Eyrio

Par Eyrio_ Blog créé le 13/01/18 Mis à jour le 07/08/19 à 14h56

Un petit blog perso ou je parle avec plus ou moins de qualité de jeux vidéo un média qui me fascine !

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Catégorie : Test

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Test (Jeu vidéo)

Testé pour PC et PS4

Condition du test : Version commercial sur l’Epic Games Store

Journey faisait partie de ces « jeux indépendants » qui proposait autre chose que soit du pan-pan boum-boum. C’était l’un des premiers jeux à proposer un jeu sous forme de poésie, très calme, très joli. Journey c’était une sensation à sa sortie sur PS3 qui s’est confirmé avec son portage en PS4. Sept ans plus tard, il sort enfin sur PC grâce à Annapurna Interactive, l’occasion parfaite pour découvrir ce grand jeu qui a marqué énormément de gens.

 

 

 

La belle balade

Le premier mot qu’on ressort après avoir terminé cette aventure de 2h, c’est qu’elle est magnifique. C’est 2h proche d’une certaine forme de bonheur, d’autant plus que la version PC profite des améliorations de la version PS4. C’est-à-dire du 1080P et du 60 FPS. On reprochera les quelques rares baisse de framerate sur la version PC, mais rien de grave pour entacher l’expérience. Visuellement Journey est un grand jeu quand on voit le très joli ciel nous accompagnant pendant tout le jeu, quand on voit le sable, quand on voit la neige, quand on est sous une grotte. C’est trois ambiances différentes, avec trois styles différents qui sont bien travaillés. En dehors de l’aspect visuelle, j’avais l’impression de me prendre des minis claques techniquement, quand je voyais le vent soufflant fort et permet d’avoir des tempêtes de sables, des tempêtes de neige, très bien aidé par le gros travail du sound design qui en quelque sorte arrivera à accentuer les tempêtes .

Journey c’est le genre de jeu qui entretiennent très bien le mystère d’un jeu, qui nous amène une réflexion sur ce qu’on voit, à en parler avec d’autres gens et les différentes discussions s’enrichissent, car on ne perçoit pas l’expérience de la même façon et c’est toute la force de Journey. Les autres points forts de Journey c’est sur comment il raconte l’histoire. Quand on commence Journey, on est tout de suite au coeur de l’aventure, on ne connaît pas le mystérieux personnage qu’on incarne, on ne comprend pas forcément le monde qui nous entoure et on ne sait pas ou aller. Beaucoup de jeu se casse la figure sur cet exercice comme Vane cette année qui s’est complètement foiré sur sa narration et qui n’a pas réussi à reprendre le modèle de Journey, qui lui arrive à nous faire comprendre ou aller. Toute la conception du monde est très intelligente, nous donnant quelques indices dans la direction ou aller et ce qu’il faut faire.

Pour ce qui est de la narration, on est sur une narration environnementale qui est sous forme de fresque dans Journey. je trouve que c’est une sorte de narration environnementale assez créative, même si j’avais l’impression que ça n’allait pas au bout, qu’il manquait quelque chose, ce quelque chose qu’avait gris dans ses tableaux, pour que l’histoire arrive à me toucher personnellement. La musique est essentielle dans la compréhension de l’histoire, c’est elle qui nous raconte l’histoire, c’est elle qui nous permet d’avoir des émotions, des émotions complexes. Que ce soit le calme dans le désert, la difficulté avec la neige ou le stress dans une caverne, ce n’est pas les images qui nous le font comprendre, c’est la musique de Austin Wintory, qui après une OST très charmante sur Flower, continue de nous charmer avec l’OST de Journey, même si je trouve qu’il manque ce morceau marquant, qu’on voudrait écouter tous les matins.

À deux c’est mieux 

En jouant à Journey, il y a un sentiment de liberté, même si on a de plus en plus de jeu du même style que Journey, il est toujours agréable de se lancer dans ce genre de jeu, d’être livré à nous-mêmes, sans avoir un tutoriel envahissant, sans un HUD qui pour moi est un frein à l’immersion, sans penser à la mécanique de la mort ou sans être bloqué bêtement à une énigme. C’est vraiment ce qui caractérise Journey, c’est un jeu simple, c’est un jeu rafraîchissant, c’est un jeu qui a l’époque ou il était sorti proposait une autre expérience, une autre façon voir le jeu vidéo, de voir que les jeux vidéo pouvaient être aussi beaux qu’une belle poésie écrit avec amour. Cette liberté s’exprime aussi par la caméra, il est si agréable de déplacer quelque chose de léger, de tourner la caméra comme on l’entends et d’une certaine façon cette liberté de caméra nous permet de profiter ce que nous offre Thatgamecompany.

L’une des particularités de Journey c’était son mode multijoueur, un mode qu’on est très content de retrouver sur PC et qui fait partie du charme de ce jeu quand on rencontre une personne sans possibilité de parler avec un micro-casque, pas de tchat, juste un bouton qui émet un petit bruit sera le seul moyen de communication. À travers ce mode, Il est très agréable de rencontrer un autre joueur, avec qui on va résoudre une petite énigme, faire un bout de chemin. Faire le jeu tout seul ou le faire avec une autre personne qu’on rencontre sur le chemin offrent deux façons complètement différentes de voir l’aventure et c’est pourquoi on a envie de refaire ce jeu, qui est magnifique.

Note : 8/10

 

 

Maintenant qu’il est sorti sur PC, Journey est un jeu à faire, Journey est une expérience qui a son charme, qui vaut largement son prix. Plus d’excuse pour ne pas faire Journey, c’est un jeu à faire pour son ambiance, pour son multijoueur et si vous aimez ce genre de jeu vous ne serez pas déçu de jouer à l’un des plus grands jeux de la génération PS3 qu’on peut enfin profiter sur PC

 

Les +

  • Visuellement c’est magnifique
  • Une très bonne OST
  • 2h extrêmement agréable
  • Le multijoueur qui propose une autre façon de consommer l’expérience

Les –

  • Des rares baisses de framerate sur PC
  • Une narration environnementale pas assez appuyé

Voir aussi

Jeux : 
Journey
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Test (Jeu vidéo)

Testé pour PC 

 

The room three continue à faire son bonhomme de chemin après deux portages réussi sur PC. Deux après le portage du deux arrive le troisième opus considéré comme le plus abouti de cette trilogie, reste à savoir si Fireproof Games continue à bien porter cette licence sur PC .

 

 

L’artisan me lance un défi 

 

Cette fois-ci, on est bloqué pour une drôle de raison sur une mystérieuse île et on doit en sortir. Comparé aux autres opus l’histoire à un sens avec un début et une fin, même plusieurs avec au total quatre fins différentes des unes des autres. Au cours de notre aventure on est dans un hub central, il faudra réunir quatre clefs, ces clefs vont nous permettre d’accéder à une salle finale ou il faudra résoudre une dernière énigme pour finir le jeu. Chaque salle à ses propres énigmes, leurs propres thème visuelle ce qui nous permet d’avoir différents décors. The room Three a un rythme extrêmement intense au niveau des énigmes, on ne passe jamais cinq minutes sans avoir une énigme. La particularité de ce the Room Three c’est sur certains moments on devra faire des allers-retours et le jeu ne nous préviendra pas. Il faudra rester vigilant et surtout bien analyser les différents endroits, car on risque de revenir.

Il y a petit effort senti dans la narration, ce n’est pas comme les autres opus ou l’histoire servait de décors, elle est au centre du jeu même si elle est anecdotique. L’effort est senti au cours de l’aventure, on peut lire des lettres envoyées par l’artisan. Ces lettres ne sont pas vraiment intéressantes d’un point de vue narration, The Room n’est pas une série de jeu narratif. Ce qui est intéressant dans les lettres c’est que l’artisan nous met vraiment au défi, il y a ce sentiment qu’il joue avec nous et ça rend le jeu intriguant en lisant les différentes lettres. Cela ramène en plus des énigmes, un côté intriguant. 

Comparé aux anciens opus, ces énigmes sont décevantes. On retrouve énormément la mécanique de tourner ou descendre voir monter un levier. Je considère que les énigmes de the room three se ressemble beaucoup dans la conception de base même si dans les détails elles sont différentes, mais ça reste le même principe, il faut comprendre la logique des énigmes. Il y a quelques énigmes qui ont des subtilités différentes et quand on bloque on a un système d’aide, qui arrive, parfois ou nous donnes quelques indices, parfois on a le droit à cinq indices. Le soucis de ce système c’est qu’il ne faut pas trop attendre pour avoir un premier indice, ça permet d’éviter tout découragement de la part des joueurs moins exigeant. Le soucis de ce système c’est les aides qui deviennent une sorte de backseat. On a beaucoup trop d’infos et ça peut être dérangeant, car sur ce style de jeu on a un sentiment d’accomplissement quand on résout quelque chose de difficile tout seul. Avec toutes ses énigmes si on veut faire qu’une seule fin on en a entre 5-10h de jeu, selon notre niveau. Si on veut les différentes fins, on peut ajouter deux bonnes heures

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Comme quoi il y a de bons portages de jeu smartphone sur PC 

 

The room a beau être des portages de jeux Smartphone qui font leurs bonhommes de route et continue de faire bonne impression que ce soit sur Smartphone ou sur les portages des deux premiers opus continue à tracer sa route et commence à avoir une bonne fanbase qui attendent les jeux. Je suis toujours impressionné par les graphismes du jeu et la qualité technique pour un jeu Smartphone. Ils bossent très bien les portages et ça nous permet d’avoir une très bonne expérience. ça change de nombreux portages ratés de jeux smartphone. Dans The Room three on a un jeu beaucoup plus profond dans les textures. J’aime beaucoup les différents décors du jeu. Techniquement ce portage est réussi même si à deux passages du jeu, j’ai noté une baisse de framerate, mais rien de dérangeant, ça reste assez court et ça ne perturbe rien.

Du côté musical, c’est un peu la douche froide, le jeu est bien, il a des qualités et on prend du plaisir à résoudre les énigmes, le problème étant que ça manque de musiques de fonds, d’une musique de motivation quand on résout une énigme et ça rend une ambiance très froide et vide. Fort heureusement, le sound effect est solide dans sa globalité, cela permet d’éviter un trop gros vide même s’il est présent par le manque de musique. Ce sound effect s’imprime bien avec l’ambiance du jeu. On entend un gros clocher, on entend un bruit quand on active un levier ou qu’on reste devant une horloge.

La licence the room continue à être très sympathique dans ce qu’elle propose, on apprécie qu’elle a tenté de proposer une histoire, une histoire plus centrale dans le jeu, mais reste beaucoup trop anecdotique. C’est un opus qui peut diviser par son côté accessible avec un système qui nous donne les réponses aux énigmes beaucoup trop facilement. Dans ce The room tout est une question de comprendre la logique des énigmes qui sont à peu près pareils. Une fois qu’on comprend la logique le jeu semble moins intéressant, mais si on veut toutes les fins, le jeu retrouve de l’intérêt.

Les +  Les –
– Plein d’énigmes

 

– Une volonté d’avoir une histoire au centre du jeu

– Les différentes fins

– Sound Effect solide

– Un jeu accessible à tout le monde

– pas de fausse note d’un point de vue technique

 

 

– Des énigmes trop répétitives

– Le système d’aide va trop loin

– Une histoire finalement anecdotique

– manque d’un thème musical

 

 

 

 

 

6/10

 

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Test (Jeu vidéo)

Condition du test : code envoyé par l’éditeur sur PC, la rage était présente pendant les sessions de jeux 

Quand Christophe Galati a commencé le développement de Save Me Mr.Tako. Il y a quatre ans, la Gameboy fêtait ses 20 ans. 4 ans plus tard Christophe Galati a pu sortir son jeu qui est son premier vrai projet en tant que développeur indépendant. Que retenons de ce Tako, un simple hommage à la Gameboy ? 

Nostalgie/20

Quand on commence save Me Mr. Tako on ressent cette envie de rendre hommage à la gameboy. Un hommage réussis quand on regarde la direction Artistique du jeu. C’est très joli, très agréable à regarder. On plonge tout de suite dans l’univers en repensant à Kirby Dream Land ou Zelda Link’s Awakening. Deux jeux marquant de cette génération. Pour aller même plus loin dans l’hommage, la résolution est proche d’un format Gameboy.  On a la possibilité de changer de filtre pour les couleurs. Au total il y a 16 filtres. Certains sont réussis et font monter la nostalgie, je pense notamment au filtre principal qui est la couleur verte qui va plutôt bien avec les niveaux ou celui en noir et blanc qui donne un effet très Gameboy. Au total, on retrouve une bonne dizaine de filtres mais pas mal sont ratés et piquent les yeux. 

Nostalgie présente par la musique de Jean-Marc Archier, rendant un très bel hommage aux OST des jeux Gameboy. J’aime beaucoup le thème principal qui nous donne la bonne humeur même si elle trop présente dans les différents niveaux.

On l’a compris sa grosse qualité c’est le fait qu’on est nostalgique sur ce titre mais c’est aussi son plus gros défaut, en dehors de son côté nostalgie le titre ne propose rien de bien nouveau. Le level design manque d’inspiration et les niveaux se ressemblent énormément. C’est-à-dire un début niveau assez classique, on tombe sur un ennemie, on tire de l’encre, on s’en sert pour que ce soit une plateforme et on arrive à la fin du niveau. Sachant qu’il y a beaucoup de niveaux on est assez vite lassé. En plus de Level Design il y a cette incompréhension au niveau de la difficulté. Au début c’est un jeu très facile, assez vite ennuyant puis arrivé à un certain moment du jeu il devient très difficile avec des niveaux très long et parfois rageant avec la des soucis de Game Design cette mécanique du saut ou parfois Tako saute trop haute, parfois pas assez et il m’est arrivé souvent d’avoir plus de vie car mon saut est mal maîtrisé. 

C’était mieux avant ?

Par rapport au Level Design, par rapport à l’histoire il y a beaucoup trop de niveaux. C’est au total  50 niveaux qui nous attendent répartis en 5 mondes. Ces mondes seront composé des niveaux principaux, des niveaux bonus et enfin les villages, ou on aura les cinématiques et on pourra acheter des items. Pour la durée de vie cela dépend de pas mal d’éléments. Un gros fan de jeux plateforme rétro pourra le boucler en 10-15h et les autres on va dire entre 20-25h . 

L’histoire s’ouvre sur un conflit entre les humains et les poulpes. Cela est sympa sur le début de l’histoire, mais on se rend compte rapidement que l’intrigue ne tiens pas du tout la route sur les 50 niveaux, il y a énormément de longueur et c’est pas forcément bien écris. Les personnages sont pas du tout intéressant, surtout Tako qui a le charisme d’un poulpe. On perd le fil de l’histoire avec les différents villages et personnages. j’avais cette impression de voir tout le temps les mêmes personnage et pendant le je me demandais « lui c’est qui? » « On est ou »‘. Pour qu’on soit encore plus perdu il y a les dialogues ou on ne peut pas savoir qui parle, ce qui créer beaucoup de confusion. 

Il y a pas mal d’éléments frustrant dans l’expérience de jeu comme le fait de finir un niveau, parfois pour débloquer le prochain, il faut aller dans les villages sauf qu’on nous donne aucune indication pour la direction. On va devoir parler aux différents PNJ qui d’ailleurs n’ont pas les dialogues les plus intéressantes donc on perd pas mal de temps. Une fois qu’on sait le village où on doit aller il faut savoir dans quelle monde il se place, car oui comme un jeu Gameboy on a pas d’indications et l’hommage va trop loin, on retrouve bien sûr les bons côtés mais aussi les mauvais côté et quand on le compare à des jeux de plateforme plus récent.   L’autre problème c’est quand on active un mécanisme pour ouvrir une porte, on nous montre ce qu’on a activé mais le jeu ne freeze pas et on peut mourir à n’importe ce qui nous donne ce sentiment de frustration. 

Kirby le poulpe

Tako c’est un peu le héros anti-violence qui est pour la paix. De ce fait, son arme principale ne tue pas ses ennemies. Il utilise une encre qui immobilise ses adversaires. Résultat, les ennemies deviennent des plateformes. C’est un système intéressant mais encore à cause du level design beaucoup trop répétitif cela devient vite lassant

Il y a aussi une jauge qui diminue quand on envoie de l’encre. Soit au cours des niveaux on peut ramasser de l’encre soit quand elle est à zéro, il faut attendre qu’elle remonte un peu. La gestion de l’encre est primordiale.

En jouant à Tako, on a l’impression de retrouver les anciens Kirby et il y a une ressemblance avec le système de chapeau. Kirby pouvait avoir le pouvoir de ses ennemies en les avalant, pour Tako il ne s’agit pas d’avaler mais de prendre des chapeaux. Il y en a une bonne dizaine et ça apporte un plus au gameplay. J’ai par contre, un gros soucis avec le système de chapeau, peut en avoir que deux et si on veut changer de chapeau, l’actif s’efface. Un système un peu plus récent ou le switch de chapeau est possible aurait était plus sympa. 

 

Tako est un jeu de plateforme très sympa à jouer et nous permet de remémorer nos bons souvenirs sur la Gameboy. Cependant, on est un trop dans l’hommage et Tako cède dans pas mal de domaine ce qui l’empêche d’être un bon jeu. Ah moins d’être un gros fan de jeux plateforme rétro il vaut mieux se lancer sur des jeux plateformes avec un level design plus inspiré et un game design plus agréable. 

Les + Les –

–  Un sentiment de nostalgie très fort

– Les chapeaux tous différents

– L’hommage à la Gameboy réussis 
 

– Un level Design répétitif et pas inspiré 

– Une intrigue qui tiens pas la route 

– Une difficulté très mal répartis 

5/10 

  • Jeu : Save me Mr Tako: Tasukete Tako-San
  • Sortie : 30 Octobre 2018
  • Plateforme : PC et Switch 
  • développeur : Christophe Galati 
  • éditeur : Nicalis 

Voir aussi

Jeux : 
Save me Mr Tako!
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Test (Jeu vidéo)

 

Disponible depuis le 7 Septembre sur PS4 

Développeur : Insomniac Games

Editeur : Sony Interactive

Test réalisé avec une version commercial sur PS4 slim 

PS4 : https://amzn.to/2P0sdoy

 

On attendait énormément de ce Marvel’s Spiderman lors de son annonce à la conférence Sony en 2016. À chaque présentation de ce Spiderman, on entendait beaucoup de gens ayant de grosses attentes de ce jeu, je dirais même que les gros fans l’attendent comme le saint graal vu que les bons jeux Spiderman se font vraiment rare, limite les bons jeux de super héros même si on n’en a pas eu beaucoup. Néanmoins, on voyait quelques commentaires du genre que c’est du Arkham like. Deux questions se pose pendant l’écriture du test, ce Spiderman est-il le Spiderman qu’on attendait enfin ? et surtout l’araignée à-t-elle copié la chauve-souris ?

 

Je tisse ma toile avec une telle fluidité

Quand on voyait les phases de gameplay avant sa sortie on voyait un jeu vraiment fluide, pourtant Manhattan bouge beaucoup, il y a énormément de voitures, de gens qui marchent. C’est aussi le cas dans la version finale, il est tellement agréable de se promener dans Manhattan. Les déplacements sont très fluide, Au bout de ma session de 25-30h de jeu, j’ai eu que deux ralentissements et ça fait du bien d’avoir un jeu sur console avec une fluidité quasiment présente et je n’ai même pas remarqué qu’on était seulement à 30 FPS.

Parlons de Manhattan la ville de Spiderman. Ce qui fait plaisir c’est qu’il n’y a pas de downgrade au contraire, le jeu est encore plus beau par ses effets de lumière, par ses plans de caméra quand on se balance d’immeuble en immeuble avec nos toiles. J’avais cette impression de vraiment visiter la ville avec des coins vraiment agréables à visiter comme le central qui est beau que ce soit de jour ou de nuit. Cette ville est tellement magnifique de jour et de nuit et parfois on a juste envie de visiter Manhattan sans avancer dans l’histoire principale et c’est très plaisant.

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On peut aussi noter qu’Insomniac Games à tout fait pour que le jeu soit agréable, Spiderman est léger, assez accessible quand on se promène, il suffira juste d’appuyer sur R2 et on peut se promener tranquillement. Il faut savoir qu’on est assez libre, aucun mur invisible pour nous gêner ou même l’eau, car cette fois-ci Spiderman sait nager C’est qu’un détail mais pas bloqué par une contrainte technique. Cela fait très plaisir qu’en 2018 on est plus bloqué par ce genre de contrainte.

 

Inspecteur Spider en Action

Lors des présentations de Spiderman, il y a pas mal de craintes entre un jeu beaucoup trop proche des Batman Arkham dans les phases de combats et un jeu rempli de QTE. Parlons d’abord des QTE et les gens peuvent pousser un ouf de soulagement ils sont très peu présents, surtout les quêtes principales ou j’ai dû voir au minimum trois phases de QTE, elles sont beaucoup plus présentes lors des phases de course poursuite donc pas d’inquiétude à ce niveau.

Pour ce qui est des combats, je ne peux pas vous contredire mais d’un autre côté Insomniac Games ne s’est jamais caché qu’ils ont eu forte inspiration pour le système de combat des Batman Arkham. Un système qui a fait ses preuves, d’autant plus que par rapport à un Batman Arkham on est dans des phases dynamiques puisque Spiderman est toujours en mouvement. Ce dynamisme m’a beaucoup fait penser à du Mad Max lors des phases de corps à corps. En dehors du dynamisme des combats j’ai apprécié ces moments ou Spiderman varie ses coups surtout avec l’arbre de compétences qui s’améliorent et ajoute des capacités. Le côté RPG du jeu plutôt réussi

Dans les phases de combats, quand on est dans des endroits plus resserré la caméra fait n’importe quoi et on appuie bêtement sur la touche attaquer ou esquiver sans réfléchir, car on ne comprend plus rien et on a une caméra beaucoup trop instable. Sachant que dans l’histoire principale on va multiplier les phases dans de petites zones c’est un vrai point noir du jeu. Toujours dans le côté RPG on aura des Gadgets qu’on pourra améliorer et aussi de nouveaux costumes qui sont assez présents, j’apprécie le design et chaque costume qu’on débloque en faisant des missions quelles soient principales ou secondaire.

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La déception vient dans les combats pour les boss ou dès le premier combat boss qui arrive rapidement, dans les 15-20 premières minutes. C’est très répétitif, les phases sont beaucoup trop longues et ce n’est pas trop passionnant manette en main. De plus, c’est assez facile et le jeu est un peu trop facile en mode normal et j’avais une impression de « mouais c’était vraiment un combat de boss? » J’attendais un sentiment de satisfaction et je ne l’ai pas eu. Pour un jeu de Super héros je n’ai pas eu ce côté spectaculaire, je suis assez déçu de la mise en scène lors des combats de boss et je n’ai pas eu de Wow à la fin d’un combat.

Comme prévu, on ne jouera pas que Spiderman Peter Parker sera aussi de la partie. Ma petite déception c’est les phases en mode Peter Parker se font assez rare mais, j’ai aimé ses apparitions et son gameplay quand il est à son travail pour aider Otto Octavius. On a affaire à des minis jeux de logiques plutôt sympa, pas trop difficile. Ne vous inquiéter pas, si vous bloquez on vous propose de passer cette séquence et on peut poursuivre l’histoire. C’est plutôt bien pensé qu’on nous propose après 10-15 secondes de passer à autre chose. J’ai beaucoup apprécié le peu séquence avec Peter, car dans Spiderman c’est un jeu vraiment dense, il y a du contenu de partout, beaucoup phase de combat et le scénario avance très vite tout en restant cohérent. Quand on voit Peter Parker c’est l’assurance de calmer le rythme, c’est une petite cinématique qui permet de poser la manette. Pour les deux autres personnages, je vais surtout parler de Mary Jane, car on savait déjà qu’on allait l’incarner. Mary Jane c’est de l’infiltration mais, de l’infiltration dans le sens d’aller à un point A à un point B sans se faire repérer. Cette infiltration même si elle a le mérite d’exister, elle est très moyenne. Pourquoi ? Tout simplement on a le droit une IA qui a un comportement ridicule, par exemple tu peux accrocher une ennemie avec ta toile mais, pas très loin de lui t’a un autre ennemie sauf qu’il ne remarque rien. L’infiltration dans Spiderman c’est un souci de Level-Design ou tu sens qu’ils ont voulu proposer quelque chose de plus au gameplay mais, cela ne va pas loin. Quand tu compares avec les Batman Arkham, la différence saute automatiquement et c’est beaucoup plus inspiré. L’autre perso c’est comme Mary Jane mais. Autant pour Peter je suis triste que ses séquences jouables soient assez rares. Pour Mary Jane et l’autre personnage heureusement qu’il y en a très peu, car on s’ennuie assez facilement. Ce qui est frustrant c’est que le jeu propose une phase d’infiltration très poussés ou on incarne un des deux personnages et on demande à Spiderman d’éliminer un ennemi pour continuer à avancer. À partir de ce moment je me suis dit voilà, c’est beaucoup moins limité, le level design est vraiment intéressant sur le coup mai,s on ne doit pas l’oublier que l’IA est ratée. Malheureusement cette phase poussée de l’infiltration on la verra qu’une seule fois et c’est bien dommage, si Insomniac en avait proposé plus de ce niveau peut être que je ne parlerais pas de l’infiltration comme un point faible du titre

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Il y aura aussi de l’infiltration pour Spiderman, mais le souci reste le même, un level design qui limite les possibilités et cela devient assez vite limité, heureusement qu’on peut décider de passer par une méthode bourrine mais, gros bémol, on aura le droit à des grosses vagues d’ennemies. J’ai compté parfois trois vagues d’ennemies et c’est bondé de monde. Heureusement qu’on n’a pas affaire à un jeu difficile.

 

C’est l’histoire du Spider-Man D’insomniac 

La question c’est de savoir si ce Spiderman apporte quelque chose de nouveau. Pour ce qui est du gameplay c’est un gros non, on remarque assez rapidement que ce jeu utilise pas mal de mécaniques d’autres jeux. Je tiens à préciser que tout ce que fait Insomniac est vraiment maîtrisé et adapté au personnage de Spiderman. La nouveauté vient plus dans l’écriture, on incarne un Peter Parker ayant déjà 23 ans, il est Spiderman depuis un petit moment, il est scientifique et il a déjà eu du vécu avec Mary Jane. J’en avais vraiment marre des débuts de Spiderman ou ils nous remettent le début à toutes les sauces mais, pour toujours raconter la même chose. Au moins dans le Spiderman d’Insomniac on a un Spider-man déjà en place, une histoire déjà en place, des relations déjà en place et on gagne vraiment en fluidité. Marvel’s Games a eu raison de laisser Insomniac Games faire leur propre jeu. La narration en général est vraiment maîtrisé. J’apprécie Mary Jane qui en a marre que Spiderman la défend, qui prendra de plus en plus d’ampleur dans l’histoire. J’ai beaucoup apprécié Tante May qui nous explique comment elle a digéré son deuil. Si vous ne connaissez pas Spiderman sans vous spoil, il y a eu un événement tragique qui a fait perdre quelqu’un de précieux pour Peter et tante May. Pour ce qui est des méchants je suis un peu mitigé. J’avais cette impression qu’ils ont ajoutées des méchants qu’on connaît dans l’univers. À part deux méchants, le reste est inutile avec aucune écriture, aucune ambition. Je sors dans le lot le premier méchant qui sert de tutoriel mais, vous verrez qu’à la suite du tutoriel il va se passer des trucs. Pour finir sur la narration ce qui m’a beaucoup c’est le contraste entre Spiderman et Peter Parker qui sont la même personne mais, totalement différente. Le Spiderman d’insomniac est assez fidèle aux comics, aux films. Spider-man est un héros, qui s’amuse, qui fait des blagues, qui a vraiment la confiance, c’est le Spiderman qu’on attendait et c’est ce qu’on a eu. Ce qui m’intéresse c’est de parler de Peter qui est plus la même personne.

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Je suis bien sûr obligé de féliciter le doublage FR qui a fait un boulot fantastique, ils incarnent idéalement leurs personnages tout en restant eux-même. Je tiens à féliciter principalement Donald Reignoux (Spiderman/Peter Parker), Jessica Monceau (Mary Jane) , Ellias Changuel, Phillipe Vincent (Norman Obsorn), Daniel Lafourcade (Otto Octavius) ou encore Stéphane Fourreau (Martin Li) si j’ai pu passer un très bon moment sur ce jeu c’est grâce à eux et grâce à la très bonne traduction. On a l’habitude dans les jeux vidéo des traductions fidèles dans le sens littéraire. Sur ce Spiderman, ils ont vraiment adapté la trad pour le public français, avec des références françaises et ça fait très plaisir. Le petit bémol du doublage VF vient du personnage de Yuri Watanabe doublé par Julie Dumas que je trouve beaucoup trop molle pour un capitaine de Police mais c’est qu’un détail, il n’y a rien de gênant. Pour ce qui est de la VO elle est aussi très bonne avec Yuri Lowenthal (Spiderman/Peter Parker) et Laura Bailey (Mary Jane) 

Parlons de l’Open World vu que c’était l’une des interrogations de ce titre, on a affaire à un style d’open world à la ubisoft puisque sur la map, on doit activer des points de contrôle comme dans Assassin’s Creed. Une fois les points activés, on va nous proposer les différentes activités. Généralement ce système qu’on voit dans tous les jeux Ubisoft même s’il y a des variantes je pense à far Cry mais, c’est globalement la même chose et cela me fatigue, c’est moins le cas pour Spiderman. Ce qui est bien avec le jeu de Insomniac c’est que ce n’est jamais une corvée et généralement les points de contrôle se trouvent sur notre chemin et il faut compter quelques secondes pour le faire.

Au niveau des activités, elles sont diverses. On fait des courses poursuites pour arrêter des cambrioleurs ou hors la loi, faire des photos de grands monuments ou de lieux touristiques, récupérer les Sacs à dos de Peter, pour retracer son passé, trouver les abris de black Cat et les missions de Station de recherche. Cela fait un joli petit nombre et pas mal de contenue mais, le souci c’est que devient assez rapidement lassant, il n’y a rien de bien passionnant et heureusement qu’il y a juste le contenue qu’il faut et une très bonne gestion de la Map qui est petite mais, très remplis.

J’avais cet espoir que les missions de Black Cat seraient scénarisés, je l’avais compris dans ce sens. Malheureusement, je me suis fait avoir et c’est un vulgaire teasing pour le premier DLC qui arrivera à la fin du mois. Je ne doute pas que le contenu sera bon mais, pour moi c’est vache de nous faire payer déjà un DLC après 1 mois de commercialisation. Surtout que ce sera vraiment du contenu secondaire qui d’après ce que j’ai vu dans le trailer. Je suis persuadé que c’était largement jouable de le mettre dans la version de base.

 

Un petit selfie avant de partir ? 

Je voulais parler du jeu d’un point de vue immersion. On peut faire des voyages rapides et c’est mis en scène par Spiderman qui prend le métro et parfois parle aux gens, regarde son téléphone c’est plutôt marrant. Au cours de notre aventure on entendra l’émission de J. Jonah Jameson avec des punchlines mémorables et c’est tellement drole quand on l’écoute. SI vous avez vu la trilogie Spider-man de Sam Raimi il est totalement fidèle aux films. Il y a aussi un mode photo très réussit. On pourra faire des selfies et sur twitter j’ai vu des clichés très sympa et puis ça correspond plutôt bien à Spiderman. Il y a malgré tout un point noir dans cette immersion, j’aurais aimé avoir un cycle jour/nuit. Quand on se promène, on fait la prochaine mission et hop il fait nuit, pour un jeu de Super Héros, on aurait mérité ce cycle jour/nuit mais, c’est secondaire et ça ne gâche pas la qualité du jeu

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Enfin l’OST composé par John Paesano est assez difficile à juger. Le thème principal digne du thème principal d’Avengers, elle reste dans notre tête donc mission accomplie. Le reste de l’OST est assez banale, j’avais l’impression d’entendre les sons en arrière-plan qu’on met quand on bosse, car c’est reposant. Quand on écoute l’OST sans jouer au jeu elle est bien sympathique, on enchaîne les différentes pistes audio même si j’ai l’impression d’entre la même musique tout le temps. La critique de cette OST In game c’est la répétition du thème principale et j’aurais aimé plus de musiques épiques surtout à des moments clés du jeu. John Paesano a fait une OST largement meilleur que celle sur Mass Effect Andromeda qui est encore plus invisible que Spiderman et avec aucune musique mémorable.

 

Comme prévu, ce Spider-man est le bon jeu qu’on attendait pour commencer cette folle fine d’année après un été plutôt calme. On n’a jamais été aussi content de jouer Spiderman. Pratiquement tout ce qu’il fait est réussi même si on lui reproche des combats contre les boss pas trop inspirants. Ils ont vraiment réussi à incarner leurs visions de Spiderman tout en restant fidèle à la vision de Marvel. Néanmoins, ce qui lui manque pour être un jeu marquant de cette génération ou un jeu qu’on qualifie d’excellent c’est qu’on a affaire à un jeu avec aucune innovation mais, comme pour un bon film de super héros de l’époque il est très divertissant et on ne s’ennuie jamais. Sachant que tout ce qu’il fait, il le fait très bien.
Les + Les –
Le jeu Spiderman qu’on attendais enfin  La caméra qui fait n’importe quand on et dans des petits espaces
 Spiderman très agréable à déplacer  Une IA au fraise
 La modélisation de Manhattan très réussi  Le contenue annexe  assez vite lassant
 L’une des meilleurs VF dans le Jeux vidéo  Les phases d’infiltrations pas très inspiré
 La narration très solide  Les combats de boss assez décevants
 Un jeu assez varié dans son contenue  
 la vision D’insomniac apporte quelque chose de nouveau à Spiderman et Peter Parker  
                                                                           Note : 7/10

 

Réalisateur : Ryan Smith 

Scénaristes :  Benjamin Arfmann et Kelsey Bachum

Producteur : Ara Demirjian

Producteur Executif : Mark Cerny (Last Guardian)

Musique : John Paesano ( Detroit Become Human)

 

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Test (Jeu vidéo)

Il y a des jeux mythiques qui ont marqué une grosse partie des joueurs. C’est le cas de Shenmue 1 et 2. Deux jeux qui ont marqué une console en 1999 et 2002 (Shenmue 2 est sorti en 2003 sur Xbox aussi) Quand Sega annonce le remaster de Shenmue c’était la grande délibération pour les fans qui sont contents de retrouver Shenmue sachant qu’à l’heure ou je vous parle, il est prévu pour Aout 2019. Cette annonce c’était l’occasion pour beaucoup de gens comme moi de découvrir cette licence. Pour ce test je vais essayer de parler du portage mais, surtout je parlerais des deux jeux. C’est plus le point de vue d’un joueur qui découvre une licence jugée comme mythique qu’un cahier des charges ou je vous dit voilà les différences entre le portage et la version de base.

 

 

Sega en mode on se fait pas chier 

 

Quand on évoque Shenmue, les gens ont les yeux qui brillent et de longues discussions démarrent ou ils nous racontent leurs expériences sur Shenmue. En effet on comprend très vite pourquoi les gens sont limite amoureux de ce titre avec cette histoire. Pourtant, le début de l’histoire a l’air banal puisqu’on incarne Ryo Hazuki un jeune lycéen japonais avec une vie un peu normal et qui voit sa vie complètement basculée suite à la mort de son père. C’est à ce moment qu’il entreprend sa quête de vengeance. Sauf qu’il y a un charme dans Shenmue, on est loin d’une simple quête qui dure 5h et fin de l’histoire. Non Shenmue c’est bien plus que ça, c’est d’abord un long voyage, une belle aventure ou notre personnage rencontre plein d’autres personnages avec qui on va se lier d’amitié, le fait de devoir travailler, faire attention à ce qu’on dépense ajoute un côté tranche de vie que j’apprécie beaucoup. Ces éléments m’ont complètement séduit et le fait de ne pas avoir une mini map à accentuer ce charme, pour la première fois dans un jeu j’avais cette impression d’être livré à moi-même, de chercher des éléments de réponse, de trouver la maison de quelqu’un. J’ai beaucoup apprécié ces moments ou on se promène et c’est pour cela qu’on considère Shenmue comme un jeu unique et je confirme cette impression.

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Oui je parle de portage dans ma petite introduction et c’est le reproche que je ferais à Shenmue 1 et 2 HDSega a décidé de confier cette tâche à D3T qui s’est occupé entre autres du remaster de Burnout Paradise et comme pour Shenmue on sent que le souhait de l’éditeur que ce soit EA pour Burnout et Sega pour Shenmue c’est de demander à D3T de faire le minimum pour pas qu’on dépense trop.

On le ressent, ces deux titres ont vraiment très mal vieillis tout d’abord au niveau visuel ou ça se ressent vraiment d’un point de vue paysage, l’animation faciale des personnages est assez moyenne et j’aurais aimé avoir un meilleur travail et surtout un meilleur rendu pour un jeu mythique. Pour les fans, je ne pense pas que ce soit dérangeant mais, pour de nouveaux joueurs ça risque d’être assez compliqué pour eux d’apprécier à la juste valeur ce jeu.

On peut dire que Shenmue 1 et 2 HD garde son identité en gardant son gameplay qui était adapté à la manette de Dreamcast qui avait qu’un seul stick. Quand je vois ce qu’ils ont fait, cela a dû être une véritable prouesse pour l’époque de pouvoir faire ce genre de jeu avec un seul stick. C’était un fait pour l’époque mais, en 2018, c’est surtout un défaut avec une caméra vraiment très aléatoire que ce soit ou on est en phase d’exploration ou en phase de combat. Pour un jeu qui mise beaucoup sur une immersion c’est assez dérangeant. Je pense qu’encore une fois que les points de vues varient entre si on est fan de Shenmue ou si on découvre. Un fan va être nostalgique, va être content de revoir Ryo alors qu’un nouveau joueur va tout de suite voir les différents défauts de Shenmue qui sont dûs à la limitation du support de l’époque qui était la Dreamcast.

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Toujours un souci dans l’immersion, il est très désagréable de déplacer Ryo qui est très très lourd, il a limite un balai dans le cul quand il marche. Cela revient à ce que je disais c’est que oui pour l’époque c’était fantastique et innovant mais, quand tu ressors un jeu et tu oses dire que c’est un remaster, met au moins les moyens pour que D3T allège le gameplay pour que ce soit plus agréable et répondent au standard des joueurs actuels. Il y a un autre souci par rapport au portage que je veux parler assez rapidement c’est dans Shenmue 1. J’ai pu apercevoir pas mal de gros ralentissements dans les endroits avec une grosse affluence mais, ce n’est pas trop récurrent.

Malgré tout, il y a de bonnes choses dans ce portage qui améliore l’expérience de jeu par rapport aux deux jeux de base. La première chose qu’on remarque c’est qu’ils ont réussi à réduire le temps chargement qui était un gros soucis sur Dreamcast ou on avait énormément d’attentes d’après les témoignages que j’avais lus des joueurs ayant fait Shenmue 1 et 2 à l’époque. On peut aussi sauvegarder autant de fois qu’on veut depuis le menu ce qui nous permet d’être dans le rythme même si dans Shenmue 1 c’est un peu compliqué niveau rythme mais, j’en parlerais plus tard. Enfin le dernier bon côté de ce portage c’est le déplacement rapide qui évite un côté frustration que peuvent avoir les joueurs récents. Dans Shenmue 1 quand on quitte la maison on nous propose les quatre quartiers principaux. Dans Shenmue 2 sachant qu’on est dans un monde assez grand on nous propose de quand il est trop tard et qu’on doit dormir, le lendemain on nous propose de reprendre la ou on s’est arrêté. Moi qui fais partie de la vague des joueurs en mode découverte Shenmue avec ce portage j’apprécie énormément ces ajouts et ça m’a permis de l’apprécier à sa juste valeur. Enfin, d’un point de vue technique on peut mettre le jeu en 16/9 et c’est l’une des rares appréciations d’un point de vue technique de ce portage.

 

Shenmue c’est de la poésie

 

Comme je l’ai dit précédemment je faisais partie des gens qui attendaient beaucoup du remaster pour découvrir ces deux jeux que tout le monde parlent. Le résultat est sans appel dès les trois premières heures, Shenmue me fait voyager que ce soit au Japon dans le premier jeu avec l’architecture des maisons et l’ambiance japonaise très réussis ou le second jeu qui se passe à Hong Kong ou on est dans une grande ville, avec une culture complètement différente avec beaucoup plus d’activité et d’action.

Ce que je demande à un jeu au-delà de son scénario, c’est de nous faire voyager à travers la narration. C’est ce que fait parfaitement Shenmue 1 et 2. On Voyage dans la culture des deux pays, notamment le level-design des différents quartiers que Ryo visite. Voyage à travers les arts martiaux que ce soit le Jujitsu dans Shenmue 1 et le kung-fu dans Shenmue 2. Les Arts martiaux dans Shenmue sont un art très joli avec le respect et qu’il faut les utiliser pour les bonnes causes. Ayant pratiqué pendant longtemps les arts martiaux, j’approuve tout à fait le message à travers ces deux sports magnifiques.

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En plus de la belle narration, en plus de voyager, c’est aussi un jeu très immersif. Immersif dans le sens qu’il n’y a pas de mini map pour nous repérer et on doit même demander aux gens notre chemin. Heureusement, dans Shenmue 2 on est dans un monde assez grand et parfois un habitant de Hong-Kong t’accompagne quand on demande le chemin ce qui permet de perdre moins de temps. Autre côté qui rend le jeu beaucoup plus immersif, c’est la gestion de l’argent, dans Shenmue 1 ce n’est pas un gros souci, car on a de l’argent assez facilement mais, dans Shenmue 2 c’est là que ça devient intéressant puisqu’on va devoir travailler pour dans un premier temps payer sa chambre hôtel et à certains moments dans le jeu on aura besoin des sommes importantes pour avancer. Alors, oui pour certaines personnes et surtout les jeunes joueurs qui vont découvrir Shenmue vont très vite trouver cela assez chiant mais, justement c’est un excellent moyen pour qu’on s’immerge dans ce que fait Ryo.

Il y a des qualités dans ce que j’appelle le contenue secondaire. Dans Shenmue un autre côté qui rend le jeu immersif c’est qu’on peut faire certaines choses à certaine heure. Si on arrive en retard bah il faudra être présent le lendemain et cette fois-ci à l’heure. Pour patienter, il y a des activités pour tuer le temps. Dans Shenmue 1, on retrouve la salle d’arcade dès le début du jeu, il y a aussi les fléchettes qui est un exercice difficile ou il faut appuyer au bon moment et cela en devient limite addictif qu’on peut perdre tout notre argent. J’ai pu apprécier ces moments où j’attendais mon RDV.

 

Shenmue ce chef d’oeuvre pas adapté à l’industrie de l’époque 

 

Quand on me parlait de Shenmue je me demandais c’était quoi son gameplay. La réponse est assez facile on est dans un jeu qui est avant une très belle expérience narrative avec des phases de QTE à certains moments et des phases de combats comme dans un versus fighting. La question c’est de savoir si ça ce mélange bien et si on a des phases plus fatigantes que d’autre. La réponse est oui. C’est trois phases ce mélange très bien et à aucun moment j’ai senti un ras de bol. La phase de gampelay principale de Shenmue c’est celle ou on marche avec Ryo. Même s’il y a un balai au cul et qu’il est lourd, j’ai beaucoup apprécié le fait d’explorer Yokosuka dans Shenmue 1 ou Hong Kong dans Shenmue 2. Pour les phases de combat c’est une question de s’adapter à la caméra assez capricieuse qui nous empêche de voir tous les combattants. Je ne parle même pas dans Shenmue 2 ou on a des phases en vue à la première personne et c’est limite illisible. On ne peut pas dérouler notre plan d’attaque. Sinon j’ai trouvé ces phases de combats très réussis, il y a des moments ou les combats montent en difficulté surtout dans Shenmue 2 qui comporte beaucoup plus de combats, ce qui fait monter l’adrénaline et quand ta fini le combat il y a un sentiment de fierté. En plus d’un point de vue de rythme c’est bien rythmé et avec les animations il y a rendu très martial que j’apprécie. Enfin on termine avec les QTE qui s’intègre plutôt très bien, ils sont plutôt difficiles vu qu’il faut être extrêmement rapide et précis.

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Shenmue est en général deux jeux mythiques remplies de très belles qualités mais s’il y a un truc que je reproche surtout à Shenmue 1 c’est qu’il a un énorme souci de rythme. On doit aller à droite et à gauche, il y a beaucoup de temps mort et une histoire qui avance trop lentement et j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire. Tout le contraire de Shenmue 2 qui est assez dense surtout la deuxième partie de jeu ou t’enchaîne facilement les événements et c’est plutôt plaisant ce rythme.

Il faut bien sûr terminer avec les musiques qui concluent ce joli voyage avec Ryuji Iuchi, Yuzo Koshiro, Takenobu Mitsuyoshi et Takashi Yanagawa pour  le premier Shenmue. Pour Shenmue 2, on retrouve juste Ryuji Iuchi à la baguette. Ce portage n’a rien fait d’un point de vue musique pour conserver l’identité de ses musiques et tant mieux, car elle nous transporte dans ce joli voyage, ce voyage périlleux que parcours Ryo et on espère que les équipes de Yu Suzuki vont pouvoir finir leur jeu comme promis l’année prochaine et enfin jouer à Shenmue 3

 

 

Shenmue 1 et 2 HD c’est un vulgaire remaster plus proche d’un portage. Cette édition HD ne rend pas hommage à ces deux jeux mythiques qui auraient mérité un peu de changement dans ses commandes, la façon de déplacer Ryo, en gros on aurait préféré un remake à la Shadow of the Colossus. Résultat un nouveau joueur va voir tout de suite les défauts et va moins apprécier. Malgré tout, Shenmue a un charme qui perdure avec le temps, j’ai pu découvrir deux jeux mythiques qui m’ont fait voyager. Shenmue a beau mal vieillir, il reste unique dans ce qu’il propose.

 

 

Note : 7/10

 

Les Plus (+) Les Moins (-)
–  Un formidable voyage dans le Japon et la Chine      

 

–  Un remaster déguisé en portage                                                                                                     

– La quête de vengeance de Ryo est passionnante       

–  Chargement plus rapide que la version de base                                                

– jouer à des jeux arcades ou les fléchettes c’est plutôt top        

– l’option voyage rapide

-Shenmue 2 est tellement magnifique dans tout ce qu’il entreprend

– Les fans prendront du plaisir à redécouvrir

 

–  Très peu d’ajout dans cette version HD    

 

–  Des commandes pas adapté aux manettes récentes       

– Ryo  est beaucoup trop lourd  d’un point de vue déplacement

– Problème de rythme dans Shenmue 1

– Ce sera surement difficile pour les nouveaux joueurs d’apprécier Cette édition HD 

 

 

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