ayez pas de Wii, faites-vous en prêter une, voire achetez-en une. Si vos finances vous le permettent, faites-le uniquement pour lui, car il n'est pas ici question de jeu ordinaire, mais d'un bijou, d'un ovni, dont les quelques défauts sont noyés dans un océan de ravissement. Après 20 ans de joutes vidéoludiques, après avoir mordu dans tant d'expériences jusqu'à en devenir blasé, on peut donc encore ressentir cela? Merci Nintendo.

 


Sony - 2 Août 2011 @ 10h44 -
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SCE s'est officiellement porté acquéreur de Sucker Punch, développeur des licences Sly Raccoon et inFamous. Les détails de la transaction n'ont pas été communiqués. Le studio américain devient le 16e de la famille WWS (Worldwide Studios) de Sony, qui avait notamment racheté Zipper Interactive en 2006, Evolution Studios en 2007, et Media Molecule l'an dernier.

"L'ajout de Sucker Punch à SCE WWS réitère notre engagement à développer des expériences de jeu de classe mondiale exclusives aux plateformes PlayStation", a commenté le président de la filiale, Shuhei Yoshida. De l'aveu de Scott Rohde, président de WWS aux États-Unis, d'autres parties étaient intéressées par l'acquisition du talentueux studio. Sucker Punch est actuellement à l'oeuvre sur une nouvelle licence, qui reste à dévoiler.

 

inFamous 2

 

 


Nintendo - 29 Juillet 2011 @ 18h44 -
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Comme on l'a vu précédemment, Nintendo se trouve actuellement dans une phase de transition entre deux générations de machines, celles du duo Wii/DS, qui lui a assuré une fortune considérable, et celle de la doublette 3DS/Wii U, sensée faire sa fortune future. Il est donc logique que les résultats de la marque se trouvent pénalisés à court terme. Or, ce passage de témoin est bien plus difficile à négocier que prévu, en raison du retard à l'allumage de la 3DS. 710 000 unités de la portable seulement ont trouvé preneurs d'avril à juin, soit à peine 250 000 par marché majeur (Japon, USA, Europe). Bien que la période ne s'y prête pas vraiment, Nintendo aurait dû en vendre près de quatre fois plus.

 

 

Excès de confiance et mauvaise stratégie de lancement. La 3DS va coûter cher à Nintendo

 

 

Dès lors, on comprend mieux pourquoi la firme de Kyoto a pris la décision d'une baisse de prix de cette ampleur, s'exposant du même coup à une plongée vertigineuse de ses marges (la 3DS sera d'ailleurs vendue à perte). Sur ce premier trimestre fiscal, les revenus du groupe japonais ont chuté de moitié en rythme annuel, à 93.92 milliards de yens (847 millions d'euros), pour une perte de 25.5 milliards (230 millions d'euros), sensiblement équivalente à celle du T1 2010/11. La 3DS, qui devait être le principal relais de croissance de l'industrie en 2011, a été largement supplantée par la Wii (1.56 million d'unités écoulées) et la DS (1.44 million), lesquelles sont pourtant à court de forme.

Du côté des jeux, le constat est sensiblement similaire, avec seulement 4.53 millions de titres 3DS écoulés, contre 12.1 millions de jeux DS, et 13.4 millions de jeux Wii. Fort de ces mauvais résultats, Nintendo a revu de 82% à la baisse ses prévisions de bénéfices annuels, à 20 milliards de yens (180 millions d'euros). Satoru Iwata a d'ores et déjà annoncé assumer la pleine responsabilité du mauvais démarrage de la 3DS, et diminuera sa rémunération de 50%. La valorisation boursière de Nintendo a quant à elle fondu de 20% en quelques heures, faisant (virtuellement) perdre à l'ex-CEO Hiroshi Yamauchi, actionnaire de la compagnie à hauteur de 10%, près d'un demi-milliard de dollars. 

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Editeurs - 28 Juillet 2011 @ 16h49 -
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Le vent du succès tournerait-il enfin en faveur d'Electronic Arts? Dans le rouge ces dernières années, l'éditeur américain entame son exercice 2011/12 sur les chapeaux de roue, annonçant un chiffre d'affaires trimestriel en hausse de 23% à 999 millions de dollars, et un bénéfice net en progression de 130% à 221 millions de dollars. EA se revendique du premier rang mondial sur les marchés occidentaux au cours de la période, avec une part de marché flatteuse de 16%.

Parmi les best-seller maison, on notera les 15 millions d'exemplaires écoulés de FIFA 11, et les 9 millions de Battlefield: Bad Company 2. Crysis 2 cumule de son côté 3 millions de copies vendues, Portal 2 plus de 2 millions, tout comme Dragon Age II. Le CEO John Riccitiello se félicite d'un "nouveau trimestre solide", tant sur le plan des produits packagés que numériques. Les pré-commandes de Star Wars The Old Republic, et surtout de Battlefield 3, augurent par ailleurs d'une fin d'année prometteuse.

Le directeur financier Eric Brown estime l'entreprise "bien positionnée" pour atteindre un CA supérieur à 4 milliards de dollars d'ici le terme de l'année fiscale, un objectif nettement supérieur aux projections initiales. Bien évidemment, en cas de bonnes performances des deux titres précités, sur lesquels reposent bien des espoirs, les revenus du groupe pourraient allègrement s'envoler. Rappelons qu'EA s'est récemment porté acquéreur de PopCap pour la bagatelle de 750 millions de dollars.

 

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Nintendo - 28 Juillet 2011 @ 10h20 -
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Les quelques habitués de ce blog connaissent le refrain. Le handicap majeur de la 3DS, et l'erreur stratégique grossière commise par Nintendo au moment de mettre en place le positionnement de sa machine, fut le prix. Depuis son lancement, la portable n'a eu de cesse de décevoir les attentes du groupe japonais, et d'inquiéter les observateurs. La sortie d'Ocarina of Time 3D, et de quelques titres tiers non dénués d'intérêt, n'a quasiment rien changé à ce désamour du grand public pour la plateforme.

La firme de Kyoto a donc décidé de réagir rapidement, et officialise une baisse drastique et inattendue du prix de la 3DS. Aux États-Unis, le tarif passera à compter du 12 août de 249$ à... 169$! Au Japon, il passera de 25 000 à 15 000 yens. En Europe, les nouveaux tarifs officiels n'ont pas été communiqués, mais l'effort devrait être similaire.

On notera qu'une compensation est prévue pour les early adopters, qui pourront télécharger plusieurs jeux gratuitement sur la boutique numérique dédiée. Il est extrêmement rare que Nintendo baisse ses prix aussi rapidement dans un cycle de vie; un volte-face qui témoigne de l'urgence de la situation, mais aussi de la détermination de l'entreprise à relancer la plateforme avant le crucial dernier trimestre, et l'arrivée de la Vita. Enfin, la 3DS devient une console attractive.

 


Sony - 28 Juillet 2011 @ 09h09 -
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La fin d'exercice euphorique de Microsoft doit donner quelques envies à son concurrent Sony, qui débute le sien d'une tout autre manière. Le constructeur, d'avril à juin, n'a écoulé qu'1.8 million de PlayStation 3, contre 2.4 millions un an plus tôt. Les ventes de jeux PS3 sont en légère hausse, et passent de 24.8 à 26.1 millions. Satisfaction notable, la PSP, bien qu'en fin de vie, a vu ses ventes progresser significativement, d'1.2 à 1.8 million en rythme annuel. La PlayStation 2, elle, poursuit se retraite progressive (1.6 à 1.4 million).

Les revenus de la division Consumer Products & Services, laquelle englobe les activités jeux vidéo, mais aussi les téléviseurs, le son, les mobiles et l'image, sont en baisse de 13% à 732.3 milliards de yens (6.57 milliards d'euros), pour un bénéfice d'exploitation d'1.7 milliard de yens/15.2 millions d'euros seulement (28.5 milliards de yens l'an dernier sur la même période). Sony Corp dans son ensemble déplore des pertes de 15.5 milliards de yens (139 millions d'euros), l'entreprise continuant d'être affectée par le tremblement de terre japonais de mars dernier.

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Sony Corporation

Microsoft - 22 Juillet 2011 @ 12h04 -
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Contrairement à Nintendo, et dans une moindre mesure Sony, Microsoft n'a aucun souci en tête, sinon celui de maintenir le plus longtemps possible l'insolente croissance de ses activités. Pour le quatrième trimestre de l'année fiscale, clos au 30 juin dernier, la division Entertainment & Devices (qui inclut les marques Xbox, Zune et Windows Phone) a vu ses revenus progresser de 30% à 1.49 milliard de dollars. En année pleine, elle affiche une hausse de 45%, pour 8.9 milliards.

Microsoft a distribué 13.7 millions de Xbox 360 au cours de l'exercice (dont 1.7 million d'avril à juin), contre 10.3 millions un an plus tôt. Des performances haut de gamme à mettre au crédit, notamment, du Xbox Live et de Kinect, bien qu'on en ignore les chiffres de vente précis à cette heure. Dans son ensemble, la firme de Steve Ballmer a généré un CA de 70 milliards de dollars, en hausse de 12%, et un bénéfice net impressionnant de 23.15 milliards, en hausse de 23%.


Finance - 18 Juillet 2011 @ 16h49 -
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Dans le sillage de places boursières internationales prises de panique par la crise de la dette, le titre Ubisoft n'en finit plus de sombrer sur les marchés. L'action de l'éditeur français vient de franchir le seuil de baisse des 10% depuis les premiers échanges de la matinée, à un plus-bas historique de 5.75€.

Depuis le premier janvier, le cours a dévissé de 28%, témoignant, au-delà d'un contexte global peu propice à l'optimisme, des difficultés de l'entreprise à rassurer les investisseurs quant à sa capacité de retrouver une croissance saine à court terme. Une plongée qui paraît excessive, mais qui pourrait également découler d'une alerte sur les résultats du premier trimestre, en attente de publication.

 

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Ubisoft

Charts - 15 Juillet 2011 @ 11h02 -
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Les charts US du mois de juin sont riches d'enseignements, et nous allons les décortiquer ensemble.

En premier lieu, signalons que le marché continue de stagner, voire régresser, et les inquiétudes relatives à la santé financière des États-Unis ne vont certainement pas arranger les choses. L'industrie vidéoludique locale a généré 1.03 milliard de dollars (708 millions d'euros), soit une baisse de 10%. Au milieu de ce sombre tableau, la Xbox 360 continue de marcher sur l'eau avec des ventes supérieures au demi-million d'unités; quasiment une cadence de fin d'année, mais en pleine période creuse.

La Wii (273 000 unités) et la PlayStation 3 (chiffres non communiqués) semblent incapables de rivaliser avec le nouveau maillot jaune de la grande boucle américaine, et son produit dopant Kinect. Autre enseignement important de ce mois de juin, la 3DS ne décolle pas. Malgré la sortie d'Ocarina of Time 3D, attendu par certains comme l'étincelle providentielle, il s'en est écoulé seulement 143 000 unités, contre 386 000 pour la DS... Même si c'est avant tout en fin d'année que la console jouera une partie de sa jeune carrière, on peut désormais affirmer que la 3DS a été lancée trop tôt, et qu'elle n'a pas encore les épaules pour jouer les relais de croissance du secteur, comme l'espéraient initialement les analystes.

Du côté des ventes de jeux, la croissance est également négative (-12%), principalement en raison des mauvais chiffres software de la Wii. LA Noire, Duke Nukem Forever et inFamous 2 ont été les trois meilleures ventes de ce mois de juin (les chiffres n'ont pas été divulgués), devant LEGO Pirates des Caraibes et OOT 3D (environ 280 000 exemplaires vendus pour ce dernier, selon Nintendo). Des gros titres qui n'auront pas suffi à ramener un peu de sérénité parmi les Pachter and co. Il faudra vraisemblablement attendre le mois de septembre pour que le marché (re)commence à s'affoler.


Editeurs - 13 Juillet 2011 @ 00h13 -
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Electronic Arts annonce s'être porté acquéreur de la firme PopCap pour la coquette somme de 750 millions de dollars (équivalente à celle déboursée par Disney pour absorber Playdom l'an dernier). C'est la seconde acquisition d'envergure pour EA sur le marché du social gaming, actuellement en plein boom, après celle de Playfish en 2009 (400 millions de dollars). L'éditeur américain, contrairement à son concurrent direct Activision Blizzard, croit dur comme fer en l'avènement du jeu vidéo sur réseaux sociaux et smartphones, et avance peu à peu ses pions pour étendre sa couverture sur ces segments porteurs, et développer ses activités numériques.

PopCap, éditeur à succès de Bejeweled, Peggle et Plants vs Zombies (entre autres), pèse une centaine de millions de dollars de revenus annuels, pour un effectif de 450 employés. "EA et PopCap constituent une association irrésistible", déclare le CEO du groupe de Redwood City, John Riccitiello. "Le  talent fantastique et les licences puissantes des studios de PopCap nous donneront un élan supplémentaire et accélèreront notre route vers des activités numériques d'un milliard de dollars. Le réseau mondial de studios et d'édition d'EA aidera PopCap à étendre rapidement ses activités à davantage d'appareils numériques, de pays et de canaux de distribution".

 


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Édito

Business et jeu ne s'opposent pas. Un éditeur, quel qu'il soit, joue sa survie sur la réussite de ses jeux. Les bénéfices qu'il génère, ce sont les jeux qu'il produira demain. De multiples mécanismes et décisions favorisent le succès ou l'échec d'un jeu (qualité, timing de sortie, marketing, choix de la plateforme, du genre...), et c'est précisément ce dont il sera question dans ce blog. Je reviendrai sur l'actu du secteur, le quotidien stratégique et financier des éditeurs/constructeurs, mais aussi sur certains coups de coeur qui rythment ma vie de joueur. Bonne lecture à tous!

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