Retrogaming Marmotte

Retrogaming Marmotte

Par Evilmarmotte Blog créé le 03/04/14 Mis à jour le 01/07/19 à 21h44

Un blog retrogaming garanti 100% sans DLC!

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Catégorie : Arcade

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Arcade (Jeu vidéo)

 Pas de Street Fighter? :(

 

 Ahhh... OK... J'imagine qu'on arrête pas le progrès.

 


Y a pas une loi contre ça? Non? Vraiment pas?
(Notez que ce n'est pas un figurant à gauche, il y a VRAIMENT quelqu'un qui paye pour y jouer.)

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Jeux : 
Fruit Ninja, Candy Crush Saga
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POURQUOI C’EST KULTE?
Le photoréalisme est sans doute la plus grosse arnaque jamais inventée par l'industrie du jeu vidéo. L'argument revient avec une régularité métronomique depuis des décennies, le plus souvent pour des jeux qui paraissent invariablement hideux quelques années après leurs sorties.

Dans les 90's, la grande tendance pour attendre ce degré de "perfection visuelle" (hum...) était de numériser de véritables acteurs pour les intégrer au chausse pied dans des jeux plus ou moins interactifs. La formule a d'ailleurs connu un certain succès dans le jeu d'aventure (Phantasmagoria, The 7th Guest...), le shoot (Lethal Enforcers, Corpse Killer...) ou encore la baston avec l'inénarrable Mortal Kombat.

Mortal Kombat, c'est du bric et du broc. Des mecs qui miment des prises de karaté devant une caméra, un studio composé de 4 gugusses, 10 petits mois de développement... avec à la clé un énorme succès et une mise en concurrence directe avec le géant Street Fighter 2... excusez du peu!

Le plus fascinant avec MK, c'est que rien n'est fait pour camoufler l'aspect "do it yourself". Les graphismes sont certes réalistes, mais l'ensemble est animé avec un tel m'enfoutisme que le rendu oscille entre le film en stop-motion et un spectacle de marionnettes. Côté gameplay, c'est aussi un monde à part, avec des combattants à la rigidité cadavérique qui possèdent une base de 90% d'attaques identiques. Les combos sont encore embryonnaires à l'époque et malgré quelques coups spéciaux ingénieux, la victoire revient généralement à celui qui place le plus d'uppercuts.

Mais finalement, tout ça on s'en balance. Le vrai moteur de Mortal Kombat C'EST LE GORE! Non content d'être pionnier dans l'hémoglobine pixellisée, MK pousse la logique jusqu'à l'excès avec des gerbes de sang qui inondent l'écran au moindre coup porté. Marques de fabrique de la série, les fameuses fatalités sont autant d'occasions terrifiantes de se faire confisquer le jeu par ses parents.

Il faut remettre MK dans son contexte pour sentir le parfum d'interdit et ce qu'il y avait de magique dans la promesse pouvoir joyeusement démembrer ses adversaires. En 1992, les jeux véritablement immoraux se comptaient sur les doigts d'une main, au sein d'un marché encore très fleur bleue. Mortal Kombat, c'était l'occasion unique de retrouver l'ambiance délicieusement transgressive du cinéma bis, avec l'interactivité en plus!

Le jeu revendique d'ailleurs haut et fort cette influence, avec notamment le fameux hommage à Jean-Claude Van Damme via le personnage de Johnny Cage. À l'image des films dont il s'inspire, MK est si mauvais qu'il en devient bon.

Mortal Kombat se verra décliné sur à peu près tous les supports imaginables, parfois au prix de grosses censures. La version Super Nes par exemple ne propose que des fatalités "soft" et remplace le sang par de la sueur. Comble du ridicule, Nintendo commandera quelques années plus tard son propre Mortal Kombat à Rare Software : Killer Instinct... avec du sang et des fatalités pas piquées des hannetons! Une logique implacable O_o

Assez classique en versus, MK propose aussi un mode solo original et particulièrement éprouvant. Ce "Tournament" qui oppose le joueur aux différents combattants va crescendo dans la difficulté jusqu'à jeter purement et simplement le fair-play à la poubelle. Une seule solution pour passer les horribles combats en 2 contre 1 et les boss surpuissants : trouver la faille dans le comportement de l'ordinateur et la spammer jusqu'à gagner, à la guerre comme à la guerre!

POTENTIEL DE REJOUABILITÉ : 7/10
Jouer à Mortal Kombat 1er du nom en 2018, c'est réaliser à quel point la série s'est bonifiée au fil des années. Là où certaines licences cultes peinent toujours à réussir le passage à la 3D, MK a depuis longtemps transformé l'essai avec des titres à chaque fois plus beaux, plus grands, et plus profonds. Ce premier épisode conserve tout de même un gros capital sympathie grâce à au kitsch assumé et à un mauvais goût omniprésent. MK1 n'est pas et n'a jamais été le jeu du siècle (Castlevania SOTN, tout ça...), mais c'est toujours un excellent moyen d'occuper une soirée pizza entre potes.

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Jeux : 
Mortal Kombat
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ALERTE HORS SUJET!
Cet article est un prétexte pour revenir sur l’oeuvre de Don Bluth, grand monsieur du film d’animation à qui l’on doit des classiques comme Fievel Et Le Nouveau Monde, Le Petit Dinosaure Et La Vallée Des Merveilles, Brisby Et Le Secret De Nimh, Anastasia ... STOP, il y en a trop!

C’est chez Disney que Don Bluth débute sa carrière d’animateur. De 1971 à 1979, il participe à des films comme Robin Des Bois, Bernard Et Bianca ou encore Peter Et Eliott. On ne va pas se mentir, les 70's marquent le début d'une longue traversée du désert pour le géant américain. Le décès de Walt Disney (1966) a laissé l'entreprise en mode "pilotage automatique" et le manque d'ambition des long métrages qui sortent durant cette période est flagrant.

Conscient des errances de son employeur, Don Bluth claque la porte et part fonder son propre studio, modestement baptisé "Don Bluth Productions". Son premier long métrage Brisby Et Le Secret De Nimh sort dans les salles en 1982 mais ne récolte alors qu’un succès mitigé, laissant l'entreprise au bord de la faillite.



Ce film, c’est pourtant un premier grand pas en direction d’un cinéma d’animation plus mature, sombre et ancré dans la réalité. Sur une histoire assez classique de famille en détresse, Don Bluth nous balance à la gueule toute la cruauté de l’être humain, questionne la société de consommation, la misère sociale (Brisby est une veuve qui se démène pour la survie de ses enfants)… Le tout avec une direction artistique quasi gothique et une bande originale terrifiante signée par Jerry Goldsmith (Alien, Gremlins...). TOTAL RESPECT à Don Bluth pour avoir vendu un truc pareil à des mômes biberonnés aux histoires de princesses et autres "ils vécurent heureux… "!


Je m'égare, mais sérieusement : REGARDEZ-LE! C'est l'un des plus beaux films d'animation des années 80, l'émotion est palpable à chaque instant et les personnages débordent d'humanité (avec ce que ça implique d'ombre et de lumière).



POURQUOI C’EST CULTE?
C’est en 1983, dans ce contexte difficile, que Don Bluth se voit proposer le projet d’un film d’animation interactif destiné aux salles d’arcade. Réalisé avec budget réduit d’1 million de dollars, Dragon’s Lair est un petit bijou de débrouillardise : la princesse est librement inspirée de photos du magazine Playboy, les animateurs enregistrent eux-mêmes les doublages pour réduire les coûts, de nombreuses animations sont recyclées dans différentes scènes... Et le pire, c'est que ça fonctionne!


Le succès est immédiat en arcade, si bien que Dragon's Lair se retrouve rapidement décliné sur tous les supports possibles... Pour le meilleur comme pour le pire! Le jeu repose sur un simple enchaînement de séquences animées que l’on déclenche via des QTE (Quick Time Event = action contextuelle à effectuer dans un temps imparti), une astuce qui permet d’offrir un rendu visuel sans comparaison avec ce qui sortait en arcade à cette époque. L’intérêt est assez subjectif, puisqu’on agit que ponctuellement sur le déroulement de l’aventure, de quoi relancer à l’éternel débat sur les QTE…



Jeu ou film interactif? Difficile de trancher tant le rythme est soutenu et les réflexes mis à l’épreuve, c’est punitif, cruel et souvent injuste! A l’inverse des Walking Dead, Heavy Rain et autres jeux basés sur les mêmes mécaniques, Dragon’s Lair ne donne que peu d’informations sur les boutons à presser, on meurt encore et encore jusqu’à trouver la bonne suite d’actions à effectuer (souvent au petit bonheur la chance). Le combo frustration/satisfaction fonctionne tout de même assez bien grâce à des check points réguliers, un game over ne ramène la plupart du temps que quelques secondes en arrière.



Le charme de Dragon’s Lair, c'est aussi cette ambiance délicieusement 80’s à base d’humour débile, de couleurs à faire péter la rétine et de violence gratuite. On est jamais très loin d'un Métal Hurlant qui aurait viré heroic fantasy.

COMMENT Y JOUER AUJOURD'HUI?
La version Steam offre une remasterisation en 720p très propre avec de nombreux bonus pour 9,99¤. Si le prix vous refroidit, n’hésitez pas à jeter un oeil du côté mobile (3,99¤ sur Android et 5,49¤ sur IOS), les deux portages proposés ne sont pas en reste avec une image décrassée et divers modes de jeu.

POTENTIEL DE REJOUABILITÉ : 5/10
Paradoxalement, le jeu tel qu’il est vendu actuellement est presque trop facile… vies infinies et aides supplémentaires à l’écran transforment littéralement l’aventure en parcours de santé. Je vous conseille vivement de désactiver au moins la seconde option pour que la progression garde un minimum d’intérêt.

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Jeux : 
Dragon's Lair
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Édito

Bonjour et bienvenue!


Retrogaming Marmotte, c’est l'amour du gros pixel! Le plaisir d’exhumer les antiquités vidéoludiques d'une époque garantie 100% sans DLC, quand le pokédex s'arrêtait à 150 et que les seins de Lara Croft étaient encore d'authentiques triangles. L’âge d’or du jeu vidéo!


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