Le Blog de Fumble

Par Fumble Blog créé le 19/08/10 Mis à jour le 17/12/14 à 09h38

L'antre du Troll, le puits de l'ignorance, l'abîme du je m'en foutisme, l'antichambre de la procrastination, le labyrinthe du sarcasme, le caveau de l'anti-héros, le bar de l'ennui, au début elle est froide, mais après, ça va...

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Catégorie : Prof Fumble a toujours quelque chose à dire

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Gameblog, c'est bien, mais il n'y a pas que ça dans la vie. Faut aller faire le zouave ailleurs. C'est pourquoi j'ai accepté d'aller essuyer les platres de la première émission youtube de La Bonne Fée, avec @TheFreedomFries (ex PC jeux et vieux baroudeur du métier) et @LirycSama de Game Inferno, pour vous parler de RPG.

Bon c'était surtout une bonne occasion de boire de coups, mais il y a aussi à manger dans ces DEUX HEURES d'enregistrement, montées à la hache avec un son dégueux. On s'en fout, c'est roots, on se marre bien, on dit plein de trucs 'achement intéressants, on digresse comme des porcs, etc.

Je vous colle les deux vidéos ici. Vous pouvez commenter sur @LBF_LaBonneFée ou/et @magicalypse. Profitez-en tant que c'est chaleureux et bordélique comme un vieux Droit de Réponse, et avant que La Bonne Fée ne devienne mainstream avec des  gros moyens sur TF1 ou un truc comme ça.

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Trouverez-vous la formule magique pour installer Ni No Kuni version numérique sur votre PS3 ?

On est vendredi soir, ma fille piaille d'impatience. Elle veut jouer à Ni No Kuni. Ca fait une semaine qu'elle en parle, depuis que je lui ai montré le trailer. Moi ça fait deux ans que je l'attends, mais ça j'ai l'habitude. Le jeu a été précommandé en version numérique pour 60 euros et ses 6 Go téléchargés sur le PSN - rapidement pour une fois ! - durant la semaine. Elle est pas belle la vie ? Non, elle n'est pas belle...

"Les données du jeu n'ont pas été installées correctement", voilà le message d'erreur de la PS3 lorsque l'on tente de lancer Ni No Kuni. Ah, bon, les aléas du jeu vidéo... Faudra bien que ma fille s'habitue. Un rapide coup d'oeil sur le net m'informe qu'il existe un problème de fichier, une confusion de la part de Sony, ou Level 5, qui sait... Bref, il faut re-télécharger le bousin. Bon. Je supprime les 6 Go de mon disque dur pour reprendre à zéro.

Je vais voir sur le PSN. Marrant il semble que pour reprendre le jeu, il faut racheter le jeu pour 0 euros. Qu'est-ce que c'est bien fait. On valide tout ça et... Ah oui, c'est 16 Go maintenant, ç'est probablement mieux. C'est surtout plus long... Et je ne vous parle pas de l'installation d'une demi-heure ensuite.

Fin de l'installation, le fichier disparaît, pas d'icône de lancement dans "mes jeux". Mais ? Mais?  Qu'est-ce que c'est que ce bordel ?! L'énervement monte d'un cran. Je relance un téléchargement (16 Go bim) et je passe sur le fil de discussion des forums Playstation Network où l'on cause de ce problème de fichier (pas facile à trouver ce fil, au demeurant...)

On est vendredi soir, pas de nouvelles des gens de PlayStation, sauf un dernier message vers 16h indiquant que le bon fichier a été mis en ligne et que tout fonctionne.

"Pour ceux qui ont déjà acheté le contenu, il vous suffit de retourner sur le PlayStation Store et de le retélécharger gratuitement." 

Ben apparemment non ! Pas d'aide depuis, les employés ont du partir en week end, forts de leur incompétence. De nombreux problèmes avaient eu lieu à la sortie de la version US, donc c'était pas la peine de mettre une permanence pour vérifier que tout se passe bien en Europe je suppose ? De loin, je pensais que le problème aux USA est différent du nôtre, mais je me trompais, ce qui, on va le voir, va s'avérer encore pire pour la réputation de Sony.

Deuxième installation de 16 Go. Meme souci. Mais je remarque tout de même que le fichier se trouve dans le répertoire de données de contenu. Je peux rien faire avec à part le supprimer, donc ca ne m'avance guère. Que faire ? On efface... 

Sur le PSN, la page de Ni No Kuni annonce un fichier de 21,7 Go. Ah. Bien. Euh. Je tente de télécharger, un peu flippé par l'interface qui me demande 59,99 euros encore, mais en fait non, ca ne compte pas. Faut juste le deviner. Le téléchargement lancé fait 6 Go... *soupir*. Bon, il est 1h du mat, je laisse ça tourner, on verra demain.

Samedi 2 février. Youpi, on installe 6 Go, ça ne marche pas, "Les données du jeu n'ont pas été installées correctement". Plusieurs personnes on le même problème que moi sur le fil de discussion du forum PSN. Ah mais que vois-je, le début d'une solution ? De l'aide ? N'allez pas rêver, Sony dort toujours, il s'agit d'un joueur qui pointe vers le problème des USA : il faudrait les deux fichiers pour lancer le jeu correctement. Mais oui, 6+ 16 = 22, comment n'y ai-je pas pensé plus tôt ! Je ne savais pas que Ni No Kuni était un puzzle game qui démarrait avant le jeu ! Quel talent Sony, ça c'est du meta-gaming ! 

Les messages sur le forum anglais qui précisent ce problème datent du 31 janvier 2013. AVANT LE LANCEMENT OFFICIEL. Toujours pas un mot de Sony ? Il ne lisent pas leur forums ? Ils devraient, peut être ! 

Je laisse donc mes 6 Go installés et je repasse pars le PSN. Ah tiens, il me propose un fichier de 16Go, c'est magique ! Et c'est toujours aussi long. 

Une éternité après, tout est installé. Même les petits DLC, et pourtant j'ai flippé de les prendre, au cas où ça fasse tout planter. Mais c'est bon, ça se lance. On va enfin pour jouer un peu, mais quelle galère. Merci à la communauté, et honte à Sony. 

Autant vous dire, qu'avant d'aller jouer à Ni No Kuni, je me permet de dire à Sony que ma cote de confiance est tombée bien en dessous du zéro absolu après ce fiasco. Je n'acheterai plus jamais aucun jeu sur le PSN, c'est certain. Et je vais me faire un malin plaisir à rappeler votre incompétence à chaque occasion. Ce sera ma petite vengeance mesquine à moi. 

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Connaissez-vous The Trenches ? C'est la question que je me suis posé en allant voir ma dose de webcomics quotidienne. Je ne me la suis pas posée à moi-même, car depuis le temps, je me tutoies, mais plutôt à vous, lecteurs de Gameblog. Un peu comme si vous êtiez à côté de moi, là, dans ma tête*. C'est effrayant, mais ce n'est pas le sujet. Cette question, elle n'est pas facile à se poser. C'est un peu comme se demander s'il est raisonnable de manger deux tablettes de chocolat par jour : c'est évident pour certains, et beaucoup moins pour d'autres. Du coup, je me suis dit : peut-être qu'ils ne connaissent pas.

Trenches est donc un webcomic écrit et dessiné par Mike Krahulic, Jerry Holkins et Scott Kurtz, c'est à dire les auteurs des fameux webcomics Penny Arcade et Player versus Player. Deux épisodes par semaines racontent les histoires d'un mec qui se retrouve dans une boite de Quality Assurance pour jeux vidéo parce qu'il ne trouve rien ailleurs malgré ses diplomes. Il va donc découvrir les joies du travail de testeurs. Pas ceux qui bossent dans les magazines, ceux qui répertorient le maximum de bugs d'un titre pour que les développeurs puissent en corriger quelques-un avant que le marketing ne balance la version gold sur le marché. 

La BD est assez drôle, mais le mieux, ce sont les textes qui accompagnent chaque mise à jour : ce sont des témoignages anonymes de véritables testeurs venant de tous horizons, et les histoires qu'ils racontent sont très intéressantes à chaque fois. C'est parfois marrant, parfois triste, parfois attérant... Cela lève le voile sur cet aspect du developpement où l'on trouve le meilleur comme le pire. 

Mais assez parlé, voici le lien : The Trenches, c'est en anglais forcément, et la série a commencé assez récemment, donc ça ne prend pas une semaine pour tout rattraper. Si vous pouvez, c'est à lire, vraiment.  

 

*J'ai pas toujours la tête bien sur les épaules...

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Prof Fumble a toujours quelque chose à dire

un an après son voyage dans l'espace, Richard Garriott se prépare à sortir un documentaire sur cette incroyable aventure. Dans les salles de cinéma (quelques unes aux states) et en vidéo à la demande. Ca peut être intéressant, le bonhomme étant fou à lier de manière générale. Je me demande s'il a fait coucou à NCsoft de là haut. Probable qu'il prépare un deuxième voyage avec les sous gagnés lors du procès.

Richard Garriott, alias Lord British, reste le papa de la série Ultima, qui mériterait de revenir sur le devant de la scène, mais pas tout de suite. Seulement quand Obsidian saura programmer.

Le trailer de Man on a Mission :

Voir aussi

Groupes : 
Ultima
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Prof Fumble a toujours quelque chose à dire

Suite à cette histoire, relayée via Twitter par l'incontournable (de plus en plus incontournable d'ailleurs, vu le tour de taille) Pipomantis, voici un demotivator qui pourrait s'avérer utile à bon nombre d'entre nous. A utliser sans modération.

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Avec les online pass, les éditeurs de jeux vidéo cherchent à maitriser les ventes d'occasion. C'est une super idée, les autres produits culturels devraient faire pareil ! Non ?

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Et paf, une GamesCom de plus ! Toujours aussi crevant, et je ne me fais plus tout jeune. C'était cool de croiser plein de gens, moins cool d'en rater plein d'autres, mais on aura d'autres occasions. En attendant, voici la liste des Fumble d'Or décernés par moi même pour cette édition 2011 (attention, c'est très solennel) :

Fumble d'Or du secret bien gardé et du marketing osé : Wildstar

Fumble d'Or des mecs qui m'auront fait courir pour les retrouver : Brain Candy (pour Fray)

Fumble d'Or du Teasing de ba**** (et prix du meilleur presskit aussi) : Dontnod avec Adrift.

Fumble d'Or du jeu du salon, de l'année, de ma vie : Guild Wars 2

Fumble d'Or des mecs qui pourrait réussir l'exploit de sortir un MMO crossmedia sur Xbox360, PS3 et PC en mettant un gros bras d'honneur à tout le monde : Trion avec Defiance.

Fumble d'Or de la meilleure bouffe salée sur un stand business : le stand Flashpoint (où loge NCsoft), comme chaque année.

Fumble d'Or du gros con : le mec au stand public The Secret World qui m'a dit que "non, la journée presse c'était hier", quand j'ai demandé si je pourrai passer devant la file pour voir le raid joué en live par 5 mecs toutes les demi-heures. Je ne peux pas faire la queue. Je ne peux pas attendre. J'ai trop de taf. Tant pis. Merci EA, merci Funcom.

Fumble d'Or de la meilleure bouffe sucrée sur un stand business : les donuts de Blizzard.

Fumble d'Or du MMO F2P qui devrait arrêter de proposer autant de features originales et dingues parce que j'ai plus de place pour noter là : Age of Wulin chez Gpotato.

Fumble d'Or du sexisme assumé : Nival avec Prime World.

Fumble d'Or du taxi qui fait peur : l'afghan qui nous demande comment on dit "fuck you" en francais et ce qu'on pense du 11 septembre (taré, mais très sympa au final)

Fumble d'Or du WTF total : avoir croisé Richard Garriott à l'hôtel Ibis de la gare de Cologne où Gameblog créchait. Destination Games cherche des financements, les amis. Et vite.

Fumble d'Or de la soirée qu'on a raté : World of Tank, le jeudi soir. Faut dire qu'on était mort. Encore un F2P dont il faut que je parle ça... Quel masse de boulot.

Prix du goodies : aucun cette année. C'était tout pourri. Merci quand même à Nival et Fishing Cactus (creatures 4) pour les deux petits trucs qui feront plaisir à ma fille. Niveau Tshirt : le quasi-néant. Où va le monde ? Comment vais-je m'habiller ?

Fumble d'Or du jeu inconnu dont j'ai entendu deux fois du bien sans trouver le temps d'aller le voir : Dragon Commander, chez Larian Studios.

Fumble d'Or des cartes de visite débiles : l'équipe de Canard PC. Mais qu'ils sont cons :) (edit : voir les cartes ici !)

Fumble d'Or du stand public : EA, dont chaque jeu possédait un stand aussi grand qu'un stand éditeur normal complet avec tous ses jeux. Dites les gars, si vous voulez un hall à vous tout seul, vous le dites hein.

Fumble d'Or de la fatigue : Je me le décerne à moi, qui l'aie bien mérité, du début à la fin de cette convention. Dodo !

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Prof Fumble a toujours quelque chose à dire

Je ne vais pas vous apprendre ce qu'est un buzz sur le net, sûrement pas sur Gameblog où l'on passe notre temps (entre deux news de jeu) à balancer des vidéos, des photos et des liens idiots pour amuser la galerie. Vous ne serez donc pas surpris si je vous dis que les annonces farfelues d'un certain Dauteuille, postées sur Leboncoin.fr, ont rapidement fait le tour du net pour faire ricaner dans les chaumières numériques. Vous en avez probablement déjà lu au moins une, peut être même toutes. Je vais d'ailleurs vous donner les liens, mais pas uniquement... Pour le coup, la curiosité m'a poussé à aller un peu plus loin. Voici donc une interview (exclusive !) de l'auteur des annonces :

Portant pour vêtements (ou jambon à sécher), magnifique fauteuil scandinave, Pouf cubique d'origine nordique, perroquet (muet), support pour tuyau d'aspirateur ou gros serpent, table de camping ou rando (en marbre), coffre (de toi?), table sculptée invisible sur tréteaux, scène alpestre à l'orientale, chaise(s) historique(s), applique co(s)mique, steppeur (et sans reproches), miroir (basse définition), bureau blanc (accélérateur de scolarité).

Fumble : Pour commencer, que pouvez-vous nous dire sur vous ? Je vois que vous travaillez pour Publicis, vous êtes dans la création publicitaire ? Les annonces, c'est juste pour le fun ou c'est un exercice de style ?
Dauteuille : Je suis directeur de création dans une agence de communication à Annecy. La recherche d'idées, de formulations est donc au coeur de mon métier. Mais la rédaction de ces petites annonces est plutôt un dérivatif, car l'écriture est aussi mon "jardin secret". Initialement, j'ai tout simplement voulu vendre un fauteuil. En rédigeant l'annonce, j'ai eu un réflexe sans doute dû à une déformation professionnelle. Je me suis demandé comment rendre intéressant un objet d'une telle banalité (n'en déplaise à nos amis d'Ikea). J'ai donc tourné en dérision le design, la galère du montage des meubles suédois, les boulettes de renne dans le magasin... Le lendemain, le fauteuil était vendu (j'en ai un autre, le même, à nouveau en vente). Mais surtout de nombreuses personnes m'avaient écrit, uniquement pour me dire leur plaisir à découvrir ce texte insolite. Aussitôt je me suis attelé à la rédaction de deux, trois, quatre autres annonces. J'ai à chaque fois averti de cette "parution" les premiers amateurs qui s'étaient manifestés.
Chaque fois, il s'agissait bel et bien d'un objet réel, car, sans cela, l'exercice d'écriture n'aurait plus de sens. J'ai aussi vendu un objet qui m'était confié.

Fumble : Vos annonces sont empreintes d'absurde et de poésie, quelles sont vos références en matière d'humour ? Des conseils de lectures pour nos lecteurs ?
Dauteuille : De fil en aiguille, il s'est dégagé un style à travers les différentes annonces, et j'ai eu le plaisir de recevoir des mails d'amateurs d'écriture, qui y voyaient une sorte de feuilleton. Beaucoup ont évoqué mes auteurs favoris (en tout cas dans le domaine de l'humour) : Pierre Dac, Queneau, Desproges, Devos... sans oublier en BD le grand Gotlib. On ne pouvait me faire davantage plaisir. Pour ma part, j'ai des goûts assez éclectiques en littérature, puisque j'adore aussi Proust par exemple, mais je déconseille son style pour rédiger une petite annonce ou un télégramme. En général, j'aime les "formats courts" comme les nouvelles. Des conseils de lecture ? La place me manque pour le faire, je vais forcément être arbitraire. Pour ceux qui recherchent à la fois l'humour et la poésie, je conseille les merveilleuses chroniques du danois Jörn Riel, où se mêlent racontars hilarants et description nostalgique d'une civilisation, celle des Inuits. (lire par exemple "un safari arctique")
John Fante, écrivain américain des années 50 maîtrise aussi ce cocktail "dérision/émotion" ( par exemple dans "Plein de vie"), ou plus près de nous l'anglais David Lodge ("Pensées secrètes"... ou tous ses autres livres). 

Fumble : Vous vous attendiez à ce qu'elles fassent autant parler d'elles ? 
Dauteuille : J'ai découvert "in vivo" ce qu'était un buzz, mot que l'on emploie souvent dans mon métier, mais dont j'ai soudain constaté les effets concrets... dans ma messagerie. 
Plusieurs internautes ont fait circuler une liste de mes liens (à laquelle ils ajoutaient chaque nouvelle annonce). De loin en loin, un lecteur heureux m'écrivait (en utilisant le lien présent dans l'annonce) pour me témoigner son plaisir.Mais les petits ruisseaux font les grandes rivières.  Pour une proposition d'achat, je recevais dix, vingt, cent mails ne parlant que de la description de l'objet. Après avoir stagné à une centaine de mails par jour durant deux semaines, le phénomène s'est emballé. La semaine dernière, plus de 600 mails me sont parvenus dans la journée... Jusqu'à présent, j'ai essayé de lire chaque message, mais c'est très "chronophage"...

Fumble : Quel genre de retour avez-vous eu ?
Dauteuille : Après le plaisir d'écrire, j'ai eu le plaisir de lire. Non seulement ces milliers de mails constituent une "vague de sympathie" formidable, mais parmi eux, je trouve des dizaines de messages très drôles, touchants, émouvants. J'ai eu la surprise de retrouver mes annonces sur des blogs ou des sites aussi différents que ceux des motards, des cavaliers spécialisés dans les chevaux arabes, des maquettistes, des pêcheurs, des tricoteuses, des musiciens, des sites littéraires... Un instituteur utilise mes annonces pour des leçons en CM2 et m'envoie un résumé de chaque séance, avec les textes de ses élèves, c'est formidable ! 
On touche du doigt la rapidité de propagation d'internet : une enseignante de Wallis et Futuna se met en contact avec cet instituteur, un breton m'écrit après avoir reçu les liens du Québec, je reçois des nouvelles de Martinique, de Belgique, de Suisse et des quatre "bons coins" de la France. Chaque ouverture de ma messagerie me réserve des surprises... mais m'effraie un peu devant le travail de dépouillement. D'autant plus que l'on me réclame "une annonce par semaine", ce qui prend du temps.
Difficile de se renouveler, même si mon grenier contient encore quelques "pièces rares..." De plus, la photo joue un rôle dans l'annonce et mérite d'être faite avec soin...

Fumble : Est-ce que vous écrivez d'autres choses ? Et allez-vous continuer à écrire des annonces longtemps ? Avec suffisamment de matériel, cela pourrait faire un petit livre sympathique, non ?
Dauteuille : J'ai été publié une fois, dans un concours de nouvelles policières, aux éditions du Seuil. J'avais glissé une bonne rasade d'humour dans une histoire plutôt "gore" (on retrouvait une victime disséminée dans des bocaux de foie gras, en pleine période de réveillon) J'essaie d'écrire des chroniques et des sketchs, et si ces annonces me permettaient de les proposer à des comédiens, j'en serais ravi. Quant à un recueil, on vient de me le proposer... il va donc falloir que je vende tous mes objets !  

Merci à M.Dauteuille pour son temps et ses réponses !

UPDATEun recueil est sorti chez Flammarion, sous le titre "La collection". Il renferme TOUTES les annonces, même les disparues du net + plusieurs textes inédits. Vous pouvez le trouver dans votre librairie, sur Amazon ou même chez Le Bon Coin, bien entendu :) 


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Je sors d'une avant première d'Arrietty, le petit monde des chapardeurs (en VF, on ne fait pas toujours ce qu'on veut dans la vie), et bien... mouais.

Sous une maison de la banlieue de Tokyo (assez loin du centre pour qu'il y ait un chemin de terre à la Totoro et un grand jardin planqué dans la nature, autant vous dire que ça fait loin...), vit une famille de petit être : le père, la mère et la fille Arrietty. Ils survivent en volant le strict nécessaire aux humains de la maison, une vieille dame et sa bonne. Un jeune garçon, neuveu de la vieille, arrive pour se reposer en vue d'une opération chirurgicale importante. A peine a-t-il fait deux pas dans le jardin qu'il gaule Arrietty en train de gambader dans les plantes vertes.

« Ah ! » Se dit-on, « c'est rapide à se mettre en place, il va se passer des trucs ! » Et en fait, non. Ghibli semble avoir voulu retrouver le calme et la magie de Totoro, mais en fait tout est beaucoup trop lent. C'est à dire qu'il n'y pas de longueurs à proprement parler, mais chaque scène dure un poil de trop. Le scénar n'a pas vraiment d'importance, il s'agit plus de découvrir un univers particulier et des personnages (parfois sous exploités), mais ils auraient pu condenser un peu tout ça sans faire de mal. On notera quelques scènes tout de même très inutiles, comme un dialogue moralisateur complètement à côté de la plaque.

Arrietty est donc une sorte de retour aux sources, mais qui ne possède pas la fraicheur d'un Kiki, ni le merveilleux de Totoro. C'est joli, sympa, mais pas inoubliable...

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Édito

Ex pigiste de Gameblog de 2010 à 2014 ! J'en ai écrit des conneries ! (et dites aussi)

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