Retrogaming Marmotte

Retrogaming Marmotte

Par Evilmarmotte Blog créé le 03/04/14 Mis à jour le 03/12/18 à 09h18

Un blog retrogaming garanti 100% sans DLC!

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PC (Jeu vidéo)

POURQUOI C’EST CULTE?
Dans le jeu vidéo comme ailleurs, on ne recherche pas toujours la finesse. Painkiller (2004) par exemple, c’est la célébration d’un plaisir quasi-enfantin : DÉMOLIR PLEIN DE TRUCS! Ça peut paraitre idiot, mais quand on part sur un postulat de base aussi simpliste, il faut une sacrée dose de talent pour tenir le joueur en haleine.


La formule en elle même n’est pas bien originale puisque Serious Sam avait déjà préparé le terrain du massacre à grande échelle quelques années plus tôt (En 2001, c’est important les dates). Les similitudes sont nombreuses, mais quelques minutes à casser du démon dans l’univers gothique de Painkiller suffisent à réaliser qu’on passe au niveau supérieur.


Oubliez les flingues cartoonesque et les hordes de monstres qui avancent d’un pas indifférent vers une mort certaine. Painkiller est aussi brutal que véloce, un FPS survolté dont le mot d’ordre semble être : à fond, à fond, à fond! Le moteur 3D reprend d’ailleurs l’une des particularités physiques de Quake 3 : Le "bunny hopping". Pour ceux qui ne sont pas familiers avec la technique, il s’agit d’enchainer les sauts avec un bon timing pour augmenter sa vitesse de déplacement. On se retrouve donc à sautiller comme un con un lapin pour échapper aux assaillants, ridicule mais efficace!

Le feeling des armes est lui aussi dantesque, avec en prime un bon travail d’équilibrage : qu’on s’y prenne au lance-pieu faussement rudimentaire ou à la mitrailleuse lourde, le carnage est assuré. L’arsenal est plutot radin avec seulement 5 flingues, mais chacun de ces joujous possède un tir secondaire dévastateur pour varier les plaisirs : le fusil à pompe permet par exemple de congeler les ennemis pour mieux les réduire en pièces. Bien vu!


Si le gros de la chair à canon est assez facile à gérer avec un tel attirail, les choses se corsent sérieusement face aux boss de fin de chapitres. Au nombre de 5, ces géants qui tutoient parfois le kilomètre de haut redéfinissent ce qu’on qualifie habituellement de "gros" boss. Loin d’être de banals sacs de PV, ils courent, sautent et volent à travers les arènes pour vous mettre la misère. Ces affrontements dopés à l’adrénaline ont le don de mettre le skill à l’épreuve.

Sauf… si vous la jouez "chasseur de trésors", chaque niveau cache en effet un bonus à débloquer sous la forme d’une carte de tarot. Il suffira pour l’obtenir de boucler le niveau en accomplissant un objectif donné (ramasser une certaine quantité d’or, n’utiliser qu’une arme…). Certaines cartes offrent des effets passifs (augmentation de la vie max, regénération…), et d’autres des pouvoirs limités à 30 secondes (invincibilité, dégâts doublés…). Les cartes les plus efficaces sont sans surprise les plus difficiles à obtenir.


Les 24 niveaux assurent une durée de vie honorable, bien supérieure aux standards actuels. Mais ne crachons pas dans la soupe, les récents reboots de Doom/Wolfenstein mettent aussi de sacrées baffes dans la catégorie "FPS bourrin et décomplexé".

COMMENT Y JOUER AUJOURD’HUI?
Rien de plus simple avec Steam, on trouve même une foule d’éditions différentes :
- Painkiller Black Edition va au plus simple avec le jeu et son extension Battle Out Of Hell.
- Painkiller Hell & Damnation, remake HD sous moteur Unreal 3. Joli mais moins nerveux que l’original.
- Painkiller Complete Pack, le jeu, ses 5 extensions, le remake ainsi que tout un tas de bordel pour 69,99¤ tout de même!

POTENTIEL DE REJOUABILITÉ : 8/10
À l’image de beaucoup d’anciennes gloires du FPS, Painkiller tourne comme une horloge suisse sur à peu près n’importe quel pc en état de marche. Les graphismes sont de bonne tenue et le jeu toujours diablement fun avec ce petit goût de "reviens-y" qui ne trompe pas. Vous savez ce qu’il vous reste à faire!

Voir aussi

Jeux : 
Painkiller
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Commentaires

Evilmarmotte
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Evilmarmotte
@Bbali : C'est vrai que le ragdoll apportait une sacrée pêche sur Painkiller et Half Life 2 (le gravity gun!). Je crois qu'on avait tous le même réflexe de regrouper un maximum de mobs avant pour vaporiser tout ce beau monde à coups de roquettes :D

J'ai toujours été sensible aux progrès liés à la gestion de la physique et les FPS étaient généralement à l'avant garde, la première fois que j'ai joué à Duke 3D j'étais bluffé par le fait qu'on pouvait faire exploser les cadavres, c'est peut être un détail mais pour moi ça veut dire beaucoup :o

Sur la current gen en comparaison ça stagne pas mal, depuis la généralisation de l'open world et du multi à grande échelle c'est rare de découvrir quelque chose de révolutionnaire.
Atred
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Atred
Le défouloir ultime (avec Serious Sam comme tu le dis)
Bbali
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Bbali
Painkillers, un jeu bien trop méconnu et sous-estimé !
Marrant que tu dises "les dates c'est important", alors que tu ne fais même pas mention de la date de sortie du jeu et encore moins du contexte dans lequel il se place. Pourtant c'est super important ! L'année 2004 est une année charnière dans le monde du FPS avec l'arrivée de jeux comme Far Cry, Doom 3 et Half-Life 2, des titres qui ont popularisé des technologies (shaders, ragdolls, moteurs physiques) jusque là très underground à cause des limitations matérielles de l'époque et qui ont instauré des codes de design sur lesquels se basent encore les jeux actuels :)

Édito

Bonjour et bienvenue!


Retrogaming Marmotte, c’est l'amour du gros pixel! Le plaisir d’exhumer les antiquités vidéoludiques d'une époque garantie 100% sans DLC, quand le pokédex s'arrêtait à 150 et que les seins de Lara Croft étaient encore d'authentiques triangles. L’âge d’or du jeu vidéo!


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