Retrogaming Marmotte

Retrogaming Marmotte

Par Evilmarmotte Blog créé le 03/04/14 Mis à jour le 21/04/17 à 11h27

Une plongée marmottesque dans les archives du jeu vidéo!

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(Jeu vidéo)

POURQUOI C’EST CULTE?
Resident Evil, c’est l’acte de naissance du survival-horror. Manoir hanté, zombies et flaques de sang à faire frémir une femme de ménage, en 1996 on tenait enfin un titre sans compromis qui assumait son statut de divertissement adulte. Avec son « déconseillé aux moins de 16 ans » bien voyant sur le boitier, c’était à la fois la hantise des parents et le fantasme ultime des ados de l’époque.

Booooon, autant annoncer la couleur : avec Resident Evil, on passe dans la catégorie des jeux qui ont très mal vieillis! Pourtant, dieu sait que j’ai pris mon pied dessus à l’époque, poussant le vice jusqu’à le finir dans des conditions délirantes pour débloquer ce foutu lance roquette aux munitions illimitées. Du pur masochisme!
 
Quand on y regarde de plus près, le jeu de Shinji Mikami n’a d’ailleurs pas inventé grand chose. Le moteur 2D/3D est identique à celui d’Alone In The Dark, sorti 4 années plus tôt. L’univers horrifique? Truffé d’emprunts à Romero et Hitchcock! Le manoir et ses puzzles mortels? Encore Alone In The Dark! Pour la créativité, on repassera. En 2015, Shinji Mikami avouera finalement s’être inspiré du jeu de Frédérick Raynal (Alone In The Dark, vous suivez?), mettant fin à une vingtaine d’années de déni.
 


Côté scénario, c’est du grand n’importe quoi assumé. Une histoire de multinationale maléfique avec option «armes biologiques qui partent en couilles» digne de n’importe quelle série Z des 80’s. L’intro du jeu assume d’ailleurs totalement cette filiation avec des acteurs qui dégomment des monstres en latex avec des flingues en plastique pendant qu'un technicien balance de la sauce tomate sur tout ce bordel, DU GRAND ART!

On en vient au tour de force du jeu, car malgré toutes ces casseroles, il parvient à créer la peur! Les jump-scares sont efficaces et bien dosés, mais c’est surtout l’impression d’inconfort qui prend au tripes! Plus que la plupart des survival-horror qui suivront, Resident Evil est radin! Munition, herbes, sauvegardes… tout est rationné et le moindre petit écart peut complètement foutre en l'air une partie. Ajoutez à ça quelques monstres capables de vous « one-shot » par décapitation et vous avez une idée du calvaire qui s’annonce.
 
Niveau gameplay, pas de surprise : c’est rigide comme un cadavre. Le personnage se contrôle comme un tank, littéralement! On peut s’en accommoder face à des zombies qui se trainent à deux à l’heure, mais les choses tournent vite au cauchemar intégral face au reste du bestiaire. Heureusement que l’arsenal s’étoffe au fil de l’aventure : fusil, magnum, lance-grenades… autant de façon de faire péter des crânes dans la joie et la bonne humeur.
 
Conscient de l’âge avancé de sa poule aux oeufs d’or, Capcom en a réalisé un remake sur Game Cube. Les images parlent d'elles mêmes : les environnements sont à la limite du photoréalisme et les modèles 3D des personnages sont très détaillés. L’aventure est également plus longue, avec des passages inédits qui s’intègrent bien dans l’ensemble.
 


COMMENT Y JOUER EN 2017?
- Le Director’s Cut (non censuré) est disponible sur Psp, Ps Vita et PS3, mais uniquement en VO (9,99¤).
- Le très bon remake paru initialement sur Gamecube est disponible sur PC, Xbox One et Ps4. Il existe même une compilation physique « Resident Evil Origins Collection » qui rassemble le remake et sa préquelle (25¤).
- Comme toujours, l’émulation Playstation fonctionne très bien sur une grande variété de supports.

POTENTIEL DE REJOUABILITÉ : 6/10 pour l’original - 8/10 pour le remake
Difficile de conseiller l’original à une personne n’ayant pas connue l’ère Playstation. Certaines mécaniques faisaient déjà grincer des dents à l’époque, c’est encore plus vrai aujourd’hui. Tout n’est pas pour autant à jeter car le rythme lent et la sobriété de la réalisation aident à la mise en place de l’ambiance. C’est vraiment l’antithèse des épisodes 5 et 6 avec leur mise en scène épileptique.

Le remake est bien plus accessible mais ne dénature pas l’expérience original. C’est toujours retors et corsé, mais les contrôles sont plus réactifs et donnent enfin l’impression de se battre à armes égales. Un bonne occasion de dire : « je l’ai fait » sans avoir à s’arracher les cheveux.

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J'ai créé ce blog pour partager mon quotidien de rétrogamer, écrire sur les jeux qui vieillissent bien... mais aussi sur ceux qui accusent le poids des années. J'espère que vous prendrez plaisir à m'accompagner dans mes travaux d'archéologeek ^^


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