Le Blog de Fabien

Par Fabien25 Blog créé le 23/02/14 Mis à jour le 13/03/14 à 11h32

25 ans de jeux vidéos dans les pattes, esprit critique, je reviendrais ici sur mes souvenirs de gamer, sur le marché du jeux vidéo aujourd'hui.

Ajouter aux favoris
Signaler
(Jeu vidéo)

 

blogueur-ecrivain

Question un peu provocatrice je dois bien l'avouer mais c'est hélas un constat implaccable. Alors que la moyenne d'âge des joueurs est de 35 ans, on a toujours cette impression que nous grandissons, vieillissons mais que les jeux stagnent inlassablement dans la médiocrité scénaristique, incapable de proposer une aventure ambitieuse, un scénario un minimum construit, tout semble se baser sur "avance, tir et on t'expliquera pourquoi".

Le RPG :  Sauver le monde

image

Un héros orphelin,  un peu marginal, rebelle ou bien timide, se voit tout à coup, l'élu capable de détruire une armée de monstres,  des méchants sans scrupules qui profitent de la misère, et qui en plus doit délivrer la fille du roi gentil retenue en otage dans les griffes de l'instigateur machiavélique de toute cette trame qui doit mener bien entendu à la destruction du monde.

Allez, on doit être à 90% des scénarios de RPG japonais.

On peut prendre par exemple la série la plus connue Zelda, depuis 25 ans, on incarne le héros d'Hyrule qui doit sauver une princesse d'un méchant qui souhaite détruire le monde, ça n'empêche pas les joueurs de se ruer à chaque sortie alors qu'on sait exactement ce qu'il va se passer d'un bout à l'autre. 

 

Action/Aventure : Se venger

 

max_payne_title_wallpaper-HD

Ryse, Red Dead Redemption, Max Payne, Castelvania, Dishonored, God of War, je pourrais continuer la liste pendant un bon moment.

Pour faire simple, le héros doit se venger, il a perdu dans 95% des cas sa fiancé, sa femme, ses enfants, quoi de plus simple qu'en mettant en place la trame tournant autour d'un drame familial qui entraîne une vengeance, on traverse donc des niveaux en tuant tous les méchants qui nous ont fait du mal, entrecoupés de cinématiques qui reviennent dans le passé des bons moments vécus tous ensemble, aujourd'hui, tout n'est plus que sang et solitude...

Dans RDR, John Marston veut se venger de son ancien gang

Dans Assassin's Creed, Altair va se venger de la multinationale qui veut changer le monde

Dans Max Payne, Max va se venger des méchants qui ont tué sa femme et son fils.

Dans God Of War, Kratos va se venger des dieux qui l'ont poussé à tuer sa famille

Dans Dishonored, Corvo va se venger de ceux l'ayant accusé du meurtre de la dauphine dy royaume.

 

FPS : Tuer des terroristes qu'ils soient russes, "arabes", on s'en fiche.

 

Là, on fait encore plus simple, on va quand même pas mettre en place un scénario dans un jeu de tir à la première personne, des méchants très méchants, caricaturés avec le méchant qui a toujours une cicatrice parce qu'à l'heure des balles et guerre nucléaire, le méchant a toujours combattu au corps à corps et s'en est sorti.

Il serait idiot d'énumérer la longue liste utilisant ces ficelles, prenons juste le plus emblématique, Call of Duty Modern Warfare, des méchants du Moyen Orient veulent utiliser la bombe nucléaire pour tuer des gens, l'excuse est toute trouvée pour dégommer tout ce qui bouge, pour pas dire autre chose...

 

Les scénarios faussement ambitieux : 

Metal Gear, Bioschock, The Last of Us, Fahrenheit, Heavy Rain, combien de jeux étaient annoncés comme au dessus de la moyenne, mais comme on parle de jeux vidéo, on se retrouve avec un pétard mouillé ?

Le plus symptôme pour moi de l'escroquerie intellectuelle qu'on nous sert pour des jeux qui se veulent "recherchés" est sans aucun doute Heavy Rain. David Cage se veut à part, faire du jeu vidéo, une porte d'entrée vers le grand cinéma intéractif, il accouche de Heavy Rain en 2010 sur PS3. Quel intérêt de proposer un thriller intéractif si le scénario n'a aucun sens et que le véritable tueur en série est Scott Shelby, un enquêteur privé désoeuvré qu'on joue parmi les autres personnages. Pour justifier cette énormité, on va créer une enfance toute faite, alors qu'on mène l'enquête et qu'on a à faire à un tueur sordide, méticuleux, qui fait des origami, l'initiateur se veut être le gros détective tout dégueulasse. Si le scénario ne tient pas du tout c'est que David Cage ne doit rien laisser transparaître du personnage, on atteint la limite de l'exercice, puisque même seul, Scott Shelby fait comme s'il était un gentil détective, ça n'a aucun sens tout simplement.

Metal Gear est aussi ce qui se fait de plus bête en matière de pseudo jeu vidéo avec un scénario aux petits oignons, mais il fait tellement dans la surenchère et le cul cul la praline avec une morale pour enfant de 10 ans sur les méfaits de la guerre et le risque du nucléaire. Si on rajoute les incohérences engendrées par la sortie d'un nouveau MGS, on se retrouve avec un mix de tout ce qui fait le mauvais goût en matière de scénario vidéoludique.

Bioschock est également maître dans ce qui peut être le plus frustrant pour un joueur, pourtant il a toute les cartes en main avec un background exceptionnel, une ambiance unique.

Jack, rescapé d'un crash, on débarque dans le monde crée Rapture par Andrew Ryan, tout est magique, sauf, sauf, sauf, la voix d'Atlas. Et là tout s'écroule, car n'importe quel individu ayant passé un peu de temps à lire de bons romans, comprend très vite que notre personnage est manipulé à travers la découverte de Rapture, là encore, le jeu vidéo atteint ses limites, puisqu'on est obligé de "subir" alors qu'on a compris qu'on servait Atlas, extrêmement frustrant pour le joueur.

Les rares exceptions : 


Je vais commencer par la catégorie FPS et prendre Spec Ops The Line, on ne se retrouve pas en pleine guerre mais après, on parcourt alors les niveaux avec des personnages écoeurés des massacres, l'horreur des gaz chimiques, des tortures, l'expérience de jeu se veut unique dans le genre.

Alan Wake : 

Alors bien sûr, ce n'est pas un chef d'oeuvre, mais le speech se veut vraiment atypique pour le secteur du jeu vidéo, pas besoin de broder, voici la trame : 

"Alan Wake est un auteur à succès de thriller policier. Mais, depuis deux ans, il souffre du syndrome de la page blanche. Sa femme Alice décide alors de l'emmener en vacances dans la paisible ville de Bright Falls afin, espère-t-elle, qu'il puisse retrouver l'inspiration et écrire un nouveau livre. Mais lorsque sa femme disparait, le dernier roman d'Alan, un livre d'horreur qu'il ne se souvient pas avoir écrit, prend vie et une force obscure (l'Ombre) prend possession de la population et de tout autre objet. Alan tente de retrouver sa femme et comprendre ce qui lui arrive. "

Sanitarium : Le plus marquant 


Se réveiller dans un asile de fou et chercher qui on est, ça tient en quelques mots et pourtant ce jeu sera marquant pour tous les joueurs justement grâce à ces lignes, une quête identitaire qui amène le joueur en plein cauchemar.

 

Vous l'aurez compris, les jeux vidéo n'ont pas évolué dans leur scénario selon moi depuis 30 ans; à presque 33 ans, aucun scénario me transporte véritablement, avec cette impression que les développeurs imaginent le joueur comme un ado de 14 ans qui n'a jamais été à l'école, ouvert de livre, était au cinéma, reprendre toujours les mêmes ficelles, le backgroung et le "Ouais c'est beau" suffiront à remporter tous les suffrages.

J'écris ces lignes en espérant me tromper et attends beaucoup des prochaines sorties, je me souviens avoir déliré sur la fin de Divinity II par exemple, ému comme un abruti sur le final de FFX, je suis quand même un minimum bon client, mais les graphismes sont loin d'être mon premier critère, peut être une erreur ?

 

 

 

 

 

Ajouter à mes favoris Commenter (18)

Commentaires

Kyalie
Signaler
Kyalie

Ouais enfin il en manque pas mal. Sans parler des jeux indés (catégorie dans laquelle on a de belles petites perles) j'ai déjà en tête : Silent Hill 2, Radiant Historia, Nier pour ne citer qu'eux (et j'ai pas envie de réfléchir plus que ça xD)

Le scénario de Nier est complètement foireux,

Spoiler

Sans compter tout ce qu'on nous dit sur la terre qui est stérile et les ombres qui massacrent les gens, ça ne se ressent presque jamais en jeu : les marchands vendent un paquet de trucs, on peut faire pousser son potager, les gens voyagent plutôt que de rester terrés chez eux... la seule exception à cela étant l'Aire où pourtant c'est le seul endroit où les gens n'ont rien à craindre des Ombres.

De même qu'on a des histoires d'Ombres qui prennent possession de corps, qui sont conscientes et capables d'être comprises par les humains, mais qui sont tout de même fondamentalement mauvaises (dans une quête annexe à Façade).

Fabien25
Signaler
Fabien25
@Kelun. Tu résumes mon article de manière encore plus forte, évidemment y aurait davantage à dire, j'ai "survolé" le sujet, mais on est d'accord sur une chose, les scénaristes de jv n'ont aucune raison de se forcer la main, à partir du moment où le scénario n'est pas pris en compte dans le ressenti d'un jeu, et les tests effectués.
Ryuukusan
Signaler
Ryuukusan
@Kelun : AMEN !
Kelun
Signaler
Kelun

aucun scénario me transporte véritable, avec cette impression que les développeurs imaginent le joueur comme un ado de 14 ans qui n'a jamais été à l'école, ouvert de livre, était au cinéma, reprendre toujours les mêmes ficelles, le backgroung et le "Ouais c'est beau" suffiront à remporter tous les suffrages.

 

Tu réponds toi-même à la question.

 

La majorité des joueurs sont comme dans ton exemple, ils ne lisent pas, ne jouent qu'à des jeux noter 4/5 étoiles ou à deux jeux par an, ne regarde que des films ou séries qu'on leurs dit de regarder et en règle général les plus connus, les blockbusters, ne regarde pas de documentaire sur tout et n'importe quoi, ne font pas de recherches sur des termes inconnus et qu'ils viennent d'entendre, etcetcetc..

 

Et après ce genre de joueurs sont aux anges, sont impressionnés par la "qualité" des scénarios de Last of Us, de la trilogie FF13, de Red Dead ou GTA et j'en passe, alors qu'il n'y a rien de plus bas du front.

 

Et en sachant ça, les scénaristes font le minimum syndical.

Monkey King
Signaler
Monkey King
Ouais enfin il en manque pas mal. Sans parler des jeux indés (catégorie dans laquelle on a de belles petites perles) j'ai déjà en tête : Silent Hill 2, Radiant Historia, Nier pour ne citer qu'eux (et j'ai pas envie de réfléchir plus que ça xD)
Kyalie
Signaler
Kyalie

que sont FF X, XIII et tous leurs dérivés, où tout est calibré pour plaire au plus large public et où*, quand on creuse, rien n'a de sens

Je comprends toujours pas ce que t'as contre le scénar d'FFX.

Il est cohérent et parfaitement compréhensible avec des enjeux et des événéments clairs qui jalonnent l'aventure (ce qui est totalement absent d'FF13, oui).

Tu peux trouver Tidus naze, ou même tous les persos en général, mais à mon sens c'est le dernier FF à avoir su équilibrer intrigues personnelles (atermoiements des personnages et évolution psychologie) et intrigue globale (la compréhension intime de la façon dont le monde fonctionne qui permet de désamorcer la situation) et à les avoir liés.

Dans FF13, ce qui fait que ça ne fonctionne pas c'est que l'évolution des personnages est bâtie sur du vent et qu'il n'y a pas d'intrigue concernant le monde ; tout ce qu'il y a à comprendre c'est "l'cie comme Fal'cie, tout le monde a un focus et essaye de s'en défaire", et c'est balancé presque au début du jeu. Aucun twist qui laisse supposer le début d'une solution à part un impalpable "gardons espoir".

Dans FF12, il ne se passe quasiment rien au niveau des personnages et l'intrigue globale est indigeste et insaisissable, obscure.

Dans FF8, l'intrigue globale n'a aucune fluidité, on pose des enjeux qui sont ensuite abandonnés en court de route, on en amène d'autres qui n'ont rien à voir avec la choucroute et ça rend l'évolution des personnages ridicule (au-delà même de savoir si on apprécie ou pas les personnages).

 

 

Dans FFX, l'intrigue globale et les intrigues personnelles sont intimement liées ; Tidus apprend à moins regarder son nombril et à triturer son complexe d'Oedipe, Yuna comprend qu'il ne suffit pas d'être martyre pour changer les choses. Les autres personnages servent plutôt de vecteurs aux thèmes plus globaux ; Rikku c'est l'opposition à un ordre établi qui apparaît comme seul détenteur de la vérité, Wakka c'est celui au contraire qui a du mal à dépasser ce qu'on lui a appris tandis que Lulu est plus apte à se remettre en question, Auron c'est celui qui va guider tout ce petit monde au coeur des vraies problématiques (bon et Kimarhi sert à rien).

 

Quant à l'intrigue globale, elle est très claire. Une guerre en Bevelle et Zanarkand a obligé Yu Yevon meneur de Zanarkand à invoquer l'Ultime Chimère en dernier recours et à préférer faire exister une Zanarkand virtuelle que pas de Zanarkand du tout ; il a fini par s'oublier dans sa tâche, ne conservant que ses envies belliqueuses et l'idée de protéger sa ville virtuelle éternellement, égoïstement.

Yunalesca (sa fille) en profite pour faire de Yu Yevon un dieu et soumettre Bevelle et tout Spira en leur faisant croire qu'un jour, à force de sacrifices pour expier leurs fautes (la disparition de Zanarkand) Sin finira par disparaître.

Le twist c'est bien sûr que l'Ultime Chimère ne sert qu'à ce que Sin fasse peau neuve.

Au bout d'un moment, les gens de Zanarkand finissent pas se lasser de cette fausse vie et cherchent à se révolter contre Yu Yevon en envoyant leurs propres émissaires : d'abord Jecht, ensuite Tidus.

Et la suite on la connaît : Sin n'étant qu'une carapace pour Yu Yevon et les priants de Zanarkand, c'est Yu Yevon qu'il faut taper et mettre fin à sa vendetta éternelle, Yu Yevon qui n'est plus que l'équivalent d'un vieillard sénile - personnellement j'aime bien le dernier combat justement parce que ça fait bien passer cet aspect, faut pas y voir autre chose que l'équivalent de Cloud qui met un Omnislash à Sephiroth, à celui qui est dans sa tête.

 

Tout ça, c'est plutôt bien expliqué dans le jeu (pas plus mal que dans FF7), et on en trouve des échos dans les personnages qui correspondent tous à une facette de ce système mis en place par Yunalesca. Alors oui, même s'il se veut le reflet négatif des héros (celui qui veut se substituer à Yu Yevon et perpétuer un système plutôt que de le détruire) le rôle de Seymour est bancal, mais il fallait bien une menace constante qui jalonne le périple, et on a vu ce que l'absence d'une telle menace donne dans FF8 une fois Edea écartée (laquelle n'avait, elle, aucun objectif personnel, donc c'est encore plus nul).

BlackLabel
Signaler
BlackLabel
Dans RDR, John Marston veut se venger de son ancien gang


Non.
Ashmore
Signaler
Ashmore
Et bien moi dans les jeux vidéos en général je me fou du scénario. Ce qui m'intéresse moi c'est de jouer. Une histoire aussi simple soit elle que d'aller sauver la princesse du vilain méchant très très méchant me suffit du moment que c'est dans un univers cohérent et que ce que l'on essaye de te narrer reste tout aussi cohérent.
ladanettedu94
Signaler
ladanettedu94
M'est avis que tu es resté grandement en surface de MGS.
En surface c'est un nanar Seagalesque bavard et grand guignolesque, mais en creusant il aborde pas mal de concepts non seulement intéressants, mais aussi très bien traités (la fraternité, la compétition que représente l'amour d'un père pour ses enfants, l'hérédité, les gènes...). C'est le cas pour toute la série d'ailleurs, celui qui va le plus loin à la fois dans le bavard et dans le profond étant MGS2. J'aime bien le comparer au film Volte Face de John Woo, qui est parfois hilarant tellement ça va loin mais qui arrive à aborder des thèmes forts, en plus de créer une tension par la simple dramaturgie de situation.

Pareil pour la notion de vengeance, c'est qu'une toile sur laquelle le peintre devra créer de la dramaturgie - désolé pour la répétition - en plus de thèmes intéressants. Je pense pas qu'on puisse appeler la vengeance un "cliché" dans le jeu ou le film d'action, mais plutôt une convention. Les mauvaises oeuvres tombent dedans (au hasard, Heavy Rain), les bonnes oeuvres jouent avec (Max Payne).
Le Gamer aux Mains Carrees
Signaler
Le Gamer aux Mains Carrees
Ha mais tout a été étudié pour qu'il séduise, donc c'est normal qu'il ait eu une telle influence sur toute une génération de joueurs. Moi-même, je l'ai fait sans déplaisir. Mais le fait d'être déjà vieux à ce moment là m'a sauvé la vie. ;)
Fabien25
Signaler
Fabien25
Je suis gêné pour FFX, parce que comme un gamin, j'ai accroché à l'histoire comme pas possible, je sais pas pk, j'ai pas vraiment d''explication^^. Avec plus de temps, j'aurais pu plus davantage développé, effectivement, y a une problématique du jeu japonais qui n'arrive pas à égaler le manga, MGS en est pour moi le symbole, faire d'un navet, un jeu faussement intelligent.
Pour Lord of Shadow, les tests m'ont découragé à y jouer.
Le Gamer aux Mains Carrees
Signaler
Le Gamer aux Mains Carrees
Ben en même temps, y'a plusieurs façons de prendre le joueur pour un abruti. Tu en cites des évidentes, mais quand on voit comment sont écrits mes bêtes noires, pour ne citer qu'elles, que sont FF X, XIII et tous leurs dérivés, où tout est calibré pour plaire au plus large public et où*, quand on creuse, rien n'a de sens, on se rend compte que le problème se situe bien au-delà de ces éléments de façade. Et je remercie Lords of Shadow 2 de l'avoir si bien mis en lumière. :)
Fabien25
Signaler
Fabien25
On est d'accord, je partais de ton exemple de Zelda, on est pour moi au même niveau que les autres exemples que tu cites.
Kyalie
Signaler
Kyalie

C'est surtout que ça prouve que tu juges des jeux à travers un prisme particulier qui ne correspond tout simplement pas à tous les jeux.

On s'en fout du scénar dans un Mario ou un Sonic, tout comme fondamentalement on se fout du scénar d'un Tree of Life, tant qu'à faire des comparaisons.

Y a une différence entre dire "tous les jeux ne sont pas forcément intéressants pour leur scénar" et "aucun jeu vidéo ne devrait faire d'effort quant à son scénario".

Fabien25
Signaler
Fabien25
N'est ce pas étonnant si je prends ta première phrase, de jouer à un jeu sans s'intéresser au scénario ? C'est un peu réducteur pour l'oeuvre vidéoludique, de ce dire au final que le jeu vidéo n'est pas fait pour suivre une bonne histoire mais pour jouer.
Petite précision, je suis un fan de la licence Zelda, pas de quiproquo, je ne cherche pas à critiquer gratuitement, mais si on prend du recul, il est étonnant d'acheter un jeu sans s'intéresser au scénario, on peut imaginer se rendre au cinéma juste pour un titre et avec toujours le même déroulé, on réduit alors le jeu vidéo à pas grand chose à mes yeux.
Kyalie
Signaler
Kyalie
Y a des gens qui jouent à Zelda pour le scénar et non pas seulement pour le jeu ? C'est certainement pas le jeu que j'aurais choisi pour condamner cette tendance des J-RPG.
De plus, ils ne font que reprendre les étapes du monomythe tel que défini par Campbell.
Et le fait que l'environnement, le background, le monde varie souvent beaucoup d'un J-RPG à l'autre, fait qu'on a suvent d'autres thèmes plus fins traités en filigrane qu'il ne faut pas négliger.
Fabien25
Signaler
Fabien25
Ravi que tu rejoignes mon avis, j'ai l'impression bien souvent d'être tout seul à lire les réactions des preview et news, à base de "C'est trop beau, je le veux", combien de jeux kleenex ces dernières années dont on ne garde aucun souvenir ?
On peut aussi s'interroger sur la presse vidéoludique très peu intéressée par le scénario d'un jeu, on peut avoir une vidéo pour parler graphismes, gameplay, sans faire mention du scénar, c'est d'une tristesse...
Exus
Signaler
Exus
Je suis entièrement d'accord avec toi. Pour l'instant ça ne vole pas très haut coté histoire mais comment peut il en être autrement quand on place la 1ere place aux graphismes ? Quand on lis ici ou la que la "next-gen" c'est de meilleurs graphismes et un meilleurs taux de rafraichissement d'images on peux pleurer. Pour moi les vrai jeux next-gen ça sera de vrai bonnes histoires avec, non je ne demande pas d'IA faut pas rêver mais au moins des scripts intelligents pour les pnj.
Le Blog de Fabien

Édito

J'ai commencé avec Rush'n Attack sur NES, on peut donc dire que j'ai vu du pays, j'ai vécu la sortie de Zelda avec la cartouche en or, j'ai eu presque toutes les consoles, j'ai bavé devant la Neo Geo, j'ai halluciné devant Ridge Racer sur la PS1 en importe, j'ai acheté Bio Hazard en PAL pour y jouer en noir et blanc sur une télé de 36 cm, j'ai vraiment joué à "Shenmue".

 

 

J'ai pris de plein fouet l'avènement du jeu en ligne sur 360, j'y ai retrouvé mes sensations sur Unreal, CS.

 

 

Je suis déçu depuis quelques années sur la ressemblance entre tous le jeux, la scène indé se démarque davantage, les grosses productions se basant uniquement sur l'aspect graphique.

Archives

Favoris