Eyrio

Par Eyrio_ Blog créé le 13/01/18 Mis à jour le 24/10/19 à 20h44

Un petit blog perso ou je parle avec plus ou moins de qualité de jeux vidéo un média qui me fascine !

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Jeux vidéo

Creature in The Well c’est un jeu à concept, si on m’avait dit qu’un jour on aurait un jeu de flipper d’aventure, je l’aurais pas cru. C’est pour cela que j’étais très intrigué pour le nouveau jeu de Flight School Studio.

Flipper Apocalypse

Pour décrire Creature in the Well, car il arrive à se démarquer facilement par son concept, c’est un donjon crawler avec un petit côté Hack’n slach et un flipper qui est le point central du jeu

Le jeu prend prend place dans un désert, on incarne un robot se nommant Bot-C et on doit sauver un petit village de cette fameuse tempête de sable, en réparant une machine météorologique antique, inactive depuis deux siècles. Le soucis c’est que ce ne sera pas facile car une immense créature mystérieuse a pris le contrôle des lieux.

Je parlais de flipper au début et quand on regarde le trailer, c’est la première chose qu’on remarque. Cela devient même un argument d’achat quand je voyais les différentes salles d’un donjon et toutes les balles qu’on pouvait renvoyer, d’ailleurs pour renvoyer les balles, on ne manque pas d’arme, même si on commencera avec une arme mineure qui est un morceau de tuyau, mais plus tard on pourra trouver une batte de baseball, ou même une hache. Ce n’est pas le nombre qui manque. 

L’esquive : notre seconde ami

On a beau remarquer qu’on est sur un concept sympathique, on remarquera tout de suite les défauts qui sont liées aux donjons. On nous fait croire que chaque donjons sera différent avec chacun son code couleurs. Effectivement, chaque donjon à son code de couleur différent, mais c’est tout. On reste sur des donjons qui se ressemblent tous, avec des zones très similaires reposant sur le même principe, c’est-à-dire récupérer des énergies pour pouvoir avancer. Avec ce principe, autant jouer sur Switch qui sera la plateforme la plus adaptée pour de petites sessions de flipper, mais gare aux longues sessions avec les Joycons, cela peut faire mal aux mains

En dehors des armes qu’on récupéra, on peut aussi récupérer de nouvelles capes, mais ce sera visuelle et cela n’apportera pas grand-chose. En général toute la partie amélioration est très décevante ce qui est plutôt dommage. La seule amélioration qu’on peut faire au village, car quand on meurt on atterrit au village, c’est d’améliorer notre coeur, mais c’est à peine si cela change quelque chose.

Heureusement que Creature in the Well nous propose du challenge, pour trouver ce challenge et à la fin de chaque donjon on a le droit à un affrontement contre la mystérieuse créature, des affrontements qui vont nous repousser dans nos derniers retranchements. On sent la forte inspiration de Fury pour la forte utilisation de l’esquive. Même si ces affrontements sont particulièrement difficile, Flight School Studio a trouvé un moyen d’éviter au joueur d’avoir une grosse frustration quand on meurt et qu’on décide de recommencer le donjon, on nous propose de franchir une sorte de porte qui nous emmènera directement au boss. Enlever cette frustration est une très bonne chose, car cela nous invite à tester différentes techniques pour avancer.


 
 

Creature in the Well c’est un jeu qui vaut le coup avec une identité visuelle propre à lui-même. Il y a un véritable plaisir manette en main, surtout pour de courtes sessions sur Switch. Même si il y a pas mal de bémols au court de notre aventure, il y a de bonnes idées et un challenge intéressant pour les gens qui en recherchent.

6/10

 

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Peut-on dire qu’on pourrait tomber dans une tendance des jeux d’enquêtes tout en étant chauffeur de Taxi ? C’est la question que je me pose quand on voit Night Call au début de l’été et plus récemment Neo Cab. La seule grosse différence c’est que dans Neo Cab on est dans un futur dystopique, alors que pour Night Call on est plutôt sur du rétro quand on voit la ville de Paris en noir et blanc.

 

Uber en 2050

 

 

Je ne sais pas si votre projet de vie c’est de bosser dans une compagnie du style Uber, mais c’est un avant gout de cette vie assez stressante. Dans Neo Cab, à chaque fois qu’on prend un client il y a ce stress au moment de recevoir la note. Surtout qu’on est dans un jeu à choix multiple qui nous fait croire qu’il y a des conséquences et il faudra faire attention à ce qu’on dit. Parfois on pourrait avoir un dilemme morale entre faire une bonne action ou avoir une bonne note, car quand on a une mauvaise moyenne, on est renvoyé. C’est la dure réalité de ce monde et quand on regarde la société, j’étais en train de me dire qu’on se rapproche de plus en plus dans cette société stressante ou il est question de note et pas de rapport humain.

Bref, bienvenue à Los Ojos, une ville futuriste utilisant des couleurs allant du bleu au violet. On incarnera Lina qui bosse pour la compagnie Neo Cab et qui est heureuse d’emménager avec sa meilleure amie Savy avec qui elle s’est éloignée, mais elle est contente de la retrouver. Ses retrouvailles sont de courtes durées, car on a plus de nouvelles de notre amie dans une ville contrôlée par Capra une société omniprésente dans cette ville. on voit très vite qui se passe des trucs pas très nettes. On comprendra très vite, que la disparition de Savy est liée à la société Capra. Il faudra retrouver notre amie afin de démarrer cette nouvelle vie.

 

Le bracelet manipulateur

Avant de disparaître, Savy nous offre un bracelet, par un bracelet quelconque. C’est un bracelet connecté qui nous donne l’état de notre humeur. Le rouge représente la colère, le jaune c’est les sentiments positifs, le bleu c’est la dépression et quand on est chill notre bracelet sera vert. Ce bracelet sera très important, car il nous débloquera certains choix de dialogue. Ce qui était de base une idée sur le papier intéressant, devient un gros problème de Game Design ou le bracelet va dicter nos choix. Le jeu nous fait croire qu’on peut choisir lignes de dialogue, mais au final ce n’est pas le cas.

D’autant plus qu’on a des soucis d’immersion qui viennent s’ajouter avec parfois des animations bizarres comme la façon de comment Lina tient le volant ou toujours les mêmes expressions faciales. On n’oubliera pas non plus le gros manque de doublage qui est essentiel pour l’immersion dans ce genre de jeu.

C’est dommage, car il y a de bons points positifs dans ce Neo Cab, comme le fait de découvrir cette sombre ville qu’on ne connaît pas grâce aux clients qu’on va prendre. C’est aussi de belles rencontres avec des gens uniques avec qui on prendra du plaisir à discuter et c’est toujours plaisant de les retrouver.

Comme Night Call, Neo Cab a pas mal de défaut, mais il faut s’y intéresser, il faut voir plus loin pour suivre cette histoire, pour regarder cette nouvelle façon de raconter une histoire à travers le quotidien d’autres personnages et quand c’est le cas on peut s’asseoir et écouter les différentes histoires. Par contre, pour la gestion de notre véhicule on est sur quelque chose de plus compliqué qu’un Night Call vu qu’il faudra payer les nuits d’hôtels et l’essence assez cher. Gaffe à ne pas être au rouge !

6/10

 

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Neo Cab
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(Jeu vidéo)

 

 

Ce n’était peut-être pas le cas lors des premiers Yakuza, mais Ryu Ga Gotoku a réussi à créer une belle licence reprenant un petit côté de Shenmue dans sa façon de faire l’open world, même si on est plutôt dans une petite ville et il n’y a pas de météo dynamique. Le dernier Yakuza c’était un succès très intéressant dans le monde et ça montre une petite notoriété du studio dans le monde et quand ils annoncent Judgment avec des sous-titres français. On se demande tous et surtout les gens n’ayant pas vraiment touché aux différents Yakuza, si ce n’est pas le bon moment pour rentrer dans l’univers assez fou de ce studio.

 

De Boys Band à Détective

Après avoir dit au revoir à Kiryu et avant de voir le nouveau personnage dans Yakuza 7, nous allons suivre dans Judgment Takayuki Yagami membre du barreau de Tokyo et employé du Cabinet Genda. Sa vie va basculer quand son client Shinpei Okubo tout juste acquitté est accusé du meurtre de sa petite amie qu’il aurait tué après le procès. C’est un événement assez difficile pour Yagami sachant que beaucoup le voit comme l’avocat ayant libéré un criminel. Il décide donc de raccrocher le costume, pour devenir détective. On le retrouve trois ans plus tard, sur plusieurs affaires d’assassinats

 

Avant d’entrer dans le vif du sujet, petit tour de casting, on était sur un casting de haute volé, car il n’y a plus le comédien reconnu au Japon Pierre Taki qui devait incarner l’in des antagonistes. Il a été effacé du jeu suite à son arrestation pour contrôle de stupéfiants le 13 mars 2019, ce qui avait occasionné un jeu retiré de la vente en attendant de remplacer Pierre Taki, car on ne rigole pas avec ce genre de choses au Japon. Il est donc remplacé par Miou Tanaka. Heureusement que si on veut du cinq étoiles on peut se retourner sur l’acteur qui s’occupe de Yagami, car il s’agit de Tayuka Kimura, qui est un chanteurdanseuracteur et ancien membre du boys-band à succès SMAP. J’imagine qu’à l’annonce du casting lors de la dernière conférence de Sony au TGS, c’est-à-dire l’année dernière a dû faire beaucoup de bruit au Japon.

 

On reste sur un jeu de la licence Yakuza

Si vous pensez que Judgment serait un autre jeu, une autre proposition du studio Ryu Ga Gotoku avec un jeu d’enquête façon Phoenix Wright ou Return of the Obra Dinn si on veut parler du jeu d’enquête le plus poussé et bah ce serait un mauvais argument d’achat, car autant dans l’histoire on sent l’intérêt que Yagami soit détective, mais pas d’un point de vue gameplay. Pour vous donner un exemple , Judgment est un jeu extrêmement dirigiste dans les phases d’interrogatoire, on devra montrer des preuves, mais ce qui devait être quelque chose d’intéressant, perdra tout intérêt, car on n’est pas dans un jeu d’enquête. On va suivre l’enquête, mais on ne fait pas l’enquête. Ce n’est pas forcément un point noir, mais cela permet de nous dire qu’on est un peu sur un skin détective de Yakuza.

Judgment propose pas mal de nouvelles mécaniques, parfois bonnes, parfois mauvaise. Par exemple on devra suivre des gens discrètement et quand la personne qu’on suit se retournera, il faudra partir en courant se cacher et cela offrira un grand moment de ridicule dans des phases avec peu d’intérêt, qu’on retrouvera assez souvent malheureusement. Quand il ne faut pas suivre discrètement quelqu’un, il faut parfois faire une course poursuite ou c’est encore une fois quelque chose de pas très intéressant. Toutes ces phases qu’on vient de parler sont inutilealourdisse le jeu et c’est dommage quand d’un autre côté on peut se déguiser à certains moments, qu’on peut conduire un drone avec lequel on peut aussi faire des courses ou encore utiliser l’appareil photo. Si je devais retenir une nouvelle feature, dans la liste c’est le fait de repérer une cible dans la foule qui sont toujours des moments plutôt marrants, car on a la description du personnage et il y a tout un jeu à le trouver, mais cet amusement sera de courte durée à cause du manque de difficulté.

 

Personne n’est laissé sur le carreau

 

On sent qu’on est sur un jeu avec une orientation occidentale, la preuve avec le gros travail de localisation qui nous permet de profiter de l’histoire tranquillement, parfois comme une série télé quand on laisse la manette à notre voisin. L’autre élément qui m’ont poussé dans cette optique qu’on est avant tout dans un jeu pour occidental, c’est qu’on ne retrouvera pas les activités assez folles et parfois wtf sur un Yakuza. Ils ont voulu avoir quelque chose de très soft pour perdre personne, c’est-à-dire les jeux d’arcade dans lesquels on retrouve du Virtua Fighter 5, Space HarrierFighting VipersMotor Raid, House of the Dead ou Puyo Puyo.

 

Il y a vraiment eu un effort pour dynamiser les combats, malgré le fait qu’on retrouve encore une fois des ennemies en mode spectateur lors des combats, mais on peut vraiment saluer l’effort du studio de proposer quelque chose de nouveau pour les combats comme l’ajout d’attaques mortelles et blessures mortelles dont ce dernier va nous enlever des points de vie et pour la restaurer il faudra dépenser notre précieux argent en allant chez le médecin ou en achetant une trousse de secours. Pour ce qui est d’un point de vue visuel des combats, on est sur quelque chose de très agréable, car Yagami, est un détective maîtrisant les arts martiaux, il met beaucoup de rythme et c’est très joli avec ses deux styles de combat distincts qui sont le tigre et la grue et il faudra faire attention quand on change de style, car la grue c’est quand on combat avec plusieurs personnes et le tigre c’est quand on affronte une personne puissante.

Enfin cet aspect de simplification, se ressent dans le côté RPG. on aura un seul système d’apprentissage dans lequel on pourra débloquer des nouvelles aptitudes de combats ou des attaques spéciales. C’est un système très simple que va aimer le nouveau joueur, mais peut être pas forcément le gros fan de Yakuza qui attendait surement quelque chose de nouveau.

 

Kamurocho pour toujours

 

Les jeux Yakuza sont souvent réputés pour êtres de grosses claques techniques. Judgment ne fait pas exception à la règle et on sent une telle maîtrise du Dragon Engine donnant un effet cinématographique à Judgment et sachant qu’on a une histoire très prenante à regarder, la personne qui nous accompagne sur le canapé peut voir le jeu comme une bonne série télé.

Kamurocho n’a jamais été aussi sublimé grâce à Judgment. Les fans auront leurs petites habitudes, connaîtrons les endroits et les nouveaux joueurs prendront beaucoup de plaisir à la découvrir. La prouesse du jeu de Ryu Ga Gotoku Studio c’est que tout semble réel, surtout quand on voit les personnages qui sont tous très bien modélisé avec leurs traits de caractère extrêmement bien détaillé et c’est si réel grâce à la mise en scène générale du jeu.

Malheureusement, avec tout le positif que j’emploie pour parler de Judgment et de sa technique, il y a énormément de choses qui peuvent gêner l’expérience. Ce ne sont pas des moments qui arrivent souvent, mais si on fait l’addition ça peut faire beaucoup. J’ai noté de l’aliasing, des freezes et surtout une grosse baisse de framerate sachant qu’on est sous les 30 fps quand on combat dans de petits endroits assez étroits et ce genre d’endroits on en voit énormément énormément pendant l’histoire du jeu.

 

7/10

 

Judgment est une très bonne porte d’entrée pour rentrer dans l’univers du studio. On retrouve tout le charme d’un Yakuza avec quelques améliorations bien sympa. Les nouveaux joueurs ayant peur des jeux à la Yakuza, vont surement prendre beaucoup de plaisir et les joueurs de Yakuza seront sûrement content de suivre l’histoire quand ils auront terminé la douloureuse épreuve du chapitre 1.

 

Les +

  • Une très bonne porte d’entrée pour la licence Yakuza
  • Une histoire très prenante…
  • La grosse maîtrise du Dragon Engine
  • Des combats toujours aussi dynamique
  • Très bonne localisation française
  • L’histoire de Yagami très passionnante à suivre surtout sur la seconde partie du jeu

Les –

  • Il ne faut pas s’attendre à un jeu d’enquête
  • Des activités secondaire moins nombreuse que dans un Yakuza
  • … mais il y a le chapitre 1
  • Des grosses baisses de framerate lors de certains combats
  • la poursuite d’un suspect en étant discret sont de très bons moments de ridicule
  • Les courses poursuites sans intérêt
  • Beaucoup trop de combat quand on se promène et toujours sans intérêt à cause de l’IA en mode spectateur.

Condition du test : Version commerciale sur PS4

 

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(Jeu vidéo)

Voici mon test de Eagle Island sur PC et Switch. C'est développé par Pixelnicks et édité par Screenwave Media.

Condition du test : Code fournis par l'éditeur sur Switch

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Voici mon test de Utawarerumon Zan, développé par Aquaplus et édité par NIS America. Il sort le 13 septembre en Europe sur PS4

Code envoyé par l'éditeur !

 

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Pour cette première vidéo de la chaine, on parle de mes visionnage du dernier mois. Au sommaire on a du Batman Silence, du Roi Lion, du Murder Mystery ou encore comment Fortnite a conquis ses joueurs. 

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(Cinéma)

Gunnm et James Cameron c’est une grande histoire d’amour ou le cinéaste Américain voulait adapter le manga au cinéma, mais l’occasion n’était jamais présente. Maintenant on est en 2019 et le film Alita n’est plus une arlésienne, Il y a une véritable adaptation cinématographique du manga culte, sauf que ce n’est pas James Cameron qui s’en occupe, mais Robert Rodriguez.

L’Arlésienne de James Cameron

Il y a comme une fascination de James Cameron pour Gunnm qu’il a toujours voulu réaliser, mais à chaque fois il y avait un empêchement. Parfois pour des soucis d’emploie du temps ou dans les années 90 il était sur Titanic ou plus récemment bien occupé à faire les suites d’Avatar ou j’ai plutôt l’impression que le grand cinéaste Américain veut conclure sa carrière de réalisateur avec les différentes suites. L’autre raison c’était un point de vue technologique ou James Cameron disait dans les années 90 que la technologie de l’époque ne rendrait pas à hommage à l’oeuvre original. À travers cette phrase il y a comme un respect de James Cameron envers le Mangaka Yukito Kishiro ou il voulait faire la meilleure adaptation possible et le fait de savoir que James Cameron était le réalisateur nous donnait l’espérance d’un bon film.

Sauf que comme on l’évoquait, James Cameron est très occupé sur les suites d’Avatar. Il sera toujours dans le projet en tant que co-scénariste et producteur, mais il laisse la réalisation à Robert Rodriguez capable du meilleur, comme du pire et sur ces derniers films, on est plutôt proche de la frontière du très mauvais. La bonne nouvelle c’est que Robert Rodriguez était tellement content de pouvoir travailler sur Alita avec James Cameron qu’il ne partait pas sur de drôle de délire qu’on n’arrive pas trop à comprendre. Il n’y a pas de trop grosses prises de risques dans cette adaptation et au vue du passif du réalisateur américain ce n’est pas plus mal, même si on verra que cette non prise de risque fera du mal au film.

Gunm version familiale

Alita Battle Angel est un film très sympathique ne faisant pas forcément de fausses notes dans son script. C’est une adaptation qui dans les grandes lignes a compris le manga, même si malheureusement, la production a décidé de faire une version « soft » pour le film. C’est regrettable, car Gunnm c’est un manga ou il y a une certaine violence, c’est un manga qui dans mes souvenirs est extrêmement mature dans les relations des différents personnages. Pour le film on est dans quelque chose de moins impactant quand on a connu l’oeuvre original pour une question de business. J’ai qu’un seul mot à dire c’est dommage.

Toujours dans cette optique de vouloir faire un blockbuster qui marche, Alita est un film très divertissant porté sur l’action. Il y aura pas mal de scène de baston en plus du Motorball qui est un peu au centre du récit. D’un côté on ne voit pas du tout le temps passé, mais d’un autre on perd un peu la richesse du récit de Gunnm. On ne perd pas de temps d’expliquer l’environnement dans lequel évolue Alita (Rosa Salazar) , on évoque rapidement son passé. On évoque rapidement les différentes relations que ce soit avec le Dr. Dyson Ido (Christopher Waltz) qui est censé être une relation riche avec un passé lourd du docteur, mais très peu évoqué. Le personnage de Christoph Waltz disparaît un peu pendant la seconde partie du film me faisant dire qu’il était qu’un objet de décoration. Pour sa relation avec Yugo (Keean Johnson) c’est un moyen de faire une sorte de teen moovie, histoire que ça puisse faire venir un maximum de monde. Ce sont des choix de productions qui ont été pris en compte d’un point de vue business plutôt qu’artistique.

Motorball le rollerball du pauvre

La déception quand on commence le film c’est qu’on n’a pas la réalisation de James Cameron. Maintenant la question c’est de voir ce que va faire Robert Rodriguez. On sent qu’il a été bien encadré par James Cameron et c’est une réalisation extrêmement solide. Cependant, il manque quelque chose dans la réalisation qui est beaucoup trop classique, avec des combats mélangés à de la soupe de CGI, pas forcément intéressant à voir. Il était aussi intéressant de voir comment Rodriguez allait faire pour filmer le Motorball qui est le sport de l’univers du manga. Pour film, le réalisateur américain a pris exemple sur des réalisations qu’on voit dans des courses de voiture comme le NASCAR. C’est un modèle très pertinent, car le « NASCAR » ce sont des voitures extrêmement rapides un peu comme les joueurs de Motorball. Le bon côté de cette réalisation c’est qu’on voit l’action, c’est fluide et on ne va pas vomir. Il y a par contre un gros problème et c’est un peu le soucis que j’ai avec la réalisation global du film. C’est fade, cela manque de créativité et cela m’évoque pas forcément grand-chose. Je n’ai aucun souvenir d’un plan marquant comme dans pas mal de blockbuster.

 

Il est tant d’évoquer les yeux d’Alita qui ont fait beaucoup parler. Alita est une animation CG tourné en 3D et je trouve qu’elle s’intègre très bien avec les autres personnages. Je trouve qu’on oublie très vite les gros yeuxet c’est un moyen de montrer qu’elle est différente des autres. De plus, c’est un personnage qu’on prend énormément de plaisir à suivre, qu’on s’attache facilement grâce au talent de Rosa Salazar qui met énormément de coeur dans son rôle, c’est elle qui rend Alita si humaine. On peut aussi en profiter pour parler des très bonnes performances de Christoph Waltzque j’aurais aimé voir beaucoup plus ou encore de Mahershala Ali qui prouve une seconde fois qu’il est tout à fait crédible pour être le méchant.

 

Ce qui est sûr avec Alita Battle Angel c’est qu’on va sûrement passer un bon moment. Alors, ceux qui ont connu le manga seront surement déçu, car ce qu’on voit à l’écran ils l’ont déjà vécu avec un impact émotionnel beaucoup plus fort. On reste malgré tout, dans une très bonne adaptation et ce n’est pas tous les jours qu’on a une bonne adaptation d’un manga. Avec le succès mitigé du film grâce à la Chine qui évite que ce soit un four, on pourrait avoir une suite qui pourrait être plus intéressante, plus ambitieuse que le premier film, mais avec le rachat du studio de la part de Disney on est sûr de rien du tout, à part d’avoir les suites d’avatar.


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(Cinéma)

La France et les enquêtes c’est une belle et grande histoire d’amour, à tel point qu’on en a toutes les semaines et qu’on se dit c’est la même chose. Sauf que le mystère Henry Pick est différent, car il ne s’agit pas de résoudre un meurtre, mais de trouver qui a vraiment écrit ce livre ?

 

Les joies du monde littéraire parisien

Cette enquête c’est un MacGuffin ou il est question de savoir qui a écrit ce livre retrouvé par la jeune éditrice Daphné Despero ( Alice Isaaz) dans une bibliothèque bretonne regroupant des manuscrits jamais édité. Ce roman fera un énorme succès sauf qu’il y a un problème, la femme d’Henry Pick n’a jamais vu son mari écrire un livre, ni même avoir une quelconque passion pour la littérature, ce qui va éveiller les soupçons du critique littéraire désormais animateur Jean-Michel Rouche (Fabrice Luchini) qui veut prouver que ce n’est pas Henri Pick, mais compliqué à prouver vu que le mystère d’Henry Pick est enterré dans sa tombe. Il y a une autre intrigue plus secondaire qu’on verra surtout au début du film ou on verra Fréderic Koskas (Bastien Bouillon) un jeune auteur venant de publier son livre qui attend impatiemment l’avis du critique littéraire, à travers cette intrigue on voit l’importance du retour critique pour les jeunes auteurs.

C’est un film qui parlera surtout de la littérature, du monde littéraire et des gens qui bossent dans ce milieu que de l’enquête. À travers la réalisation, on retiendra énormément la partie sur l’émission de télévision ou comme à son habitude Rémi Bezançon maîtrise. On voit l’envers du décors avec des changements plans très rapide, très proche d’une réalisation de télévision. Cela permet aussi de voir que le présentateur n’est pas aussi libre que l’on pense et il y a une certaine frustration pour celui qui présente, car il est critique pas présentateur. Il a besoin de donner son avis. Cela permet aussi de voir dans ce genre d’émission que celui qui présente ne lit pas vraiment les nouveautés, que c’est un travail fait par les gens de l’ombre, après on s’en doutait un peu.

Le soucis avec le personnage de Fabrice Luchini c’est qu’il s’entête à penser que Henry Pick n’a pas écrit le livre qu’il en vient même à harceler la famille d’Henry Pick. J’ai du mal à comprendre son entêtement, pourquoi il veut montrer qu’il a raison. Je trouve qu’il n’y a pas de raison valable à part pour une question d’égo.

Même si l’enquête c’est un MacGuffin, l’argument qui m’a poussé à voir ce film c’est cette enquête qui a un charme, qui est agréable et parfois marrante à suivre, car il n’est pas question de trouver qui est l’assassin qui a tué madame y. Non il est question de trouver qui a écrit ce livre et cette différence entre une enquête sur un meurtre et une enquête sur « le monde littéraire » change la donne, avec ce sublime paysage breton qui permet au film d’avoir un rythme lent et très agréable. On appréciera aussi cette réalisation qu’on a déjà dit beaucoup de bien sûr les différents plans de l’émission, mais c’est sur l’ensemble du film qu’il faut féliciter le travail de Rémi Bezançon qui arrive à nous passionner à faire cette enquête. Je dirais qu’il y a un jeu entre le spectateur qui cherche les indices et le réalisateur qui tente de nous dissuader avec des plans plutôt larges pour ne jamais se focaliser sur un seul élément. La musique a un rôle sur notre implication à faire l’enquête. La soundtrack est composé par Laurent Perez Del Mar (I Kill Giants) qui nous met avec cette musique de polar qui a tout moment peut monter Creshendo.

Aussi barbant qu’un livre ennuyeux ?

On remarquera souvent qu’il y a des maladresse dans son écriture et va desservir totalement la qualité du film, mais il y a quand même de bonnes choses en dehors de l’enquête sympathique, comme par exemple quand il est question du bureau d’Henry Pick se trouvant dans l’ancienne pizzeria devenu aujourd’hui une crêperie. Grâce au succès du livre t à cette histoire ou on emploiera le superlatif « incroyable » vont donner envie aux gens d’aller voir le bureau de Pick qui est devenu un mythe, Henri Pick est devenu en quelque sorte une légende.

L’écriture de cette partie est vraiment intéressante, car on voit cette naïveté du petit village qui ne pense pas trop au buisness, qui sont contents de voir du monde même si personne ne prend de crêpes. J’ai poussé un petit sourire quand un personnage ce demandent si ce serait pas plutôt une bonne idée de faire payer les visites. Cette petite séquence ne sera pas lourde, elle va durer le temps d’un plan de 5-10 secondes, mais on aura un petit sourire, car cette phrase aura un sens et nous raconte une certaine réalité et montre la différence entre la grande ville et la campagne.

J’en parlais tout à l’heure, mais si on doit parler de gros défauts du film, c’est qu’il a tendance à être maladroit dans son écriture, à mal amener les éléments de réponse en fin de film ou alors à être beaucoup trop brutal comme le duo entre Fabrice Luchini et Joséphine Pick (Camille Cotin) qui va permettre au film d’être un peu unbuddy movie entre d’un côté l’élite parisienne et la campagne. Sur le papier le fait de mélanger l’élite parisienne et la campagne est bien trouvée, mais il n’y a aucune alchimie dans ce duo se cherchant pendant 1h40. Ce qui ne va pas dans ce duo c’est l’enjeu ou parfois le personnage de Camille Cotin en a marre de voir Jean Michel Rouche, mais d’un autre côté elle veut l’aider, puis elle en a marre, puis elle veut savoir la vérité. C’est bien d’avoir des personnages qui changent d’avis, qui hésite, mais faut que ce soit bien amené.

Ce que je trouve le plus dommage dans ce film, c’est qu’il insiste sur certains éléments du film comme par exemple le jeune Frédéric Koskas (Bastien Bouillon) qui pendant tout le film va demander à Fabrice Luchini son avis sur son livre. On ne le voit pas beaucoup, mais dès que les deux personnages se rencontrent c’est pour évoquer le livre de Frédéric et au bout d’un moment c’est lourd, qu’on se demande même s’il y a un intérêt avec l’intrigue central du film, qu’on qu’on parlera en spoiler, car comme pas mal éléments scénaristiques de la seconde partie ce n’est pas très bien amené et d’un film sympathique tenant la route, on arrive à un film toujours aussi sympathique avec des mais.

Le mystère Henri Pick est un film très sympathique à suivre, encore plus quand on aime la beauté naturelle de la Bretagne ou ce qui compose l’industrie de la littérature. Le mystère Henri Pick c’est un film qu’on prendra énormément de plaisir à suivre cette enquête calme ou il n’est pas question de résoudre un meurtre, mais de savoir qui a écrit ce livre ce qui donne un rythme calme, parfait pour un dimanche après midi pluvieux

 


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Pour la partie spoilers : https://eyriolapassiongaming.wordpress.com/2019/07/27/le-mystere-henry-pick-peut-on-etre-pizzaiolo-la-journee-et-grand-ecrivain-la-nuit/2/

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(Jeu vidéo)

Difficile de ne pas se rendre compte de la problématique du crunch dans le jeu vidéo assez omniprésente. Pratiquement tous les deux-trois mois on a un article qui parle de conditions de développement catastrophique et c’est une bonne chose que le consommateur soit au courant de comment est construit ce qu’il achète. Tout en parlant de la création de jeux vidéo, Game Spectrum évoque surtout la problématique du crunch dans le jeux vidéo.

La culture du crunch

Ce qui est toujours bien dans les vidéos de Game Spectrum, qui sont plutôt devenus des documentaires c’est qu’on n’est jamais perdu avec le sujet, on comprend rapidement de quoi va nous parler le documentaire tout en nous rappelant les faits. C’est une bonne idée de rappeler les différentes affaires ou il est question de conditions de travail dans le jeu vidéo.

La question c’est de savoir pourquoi il y a du crunch, pourquoi c’est limite devenu « normal » de cruncher à quel point que les développeurs se retrouvent avec des semaines de travail de 6070h ce qui est une charge de travail surhumaine. La réponse est qu’il y a un soucis de structuration de l’industrie du jeu vidéo qui pour moi a besoin de grandir, à besoin de se structurer, qui doit protéger ses talents au lieu de les tuer, de les faire partir pour une question de transmission du savoir, pour une question de stabilisation, on a besoin de stabilité pour faire avancer cette industrie qu’on aime tant.

Ce qui n’arrange pas les développeurs qui luttent pour de meilleures conditions de travail, c’est quand les grands patrons ou les éditeurs utilisent le crunch pour glorifier un jeu. Je m’en souviens ou j’avais lu une interview de Dan Houser l’un des cofondateurs de Rock Star sur Vulture qui expliquait sans pression qu’il y avait des semaines de plus de 100h. Quand j’ai lu cette phrase j’ai bondi de ma chaise tellement que ce n’était pas normal, surtout que c’était plusieurs semaines de crunch. Game Spectrum parle de la glorification du crunch en nous parlant du documentaire Indi Game : The Movie qui suit le parcours des développement indépendants de jeux vidéo. Je n’ai pas encore vu le documentaire, mais de ce que j’ai compris, ce documentaire montre que le crunch est très présent chez les indépendants, mais que le but du documentaire et de se servir du crunch pour raconter des histoires positifs, car il y a du succès à la fin. Ce genre d’oeuvre peut être dangereuse, car cela peut pousser des jeunes à faire pareil, à vivre la même histoire.

Le changement a déjà commencé

Tout n’est pas noir dans le documentaire, Game Spectrum le dit lu-même dans le documentaire que les temps sont en train de changer. J’ai tendance à dire qu’en 2019 on peut dire que dans l’industrie il y a des changements, grâce aux initiatives de la STJV en France ou Game Workers Unite permettant aux personnes travaillant dans cette industrie de défendre leurs intérêts, d’avoir ce contrepouvoir. On est au début de l’effacement de la culture du crunch qui vont permettre plus tard de garder les talents qui resteront dans le milieu, car l’environnement de travail est sain et ils pourront trouver cette stabilité.

Le documentaire salut aussi le travail des indépendants en parlant notamment de ce que fais Motion Twin qu’on connaît très bien pour Dead Cells. L’exemple Dead Cells est très intéressant, car c’est un studio qui ne fonctionne pas de la même façon. C’est une société coopérative et participative (SCOP) pour être rapide, car le documentaire l’expliquera mieux que moi, mais en gros la détention du capital et le pouvoir des décisions reviennent aux salariés. C’est un retour à la démocratie ce qui permet d’avoir un développement sain et ainsi d’éviter le crunch et j’espère que d’autre boites vont prendre l’exemple de Motion Twin, un studio composé de 11 personnes ou le plus important c’est de faire un jeu, pas de gagner de l’argent ou tout le monde a son mot à dire pour faire le meilleur jeu possible.

Le soucis c’est qu’une SCOP n’est pas adapté pour les grosses boites, le documentaire prend l’exemple Ubisoft qui est un très bon exemple car pour un jeu Ubisoft c’est au minimum 3-4 Studios avec énormément de monde dans les studios. Le documentaire nous amène une réflexion intéressante nous demandant si on a vraiment besoin d’avoir de gros jeux ambitieux mais beaucoup trop ambitieux par rapport à la taille du studio. Le documentaire se demande aussi si ce serait pas plus sain pour nous, pour l’industrie d’avoir des projets qui ont l’ambition de la taille du studio, ou l’argent ne domine pas et que le jeu a eu le temps ce faire sans période obligatoire de crunch. J’ai tendance à dire oui, car les faits ont montré que les productions indépendantes qui ont l’ambition de la taille de l’équipe sont d’excellents jeux comme Minit ou Dead Cells.

Enfin il y a la question du rôle de joueur la-dedans, car on est impliqué dans cette culture du crunch quand on râle que le jeu va être retardé, quand veut absolument un trailer à l’E3 ce qui oblige les studios à crunch pour nous faire plaisir. Quand comme moi on lit des articles, qu’on est sensible par rapport aux questions du crunch et que parfois on est dégoûté de cette industrie qui tuent ces talents on se demande ce qu’on peut faire. La réponse du documentaire est très bien, contrairement aux gens qui pensent que la solution brutal qui est le boycott est la meilleure solution, le mieux c’est de relayer les articles, c’est de soutenir les développeurs sur internet. Je pense aussi que c’est la meilleure solution, car le boycott n’a aucun impact quand on n’est pas beaucoup et ça fera plus de mal aux développeurs, car le jeu est déjà fait et cela ne va absolument rien changer alors que l’autre solution qui est plus une solution de partage est la meilleure solution, car cela aura un poids, plus l’article est partagé, plus on va en parler et ça va faire bouger les choses, voilà ce qu’on peut faire en tant que joueur, il faut partager, il faut soutenir les développeurs pour un meilleur jeu vidéo du demain et pour finir je pense qu’on est sur la bonne voie pour un changement positif.

 

J’ai oublié de le dire, mais il faut de suite aller voir ce documentaire et jeter un coup d’oeil aux différentes vidéos de Game Spectrum qui fait au passage un excellent boulot. Pour ce qui est du documentaire, j’ai trouvé qu’ils expliquent très bien les problèmes dans la création d’un jeux vidéo. Tout est très bien expliqué que même quelqu’un qui sera moins dans le jeu vidéo comprendra les soucis de cette industrie tout en comprenant qu’il y a des changements. Maintenant il faut continuer d’avancer.

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