Gaming & Business

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Par Siddharta Chidoshi Blog créé le 26/04/11 Mis à jour le 03/03/16 à 09h32

Industrie du Jeu Vidéo

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Multi (Jeu vidéo)

En projetant dernièrement mes pensées vers le futur GTA VI, j’ai réfléchi aux différentes alternatives qui s’offraient à Rockstar North pour choisir la localité du jeu. J’évoque le futur, mais il est évident que ce fameux lieu classé secret défense a déjà été choisi depuis belle lurette. Quand bien même, rêvons un peu.

► Après nous avoir offert une somptueuse adaptation de New York dans le IV, puis de Los Angeles dans le V, il paraîtrait naturel que le studio écossais nous fasse revenir à San Francisco, cité déjà entrevue à petite échelle dans San Andreas. Offrant notamment la perspective d’un fabuleux terrain de jeu grâce à sa topographie, elle est une candidate de choix. Classique mais efficace. Il est bon de noter que l'hypothèse pourrait aussi s'appliquer à Las Vegas/Venturas, paradis du jeu et des excès, du bain béni pour la série. 

 

Retour à San Fierro ?

 

► À moins que, pour rompre avec cette ambiance sea sex and sun propre à la Californie, Rockstar ne revienne sur la cote Est à Miami, à la Vice City. De nombreux fans de GTA ont particulièrement aimé l’ambiance de cet opus, et la ville est désormais ancrée encore un peu plus dans l’inconscient collectif grâce au succès des Experts (*ajuste ses lunettes comme Horatio*).

► La troisième possibilité est que les développeurs aient de nouveau la folie des grandeurs, et pondent un San Andreas de nouvelle génération. À savoir créer un mini-état abritant plusieurs villes emblématiques, plusieurs ambiances et climats. Ubisoft a dernièrement prouvé avec The Crew qu’élaborer une map gigantesque et relativement fidèle des USA ne relevait aucunement de l’utopie. Je me suis personnellement senti un peu à l’étroit sur la map de GTA V, et espère que cette fois, Rockstar verra plus grand.

 

La map de GTA V, pas mal mais peut (beaucoup) mieux faire

 

► Reste que certains vieux routards de GTA en ont assez de la sempiternelle rengaine américaine, et aimeraient peut-être que Rockstar s’en affranchisse enfin. Et dans ma tête, une ville incarnerait à la perfection ce besoin de rupture, de renouveau et d’évasion. Tokyo. Tout joueur ayant été un tant soit peu imprégné de la culture japonaise, et nous sommes tellement nombreux, éprouve une fascination bien légitime pour la capitale nippone. Cette immense métropole lumineuse et hypnotique qui ne dort jamais, possède bien des attraits. Nous sommes en 2016, et c'est une aberration pure et simple qu’aucun véritable open-world n’ait encore tenté d’exploiter le potentiel vidéoludique monstrueux de cette fourmilière humaine.

Là où des titres comme Yakuza, Jet Set Radio ou Shenmue nous ont offert de très très bons moments de jeu vidéo en terre japonaise, les mastodontes occidentaux à vocation urbaine que sont GTA et Assassin’s Creed ne s’y sont pas encore risqués. Imaginez pourtant le plaisir que serait un GTA nous immergeant dans Tokyo et sa périphérie, avec moult véhicules, une histoire bien barrée à base de yakuzas, des référencess multiples à l'imagerie populaire si riche de l'archipel, un cocktail détonnant de violence et d'impertinence, et surtout, beaucoup de liberté. Certes, on ne peut pas dire que la criminalité au Japon soit aussi "explosive" et démonstrative qu'elle ne l'est aux Etats-Unis, mais l'imagination des frères Houser n'en est pas à son premier défi. 

 

Les Yakuza restranscrivent déjà à merveille l'ambiance Tokyoïte... mais ce n'est pas du GTA.

  

L’appel de l’Asie n’est d'ailleurs pas chose nouvelle, un titre en particulier s’est déjà engouffré dans la brèche, l’excellent Sleeping Dogs et sa map Hong-Kongaise. Un jeu qui, comme rarement avant lui, a fait souffler un vent de fraicheur dans le petit monde des GTA-likes "réalistes", en nous faisant goûter à une autre culture, en nous déconnectant profondément de l'occident. Là où GTA recycle inlassablement, avec brio certes, ses racines américaines. Quitte à en devenir prévisible.

Et vous, quels sont vos désirs pour GTA VI ?                                                    

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Nintendo (Jeu vidéo)

 

La Wii U est plus que jamais en souffrance, et la 3DS entame la dernière ligne droite de son cycle de vie, et pourtant les deux plateformes font l’objet depuis l’an dernier d’une attention renouvelée. Pas forcément de la part du client lambda hélas, mais des spéculateurs aux dents longues... 

Tout a commencé avec cet Amiibo Samus Aran, dont le défaut de fabrication pour le moins insolite a causé une envolée des prix sur les sites d’enchères. Très rare, très cher, jusque-là rien d'illogique. Ce buzz salvateur a non seulement donné une exposition supplémentaire aux jolies figurines NFC de Nintendo, mais aussi attiré l’attention de collectionneurs, dont certains on le sait n'ont pas les intentions les plus louables: spéculer sur la passion des fans. Depuis, la course aux Amiibo ne cesse de croître, et les ruptures de stock s’enchaînent. Pourtant du stock il y en a. Mais pas dans les boutiques bien évidemment, sur les sites de revente. Un amiibo d'Harmonie à 15¤ ? 100¤ sur Le Bon Coin. Meta Knight ? 60¤. La très souple Coach Wii Fit ? 50¤. En quelques semaines, les prix ont doublé, triplé, quintuplé. Pas sûr qu'à ces tarifs de la honte les opportunistes parviennent à écouler leur marchandise, mais la collectionite aigue de certains fans les poussent à être peu regardants sur le nombre de piécettes à sortir... Vous en connaissez, vous en faites peut-être même partie. 

Plus récemment, cette vague spéculative a touché la très convoitée New 3DS Majora's Mask, rapidement en rupture généralisée. Et pour cause, certains acheteurs n'ont pas hésité à en réserver plusieurs, afin de planifier une petite revente à forte valeur ajoutée (imaginez-les avec ce rire). Si quelques revendeurs US ont senti la filouterie organisée, et bloqué les précommandes à un exemplaire par personne, chez beaucoup d'autres, le mal était fait. Les fans de Zelda souhaitant simplement une console pour y jouer ? Espérons qu'ils aient été prévoyants, car sinon il faudra payer cher. Sur Amazon, autour de 350¤, mais quelques uns n'ont pas hésité à demander plus de deux fois le prix de départ, grisés par la forte demande autour de ce modèle. Rare, Collector, ces termes font perdre la tête. 

Troisième cas, les coques New 3DS. Le coup de génie de Nintendo de permettre enfin la customisation de ses consoles a été très favorablement accueilli par les fans, d'autant que le système est pratique et relativement peu coûteux. Peu coûteux ? Si vous avez pris soin de précommander le modèle de vos rêves, ou que celui-ci n'est pas trop demandé. Sinon, croyez bien qu'il va vous falloir sortir la table de multiplication. De nouveaux modèles ont rapidement été annoncés, et là encore, les vautours se sont agglutinés. Ainsi, les deux nouvelles coverplates Zelda sont en rupture permanente sur Amazon, et regardez bien les prix des petits malins qui sont parvenus à s'en procurer en vue de les revendre: 47 à 55¤. Plus de trois fois le prix de départ. Gageons que la superbe coque Xenoblade subira bientôt le même sort, donc si vous espérez mettre la mimine dessus, placez votre souris dans les starting blocks, les revendeurs à la petite semaine sont déjà sur la ligne de départ. Et quand le précieux sera épuisé, c'est avec eux qu'il vous faudra traiter. 

Du côté de Nintendo, on prend visiblement un malin plaisir à ne pas inonder les boutiques, histoire d'alimenter les convoitises. Beaucoup de modèles, en faible, voire très faible quantité. Qu'importe qu'une économie parallèle soit en train de gangréner le marché, l'offre doit rester inférieure à la demande, et c'est à vous de vous adapter. Donc si un Amiibo ou une coverplate vous fait rêver, vous savez quoi faire. Etre parmi les premiers à l'ajouter à votre panier, ou bien partir à la course aux enchères. Chères.    

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Nintendo (Jeu vidéo)

 

Souvenez-vous, Mario Kart 8 et Super Smash Bros. devaient sauver la Wii U. Comme prédit, il n’en a rien été. Si la console de salon a connu un net regain de forme depuis le printemps, elle n’a pas réussi, deux ans après sa mise sur le marché, à dépasser les 10 millions d’unités installées (à confirmer une fois décembre passé). Ce total famélique, qui n’a à priori aucune chance d’exploser à court terme, interroge sur l’inertie de Nintendo, et son incapacité à fournir des solutions de rupture pour sortir la Wii U du marasme. En voici quelques-unes:

 

  • Achever rapidement la bête blessée et sortir une nouvelle console à l’horizon 2016, plus en phase avec les aspirations des joueurs, et un peu plus au niveau techniquement. Cette hypothèse, à laquelle une compagnie aussi stable et conservatrice que Nintendo n’a que peu de chances d’adhérer, a fait l’objet d’un précédent article. Probabilité : 5%.
  • Baisser drastiquement le prix sans toucher à la mablette. Cette solution apparaît des plus improbables au vu des comptes de Nintendo, qui ne doit en ce moment son salut qu’à la 3DS. Et outre sa marge de manoeuvre limitée, la firme n'a jamais vraiment été une adepte des baisses de tarifs. Probabilité : 10%.
  • Imiter l’initiative de Microsoft, qui s’est défait du boulet Kinect pour baisser le prix de la Xbox One, avec succès. Le Wii U gamepad est un échec, n’intéresse ni les joueurs ni les développeurs, et pèse sur les coûts de production. Au lieu de miser encore et toujours sur des bundles, à Nintendo de sortir un pack « nu », 100 ¤ moins cher, pour repositionner la machine comme une console abordable et accessible à tous, avec des titres familiaux et conviviaux. Qu’importe que cela signifie renier l’essence-même de la Wii U, cette solution est la plus viable économiquement et la plus logique à court terme. Or, Nintendo est une entreprise orgueilleuse, et Iwata pas très adepte du pragmatisme anglo-saxon. Qui plus est, on a récemment pu voir que le prochain Zelda, sans surprise, exploiterait le Gamepad. Nintendo soutient contre vents et marée sa technologie gimmic. Probabilité : 20%.
  • Sortir un modèle light plus attractif (meilleur design, mablette moins massive, meilleur disque dur, prix moins élevé). C’est tout à fait envisageable, et cette solution relancerait certainement les ventes à court terme. Cela dit, les problèmes de fond de la plateforme (concept et hardware boîteux, pas assez de jeux, aucun soutien des tiers) n’en seraient pas résolus pour autant. Probabilité : 30%.
  • Espérer un miraculeux décollage en continuant de miser sur les valeurs sûres maison. Star Fox, Zelda, etc…, dont on sait qu’elles ne réalisent plus de gros chiffres de vente, et sont de moins en moins incitatives à l’achat. C’est hélas la position officielle de la compagnie, et celle de la plupart des fans. Probabilité : 80%.

 

Et vous, quelles sont vos solutions ?

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Multi (Jeu vidéo)

 

Assassin’s Creed et moi, c’est une histoire d’amour qui débuta, comme beaucoup, en 2007. Le hype du premier épisode m’avait alors pris tout entier dans ses filets, mais il n’en comptait pas moins d’innombrables qualités : un jeu qui donnait enfin la mesure de cette next-gen balbutiante: immense, ambitieux. Un héros classe et mystérieux, une intrigue Matrixienne à double époque savoureuse. Une véritable claque, un diamant brut, mal taillé certes, mais qui brillait de tous ses feux. Ubisoft avait-il prévu que le succès serait à ce point au rendez-vous ? Que cette licence deviendrait la clé de voute de sa réussite ?

Fort de cet excellent départ, l’avènement d'Assassin’s Creed était en marche. Après une année de pause, et ce sera la seule, les studios de Montréal accouchent de LA suite, l’épisode sublime, le chef d’oeuvre de la série. De Florence et Venise, beaucoup gardent encore un souvenir ému, tant l’aventure fut belle. Tant le background d’Ezio fut bien posé. La méta-histoire prenait son envol, la cohérence de la franchise s’épaississait. Aucun doute, on se trouvait face à une future (ou déjà !) grande série, de celles qui font l’histoire du jeu vidéo, avec un grand H.

Très vite, Assassin’s Creed devient la licence on fire du catalogue de son géniteur, la cash-machine qui permet de compenser le déclin avéré de Prince of Persia et Splinter Cell, les ex gloires-maison. Les joueurs ne s’en rendent pas encore compte, mais la série est déjà prisonnière des impératifs économiques d’Ubisoft, entreprise qui flambe au beau milieu de cette gen déboussolante. Les budgets de développement explosent, les jeux prennent des allures de grosses productions hollywoodiennes, et ceux qui, comme les japonais, ratent le coche, se voient immédiatement sanctionnés.

Voilà  une saga parfaitement en phase avec son époque et sa génération. Les joueurs adhèrent, les ventes décollent. Et pas question pour la firme de Montreuil de laisser reposer une seconde fois sa poule aux oeufs d’or. On ne saura jamais si Call of Duty, devenu depuis Modern Warfare cette machine de guerre annuelle insolemment pavée d’or, a servi d’exemple à Ubisoft. Mais les centaines de millions d’euros générés par Assassin’s Creed allaient devoir tomber chaque année, c’était décidé. Se succèdent alors Brotherhood et Revelations, qui achèvent la trilogie Ezio de belle manière. Cela dit, ils n’égalent en rien le second opus, et le très imparfait Revelations laisse déjà entrevoir quelques signes d’usure. Il faut dire qu’entretemps, Patrice Désilets, l’âme créative de la série, a quitté le navire. Cela se ressentira puissance mille.

 

Celui par qui le malheur arrive

 

À ce moment-là, la saga avait déjà cruellement besoin d’un break. Il n’arrivera pas. Au contraire, Ubisoft voit encore plus vite, plus grand, et accouche en 2012 de l’épisode de tous les records. Un blockbuster à la carrure de géant, amorçant un virage que tous espéraient être du meilleur cru. La désillusion sera à la hauteur des attentes. Non seulement Assassin’s Creed III affiche un niveau de finition défaillant, mais son scénario prend une tournure inquiétante, brouillonne. Comme si les bases posées par les trois premiers épisodes avaient explosé en plein vol, et que les scénaristes, pressés par le temps, ne savaient plus vraiment quelle direction prendre. Les joueurs, eux, ne se posent pas tant de questions. Ils se sont jetés comme des morts de faim sur cet opus over-hypé, qui écrase les ventes de son aîné. Le chiffre d’affaires d’Ubisoft poursuit sa marche en avant, et c’est en grande partie à Assassin’s Creed, dont le succès éclipse même celui de Just Dance et Far Cry, qu’il le doit. Chez Ubi, AC devient ce joyau qui passe entre toutes les mains, celui qu’on sort en toute occasion car il est vu de loin, et dont il faut exhiber l’éclat par peur de retomber dans l’anonymat.

Assassin’s Creed IV vient confirmer, malgré sa réputation faussement flatteuse, que la série s’est perdue. La méta-histoire, son âme et point de départ, est jetée aux orties. On gave le joueur déboussolé de marqueurs et d’objectifs jusqu’à l’indigestion, comme pour lui faire perdre de vue une trame principale devenue accessoire. Black Flag est en réalité pirate-land ; et AC devient un manège de parc d’attractions, celui qu’on se sent obligé de refaire chaque année par nostalgie, mais sur lequel on éprouve de moins en moins de sensations. Il faut dire qu’Ubisoft ne fait guère d’efforts pour repenser sa formule, se contentant bien souvent de changer le décor, et pas plus. Ceux pour qui l’illusion fonctionne encore sont toujours là un an plus tard à grimper et synchroniser sur les toits de Paris. Ils sont toujours là pour admirer ce premier opus taillé pour la next-gen. Qu’importe qu’il eut fallu peut-être un an de plus aux développeurs pour rendre leur copie, Unity sort en temps et en heure, ou presque. Accompagné d’une myriade d’imperfections techniques qui feront le buzz du mois de novembre 2014, et la colère de nombreux joueurs. Deux épisodes (en comptant Rogue) sans génie, une constante peu glorieuse pour une franchise qui tutoya l’excellence. La machine en surchauffe est grippée, mais pourtant Ubisoft ne lui accorde aucun répit. À peine Unity sorti, le leak de son successeur dévoile au grand jour qu’un nouvel épisode, déjà bien avancé, sortira un an plus tard. Une marche forcée en somme. Jusqu’à la mort ?

Que reste-t-il de nos amours ? Combien de temps encore cette routine durera-t-elle, avant que la séparation n’intervienne ?  Est-il possible de relancer indéfiniment une saga qui se parodie à ce point elle-même ? Vous l’aurez compris, malgré tout l’attachement que je lui porte, j’ai presque définitivement décroché d’Assassin’s Creed. Et j’en viens à espérer que beaucoup d’autres fassent de même, qu’un désastre commercial se produise, histoire qu’on laisse enfin cette épopée à bout de souffle reposer quelques années. Un traitement de faveur qui semble-t-il n’est pas prêt de lui être accordée. Pas encore.

 

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Sony (Jeu vidéo)

 

NB: cet article n'est pas destiné à dénigrer la communauté PlayStation, ni à la comparer aux autres. Ayant une PS4 et une Vita, c'est tout naturellement que je fréquente davantage celle-ci. 

En faisant dernièrement un tour sur le PlayStation Blog (mais aussi sur certains forums), quelque chose m'a frappé. La virulence extrême des commentaires suite à l'annonce des jeux PS Plus offerts pour le mois d'octobre. D'excellents jeux comme Dust: an Elysian Tail, Spelunky ou Arkham Asylum, ainsi qu'une grosse démo de DriveClub, que Sony n'aurait pas hésité à facturer au prix fort quelques années plus tôt, font partie de la fournée. Or, à en croire la blogosphère, se voir offrir des jeux de qualité est tout bonnement inacceptable, voire du foutage de gueule pur et simple. Morceaux choisis, livrés unplugged (sans corrections) :

 

C'est vraiment une pollution ces jeux indés. Leur place est sur mobiles et tablettes, pas sur console. Cette année le PS+ a vraiment été moisi

 

Pourquoi j'ai payé 50 b allez sérieux ? super la demo driveclub qui essaye de rendre le ps + potab le, mais nan rien a faire depuis que je me suis inscrit en juin j'ai fait que regretter ! Merci playstation et vos indés qui puent la merde et qu'on aurait pu sortir sur psone, ils auraient eu plus de succès a cette époque mais la sa pue le remplissage !!

 

C'est minable. Depuis la PS4, le PS+ est devenu de la (modéré). En conséquence, je ne renouvellerai pas mon abonnement. Sérieux, pourquoi se faire (modéré) à mettre des bons jeux puisque le PS+ est obligatoire pour jouer en ligne ? C'est tout bonnement honteux

 

je vais pouvoir annulé mon abonnement ps+ les jeux de merde des dernier mois ouch

 

plus jamais je prendrais le ps +, dégouté à vie

 

A quand des jeu bien c'est trop pourri les jeu gratuits tout les mois pareil des jeux de GameBoy bien dégueulasses je jouerai à drive club

 

Putin encore des jeux de m**** ! On se fout de notre gueule ! Depuis mars y'a que dalle à se mettre sous la dent ! Que des jeux pas amusants . Maintenant on nous refile des jeux pas complets , à ce rythme autant ne pas nous le donner du tout !  

C'est bon sony vous vous êtes fait plein d'argent maintenant!!! vous avez votre clientèle... alors moi c'est fini je ne débourserai plus un sous pour quoi que ce soit dans votre arnaque, batman non mais vous êtes sérieux la a la limite origines même si je l'ai mais la vous vous foutez carrément de notre gueule, plus jamais alors la plus jamais un seul centimes dans leur truc, moi qui comptai me prendre une vita, c'est vers la one que je me tourne hasta luego!!!

 

Plus ça va plus ou nous crache au visage...y'a plus rien à espérer, j'attends que mon abo se finisse, ça sera un réel SOULAGEMENT

 

Génial ma PS4 pour jouer à des jeux indépendants à 5 euros. Merci beaucoup

 

À quand une grève des abonnés histoire de faire comprendre à Sony que ça ne peut plus durer ? Fort heureusement, ces commentaires ne sont pas représentatifs de la communauté PS dans son ensemble. Beaucoup de mécontentements semblent dus au fait que depuis quelques mois, Sony offre moins de jeux calibrés AAA, en particulier sur PS3. Des joueurs bien nourris à du BioShock, Tomb Raider ou Sleeping Dogs peuvent-ils se contenter ensuite d'un régime de perles Indé ? Le constructeur aurait dû se poser la question et mieux doser sa livraison mensuelle de grosses productions. Mais le fait est qu'à lire ces réactions d'enfants gâtés, on a presque l'impression qu'aujourd'hui le PS Plus sert davantage à nourrir des hyènes affamées qu'à jouer en ligne (sur PS4 du moins). Rendez-vous en novembre pour la prochaine pâture... 

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Constructeurs (Jeu vidéo)

 

La PlayStation 4 écrase les charts, et les bases de son succès solidement ancrées, la tendance devrait encore s'accentuer. Développeurs, éditeurs, joueurs (quasiment) à ses pieds, l'hégémonie du début des années 2000 est à portée de main pour Sony, qui n'a plus qu'à confirmer. Pourtant, sa dernière-née est-elle la meilleure, propose-t-elle les meilleurs jeux  ? Ça ne saute pas vraiment aux yeux. Le constructeur japonais a simplement joué la sécurité, pendant que ses deux concurrents se tiraient une balle dans le pied.

Nintendo d’une part, en misant sur une fausse bonne idée (la mablette), en choisissant une nouvelle fois un hardware dépassé rendant les portages next-gen impossibles, et en se reposant, comme un moine s’enfermerait dans son monastère, sur son vivier de licence-maison, dont les fans eux-mêmes ont commencé à se détourner. Dans un précédent article, je vous expliquais que Mario Kart 8 ne sauverait en rien la Wii U. Aussi bon soit-il, il n’a effectivement pas fait de miracles, la console est vite redescendue de son petit nuage, et les Hyrule Warriors et autres Smash Bros produiront les mêmes effets. Un sursaut, avant la plongée. À ce rythme-là, la Wii U fera moins bien que la Game Cube, et Nintendo n’aura que ses yeux pour pleurer.

Microsoft d’autre part, qui avait creusé sa tombe avant-même la sortie de sa console, là encore en pariant plus que de raison sur une fausse bonne idée (Kinect), en multipliant les bourdes de communication et de stratégie (TV TV TV, DRM, console 100% connectée, Kinect obligatoire, prix de lancement, etc etc…), et en perdant de vue ce qui avait fait sa force au début de l’ère 360 : le jeu, les gamers, pour draguer avec sa technologie gimmick le grand public que Nintendo avait su (provisoirement) attirer dans ses filets. Un grand écart maladroit, et qui fait que Microsoft est aujourd’hui déboussolé, perdu entre sa vision de départ un peu perchée, et son virage violent à 180°.  

Quand la concurrence se saborde, la partie est déjà à moitié gagnée, mais encore faut-il la jouer fine. Ecouter son coeur de cible et ce que veulent les joueurs : une console sans fioritures, puissante mais accessible, des services utiles et dans l’air du temps. Tout en adoptant un ton rassurant et une communication de proximité, qui plaisent aux leaders d’opinion, à la presse, à l’industrie. Nintendo et Microsoft gesticulent, innovent pour innover, se complaisent dans leur orgueil de géants désarçonnés. Sony de son côté n’apporte pas grand chose de nouveau, mais fait en sorte que les joueurs se sentent comme à la maison.

Le marché des consoles de salon évolue, mais il n’en reste pas moins traditionnaliste. Les générations se succèdent, mais certaines habitudes perdurent. Les consoleux veulent du neuf avec du vieux : des expériences vidéoludiques innovantes et ennivrantes, mais sur des disques, avec une manette, sur un canapé, devant leur TV. En attendant que la réalité virtuelle et la dématérialisation forcée ne viennent peut-être bousculer ce schéma d’un autre temps, c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes. Par le respect de ce simple adage, Sony est bien parti pour se mettre une nouvelle génération dans la poche. 

(ce billet reposant avant tout sur ma seule opinion, merci de rester calme et courtois dans vos éventuelles interventions)

 

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Nintendo (Jeu vidéo)

 

Pas besoin de boule de cristal pour prédire un avenir sombre, très sombre à la Wii U. L'arrivée d'un Mario Kart ou d'un Smash Bros. ne changera rien à l'affaire, la console de salon est condamnée. Boudée jusque par les fans de Nintendo eux-mêmes, délaissée par les éditeurs tiers, elle n'a pratiquement aucune chance de redresser la barre, surtout face à une concurrence qui fourbit ses armes pour faire pleuvoir les hits à l'horizon 2015. Ce n'est pas une opinion pessimiste, simplement une analyse froide et objective de la situation, du marché, des forces et faiblesses de la console.

Quelles issues possibles dès lors ? La firme de Satoru Iwata pourrait s'acharner, baisser le prix, sortir un énième Zelda, croire au miracle d'un décollage à la 3DS (or la situation de la portable était différente en tous points). Mais cela n'a que peu de chances d'arriver, et Nintendo ne ferait que se débattre dans un sable mouvant, et gaspiller ses ressources pour écoper l'eau d'un Titanic aux flancs éventrés. 

Le salut de Nintendo réside dans une rupture, et ce n'est que d'une nouvelle console de salon qu'elle peut venir. En premier lieu, et c'est le point le plus important, une console de salon dont le hardware serait pensé pour rivaliser avec celui de la One et de la PS4. Pas pour rentrer dans une logique de course à la puissance, ni de standardisation. Simplement pour permettre à la console de bénéficier de toutes les grosses licences qui font le bonheur des joueurs du monde entier. Pour sortir la firme de son isolement, et lui donner les armes pour lutter. Les fans de Nintendo aussi ont le droit à du Final Fantasy, du Elder Scrolls ou du GTA. Les fans de Nintendo aussi méritent les derniers bijoux indé. Depuis trop longtemps, Nintendo n'écoute plus ce que veulent les joueurs, et n'en fait qu'à sa tête en tentant des expérimentations hardware plus ou moins hasardeuses. 

 

Mario Kart sauveur de la Wii U ? Non, plutôt son principal problème. 

 

Certes, l'innovation demeure l'ADN de la marque. Mais elle s'est lourdement trompée en pariant sur un pad tactile et sur du gameplay asymétrique, qui n'intéressent absolument personne. Dès lors, il faut chercher ailleurs, envisager d'autres solutions, faire table rase. La réalité virtuelle ? Sony a emboîté le pas à l'Oculus, pourquoi ne pas également s'engouffrer dans ce qui s'annonce comme la prochaine grosse révolution du jeu vidéo ? Pourquoi ne pas se retrousser les manches et proposer, enfin, une plateforme de jeu en ligne digne de ce nom ? Pourquoi ne pas oser la création de nouvelles licences, pour surprendre son public comme autrefois ?

Nintendo doit s'aligner sur les standards de son époque, plutôt que de réfléchir seul dans son coin à comment divertir le petit Victor, tata Louise ou pépé Denis. La compagnie japonaise doit se replacer au coeur de l'industrie et des débats, réintégrer l'E3, changer son mode de communication. Assez du politiquement correct et de ces Nintendo Direct cheapos qui ne parlent qu'aux fans les plus absolus de la marque. C'est toute une stratégie planplan et éculée que la firme de Kyoto doit redéfinir pour retrouver un élan salvateur. Car pendant que le monde et les joueurs avancent, Nintendo reste dans sa bulle à plancher sur le nouveau Mario Kart. Et on sait tous que cela ne peut plus continuer ainsi. 

 

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Microsoft

Cet article fait suite à "Là où Sony a tout à gagner"

Sur cette génération, Microsoft a largement gagné son pari. Près de 80 millions de Xbox 360 écoulées, une crédibilité confirmée (malgré le scandale des RROD), une première place incontestée sur le premier marché mondial (USA) et une plateforme de jeu en ligne plébiscitée par les gamers. La prochaine Xbox peut être la machine qui permettra au géant de Redmond d'enfoncer définitivement le clou... ou de voir son élan stoppé net.

Pourquoi le vent tournerait-il en faveur de la concurrence, et notamment de Sony? Tout d'abord parce que Microsoft ne bénéficie plus des circonstances favorables de la précédente génération. La prochaine Xbox ne sortira pas avec un an d'avance sur sa rivale (un avantage qui fut déterminant). Elle ne devrait pas non plus compter sur un prix plus avantageux, Sony ayant (on l'espère) retenu les leçons du passé. Ce second point apparaît plus important encore dans un contexte de crise où la comparaison des prix est devenu un sport international. On notera d'ailleurs que si Sony confirme la gratuité du PSN avec la PS4, de nouveaux joueurs seront peut-être tentés de s'affranchir du online payant de la Xbox. 

 

Une infinité de doutes planent sur l'avenir de la Xbox

 

Par ailleurs, la stratégie mise en place par MS en fin de génération dernière avec Kinect pour prolonger la durée de vie de la Xbox 360, pourrait lui porter préjudice en début de nouvelle. Les gamers, principaux acheteurs de consoles à leur lancement, sont-ils réellement intéressés par cette technologie à reconnaissance de mouvement, même plus aboutie? Adhèrent-ils à cette image lisse et grand public que la firme souhaite donner à sa division jeux vidéo? Pas sûr, d'autant que les rumeurs d'un Kinect toujours en "veille", tout comme d'une console connectée en permanence, alimentent un buzz extrêmement négatif depuis plusieurs mois. Et c'est sans compter l'accueil glacial qu'ont réservé les utilisateurs PC au très controversé Windows 8, pourtant au coeur de l'écosystème Microsoft des années à venir. 

Si l'ambition de l'entreprise américaine est avant tout de proposer une plateforme de contenus, centrée sur l'entertainment (et dont le jeu vidéo ne serait qu'une des ramifications), cette vision correspond-elle réellement aux besoins du joueur lambda, pressé d'assouvir ses pulsions vidéoludiques? Quid des principales licences associées à la marque, et dont plusieurs ont montré de nets signes d'essoufflement ces dernières années (Fable, Gears of Wars, voire Halo), alors que dans le même temps Sony a multiplié les nouvelles licences et exclus de qualité? Sur cette nouvelle génération, les compteurs sont remis à zéro, la fidélité des joueurs à leur camp ne tient plus qu'à un fil. Un faux pas, ou au contraire un avantage concurrentiel déterminant (prix, innovation, exclusivité...), et tout peut basculer. A Microsoft de ne pas tomber dans l'excès de confiance, comme le Sony du milieu des années 2000. Car plus que jamais dans cette industrie, rien n'est jamais acquis. 

 

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Sony

Cette nuit, Sony a comme prévu officialisé sa PlayStation 4, et lancé son opération reconquête en présentant les caractéristiques et atouts de sa nouvelle console flagship

Pourtant, le constructeur n'a pas souhaité dévoiler le design de cette dernière, préférant insister sur la DualShock 4, le hardware, et les nouveaux services induits par l'orientation cloud gaming de la marque. Cette démarche ne vous rappelle rien? Nintendo a agi exactement de la même manière lors de l'officialisation de la Wii U, mettant principalement en avant le Gamepad, pour reléguer la console elle-même dans l'ombre et l'anonymat. En quoi cette stratégie de communication, qui dans le cas de la firme au plombier, a semé une grande confusion dans l'esprit des consommateurs, constitue-t-elle une erreur?

 

La PS4, une console fantôme

 

D'une part, le design d'une console est le premier vecteur de son identité. Ce qui ne constitue qu'une enveloppe de plastique est source de bien des fantasmes, voire oriente certains choix. Présenter une console pour la première fois, ce n'est pas faire défiler des graphiques, des démos techniques ou des promesses. Les professionnels, le public, les initiés comme les néophytes, ont besoin de VOIR la machine, de s'en faire une première impression subjective, d'apprivoiser la rupture à venir. 

Ce moment où les projecteurs s'affolent, où la foule retient son souffle, génère beaucoup d'excitation et de réactions. Il n'indiffère jamais. En laissant le design de la PS4 dans l'ombre, Sony voulait sans doute crier au monde entier "Regardez tout ce qu'on offre. La PS4, c'est bien plus qu'une console". Or où est-elle cette console fantôme, faisant pourtant tourner une démo de Killzone? Le message involontaire lancé par la marque japonaise fut tout autre. "Nous ne sommes pas prêts". Ce qui apparaît naturellement en total décalage avec le "Coming holiday 2013" de conclusion, indiquant que la PS4 n'est plus qu'à quelques mois de son lancement. Bien loin de la dynamique escomptée, on pourrait presque parler de faux départ. 

Bien sûr, plusieurs raisons peuvent expliquer ce choix discutable. La volonté de conserver des atouts pour l'incontournable E3, de ne pas enterrer la PS3 trop vite, elle qui a encore beaucoup à offrir cette année, ou de ne pas trop en montrer à Microsoft, dont les intentions restent pour le moment incertaines. Mais incontestablement, la frustration de ne pas découvrir à quoi ressemble la PlayStation 4, a grandement contribué à faire de cette première conférence dédiée un moment amer et inachevé, bien loin de l'enthousiasme qui prévalait il y a encore quelques jours. 

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Sony

La situation de Sony sur cette génération a tout du vrai paradoxe. Avec sa PlayStation 3, le géant japonais a connu fiasco (au lancement), désillusions (en perdant son leadership), et "solitude" (en voyant filer de nombreuses exclusivités, et le soutien sans faille de certains de ses partenaires). Difficile d'être à cette place peu enviable du géant déchu, qui rame contre vents et marées pour recoller à un succès fuyant (selon toute vraisemblance cette place devrait bientôt revenir à Nintendo). 

Pourtant, cette situation délicate a clairement évolué dans un sens favorable au fil des ans. D'abord chahutée et largement distancée, la PS3 a peu à peu fait son retard dans les charts. Surtout, Sony a patiemment reconstruit sa crédibilité en misant sur le talent, ajoutant des exclus cousues de fil d'or à son escarcelle, telles que les Uncharted, Heavy Rain, Journey ou bien encore Ni no Kuni. Sony est toujours resté droit dans ses bottes, et fidèle à son coeur de cible, les gamers. Ce sont eux qui font et défont les succès, qui mettent la main au porte-monnaie. En ne les écoutant plus, on se prive du soutien le plus durable. 

 

L'opération reconquête est lancée

 

Pour sa prochaine console, que l'on suppose sur les rails pour une sortie en fin d'année, l'entreprise encore fragilisée par des années de vaches maigres ne peut ignorer ce qui faillit la mener à sa perte six ans plus tôt. De l'arrogance bien mal placée, un positionnement marketing élitiste et déconnecté de toute réalité du marché, et une machine peu pratique sur laquelle travailler pour les développeurs. La foudre ne frappe jamais deux fois au même endroit, paraît-il. 

En améliorant encore sa plateforme online, en proposant une console abordable mais crédible technologiquement parlant (cet équilibre prix/puissance est tellement délicat à trouver en début de cycle) et en continuant de parier sur le jeu vidéo au sens noble, plutôt que de vagues nouveaux concepts ephémères, Sony peut être le grand gagnant de la génération à venir. Cette reconquête sera d'autant plus facilitée que la concurrence n'est pas à l'abri d'un faux pas. Ce sera l'objet d'un prochain article. 

 

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Édito

Business et jeu ne s'opposent pas. Un éditeur, quel qu'il soit, joue sa survie sur la réussite de ses jeux. Les bénéfices qu'il génère, ce sont les jeux qu'il produira demain. De multiples mécanismes et décisions favorisent le succès ou l'échec d'un jeu (qualité, timing de sortie, marketing, choix de la plateforme, du genre...), et c'est précisément ce dont il sera question dans ce blog. Je reviendrai sur l'actu du secteur, le quotidien stratégique et financier des éditeurs/constructeurs, mais aussi sur certains coups de coeur qui rythment ma vie de joueur. Bonne lecture à tous!

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