Retrogaming Marmotte

Retrogaming Marmotte

Par Evilmarmotte Blog créé le 03/04/14 Mis à jour le 01/07/19 à 21h44

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Catégorie : PS4

  
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PS4 (Jeu vidéo)

Kickstarté en 2015 à hauteur de 5,5 millions de dollars, Bloodstained : Ritual Of The Night est l'oeuvre de Koji Igarashi, producteur de quelques-uns des meilleurs épisodes de Castlevania. Présenté comme une suite spirituelle de Symphony Of The Night, le jeu aura connu un développement tumultueux : refonte des graphismes suite aux mauvais retours, studio externe appelé en renfort, versions Wii U et Vita purement et simplement annulées, date de sortie sans cesse repoussée... Il aura fallu pas moins de 4 années pour que ce titre voit enfin le jour. C'est dire s'il était attendu au tournant!

RETOUR GAGNANT POUR IGARASHI
Inutile de faire durer le suspens : Bloodstained est un bon Castlevania. La relève n'est peut être pas aussi flamboyante que l'enthousiasme initial le laissait imaginer, mais le jeu remplit largement le contrat.

Initiateur du genre, Igarashi n'a de leçon à recevoir de personne quant à la construction d'un metroidvania. La progression est un régal, avec un terrain de jeu gigantesque qui se débloque progressivement via l'acquisition de nouveaux pouvoirs. C'est assez classique dans le genre, mais Bloodstained apporte un supplément d'âme grâce à un sens de la structure qui fait défaut à nombre de ses concurrents.

Manette en main, les sensation sont jouissives. Miriam, notre héroïne, garde ce feeling "flottant" qui donnait tant de souplesse au gameplay de Symphony Of The Night. Le nouveau système de fragments à récolter sur les ennemis permet acquérir différents types de compétences : projectiles, familiers, effets passifs, invocations... Ce redoutable arsenal compte des centaines de pouvoirs. À vous de trouver les meilleures synergies pour rouler sur les boss.

AUSSI FUN QUE MOCHE
Là où le bât blesse, c'est du côté de la technique. Ne tournons pas autour du pot : Bloodstained est hideux! Non content d'afficher une réalisation tout juste au niveau d'un jeu mobile, le titre enchaîne les grosses fautes de goût. La première zone l'illustre bien, avec de l'eau au rendu "plastique" particulièrement ignoble qui ne rend pas justice au potentiel de l'Unreal Engine 4. Passé un moment, la rétine s'y fait, mais le choc initial reste rude.

Mieux optimisé que sur Switch, le jeu PS4 apporte tout de même son lot de bugs et d'erreurs de traduction. Rien de réellement handicapant, mais on aurait apprécié un peu plus de finition sur un projet d'aussi longue haleine.

UNE ATTENTE RÉCOMPENSÉE?
Oui! Et même si j'ai quelques réserves sur le prix de vente (40 euros pour une douzaine d'heures de jeu), l'expérience vaut clairement le détour. À l'heure où beaucoup de titres financés par Kickstarter prennent des allures de catastrophes industrielles, Bloodstained surprend agréablement et se place dans trop de mal sur le podium des meilleurs metroidvania de ces dernières années.

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Groupes : 
Castlevania
Jeux : 
Bloodstained : Ritual of the Night
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PS4 (Jeu vidéo)

À l'heure de la 4K/60fps, des mondes ouverts, alors qu'on peut obtenir des rendus quasi photo-réalistes sur nos consoles de salon, voilà ce que j'inflige à ma PS4 :

La résolution 160x144 pixels de la toute première Gameboy arrache un peu la rétine en 2019, mais comme je le dis souvent : L'amour (de Castlevania) rend aveugle! Et ça tombe plutôt bien, car Konami nous offre enfin l'occasion de replonger dans les archives de la série avec la compilation Castlevania Anniversary Collection. Un anniversaire qui célèbre... On ne sait trop quoi en fait... Les 33 ans de la sortie du premier opus? Les voies du marketing sont décidément impénétrables.

UN HOMMAGE À L’ÈRE 8/16 BITS
Faisant suite au médiocre Castlevania Requiem parue en 2018 qui ne faisait que recycler partiellement une vieille compilation PSP, Castlevania Anniversary Collection hérite d'emblée d'un programme bien plus alléchant.

On retrouve ici les 3 vénérables épisode Nes : Castlevania, Castlevania II : Simon's Quest et Castlevania III : Dracula's Curse, deux titres Gameboy assez anecdotiques : Castlevania : The Adventure et Castlevania II : Belmont's Revenge, deux gros classiques de l'ère 16 bits : Super Castlevania 4 (Super Nes) et Castlevania Bloodlines (Megadrive), mais aussi une curiosité inédite en occident : Kid Dracula.

Le contenu est donc plutôt exhaustif, mais souffle le chaud et le froid en terme de qualité. Si Super Castlevania 4 et Bloodlines n'ont rien perdu de leur superbe, il est plus difficile de relancer Simon's Quest, déjà particulièrement pénible en son temps. Reste que la compilation est proposée à un prix honnête, et assure de nombreuses heures de chasse aux vampires même en faisant l'impasse sur certains épisodes.

Côté portage, le boulot est assez sommaire avec quelques options graphiques (filtre CRT, choix des couleurs pour les opus Gameboy...) mais pas de remapping des touches. On est donc réduit à pester sur les commandes de saut et d'attaque qui s'inversent bêtement d'un jeu à l'autre.

POUR LES PURISTES... ET LES AUTRES!
Grande absente de la compilation précédente, la sauvegarde rapide permet enfin d'assurer ses arrières avant un passage corsé. Croyez moi, cette option n'est pas un luxe et vous épargnera bien des crises de nerf ! Les jeux compilés ici sont tous d'une difficulté effroyable et ne ménageront pas vos pauvres pouces.

Castlevania Anniversary Collection est donc une bonne surprise de la part de Konami. La firme japonaise livre ici un musée virtuel très complet et à la valeur historique inestimable pour les amateurs de plate-forme 2D.

Il ne reste plus qu'à espérer que l'éditeur poursuive le dépoussiérage de son back catalogue avec le gros morceau que tous les fans attendent : Les fameux épisodes Gameboy Advance et DS.

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PS4 (Jeu vidéo)

Fruit d'une campagne Kickstarter lancée en avril 2013 pour une sortie initialement prévue en mai 2014, Chasm est enfin disponible sur PS4, PC et accessoirement PSVITA. Présenté comme un métroidvania de haute volée piochant allègrement dans tout ce qui marche ces dernières années (level design procédural, crafting, réalisation pixel art...), le bébé du studio Bit Kid est-il vraiment à la hauteur de ses prétentions après une si longue gestation?

Du côté de la réalisation, rien à redire! C'est beau, c'est détaillé, on est dans un pixel art de très haut niveau qui flirte avec Symphony Of The Night... le dépaysement en moins! Car si les premières minutes jouent clairement l'effet whaou avec un très joli village riche en couleurs et finement animé, les choses se ternissent un peu lorsque démarre l'exploration de la mine.

Chasm n'a jamais caché son goût pour les grottes sinistres (cf le titre même du jeu), mais les nombreux couloirs peinent à casser la monotonie et surtout à masquer l'aspect procédural du level design. En gros c'est assez terne et répétitif, avec des schémas un peu trop simplistes (couloir vide, salle horizontale avec obstacles, couloir vide, salle verticale avec obstacles...) qui n'évoluent pas beaucoup d'un niveau à un autre.

La génération procédurale se prête t'elle vraiment à un metroidvania? Difficile d'avoir un avis tranché tant Chasm est capable à la fois du meilleur et du pire, mais je pense en tout cas que la technique n'a jamais été aussi efficace que dans les bons vieux hack and slash de l'école Diablo.

Fidèle à ses influences, Chasm offre tout de même un bon équilibre entre action et exploration. Les nombreux aller/retour ne sont pas bien pénalisants car le gouffre est truffé de hubs et autres salles de sauvegarde. Les amateurs du genre trouveront vite leurs marques, même le comportement du personnage (inertie des sauts, feeling des attaques) semble calqué sur ce bon vieux Alucard. A bien des niveaux, on sent que les développeurs ont joué la sécurité pour ne pas décevoir.

Curieusement, la difficulté du titre fait couler pas mal d'encre sur les commentaires Steam du jeu. Beaucoup reprochent à Chasm son système de combat punitif et laborieux. Il y a bien un léger temps de récupération après chaque attaque et une certaine "lourdeur" dans les déplacements, mais c'est pas Dark Souls non plus. N'importe quel Castlevania old school était infiniment plus corsé et injuste. L'abondance de soins aide aussi à arrondir les angles contre les boss.

Ma grosse déception concerne plutôt l'aspect RPG, avec du loot strictement fonctionnel qui n'influe même pas sur l'apparence du personnage : on a beau se stuffer de pièces dignes de l'armure d'un Power Ranger, notre héros conservera le même look du début jusqu'à la fin de son périple. Ce n'est qu'un détail pour certains, mais concernant un projet financé à hauteur de 190 000 $, ça reste frustrant. Même désillusion concernant les power ups qui augmentent une caractéristique ...au hasard! La profondeur en prend un coup.

Finalement, et c'est sans doute ce qui sauve Chasm : Le jeu est proposé à un tarif honnête (15¤ sur Steam, 16¤ sur PS4/Vita) qui lui assurera sans doute un petit succès auprès des fans du genre. Ces derniers n'auront aucun mal à passer au dessus des quelques défauts cités plus haut pour retrouver l'espace de quelques heures le charme des virées en donjons à la sauce 16bit.

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Jeux : 
Chasm
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