Eyrio et les jeux video

Par Eyrio Blog créé le 15/04/20 Mis à jour le 20/04/20 à 21h15

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(Jeu vidéo)

 

Quand on été en 2011, le visage du FPS Solo était très différent de maintenant. Call of Duty était le grand leader en imposant son côté spectaculaire illustré par une aventure très scriptée. Bulletstorm, c’était une autre proposition dans le FPS Solo Mainstream

 

 

 

C’est joyeux le 26eme siècle

On quitte les FPS des champs de bataille pour aller dans l’espace, plus précisément au 26e siècle ou l’univers est géré par la confédération des planètes. On incarne Grayson Hunt, chef de la Dead Echo, une équipe d’opérations sous le commandement du général Earl Sarrano. Quand on commence, le jeu se passe dix ans avant un certain événement qui sera montré très rapidement lors d’un flashback. Ce flashback, c’est lors d’une mission. Les hommes de la Dead Echo doivent tuer un homme se nommant Bryce Novak, mais en le tuant, ils se rendent compte que c’était un journaliste civil et le plus important, c’est que le général Earl Sarrano a tué beaucoup de civil en faisant croire que c’était pour le bien de la galaxie. Ils sont donc contraints de déserter et de devenir pirates de l’espace.

Quand on commence le jeu, on se rend compte tout de suite le gros souci du jeu. Ce gros souci, c’est l’écriture. People Can Fly et Epic ont souvent dit que c’était un jeu avant tout défouloir qu’il faudra prendre à la légère. Ce qu’ils oublient, c’est qu’il est difficile de prendre quelque chose à la légère, quand on écrit des dialogues aux premiers degrés. Ce n’est pas non plus le seul souci, car le premier tiers du jeu est beaucoup trop bavard et le temps semble bien long, avant l’arrivée du Lasso synonyme de plaisir.

 

 

 

 

Ou est mon Lasso ?

 

 

 

Cette arme va vraiment permettre au jeu de trouver de l’intérêt, car comme dit tout à l’heure, c’est un jeu beaucoup trop bavard alors qu’il ne devrait pas l’être. De plus, il ne faudra pas s’attendre à de très bons dialogues. C’est tellement lourd, qu’on a presque envie d’arrêter le jeu et de ne plus y rejouer.

Heureusement que cette lourdeur ne s’incarne pas dans le gameplay. Comparé aux autres FPS de cette époque, on est assez libre de notre façon de jouer. C’est même un jeu qui nous invite à tuer de différentes façon avec un système de skillshot. Le principe est assez simple. Selon, de la façon qu’on va tuer, de l’arme qu’on va utiliser, on va avoir un certain nombre de points, ce qui va permettre d’avoir une véritable satisfaction. Ce n’est pas la satisfaction d’avoir un dans Devil May Cry, mais cela nous procura quelque chose, d’autant plus que ce système de skillshot n’est pas là pour faire joli, car on pourrait traduire les points skillshot avec de l’argent et cet « argent » nous permettra d’acheter des munitions et de surtout upgrader nos armes. Au fur et à mesure du jeu, nos armes vont devenir très puissantes et le plaisir sera encore plus fort.

Comme dit tout à l’heure, le jeu devient intéressant quand on attrape le lasso, ce lasso, c’est 90 % de l’intérêt du jeu, car il nous permet d’avancer, de lancer des objets et enfin lancer des ennemis. Cette dernière option va offrir des possibilités assez cocasses comme jeter un ennemi sur un cactus histoire d’avoir des couleurs bien dégoulinantes. Les situations dans Bulletstorm ne manquent pas, outre le lasso on peu donner un coup de pied ou encore glisser pour tacler nos ennemis. quand on utilise l’une de ses trois solutions, un ralenti se déclenche nous laissant le temps d’enchaîner nos coups et il y a une belle petite variété de combos qu’on va s’amuser à essayer de trouver et essayer de voir les limites du jeu. Malheureusement, on fait vite le tour des combos et comparé à ce genre de jeu basé sur du scoring, la rejouabilité est beaucoup trop faible et encore plus avec un jeu beaucoup trop lourd dans ce qu’il raconte. Je dirais même qu’on peut craquer facilement lors de longues sessions et cela entache notre plaisir de jeu, alors qu’on avait tout pour avoir un jeu plus que sympathique. Il aurait peut-être fallu faire comme Doom avec un scénario minimale, car tout le plaisir est dans l’action. Pour ce qui est des armes, on peut avoir trois armes et il y a tout un travail sur le gameplay des armes qui changent notre approche du jeu. Je pense que les gens aimant bien jouer de temps en temps au sniper prendront sûrement du plaisir à diriger les balles pour avoir le plus de headshot, histoire de se donner d’autres challenges, car Bulletstorm, on peut aussi le concevoir comme un jeu à challenge.

 

 

 

On va rester sur le principal

Bulletstorm ce n’est pas qu’une campagne solo d’une douzaine heure, c’est aussi différents modes de jeu. De ce que j’ai lu, ils sont assez décevant. Pour les citer rapidement, il y a le mode Echo qui peut être traduit par un time attack et le mode multi pouvant nous faire penser au mode horde dans Gears of War.

 

 

 

Impossible de conclure cette critique sans parler des bêtises de Gearbox (éditeur du remaster) sur la Full Clip Edition. Ils ont décidé qu’on pouvait jouer avec Duke Nukem et ils lui ont même enregistré des lignes de dialogues. On a encore du mal à trouver de l’intérêt, car on est proche du hors-sujet, mais il serait temps que Gearbox perde les droits de Duke Nukem pour qu’il puisse reposer en paix et évite à Randy Pitchford d’avoir d’autres idées farfelues.

Si on oublie le côté lourd de l’histoire et qu’on fasse des sessions pas trop longue, on passe un agréable moment devant Bulletsorm qui offre une expérience de base sympathique. Pour un deuxième ou troisième run, ce sera plus compliqué, car c’est le genre de jeu assez oubliable quand on a passé le stade de la découverte du gameplay.

https://eyrioetlesjeuxvideo.wordpress.com/2020/04/20/bulletstorm-le-defouloir-tres-agreable/

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Jeux : 
Bulletstorm
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Playdead a acquit une certaine notoriété avec Limbo qui faisait partie de la première trinité en 2010 avec notamment Super Meat Boy. Il a fallu du temps pour Playdead afin de sortir Inside, mais ce temps à permis de faire un chef d’œuvre qu’on est pas prêt d’oublier qui se nomme Inside. 

 

Limbo est devenue un brouillon

Quand on lance Inside, on n’est pas dépaysé. Dès l’instant ou on lance le jeu, on retrouve toute la pâte qu’on a tant aimé dans Limbo, c’est-à-dire le petit bonhomme sans expression dans un univers monochromatique (du moins pour le premier tiers pour Inside). On est toujours dans de la plateforme 2.5D et on est sur un enchaînement de plateforme et d’énigmes avec des morts très physiques. 

Sauf qu’on n’est pas sur un reskin de Limbo. Inside est la forme finale du style Playdead., on le ressent dans les premières minutes avec un univers beaucoup plus prononcé que ce soit d’un point de vue visuel ou en accentue la noirceur pour mettre en valeur quelques détails pour qu’on puisse comprendre l’univers et pour mettre en détail quelques indices lors des différentes énigmes. 

C’est aussi un jeu beaucoup plus agréable d’un point de vue gameplay. Exit le côté frustrant du die and retry de Limbo ou sauter était une affaire de millimètre. Inside est un jeu qui se veut accessible à beaucoup de monde et veut surtout mettre en avant sa narration. Si on observe bien l’arrière-plan, il y a tout un art pour raconter cette histoire sans dialogue, sans texte. En utilisant ce procédé, l’histoire d’Inside est très forte surtout quand elle est aussi racontée par la boucle de gameplay toujours renouvelé. Par exemple on va parfois utiliser un sous-marin, parfois, ce sont des énigmes avec la musique, parfois c’est par rapport à la gravité. Les énigmes sont en raccord avec le gameplay, la musique est en raccord avec l’histoire et le propos du jeu ce qui permet à Inside d’être un jeu court, mais intense. 

 

 

Fuyez Fuyez !

Inside est un jeu à ambiance, cette ambiance on n’arrive pas à trop à la comprendre quand on lance le jeu, mais toute l’intelligence de la narration de Laurids Binderup et de la mise en scène de Ant Jensen c’est qu’ils nous font comprendre qu’on fuit un danger et ce danger fait peur quand on est attaqué par les chiens, quand des adulte tire sur nous. On ne sait pas la menace, mais cette menace elle est forte et quand cette menace nous touche on ne se sent pas très bien. Pour donner un exemple, quand le personnage se faisait mordre par le chien, j’avais envie de fermer les yeux face à cette violence, mais cette violence est en raccord avec l’univers proposé par Playdead. 

Inside est un jeu à ambiance, cette ambiance on n’arrive pas à trop à la comprendre quand on lance le jeu, mais toute l’intelligence de la narration de Laurids Binderup et de la mise en scène de Ant Jensen c’est qu’ils nous font comprendre qu’on fuit un danger et ce danger fait peur quand on est attaqué par les chiens, quand des adulte tire sur nous. On ne sait pas la menace, mais cette menace elle est forte et quand cette menace nous touche on ne se sent pas très bien. Pour donner un exemple, quand le personnage se faisait mordre par le chien, j’avais envie de fermer les yeux face à cette violence, mais cette violence est en raccord avec l’univers proposé par Playdead. 

On peut même parler d’horreur quand on évoque le cas de la musique dans Inside. Portant ce n’est pas un jeu qui à une bande son, c’est pas un jeu ou on va s’amuser à écouter toutes les musiques en boucle façon FF, mais les rares moments ou il y a de la musique, elle nous évoque quelque chose et ce quelque chose c’est l’horreur de l’univers. On voit toute l’influence des films d’horreurs dans l’utilisation de la musique et on est sur quelque chose de très froid et frissonnant. 

 

Independance Gaming Author

Inside est ce qu’on peut appeler un jeu d’auteur et comme toutes œuvres faites par des auteurs, on est invité à refaire le jeu plusieurs fois afin qu’on puisse peaufiner notre point de vue sur l’oeuvre et que les discussions soient de plus en plus riche pour résoudre l’énigme Inside. C’est si passionnant de lire les différentes discussions autour du jeu, de découvrir différentes théories afin qu’on puisse résoudre l’énigme Inside, car il n’y a pas une vérité générale, mais plusieurs vérités qui change selon notre perception. En plus de son côté auteur, c’est toute une notion de partage qui se met en place et à chaque fois qu’on entend le mot Inside, on veut en parler et en débattre, car Inside est l’un des jeux importants de cette décennie. Limbo faisait partie de la première vague des jeux indépendants, Inside on parle même plus de vague, car on place Inside sur la même table que de très grosses productions. 

On peut aussi saluer une dernière fois toute l’intelligence dans la conception de Playdead qui nous invite à faire une seconde fois le jeu en obtenant tout les collectibles à travers des pièces secrètes pour obtenir une fin alternative. Quand on a fini une première fois le jeu, cette autre fin prend une autre tournure comme si Ant Jensen et son équipe nous donnait quelques indices pour comprendre l’énigme Inside. 

 

 

https://eyrioetlesjeuxvideo.wordpress.com/2020/04/13/inside-playdead-nest-plus-un-petit-du-jeux-video/

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Jeux : 
Inside
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