Retrogaming Marmotte

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Par Evilmarmotte Blog créé le 03/04/14 Mis à jour le 05/08/20 à 19h33

Un blog retrogaming garanti 100% sans DLC!

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Catégorie : PS4

  
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PS4 (Jeu vidéo)

On l’aura attendu, ce Remake de Final Fantasy 7!!! Vaguement teasé dès l’E3 de 2005, où Square Enix avait recréé une partie de l’introduction à la sauce PS3, le projet mettra une éternité à réellement démarrer. Trop grand, trop cher, trop ouvert, avec une durée de développement estimée à 10 ans, FF7 Remake est un chantier titanesque que Square n’aura de cesse de repousser malgré l’enthousiasme des fans du monde entier. En 2015, tout s’accélère : Le remake est officialisé, bande annonce à l’appui. On apprend que le jeu sera proposé en plusieurs parties, avec un gameplay modernisé (exit le tour par tour). Deux choix qui feront couler pas mal d’encre, mais Square tiendra le cap en sortant le premier volet de son "remake en kit" en avril 2020.

Final fantasy 7 remake boite

Il y un point sur lequel le jeu a mis tout le monde d’accord : C’est beau à crever ! Techniquement, FF7 Remake est l’un des titres les plus aboutis de la PS4. On pourra toujours pinailler sur certaines textures, ou la gueule de quelques PNJ, mais dans son ensemble, c’est une bonne grosse baffe visuelle qu'on attendait pas sur une console de 7 ans d’âge. Sur la modélisation des visages, on a clairement franchi un pallier, à tel point que FF7 Remake fait aussi bien en 3D temps réel que ce que l’industrie du cinéma propose à l’heure actuelle en pré-rendu. Midgar n’est pas en reste, et l’enfer métallique de la cité est désormais d’une beauté vertigineuse. Comment ne pas frissonner quand la tour Shinra se dresse devant nos héros vers la fin de l’aventure? La mise en scène joue bien avec cette démesure, et accentue le contraste entre nos héros et les épreuves qu’ils vont devoir surmonter.

Bien que cloisonné à Midgar, ce premier volet de FF7 Remake ne manque pas de moments d’anthologie. Square a pris le parti de broder autant que possible autour de la trame d’origine (laquelle, de mémoire, ne durait pas plus d’une dizaine d’heures). Ce contenu supplémentaire permet de développer les personnages secondaires (En particulier Jessie), et de faire monter la sauce lors des scènes clés. La chute du Plateau du secteur 7, assez vite expédiée dans le jeu original, devient une montagne russe émotionnelle où se jouent les destins de nombreux personnages importants.

Final fantasy 7 remake wallmarket

Le jeu offre des phases de respiration entre deux climax hollywoodiens. Ces interludes, où l’on peut errer dans les bidonvilles de Midgar pour faire du shopping et accomplir des quêtes secondaires, sont assez sympathiques. Square utilise évidemment ces passages pour rallonger le jeu, mais ce n’est jamais perçu comme une corvée car les personnages sont intéressants, on peut tout à fait zapper le contenu facultatif et revenir vers l'intrigue principale.

En terme de gameplay, on se retrouve avec un mélange d’action RPG et de tour par tour. On bastonne sec pour faire monter une jauge d’active time battle, puis on arrête le temps pour choisir un sort, une compétence, un objet à utiliser. C’est très très efficace, et il faut vraiment rester sur le qui-vive pour garder son équipe en vie. Fidèle à son habitude, Square a foutu des Boss à la pelle tout au long de l’aventure. On en affronte parfois deux ou trois à la suite sans avoir le temps de souffler. Ces combats sont hautement stratégiques, et requièrent une bonne préparation en amont. Comme dans tout FF qui se respecte, il n’est pas rare d’être sauvé in extremis par une “limite” qui tombe à deux secondes d’un game over.

Final fantasy 7 remake tifa

Les matérias sont toujours de la partie. Le système est assez similaire à celui du jeu Psone, mais en ramasse beaucoup plus et très tôt dans le jeu! Cette profusion est à double tranchant car on ne dispose que de quelques emplacements par personnage. Il faut faire des choix difficiles, en choisissant d’améliorer une matéria au détriment d’une autre. C’est plutôt futé, et je pense qu’il n’existe pas de combinaison “optimale”. Chacun fera sa petite cuisine en fonction de son style de jeu.

Il ne faut qu'une trentaine d’heures pour boucler le jeu en normal, ce qui, niveau durée de vie, place Final Fantasy 7 Remake dans la moyenne basse des Jrpg. Perso, ça me va bien car je déteste les aventures qui trainent en longueur. Le générique de fin clôture un segment important du jeu, sans cliffhanger putassier ni teasing quant à la suite. C'est assez respectueux et je préfère ça à une bande annonce qui se terminerait par un "voilà ce que vous aurez... dans 5 ans!!!".

FF7 Remake Reacteur Mako

Chose rare, je ne trouve aucun point sur lequel râler dans ce test… La linéarité? Le Midgar d’origine était tout aussi dirigiste, sinon plus. À la limite, je trouve la fin un peu lourde dans sa logique de surenchère, quand Square y faire rentrer au chausse pied des combats hors propos. Mais ce fan service arrache aussi un franc sourire quand résonne le thème musical bien connu des fans.

Avec ce remake, Square Enix est sur la bonne voie pour redonner ses lettres de noblesses à Final Fantasy. Reste à espérer que le studio japonais parviendra à créer un ensemble cohérent avec les épisodes à venir. Je suis confiant!

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PS4 (Jeu vidéo)

On pourra dire ce qu’on veut sur les rééditions de Square Enix, au moins avec les jeux de l’ère PS2, l’éditeur japonais ne se fout pas de notre gueule ! Le portage PS4 de Final Fantasy X est un modèle du genre, qui modernise le jeu original sans le dénaturer : Personnages plus détaillés, passage au 16/9, B.O. réorchestrée… Rien que des modifications de bon sens qui subliment ce classique du jeu vidéo. Avec Final Fantasy XII : The Zodiac Age, Square récidive et nous offre un excellent lifting de cet épisode hors norme, peut être le dernier bon Final Fantasy avant la traversée du désert. 

Final Fantasy 12 Zodiac Age Boite

Pourquoi c'est culte?
Final Fantasy XII est souvent présenté comme un MMORPG solo. Et il y a un peu de ça. Avec ses donjons énormes aux allures de raids, ses combats en temps réel et ses longues sessions de farming, cet épisode tranche pas mal avec les codes de la série. Inutile d’y aller par quatre chemins, ce qui fait qu’un truc pareil reste jouable et fun, ce sont les gambits. Derrière ce nom rigolo se cache un menu où l'on peut programmer les réactions des 3 membres du groupe. C’est simple et efficace, avec des instructions du genre : “Allié au HP < 50% => Soin”, “Ennemi ciblé par le leader => Attaquer”. Une condition, une action, BASTA ! La petite subtilité, c’est qu’on peut hiérarchiser tout ça pour donner la priorité à certaines actions. Avec une programmation intelligente, on peut carrément mettre toute son équipe en automatique et battre la plupart des boss du jeu sans toucher à la manette. C’est dire si ce système est efficace.

Porté par la direction artistique démentielle d'Akihiko Yoshida (Vagrant Story, Final Fantasy Tactics), FFXII est l'un des plus beaux RPG de l'ère 128 bit. Avec son monde ouvert immense, c'est une grande et belle invitation à l'aventure. Libre au joueur de ne suivre que la quête principale, mais ce serait passer à côté d’une bonne partie du contenu du jeu. Car qui dit MMO, dit quêtes secondaires, boss optionnels, et précieux loot à dénicher en sortant des sentiers battus.

FF12 Boss

Le monde d'Ivalice, déjà représenté dans Final Fantasy Tactics, reprend les codes Fantasy/Science Fiction chers à Final Fantasy, mais avec une approche beaucoup plus adulte. L’intrigue principale est d’ailleurs très politique, et tranche avec un FFX qui mettait en scène un groupe d’amis en route pour sauver le monde. En toute franchise : J'ai RIEN pigé à l'histoire ! Entre les personnages qui changent d’identité, les négociations entres les chefs des différents royaumes, la recherche d’artefacts qui servent à dieu sait quoi… C'était bien au delà de mes facultés de compréhension.

Et c’est peut être là que le bât blesse. Conscient de sa beauté et sûr de ses ambitions, FFXII est maniéré à l'extrême, jusque dans ses dialogues en vieil anglais, avec des répliques qu’on croirait sorties d’un roman de l’époque victorienne. Quelque part, c’est le plus froid des Final Fantasy. Les personnages principaux, aussi beaux et classe soient-ils, ne sont pas très attachants. Basch est muet comme une tombe, Vann est un sale gosse, Penelo n’existe que comme soeur de ce dernier... Et le constat n’est pas vraiment meilleur du côté des méchants. Faute d’un vrai grand antagoniste en fil rouge, FFXII donne l’impression de lutter contre une menace abstraite, forcément moins iconique que les Sephiroth, Seymour et co... Tant d'éléments qui font que la tentation est forte de zapper totalement l'histoire pour juste prendre son pied sur les combats et l’optimisation de l’équipe.

Dans FFXII, les personnages peuvent choisir leur taff parmi 12 jobs : mage blanc, chevalier, moine… Il y en a pour tous les goûts. Au fil des victoires, ils gagnent des points pour progresser dans l’arbre de compétence de ce job, sous la forme d’un “sphérier”, façon FFX. Plus loin dans le jeu, ils pourront même cumuler deux jobs pour prendre le meilleur de deux arbres de compétence différents. Ce système complètement fou est une porte ouverte à toutes les expérimentations, et tranche agréablement avec les héros aux rôles bien définis des épisodes précédents. Mieux encore, il donne un réel intérêt au New Game +, où l’on peut créer une équipe totalement différente et tester de nouvelles stratégies.

Final Fantasy 12 Zodiac Age Donjon

Pour un JRPG, FFXII est très nerveux. Les combats SONT le coeur du jeu, et on passe bien 90% de son temps à casser du monstre. Les donjons sont longs, durs, et truffés d’énormes boss dans la tradition Final Fantasy. Certaines zones comme L’ascension du Phare de Ridorana, ou l’horrible descente aux enfers de Gilvégane sont de véritables épreuves d’endurance, avec des monstres qui spamment des malus sur l’équipe. On peut toujours “casser le jeu” en farmant l’XP pendant des heures, mais le challenge de base est assez relevé, surtout dans la seconde moitié de l’aventure.

En bon remaster, The Zodiac Age apporte son lot de nouveautés pour fluidifier l’aventure. Une simple pression sur le bouton L2 passe le jeu en vitesse X2, ou X4 pour les plus pressés. Les puristes crieront au blasphème, mais cette option soulage dans les phases chronophages, notamment lors des aller/retour dans les donjons. Du côté des graphismes, le ravalement de façade est impressionnant : Tous les modèles 3D a été refaits ! Le character design d'Akihiko Yoshida méritait bien ça, et on se prend à rêver d’un Vagrant Story remis au goût du jour avec autant de soin. C’est vraiment un très beau jeu, avec une style visuel reconnaissable entre mille.

Final Fantasy 12 Zodiac Age Test

Potentiel de rejouabilité : 8/10
Tout comme celui de Final Fantasy X, je recommande chaudement ce remaster de Final Fantasy XII. Avec son gameplay unique en son genre, c’est une bouffée d'air frais, non seulement dans la série Final Fantasy, mais aussi dans l’univers très codifié du RPG japonais.

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PS4 (Jeu vidéo)

Mine de rien, la ressortie de Doom 64 sur les consoles actuelles est un petit événement. Alors que les épisodes canoniques ont été portés sur toutes les machines imaginables, Doom 64 n'avait jamais eu les honneurs d’une réédition officielle, et restait donc une exclu Nintendo 64 depuis sa sortie en 1997.

L’affront est à présent réparé, et pour accompagner la sortie de Doom Eternal, Bethesda nous offre enfin la dernière pièce manquante du catalogue rétro Doom. Un titre méconnu (Tout le monde n’a pas eu la Nintendo 64) mais qui ne démérite pas une fois la manette en main.

Doom 64 remaster test

Loin du saccage des 2 premiers épisodes en août dernier (heureusement patchés entre temps), le remaster développé par Night Dive Studios est assez fidèle à l’original. Le nouveau moteur 3D est efficace et permet d'apprécier les jeux de lumières atypiques de cet épisode. Car Doom 64, c’est un peu l’enfer en mode boite de nuit ! La direction artistique fait péter les couleurs, néons et autres effets graphiques tape à l’oeil. Ce n’est pas toujours d’un bon goût ultime, mais au moins cet épisode a une patte graphique bien à lui. Du côté des sprites et autres éléments 2D, c'est forcément moins clinquant. Les monstres et autres items ont été "rippés" du jeu original, puis nettoyés. En gros, c'est beau mais de loin... Un petit bémol qu’on oublie heureusement très vite dans le feu de l’action.

Doom 64 remake

Doom, c’est de la chasse au monstres, mais pas que ! Cet épisode se démarque d’ailleurs par une première partie très atmosphérique, où l’on erre dans les couloirs d’une sinistre station spatiale truffée de pièges mortels. Doom 64 joue intelligemment avec les attentes des joueurs, et préfigure même du virage survival horreur de Doom 3, quelques années plus tard.

Doom 64 gameplay

Que les puristes se rassurent : Une fois le premier chapitre terminé, notre “Doomguy” retourne en enfer pour massacrer des hordes de démons. Ici encore, Doom 64 évite toute lassitude en alternant les petites arènes truffées de monstres avec des niveaux plus grands et labyrinthiques. Reste que le level design est très old-school et rebutera forcément les joueurs habitués aux FPS modernes. Attendez vous à en bouffer des clés et autres interrupteurs, toujours éparpillés dans les recoins les plus improbables.

Côté bestiaire et arsenal, Doom 64 est très conservateur. On retrouve les monstres emblématiques de la série, à l'exception de l'Arch-vile et du Spider Mastermind. Un nouveau boss de fin fait son apparition : La Mère des Démons. Attendez vous à un combat court mais intense. Les armes sont tout aussi classiques, avec un seul nouveau flingue : L'Unmaker, sorte de canon laser occulte qui consomme des cellules à énergie. C'est léger, mais à quoi bon changer une recette qui a fait ses preuves? Avec ses 32 niveaux bien vicieux, le challenge est plus que jamais au rendez-vous et cet épisode offre une bonne transition entre Doom 2 et 3.

Rejouer à doom 64

Le juste prix?
Vendu 4,99¤ sur sur les stores PS4, Xbox One, Switch et Steam, Doom 64 est l’une des meilleurs affaires de ce mois de mars. Bethesda a trouvé la bonne formule pour son catalogue rétro, et depuis les patchs de Doom 1 & 2 (qui tournent à présent à 60 FPS et ne nécessitent plus de compte Bethesda), rien de devrait vous retenir de faire l’intégrale.

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PS4 (Jeu vidéo)

MAJ septembre 2019 : En réaction au mécontentement des joueurs, Bethesda vient de patcher Doom 1 & 2. Ces correctifs suppriment la connexion obligatoire à bethesda.net et améliorent grandement les performances des deux jeux. Rien de neuf par contre du côté de Doom 3.

Avec l'arrivée imminente de Doom Eternal, Bethesda a eu la bonne idée préparer le terrain en rééditant les trois premiers épisodes de la série sur les principales consoles du marché (Ps4, Xbox One, Switch). On peut désormais se procurer tout un pan d’histoire du FPS old-school pour une petite vingtaine d'euros.

Doom Doom 2 Ps4

Doom premier du nom, tout le monde connaît ! Le classique absolu du FPS bourrin est décidément inoxydable, avec des mécaniques bien huilées qui mêlent action frénétique et labyrinthes tortueux. Doom 2, qui réutilise le même moteur avec quelques ajouts, passe aujourd’hui pour une extension de luxe plutôt qu'un jeu à part entière. Enfin, Doom 3 est un très bon survival, dont l’atmosphère SF/Horreur fera de nombreux émules (Dead Space, Soma...).

Retrouver ces trois titres sur nos consoles en 2019 est donc une aubaine. Du moins sur le papier… Car Bethesda reste fidèle à sa réputation de sortir des jeux à moitié finis, truffés de bugs et autres surprises. Les 3 portages ont été sous-traités à différents studios, avec un beau massacre à l'arrivée.

 Remaster Doom PS4

L'enfer est pavé de bonnes intentions

Doom 1 et 2 ont été refaits sous Unity, sans doute pour faciliter le portage sur trois consoles aux architectures différentes. Le résultat ne fait hélas pas honneur aux jeux originaux, avec des performances très décevantes. Les deux jeux sont bridés à 35fps, avec une luminosité bloquée au max et une mauvaise résolution qui déforme (légèrement, mais quand même) les sprites. Plus frustrant encore, des scripts "sautent" aléatoirement dans certains niveaux, forçant le joueur à charger une sauvegarde antérieure dans l'espoir de continuer sa progression. Comme vous pouvez l'imaginer, ça rend fou.

Cerise sur le gâteau moisi, il est obligatoire de créer un compte bethesda.net et de disposer d'une connexion internet pour jouer à ces deux titres. Le comble, c'est qu'il n'y aucun contenu en ligne sur ces foutus jeux : les modes coop et deathmatch ne fonctionnent qu'en local.

 Bethesda rejouer Doom

Du côté de Doom 3, le bilan technique est bien meilleur. Le portage se base sur l’édition BFG, qui embarque les différentes extensions du jeu. C’est fluide, toujours agréable à l’oeil et très immersif pour qui apprécie les couloirs sombres pleins de bestioles. J’ai pris beaucoup de plaisir à parcourir la première moitié de l’aventure… jusqu’à tomber sur un passage bloquant hérité d’une version non patchée du jeu PC. Au tristement célèbre niveau 15, premier laboratoire Delta, le personnage est incapable d'utiliser les échelles qui mènent à la sortie. C’est un bug connu depuis plus de 15 ans, qu’on pouvait contourner sur pc grâce au cheat code noclip (pour passer à travers les murs), mais qui empêche ici tout simplement de finir le jeu. Bravo!

Doom 3 bug échelle

Pour toutes ces raisons, je ne conseille ces trois portages qu'aux masochistes. Tout ici pue la volonté de capitaliser sur une licence populaire sans trop se fouler. Le résultat est bien en dessous du minimum syndical et défigure purement et simplement une des séries les plus emblématiques de l'histoire du jeu vidéo.

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PS4 (Jeu vidéo)

Kickstarté en 2015 à hauteur de 5,5 millions de dollars, Bloodstained : Ritual Of The Night est l'oeuvre de Koji Igarashi, producteur de quelques-uns des meilleurs épisodes de Castlevania. Présenté comme une suite spirituelle de Symphony Of The Night, le jeu aura connu un développement tumultueux : refonte des graphismes suite aux mauvais retours, studio externe appelé en renfort, versions Wii U et Vita purement et simplement annulées, date de sortie sans cesse repoussée... Il aura fallu pas moins de 4 années pour que ce titre voit enfin le jour. C'est dire s'il était attendu au tournant!

RETOUR GAGNANT POUR IGARASHI
Inutile de faire durer le suspens : Bloodstained est un bon Castlevania. La relève n'est peut être pas aussi flamboyante que l'enthousiasme initial le laissait imaginer, mais le jeu remplit largement le contrat.

Initiateur du genre, Igarashi n'a de leçon à recevoir de personne quant à la construction d'un metroidvania. La progression est un régal, avec un terrain de jeu gigantesque qui se débloque progressivement via l'acquisition de nouveaux pouvoirs. C'est assez classique dans le genre, mais Bloodstained apporte un supplément d'âme grâce à un sens de la structure qui fait défaut à nombre de ses concurrents.

Manette en main, les sensation sont jouissives. Miriam, notre héroïne, garde ce feeling "flottant" qui donnait tant de souplesse au gameplay de Symphony Of The Night. Le nouveau système de fragments à récolter sur les ennemis permet acquérir différents types de compétences : projectiles, familiers, effets passifs, invocations... Ce redoutable arsenal compte des centaines de pouvoirs. À vous de trouver les meilleures synergies pour rouler sur les boss.

AUSSI FUN QUE MOCHE
Là où le bât blesse, c'est du côté de la technique. Ne tournons pas autour du pot : Bloodstained est hideux! Non content d'afficher une réalisation tout juste au niveau d'un jeu mobile, le titre enchaîne les grosses fautes de goût. La première zone l'illustre bien, avec de l'eau au rendu "plastique" particulièrement ignoble qui ne rend pas justice au potentiel de l'Unreal Engine 4. Passé un moment, la rétine s'y fait, mais le choc initial reste rude.

Mieux optimisé que sur Switch, le jeu PS4 apporte tout de même son lot de bugs et d'erreurs de traduction. Rien de réellement handicapant, mais on aurait apprécié un peu plus de finition sur un projet d'aussi longue haleine.

UNE ATTENTE RÉCOMPENSÉE?
Oui! Et même si j'ai quelques réserves sur le prix de vente (40 euros pour une douzaine d'heures de jeu), l'expérience vaut clairement le détour. À l'heure où beaucoup de titres financés par Kickstarter prennent des allures de catastrophes industrielles, Bloodstained surprend agréablement et se place dans trop de mal sur le podium des meilleurs metroidvania de ces dernières années.

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Bloodstained : Ritual of the Night
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PS4 (Jeu vidéo)

À l'heure de la 4K/60fps, des mondes ouverts, alors qu'on peut obtenir des rendus quasi photo-réalistes sur nos consoles de salon, voilà ce que j'inflige à ma PS4 :

La résolution 160x144 pixels de la toute première Gameboy arrache un peu la rétine en 2019, mais comme je le dis souvent : L'amour (de Castlevania) rend aveugle! Et ça tombe plutôt bien, car Konami nous offre enfin l'occasion de replonger dans les archives de la série avec la compilation Castlevania Anniversary Collection. Un anniversaire qui célèbre... On ne sait trop quoi en fait... Les 33 ans de la sortie du premier opus? Les voies du marketing sont décidément impénétrables.

UN HOMMAGE À L’ÈRE 8/16 BITS
Faisant suite au médiocre Castlevania Requiem parue en 2018 qui ne faisait que recycler partiellement une vieille compilation PSP, Castlevania Anniversary Collection hérite d'emblée d'un programme bien plus alléchant.

On retrouve ici les 3 vénérables épisode Nes : Castlevania, Castlevania II : Simon's Quest et Castlevania III : Dracula's Curse, deux titres Gameboy assez anecdotiques : Castlevania : The Adventure et Castlevania II : Belmont's Revenge, deux gros classiques de l'ère 16 bits : Super Castlevania 4 (Super Nes) et Castlevania Bloodlines (Megadrive), mais aussi une curiosité inédite en occident : Kid Dracula.

Le contenu est donc plutôt exhaustif, mais souffle le chaud et le froid en terme de qualité. Si Super Castlevania 4 et Bloodlines n'ont rien perdu de leur superbe, il est plus difficile de relancer Simon's Quest, déjà particulièrement pénible en son temps. Reste que la compilation est proposée à un prix honnête, et assure de nombreuses heures de chasse aux vampires même en faisant l'impasse sur certains épisodes.

Côté portage, le boulot est assez sommaire avec quelques options graphiques (filtre CRT, choix des couleurs pour les opus Gameboy...) mais pas de remapping des touches. On est donc réduit à pester sur les commandes de saut et d'attaque qui s'inversent bêtement d'un jeu à l'autre.

POUR LES PURISTES... ET LES AUTRES!
Grande absente de la compilation précédente, la sauvegarde rapide permet enfin d'assurer ses arrières avant un passage corsé. Croyez moi, cette option n'est pas un luxe et vous épargnera bien des crises de nerf ! Les jeux compilés ici sont tous d'une difficulté effroyable et ne ménageront pas vos pauvres pouces.

Castlevania Anniversary Collection est donc une bonne surprise de la part de Konami. La firme japonaise livre ici un musée virtuel très complet et à la valeur historique inestimable pour les amateurs de plate-forme 2D.

Il ne reste plus qu'à espérer que l'éditeur poursuive le dépoussiérage de son back catalogue avec le gros morceau que tous les fans attendent : Les fameux épisodes Gameboy Advance et DS.

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PS4 (Jeu vidéo)

Fruit d'une campagne Kickstarter lancée en avril 2013 pour une sortie initialement prévue en mai 2014, Chasm est enfin disponible sur PS4, PC et accessoirement PSVITA. Présenté comme un métroidvania de haute volée piochant allègrement dans tout ce qui marche ces dernières années (level design procédural, crafting, réalisation pixel art...), le bébé du studio Bit Kid est-il vraiment à la hauteur de ses prétentions après une si longue gestation?

Du côté de la réalisation, rien à redire! C'est beau, c'est détaillé, on est dans un pixel art de très haut niveau qui flirte avec Symphony Of The Night... le dépaysement en moins! Car si les premières minutes jouent clairement l'effet whaou avec un très joli village riche en couleurs et finement animé, les choses se ternissent un peu lorsque démarre l'exploration de la mine.

Chasm n'a jamais caché son goût pour les grottes sinistres (cf le titre même du jeu), mais les nombreux couloirs peinent à casser la monotonie et surtout à masquer l'aspect procédural du level design. En gros c'est assez terne et répétitif, avec des schémas un peu trop simplistes (couloir vide, salle horizontale avec obstacles, couloir vide, salle verticale avec obstacles...) qui n'évoluent pas beaucoup d'un niveau à un autre.

La génération procédurale se prête t'elle vraiment à un metroidvania? Difficile d'avoir un avis tranché tant Chasm est capable à la fois du meilleur et du pire, mais je pense en tout cas que la technique n'a jamais été aussi efficace que dans les bons vieux hack and slash de l'école Diablo.

Fidèle à ses influences, Chasm offre tout de même un bon équilibre entre action et exploration. Les nombreux aller/retour ne sont pas bien pénalisants car le gouffre est truffé de hubs et autres salles de sauvegarde. Les amateurs du genre trouveront vite leurs marques, même le comportement du personnage (inertie des sauts, feeling des attaques) semble calqué sur ce bon vieux Alucard. A bien des niveaux, on sent que les développeurs ont joué la sécurité pour ne pas décevoir.

Curieusement, la difficulté du titre fait couler pas mal d'encre sur les commentaires Steam du jeu. Beaucoup reprochent à Chasm son système de combat punitif et laborieux. Il y a bien un léger temps de récupération après chaque attaque et une certaine "lourdeur" dans les déplacements, mais c'est pas Dark Souls non plus. N'importe quel Castlevania old school était infiniment plus corsé et injuste. L'abondance de soins aide aussi à arrondir les angles contre les boss.

Ma grosse déception concerne plutôt l'aspect RPG, avec du loot strictement fonctionnel qui n'influe même pas sur l'apparence du personnage : on a beau se stuffer de pièces dignes de l'armure d'un Power Ranger, notre héros conservera le même look du début jusqu'à la fin de son périple. Ce n'est qu'un détail pour certains, mais concernant un projet financé à hauteur de 190 000 $, ça reste frustrant. Même désillusion concernant les power ups qui augmentent une caractéristique ...au hasard! La profondeur en prend un coup.

Finalement, et c'est sans doute ce qui sauve Chasm : Le jeu est proposé à un tarif honnête (15¤ sur Steam, 16¤ sur PS4/Vita) qui lui assurera sans doute un petit succès auprès des fans du genre. Ces derniers n'auront aucun mal à passer au dessus des quelques défauts cités plus haut pour retrouver l'espace de quelques heures le charme des virées en donjons à la sauce 16bit.

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Édito

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Retrogaming Marmotte, c’est l'amour du gros pixel! Le plaisir d’exhumer les antiquités vidéoludiques d'une époque garantie 100% sans DLC, quand le pokédex s'arrêtait à 150 et que les seins de Lara Croft étaient encore d'authentiques triangles. L’âge d’or du jeu vidéo!


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