Retrogaming Marmotte

Retrogaming Marmotte

Par Evilmarmotte Blog créé le 03/04/14 Mis à jour le 01/07/19 à 21h44

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Catégorie : Nes

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Nes (Jeu vidéo)

POURQUOI C’EST CULTE?
Je suis toujours admiratif devant ces jeux de fin de génération qui parviennent à faire cracher leurs tripes à des consoles en pré-retraite. En 1990, la NES est sur le point de céder sa place à la Super NES, mais la petite boite grise est pourtant loin d’avoir rendu son dernier souffle. C’est dans ce contexte que sort Captain Skyhawk, shoot-them-up hors norme développé par un futur grand du jeu vidéo : Rare (Donkey Kong Country, GoldenEye, Killer Instinct…).


Sous prétexte de casser la gueule aux envahisseurs extraterrestres, ce titre nous met aux commandes d’un avion de chasse high-tech qui évolue dans des environnements en 3D isométrique. Ce supplément de relief permet de gérer non seulement les déplacements horizontaux/verticaux, mais également l’altitude de vol : une contrainte inédite qui booste la difficulté par rapport à un shoot-them-up lambda. Il faut non seulement dégommer ces foutus aliens, mais aussi veiller à ne pas se prendre de montagnes dans la tronche.


Chaque mission est découpée en une série de courtes scènes :
- Shoot avec défilement vertical option "slalom entre les montagnes".
- Destruction d’une structure extra-terrestre en lieu de place de boss de fin de niveau.
- Fuite à travers les océans dans une pseudo 3D très "After Burner" .
- Retour à la base avec une petite manoeuvre d'atterrissage.

L’enchaînement est bien trouvé, avec des sensations fortes et une technique qui suit malgré le manque de coffre de la NES. Sans concurrencer ni même approcher ce qui se faisait en d’arcade à la même époque, Captain Skyhawk se défend bien et propose des visuels très flatteurs. Les mauvaises langues diront que les couleurs arrachent la rétine, MOI J’AIME BIEN!

Loin de se borner à être joli, le titre de Rare se démarque par bon nombre de petites subtilités : Objectifs variés à accomplir (largage d’équipement, sauvetage de scientifiques…), équipement évolutif à acquérir en gagnant des crédits, missions non linéaires avec différents embranchements… Le jeu est de fait assez difficile à appréhender, mais une fois tout ce bordel assimilé on ne décroche plus!

Indissociable du studio Rare, le compositeur David Wise (Donkey Kong Country!!) livre ici une bande son particulièrement minimaliste : Oubliez la musique! Captain Skyhawk est un enfer ininterrompu de bruitages guerriers passés à la moulinette 8bits. Une performance qui ne dépareillerait pas dans la discographie d’un groupe d’électro/noise japonais. Plus sérieusement, les "CRRRRSHHHHH", "BZZSSHHHZZZZ", "BAAAAAM" ça va bien 2 minutes, autant couper le son.

On passe facilement l’éponge sur cette lacune car Captain Skyhawk fait carton plein sur tous les autres aspects. Mieux encore : il suinte littéralement la folie créative et déborde de bonnes idées, une générosité qui est la marque des grands jeux vidéos (*insérez ici une référence à Castlevania*). Hélas, ce titre restera un one-shot vite délaissé au profit de licences plus rentables.


Son manque de popularité s’explique également par une distribution calamiteuse : paru en 1990 aux États-unis, il ne sera disponible sur le vieux continent qu’en… 1994! C’est presque anachronique quand on sait que Rare sortait cette même année le magnifique Donkey Kong Country. Je n’avais moi même JAMAIS entendu parler de ce jeu avant d’acheter (sans conviction particulière) la cartouche au Cash Converter du coin. Bonne pioche!

COMMENT Y JOUER AUJOURD’HUI?
On pouvait s’attendre à retrouver ce très bon shoot-them-up sur la compilation "Rare Replay" de 2015… mais ce n’est pas le cas! Problème de copyright? C’est donc vers l’émulation qu’il faudra se tourner pour redécouvrir Captain Skyhawk. Dommage.


POTENTIEL DE REJOUABILITÉ : 7/10
Pas de date de péremption pour cette petite bombe vidéoludique. Un jeu à redécouvrir, ne serait ce que pour prendre conscience de ce dont est capable une NES poussée dans ses retranchements.

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Nes (Jeu vidéo)

POURQUOI C’EST CULTE?
On attribue souvent la paternité du jeu d’action/plate-forme horrifique au premier Castlevania (1986), mais c’est oublier qu’un an plus tôt sortait un des pionniers du genre : Ghosts'n Goblins. Burtonien avant l’heure avec son esthétique aussi sinistre que loufoque, ce titre est aussi l’un des premiers grands succès de Capcom (non, mon blog n'est pas sponsorisé par le studio japonais).


Une courte cinématique plante le décor : Le chevalier Arthur et la princesse Prin Prin prennent du bon temps… en sous-vêtements…dans la nature… quand cette dernière est kidnappée par Satan! La damnation éternelle pour du semi-naturisme, même dans un contexte moyenâgeux, c’est un peu rude! Ni une ni deux, Arthur enfile son armure et part sauver la princesse Peach.

Contrairement à une idée reçue, la route de l’enfer n’est pas pavée de bonnes intentions mais bel et bien de créatures maléfiques. Les 7 niveaux que compte le jeu sont autant de lieux cauchemardesques à traverser : cimetière, village hanté, grotte, volcan en éruption… Le level-design est franchement ambitieux, avec une verticalité surprenante par rapport aux standards de l’époque. En 1985, alors que beaucoup de jeux de plate-forme se contentent d’un scrolling horizontal (Super Mario Bros), Ghosts'n Goblins permet d’évoluer librement sur les deux axes.


La gestion des points de vie est plutôt atypique : l’armure de notre chevalier n’encaisse qu’une attaque avant de le laisser en slip, à la merci du premier monstre venu. De là à dire que Ghosts'n Goblins mérite sa réputation de jeu le plus dur de tous les temps… faut pas pousser! Dans les 80’s, la plupart des jeux étaient infinissables! Sur Nes, celui-ci n’est pas forcément plus corsé que Ninja Gaiden, Teenage Mutant Hero Turtles ou encore Battletoads.

Les check-points sont judicieusement placés et les différentes armes permettent de varier les approches quand on bloque sur un boss. Le seul coup de vice vraiment tiré par les cheveux, c’est le message (dans un anglais effroyable, tant qu'à faire) qui apparait une fois le boss de fin vaincu :


Après quoi le joueur est invité à refaire TOUS LES NIVEAUX pour débloquer la vraie fin! Un délire à remettre dans son contexte, à l’ère 8 bits c’était monnaie courante de rallonger artificiellement la durée de vie en recyclant du contenu. Libre au joueur d’adhérer ou non à cette supercherie, car le second playthrough ne diffère en rien du premier. On peut légitimement considérer le jeu comme fini une fois le boss de fin battu pour la première fois.

Ghosts'n Goblins ne serait pas ce qu’il est sans le talent d’Ayako Mori. La compositrice attitrée de Capcom sur la période 84-86 signe ici son chef d’oeuvre, le mythique thème du premier niveau. Cette mélodie entêtante colle à merveille avec l’univers gothico/cartoonesque du jeu, à tel point qu’on prend du plaisir à faire encore et encore ce premier niveau, juste pour profiter de l’ambiance (et un peu à cause de ces foutus zombis, quand même).



COMMENT Y JOUER AUJOURD’HUI?
- Sur Android/IOS, pour les grands malades!
- Sur la Mini Nes, pour les milliardaires?
- Sur l’Eshop 3DS, pour les autres.

POTENTIEL DE REJOUABILITÉ : 3/10
Avec plus de 30 ans au compteur, Ghosts'n Goblins a perdu de son charme originel. Mieux vaut découvrir la série avec ses deux excellentes suites : Ghouls’n Ghosts (Arcade, Megadrive) et Super Ghouls’n Ghosts (Super Nes). Deux titres qui comptent parmi les plus beaux jeux de la génération 16bits, avec des boss épiques et d’innombrables trouvailles de level-design.

Voir aussi

Groupes : 
Ghosts 'n Goblins
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Édito

Bonjour et bienvenue!


Retrogaming Marmotte, c’est l'amour du gros pixel! Le plaisir d’exhumer les antiquités vidéoludiques d'une époque garantie 100% sans DLC, quand le pokédex s'arrêtait à 150 et que les seins de Lara Croft étaient encore d'authentiques triangles. L’âge d’or du jeu vidéo!


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