Le Blog Pixel de Tihmoty

Par Tihmoty Blog créé le 27/05/15 Mis à jour le 03/10/18 à 23h21

Des articles d'opinions parfois, des tests (de simulations) à l'occasion, des vidéos quelque fois, mais surtout les maquettes que je réalise.

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Créations (Art)

Mis à jour du 10 octobre 2018 (article original publié le 02 août 2015)

Si le premier Metal Gear Solid sorti en 1998 sur PlayStation a profondément marqué les joueurs et les joueuses, on pourrait à l’évidence en dire autant de sa suite paru en 2001. L’engouement du public, l’art du teasing, la mise en abyme et tant d’autres choses nous rappelle que Metal Gear Solid 2 mérite lui aussi sa place au sommet.

 

Après avoir retrouvé notre héros Solid Snake sur le tanker la première séquence de jeu se clôturait sur sa prétendue mort et Hideo Kojima, réalisateur du jeu, nous surprenait (à nouveau) en nous propulsant deux années plus tard dans la peau d’un nouveau personnage : Raiden. Cette seconde partie, beaucoup plus longue, prenait place sur la Big Shell une plate-forme off-shore construite pour abriter une armée de Metal Gear Ray.

 

 

 

C’est cette Big Shell que j’ai réalisé en modèle réduit car elle a pour moi tous les atouts pour l’être : un décor reconnaissable entre mille, ni trop grand ni trop petit, suffisamment détaillé etc. Conçu sur Photoshop pour être imprimer puis découper, plier et coller je l’avais destiné au partage sur internet avant de me raviser car pour cela il fallait faire une notice ou encore assurer un suivi et je ne m’en ressentais pas.

 

 

La vidéo de la maquette

 

Les photos

 

 

 

Et merci à Obi-Doo pour son soutien.

 

Dans le même genre, prochaine étape, éventuellement, peut-être, mais c'est pas sûr : Shadow Moses.

Tihmoty en 2015

 

 

 

Et voilà !

 

 

A bientôt

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Créations (Art)

Ce 3 septembre 2018 le premier Metal Gear Solid fêtait ses vingt ans (sortie japonaise sur PlayStation). Et si on en a un peu parlé c’est que le jeu a énormément marqué son époque et il reste aujourd’hui encore pour beaucoup de joueurs et de joueuses le meilleur jeu vidéo de tous les temps (rien que ça). À ma manière j’ai pu pour l’occasion lui rendre hommage, car il y a trois ans j’avais partagé avec vous ma maquette issue de l’univers de Metal Gear Solid 2 et je concluais mon article par ces mots « Dans le même genre, prochaine étape, éventuellement, peut-être, mais c'est pas sûr : Shadow Moses. »

 

Joyeux anniversaire

C’est donc chose faite ! J’ai recréé avec des feuilles de papiers (une méthode qu’on appelle outre-Atlantique « papercraft ») Shadow Moses, l’île d’Alaska imaginaire où se déroule l’action de Metal Gear Solid. En réalité uniquement les parties extérieures jouables dans le jeu, c’est qu’une île entière c’est quand même un peu grand… Un travail qui aura duré un tout petit peu plus d’un an (de mai 2017 à juillet 2018)

Revisite des décors à travers les trois jeux où l’on parcoure l’île, premières idées, croquis détaillés, conception sur le logiciel Adobe Illustrator, impression sur de simples feuilles de papier, découpage, pliage et collage à gogo, bricolage et menuiserie, plantation de sapin en plastique, etc. Tel fûrent les étapes nécessaires à la création de cette maquette.

 

Et Plutôt que de simples photos, j’ai voulu aussi filmer la fabrication pour en faire une petite vidéo que je vous propose ci-dessous. La première partie dévoile la longue fabrication et dans la seconde (à partir de 2 minutes 40) vous aurez tout le loisir de voir la maquette en intégralité et en détail.

La vidéo de la maquette

Metal Gear Solid 1 révéla au monde le génie d’Hideo Kojima et nous fît découvrir une licence qui devait encore s’enrichir jusqu’en 2015 de plusieurs grands épisodes qui font d’elle une série à part dans le monde du jeu vidéo. Et je peux aussi dire qu’elle a une place toute spéciale dans mon c½ur, mon imaginaire et mon histoire personnel. J’ai d’ores et déjà le regard tourné vers l’avenir. Même si je ne me suis pas encore entièrement décidé je pense que la Mother Base de Metal Gear Solid V constitue une bonne piste.

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Créations (Art)

En 2015, je vous avais présenté un clip que j’avais réalisé pour le musicien Darkminou : A Perfect Place. Cette vidéo reprenait l’esthétique pixel art  et aujourd'hui je veux vous montrer sa suite, Boulevard des allongés.

Avant de présenter cette vidéo, je tiens à saluer et à encenser ce Darkminou. Il y a dix ans il était un jeune garçon de 16 ans qui faisait 750 kilomètres depuis la Suisse pour rencontrer des personnes qu’il ne connaissait que par internet (et la passion commune pour la musique). Aujourd’hui il est l’un de mes meilleurs amis mais il est surtout un collaborateur artistique hors pair !

Toujours prêt, toujours motivé, toujours travailleur, toujours blagueur, je ne connais presque personne qui aime autant l’art et qui soit prêt à lui consacrer son temps et son énergie. C’est chaque fois un immense plaisir que de le voir revenir en France et de travailler avec lui.  D’ailleurs si l’on remonte le fil de mon blog on peut le voir au hasard, croquer dans la tête d’un poisson ou assommer une passante en jouant les youtubeurs écervelé.

Bref, aujourd’hui nous rempilons avec des ambitions bien plus élevées : un clip aux allures d’un jeu de zombie imaginaire qui défile à la manière d’un Streets of Rage.

Nous avons mis beaucoup de temps et d’énergie à produire cette vidéo alors n’hésitez pas la regarder et à commenter.

Le titre est extrait de la démo « Boulevard des allongés » téléchargeable ici, et vous pouvez retrouver Darkminou sur son compte Facebook

 

 

 

Voir aussi

Jeux : 
Streets of Rage, Streets of Rage II
Plateformes : 
Super NES, Megadrive
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Enquêtes et opinions (Jeu vidéo)

Il était un fois un petit studio de développement tchèque nommé SCS Software. Il pensait que, même si les jeux violent constituaient la majorité de la production et des ventes (« Death Machin », « War Truc », « Bidule of Dead » etc.) le jeu vidéo pouvait faire autre chose, satisfaire d'autres envies. Il se donnèrent alors pour mission de développer des simulations routières à la fois réalistes et amusantes. Il faut dire que les seuls jeux de ce genre qu'on trouvait sur le marché à l'époque étaient bâclés, mal fichus ou quasiment injouables. Mais l'équipe se mit courageusement au travail. Ce n'était pas une chose simple et les premières tentatives furent assez discutables. Mais ils ne renoncèrent pas et c'est ainsi qu'Euro Truck Simulator 2 naquit et devint en quelques années un succès d'estime auprès du public. Le bouche à oreille était tellement efficace que le bébé jeu ne cessa de grandir et de se métamorphoser, au gré des demandes des joueurs/joueuses, des rectifications et des DLC.

 

Et un jour le jeu grandit encore et nous proposa de parcourir les routes de France...

 

Made in France

Ce 5 décembre 2016 c'est un de mes rêves vidéoludique qui s'est matérialisé sous la forme d'un DLC. Oui je vous le dis sans honte, mais sans une certaine timidité, depuis que j'ai croisé la route du jeu-vidéo mes souhaits ont toujours été d'avoir un jeu de camion, un jeu en monde ouvert qui se déroule en France et un jeu de camion en monde ouvert qui se déroule en France. Metal Gear Solid, Gran Turismo ou encore GTA sont autant de malheureux bouche-trous qui ne m'ont servis qu'à patienter en attendant Euro Truck Simulator 2 Vive la France.

 

Les routiers sont sympas

 

Le monde des simulateurs est assez peu connu et je vais donc faire un bref rappel : Euro Truck Simulator 2 est sorti fin 2012 sur PC. On y joue un (ou une) chauffeur(se) de poids lourds chargé(e), comme en vrai, de transporter différentes marchandises entre plusieurs villes d'Europe en veillant à respecter le code de la route, les heures de sommeil etc. Même si les distances ne sont pas à l’échelle (encore heureux) les trajets peuvent être longs mais sont autant d'occasions de voir défiler les paysages de notre continent. Á cela s'ajoute la création et la gestion d'une entreprise avec achats de garages, de camions, embauches de chauffeurs(ses) et tout ce qui va avec. Le jeu bénéficie de plusieurs licences permettant de retrouver les marques les plus célèbres (Renault Trucks, Scania, Daf, Mercedes etc.) et leur camions fidèlement modélisés. Les marchandises se sont diversifiés au fil des mis à jour et, si on compte bien, Vive la France est le troisième DLC après une petite extension vers l'est (Going East) et une plus grande vers le nord (Scandinavia). Sans compter l'aventure américaine d'American Truck Simulator.

 

On ne va pas se mentir, sur le plan de la dynamique ce n'est pas Battlefield One

Ça n'a peut-être pas l'air bien passionnant car les jeux « simulator » ont cette sale habitude d'être ou austères, ou buggés, ou pas amusants, ou trop complexes, ou pas traduits ou tout ça à la fois. Et pourtant Euro Truck n'est à peu près rien de tout ça, pour peu qu'on soit séduit par le principe qui, il faut bien l'avouer, ne plaira pas à tout le monde loin s'en faut.

Ça balance pas mal à Paris

 

Mais puisqu'il faut en venir au fait : Que vaut ce DLC ? Tout d'abord, la carte française de base fournie avec le jeu (Paris, Reims, Lyon, Lille etc.) a elle aussi subie une refonte qui n'impose pas l'achat de Vive la France. Paris par exemple n'est plus cette zone industrielle pré-fabriquée dans laquelle on peut voir au loin une vague Tour Eiffel. Place, comme je l'avais expliqué, au réseau autoroutier et même à un petit bout de périph'. L'occasion de voir une partie de la capitale sous un ½il moins fantasmés. D'habitude seules les villes américaines ont droit à ce traitement, profitons-en. Paris est une petite exception car les autres villes existantes n'ont pas forcement eu droit aux mêmes honneurs. Reste que les échangeurs d'autoroutes ont été modifiés et les aires de repos nommées ce qui est déjà pas mal.

 

 Celles et ceux qui descendent souvent du nord de la France vers Paris sont susceptibles de reconnaître cet endroit

De base la carte donnait déjà satisfaction et on pouvait observer de temps à autres des petits éléments sympathiques, et réelles, sur le bord de la route. Vive la France en est une parfaite continuité en mieux. Au programme : des autoroutes (trop ?) qui ne réserveront que très peu de surprises, des villes le plus souvent sous forme de zone industrielles mais avec là beaucoup plus de surprises, et des petites routes départementales et nationales calées entre les deux, où l'on pourra traverser moult petits villages et admirer nos ponts et monuments nationaux classés au patrimoine mondiale. En prime on sentira, si on y est sensible, une atmosphère différente en fonction de la région que l'on visite (Hauts de France, Provence, façade Atlantique). Mais globalement on peut dire que sur ce point (primordial) le résultat aurait pu être globalement meilleur. Même si les paysages se différencient plutôt bien les villes manquent malgré tout d'identité. Scandinavia était mieux garni dans ce domaine.

 

  Le plaisir qui nous accrochera au jeu sera celui de jouer dans notre environnement français

 

En plus de l'expansion du terrain de jeu on note l'arrivée de nouvelles marchandises en plus de toute celle déjà ajoutées. Mais ce sera malheureusement la seule nouveauté de gameplay et Vive la France n’évitera pas au jeu de rester dans les mêmes travers. En effet, rien en dehors de la curiosité, et la progression carriériste ne viendra endiguer la répétitivité et la lassitude. Les plus motivé(e)s poursuivront longtemps leur activité de routier, mais les autres risquent de décrocher au bout de 10 heures de jeu (ou moins).

 

  Centrales nucléaire fleuron incontesté et contestable de l'économie et de l'industrie française

 

Pour être franc, j'ai du me forcer à un peu de sévérité avec Vive la France même si les défauts sont bien présents. J'ai l'habitude, bien malgré moi, d'être assez complaisant avec les jeux, en particulier quand ils sont seuls dans un genre que je veux voir exploiter dans un jeu vidéo. Pour la suite nul doute qu'après cela chez SCS Software on va se maintenant se consacrer à American Truck Simulator. On devrait voir débarquer dans moins d'un an de nouveaux états américains avant peut-être le sud de l'Europe (Espagne, Italie, Portugal).

 

  • C'est la France ! Plus beau pays du monde ! Paris, villages pitoresques, champs de lavande, boulangeries, autoroutes payantes etc.

  • De beaux décors, bien modélisés (pont, châteaux, villages etc.) en dessous des productions standards mais toujours vingt cran au-dessus de ce qu'on a l'habitude de voir dans un « simulator »

  • La carte française hors DLC aussi améliorée
  • Ajouté aux deux précedents DLC le terrain de jeu d'Euro Truck Simulator 2 devient immense et le suivi des devellopeurs est serieux

 

 

  • Des paysages qui peuvent être aussi riches et surprenants que pauvres et monotones par endroits (autoroutes). American Truck Simulator semblait plus inspiré

  • Le concept du jeu qui peut toujours autant s’avérer lassant et qui ne fera pas l'unanimité

  • Toujours les mêmes qualitées mais toujours les mêmes défauts
  • Un peu chère pour un nouveau contenu un peu mince

 

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Enquêtes et opinions (Jeu vidéo)

F1 2016 a reçu les éloges de la presse et des joueurs/joueuses. Une réconciliation après un épisode 2015 loin, très loin des attentes. La qualité du titre est indéniable et l'immersion dans le monde de la Formule 1 est complète. Il y a cependant un revers à cette médaille du réalisme et de l'immersion : la question des femmes. Pourquoi leur place dans le jeu pose-t-elle problème ? Cela ne se limite pas au choix du sexe en mode carrière, qui est restreint au masculin, car il n'y a pas non plus de femmes dans les stands en dehors des grid girls. Ce qui amène à la problématique de l'identification chez les joueurs/joueuses. Mais en plus, Codemasters se paie le luxe de « virer » de leur jeu deux femmes qui auraient pourtant dues légitimement s'y trouver.

 

Comme un garçon...

Sans être sexiste car j’adorerais voir une femme en Formule 1 et j’estime que cela serait génial pour le sport et en règle générale pour la F1, mais y a-t-il des femmes qui jouent contre Federer ou contre Nadal ? Non. Et on ne va pas mettre des femmes dans une équipe de foot masculine

Jean Eric Vergne ancien pilote Toro Rosso et actuel pilote d’essai pour Ferrari

 

Dès qu’il a été annoncé par Codemasters que l'immersion au sein du mode carrière de F1 2016 allait être décuplée avec le choix d'un avatar associé à nos noms, prénoms, nationalité et numéro, nul besoin d'un grand pouvoir de divination pour savoir qu’il ne pourrait pas être féminin. Il a fallu tout de même attendre d’avoir le jeu entre les mains pour en être sûr puisque les testeurs n’y ont même pas prêté attention (désolé Olive, mais il était bien quand même ton test). Pourquoi n’y a-t-il pas d’avatars féminins et pourquoi les tests ne s’en sont pas aperçus ?

 

Je me suis toujours senti mal à l’aise à évoquer ce sujet car je ne sais pas si une femme est physiquement capable de piloter une monoplace de Formule 1 suffisamment rapidement. Et même si elles en étaient capables, elles ne seront de toute façon jamais prises au sérieux. C’est le n½ud du problème. Et cela ne va pas.

Bernie Ecclestone grand argentier de la Formule 1 (qui pour les déclarations stupides n'est pas ici à son coup d'essai)

 

La première réponse à laquelle on s'attend pour justifier cette absence est qu'il n'y a pas de femmes en Formule 1. C'est simple et impossible à contredire puisque c'est belle et bien le cas et cela depuis à peu près la création de ce sport en 1950. C'est d'ailleurs l'argumentation des développeurs que j'ai retrouvé dans un article anglais que je cite ici. Le seul ou la seule journaliste qui se soit interrogé(e) à ce sujet demande, avant la sortie du jeu, pourquoi on ne peut pas être une femme pilote en mode carrière. La réponse : ils (les développeurs) considèrent qu'étant donné que le jeu se concentre sur le réalisme « certains peuvent penser que c'est une question étrange que celle des avatars féminins » (sic). Et en plus ils n'avaient pas le temps donc bon...

 

Mais alors c'est parce qu'il n'y a pas de femmes ou parce qu'ils n'ont pas eu le temps ? C'est l'un ou c'est l'autre ? C'est du lard ou du cochon ?

Je devais souvent changer la décoration de ma voiture. Comme ça, les autres gars ne pouvaient pas m'identifier d'une course à l'autre. Pour eux, c'était inconcevable d'être battus par une femme. Ils préféraient souvent provoquer un accident que de me voir les dépasser.

 

Giovanna Amati pilote de Formule 3 en Italie à la fin des années 1980

 

 

 

Et qu'est-ce que ça peux bien faire au mode carrière qu'il n'y ait pas de femme en Formule 1 ? Je ne vois pas le rapport. Est-ce que cela signifie qu'aucune femme ne veut accéder à la vraie F1 ? Non. Est-ce que ça signifie qu'aucune femme ne veut jouer au mode carrière de F1 2016 ? Encore non. Et est-ce que ça signifie également qu'aucun homme ne voudrait y incarner une femme ? Toujours non. Et pourtant.

 

 

Il n’y a pas de femmes pilote de Formule 1 en effet…

 

 

…Et un pilote nord-coréen, dans une écurie américaine de surcroît ? C'est faisable dans le mode carrière de F1 2016. Pour le réalisme on repassera.

 

 

Nous ne sommes pas prêts de voir une femme courir en Formule 1. Il y a des sports qui sont très difficiles d’un point de vue physique pour les femmes, et la F1 est l’un d’entre eux.

 

  Ron Dennis président directeur générale du groupe McLaren

 

 

La présence des femmes en formule 1, au poste de titulaire à l’égal d’un homme, est un sujet que je qualifierais de cyclique. Pour paraphraser, ça s'en va et ça revient. Résultat, on ne progresse jamais et on est en 2016 au même point qu’en 1950 (d'ailleurs on entends en définitif toujours les mêmes mauvaises excuses) . En 2015, on ne désirait toujours pas voir une femme sur la piste mais on y voyait un garçon titulaire de 17 ans...

 

 

Nous avons des femmes fortes et robustes, mais je crois qu’une femme aurait du mal à gérer le stress mental. Je ne pense pas qu’elles ont la capacité de gagner une course de F1

 

Stirling Moss pilote de Formule 1 de 1951 à 1962

 

Oui c’est grave. Car si le joueur peut choisir un avatar qui se rapproche de lui physiquement et lui attribuer son nom et sa nationalité c’est pour le placer au centre de l’expérience, qu’il s’identifie et soit immergé comme un pilote dans l’univers de la F1 (il n'y a pas que moi qui le dit, les tests aussi). Force est de constater que les joueuses n’auront pas ce privilège. Parce que je m'appelle Julien et mon ami Pierre on nous offre une expérience complète, la porte nous est grande ouverte. Et parce qu'elle s'appelle Floriane ou Chloé ce sera une demi expérience. Il leur faudra créer leur équivalent masculin, mais ça ne devrait pas leur poser de problèmes. Si c’était si gênant on se serait plaint de l’absence de carrière personnalisée dans F1 2015 non ? Le public féminin n'aura qu'à s'adapter, après tout ce n'est pas la mort ! Certes, mais je remarque que c'est toujours aux mêmes de le faire.

 

On ne s’en rend peut-être pas compte, mais la Formule 1 est un sport très physique. On encaisse énormément. Je vois donc mal, pour l’instant tout du moins, une femme arriver en F1. J’aimerais que ça arrive mais je ne vois pas trop le moment quand cela arrivera pour être franc. Pour moi, il s’agit plus d’un coup marketing qu’autre chose.Ne vous méprenez pas, je connais des filles qui peuvent aller très vite au volant d’une voiture. Mais pour gagner en F1, il ne suffit pas juste d’être rapide, il y a tout le travail qu’il y a derrière. On met vraiment sa vie de côté et on se consacre entièrement à ce métier. Mais bien sûr que ce serait sympa de voir une femme sur les grilles de départ, je n’ai rien contre, au contraire ! Je ne vois tout simplement pas quand le moment arrivera…

Jean Eric Vergne (encore lui)

 

Chez Codemasters on a remarqué qu'il n'y a pas de femme en F1 et en plus on n'a pas le temps et en plus on s'en fiche un peu.

Le sexe d'un pilote ne devrait pas entrer en ligne de compte. Sur un plan purement physiologique, il n'y a aucune raison pour laquelle une femme serait moins compétitive qu'un homme. La réalité est que beaucoup moins de jeunes filles ont l'opportunité de débuter en course que des garçons.

Susie Wolff pilote retraitée de F1, pilote d'essai chez Williams F1 en 2015

 

 

Qu’est-ce que ça aurait coûté de proposer quelques avatars féminins pour le mode carrière ? Rien du tout. D’autant que des avatars féminins il y en a dans F1 2016, mais Codemasters a préféré les conserver pour un autre usage.

 

 

Où sont les femmes ?

 

Ce serait injuste de ne pas citer l’agent/secrétaire (profession que l’on attribue toujours aux femmes histoire de rester dans les clichés) au service du joueur/pilote. Rendons lui hommage car en dehors d’elle et de deux autres dont je parlerais tout à l'heure, les femmes dans F1 2016 c’est ceci :

 

Je pense qu’ils ne devraient rien changer, c’est mieux quand il n’y a que de jolies filles sur la grille, c’est plus marrant

Max Verstappen pilote chez Red Bull

 

 

Les grid girls, tradition sexy(ste) et quasi-intouchable de la course automobile. Et ces femmes-là ont eu droit à toutes les attentions de la part de Codemasters. J’ai compté six avatars différents pour six tenues et des teintes variant en fonction du pays hôte (soit vingt et une). Pas mal non pour une équipe de développeur qui n'a pas assez de temps ? Les femmes ne méritent peut-être pas d’être derrière le volant mais elles méritent en revanche d’être correctement vêtues pour être agréable à regarder.

 

 

Avoir des grid boys sur la grille de départ est une très mauvaise idée. C’est d’autant plus regrettable que nous sommes au Brésil, un pays où les femmes sont magnifiques. Je pense que Vettel et moi sommes enfin d’accord sur un point.

 

Niki Lauda ancien pilote, triple champion du monde et actuel président non-exécutif de l'équipe Mercedes

 

 

En cherchant dans le dictionnaire au mot Formule 1, il n’est fait aucune mention de ces filles qu’on place devant les voitures et dans les couloirs menant au podium pour faire jolie et « marrant ». S'il y a quatre roues, une seule personne à bord pour conduire et tourner en rond sur un circuit pendant une heure et demie c’est de la Formule 1, le reste c’est du remplissage. Comme si la culture de la course automobile ne pouvait exister qu’en étant sexiste.

 

 

Pour moi, les grid girls sont une chose du passé. Les conditions des femmes sont quelque peu différentes aujourd’hui. J’en parle souvent avec ma femme, et nous sommes tous deux d’accord qu’avoir encore des grid girls sur les grilles de départ est un retour en arrière. Le concept des grid girls est démodé. Le monde a évolué. Et le sport automobile devrait suivre de très près ce que le reste du monde fait à cet égard. Je pense que c’est positif, c’est une touche de modernité de la part du WEC d’en finir avec les grid girls. C’était un concept un peu sexiste.

 

Gérard Neveu patron du WEC (Championnat de course d'endurance)

 

 

Ma profonde opposition au grid girls (notamment dans un jeu PEGI 3) et aux babes dans les salons au passage, vient de ma conviction qu’en reléguant des femmes au rôle d‘objet décoratif, entre autres choses, on est conduit inconsciemment, et cessons de le nier et de nous croire au-dessus de la masse, à des propos et des comportements sexistes enracinés dont on ne prend souvent conscience qu’en y étant sensibilisés.

 

La Formule 1 n’est plus un sport d’homme. Il faut juste montrer que les femmes peuvent elles aussi courir en F1.

Susie Wolff

 Il n’y pas de place non plus, évidemment pour des avatars féminins au sein des mécaniciens, ingénieurs ou journalistes que l'on voit un peu partout au cours du jeu. Cette fois dans la réalité, n'en déplaise aux développeurs, il y a des femmes à ces postes. Elles y sont très très très minoritaires mais on en trouve. Alors le soucis du réalisme, qui empêche d'intégrer les femmes dans le mode carrière, est-ce à la carte ?

 

 Mais alors pourquoi y a-t-il aussi peu de femmes dans l'univers de la Formule 1 ? Qui oserait dire que les femmes ne sont génétiquement pas prédestinées à aimer la Course auto autant que les hommes. Il faudrait être texan pour oser sortir un truc pareil. Alors c’est autre chose qui explique ce manque de vocation. Est-ce qu'on voudrait faire comprendre en permanence aux femmes qu'on ne veut pas d'elles dans cet univers (Et dans pas mal d'autre aussi) ?

 

C'est une problématique dont on parle en permanence dans le jeu-vidéo, le cinéma, la littérature etc. : l’identification qui s'opère sans même que nous le voulions. Et en ce qui concerne les femmes, impossible de ne pas penser à l'essor des joueuses dans Tomb Raider avec son personnage féminin ou dans les Sims plus neutre et égalitaire sur la représentation des deux sexes. Dois-je rappeler que parmi les joueurs il y a environ 46% de joueuses et que d'après une étude 70% d'entre elles ont déjà due se faire passer pour des hommes en jouant pour ne pas subir d'avanies. De là à penser qu'il y a un public féminin, dans le jeu-vidéo comme dans la course automobile, mais qu'il n'est pas visible il n'y a qu'un pas, que je franchis.

 

S’il y a des petites filles dans les tribunes vendredi, qu’elles me voient piloter une F1 et qu’elles réalisent qu’elles pourraient aussi le faire, alors ce sera vraiment positif

Susie Wolff

Qu’est-ce que ça aurait coûté, encore une fois, de placer des personnages féminins de temps à autre dans les stands ou autour de la voiture ? Rien du tout. Je sais, je radote. A moins que ce soit encore un problème de temps ? Pour beaucoup de petits détails immersifs Codemasters a tout de même su le trouvé (Feu d'artifice, confettis, panneaux etc.)

 

 

Et puis n'est-ce pas l'occasion de faire respecter virtuellement une parité qui devrait être mais qui n'est pas. Pourquoi copier la réalité avec tous ses défauts qui ne nous rende pas honneur ? Gommons-les et Équilibrons le nombre d'hommes et de femmes. C'est un rêve tout mignon mais je pense que malheureusement Codemasters n'osera jamais. S'ils le faisait je prends le pari qu'il créerait chez leur joueurs une vive polémique. Pourquoi ? Parce que personne ne se dit opposé à l'égalité homme femme mais qu'à chaque tentative concrète on assiste à une levée de bouclier massive, radicale et parfois même extrêmement virulente. On connaît les précédents. Un étrange paradoxe qui justifie peut-être la disparition dans F1 2016 de deux femmes importantes qui auraient dues s'y trouver.

 

 

Il y a des petites filles qui veulent devenir pilotes de F1 “comme Susie Wolff’’, les mentalités changent sur la présence des femmes en Formule 1. Plus il y aura de jeunes filles qui se lanceront en compétition, plus il y aura d’opportunités pour elles d’atteindre le sommet du sport automobile.

Susie Wolff

 

Le mystère Sauber Williams

 

Puisque la théorie n’est rien sans l’observation je vais vous faire part du fait le plus troublant de F1 2016. Une chose qui donne une autre perspective à tout ce que je viens de dire précédemment. Vous n’êtes pas arrivé(e)s au bout ! Oh non.

 

Pour participer encore plus à l’immersion, grande nouveauté de 2016, Codemasters a modélisé les directeurs (ou team manager) des onze écuries engagées dans la compétition . Dans F1 2016 on les croise dans le motorhome du mode carrière ou, en cas de victoire d’un grand prix, sur la plate-forme de commandement dans une petite cinématique. Et parmi ces onze directeurs, figurez-vous que deux sont des femmes… Commencez-vous à voir où je veux en venir ?

 

 

 

En effet chez l’écurie suisse Sauber la directrice se nomme Monisha Kaltenborn et elle a été la première femme à ce poste en 2011, autant dire hier. Et chez Williams, Claire Williams a pris la place de son père Franck. Ces affirmations sont corroborées par F1 2016, lui-même, qui pour chaque écurie précise qui en est le directeur, ou directrice en l’occurrence. En dehors d’avoir une femme comme directrice et d’être indépendante (au même titre que Force India ou Manor) ces deux écuries n’ont rien en commun. Rien du tout et c’est important de le retenir pour la suite.

 

Et si nous allions jeter un petit coup d’½il du côté de ces modèles 3D de team manager dans le mode course rapide avec chacune des écuries. De gauche à droite : La carte d'identité de l'écurie tel qu'elle est affichée dans le jeu, le véritable directeur d'écurie et enfin sa modélisation dans le jeu.

 

MercedesPas de doute c’est bien Toto Wolff

 

 FerrariMaurizio Arrivabene arrivé chez Ferrari en 2015 est bien reconnaissable

 

Red BullChristian Horner directeur autrichien de l'équipe

 

 

Force India

 Vijay Malya qui est un parfait inconnu pour beaucoup de monde mais dont l'écurie fait des merveilles cette année

 

Haas

 On reconnaît bien Guenther Steiner

ManorLes chances de voir Manor remporter un grand prix sont inexistantes, mais c’est bien Dave Ryan le bon directeur d’écurie

 

 Mc Laren Honda

Oui c’est le français Eric Boullier

 

 Renault

Frederic Vasseur, l’autre français directeur d’écurie. Renault n’a même aucune chance de podium pour 2016 mais Vasseur est quand même là

 

 

Toro Rosso

Franz Tost ancien patron de Max Verstappen est bien représenté également

 

Pour les neuf écuries dirigées par des hommes le compte est bon. Ne reste plus que Williams et Sauber.

 

 

Chez Williams on nous annonce Claire Williams comme directrice d’écurie. Alors que se passe-t-il en cas de victoire de Williams ???

 

 

Williams

 

Mais c’est qui ça ???

 

 Vous ne rêvez pas, ce n’est pas Claire Williams que l’on voit dans la cinématique de victoire. Mieux encore, savez-vous qui est cette personne qui l’a remplacée ? C’est un avatar quelconque utilisé à tour de rôle comme mécanicien, ingénieur, journaliste, cadreur ou commissaire de piste.

 

 

Nous poursuivons avec Sauber où c’est bien Monisha Kaltenborn qui est présentée comme directrice conformément à la réalité. Et donc si je gagne avec une Sauber ?

 

 

Sauber

 

Monisha Kaltenborn saute ! Et elle est, elle aussi, remplacée au pied levé par un avatar pioché dans le catalogue. Tantôt mécanicien, tantôt commissaire, tantôt ingénieur, tantôt cameraman, et tantôt aussi directeur chez Williams !

 

 

Car en effet la farce ne s’arrête pas là. Vous pourrez, comme je l’ai fait, vous y reprendre une vingtaine de fois, vous verrez toujours les bons directeurs pour les neuf écuries que j’ai cité en premier mais aussi les deux mêmes avatars, qui ne représentent donc personne de réel, pour les deux dernières. Mais si vous passez la console en anglais, vous ne verrez toujours pas Monisha Kaltenborn et Claire Williams mais un autre homme (toujours pioché chez les figurants) chez Sauber et celui de chez Sauber passe chez Williams. Juste hallucinant.

 

 

 

 Et ce n’est pas fini, devinez ce qui se passe en cas de victoire dans le mode carrière cette fois ? Je vous le donne dans le mille : un nouveau remplaçant sorti de nulle part !

 

Le même pour les deux écuries cette fois. J’ai tout testé, ça n’arrive pas avec Mercedes, Ferrari, Red Bull, Toro Rosso, Renault, Manor, Force India, Haas et Mc Laren. J'ignore dans quoi on est tombé mais ça me laisse sans voix.

 

 

Je ne conclue pas tout de suite parce que ce n’est pas fini. J’ai cru dans un premier temps, peut-être comme vous en ce moment, que l’équipe de Codemasters n’avait pas modélisé ces deux femmes, ce qui en soi est déjà scandaleux. Mais pour en être sûr restons dans le mode carrière et son motorhome vivant que l’on voit à travers les yeux du pilote. Avec les écuries dirigées par des hommes il n'y avait aucun problème, on y croise souvent leurs directeurs respectifs. Mais avec Sauber et Williams que va-t-on y découvrir ?

 

Williams

 

Sauber

Incroyable !

Elles sont là devant nos yeux ! Il existe donc bien des modèles 3D de ces deux directrices d’écuries. Ce n'est donc pas parce qu'elles n'étaient pas modélisées que Monisha Kaltenborn et Claire Williams ne sont pas dans les cinématiques. Mais alors pourquoi ?!?

 

 

Je m’explique pourquoi les développeurs n’ont pas mis de femme pilote en mode carrière, je m’explique pourquoi ils ont postés des grid girls, je m’explique qu’il n’est pas mis de mécaniciennes. Mais je ne m’explique pas pourquoi ils ont évincés les deux femmes directrices de la cinématique. Pour quels motifs ? Après avoir écrit cet article je me le demande encore. Je vous l’ai dit Les deux écuries n’ont rien en commun qu'elles ne partagent avec d'autres. Alors quelle excuse ? Le sexisme ça me parait évident oui, mais pourquoi ? Pour ne pas faire de vagues comme je le suggérais plus avant. Peut-être mais ce n'est pas certain. Et si c'est le cas quelle affreuse perspective.

 

 

Je ne veux rien enlever à la qualité de F1 2016, d'ailleurs aussitôt cet article en ligne j'y retournerais avec une joie non dissimulée, pour enfin en profiter pleinement et entamer ma carrière chez Renault #cocorico. J'ai simplement été déçu de ne pas pouvoir incarner une femme dans un mode carrière particulièrement immersif et j'ai vu la dedans une barrière posée contre le public féminin. Quand, en sus, les deux directrices d'écuries sont évincées de leur plate-forme de commandement, on peut penser que cette barrière a été posée sciemment. Le résultat de bien mauvaises habitudes.

 

 

A bientôt

Voir aussi

Jeux : 
F1 2015, F1 2016
Sociétés : 
Codemasters
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Enquêtes et opinions (Jeu vidéo)

Après s'être consacrée à leur excellent American Truck Simulator (que j'ai testé) et au DLC gratuit de l'Arizona sorti après, la belle équipe de SCS Software a fait le chemin inverse pour remettre les pieds sur notre bon vieux continent européen à l'origine de leur premier succès Euro Truck Simulator 2. Espérant que la vente libre des armes à feu, les peines de mort et les fasts food ne manquent pas trop aux joueurs/joueuses, SCS Software travaille désormais au futur DLC : Vive la France ! Alors là je suis forcé de le dire "Cocorico". Annoncé quelques mois après les horreurs du 13 novembre 2015 ce titre sonnerait presque comme un cri de liberté, d'égalité et de fraternité face à la barbarie de l'obscurantisme.

 

 Je me suis peut-être un peu emporté... Revenons au jeu vidéo. Au programme, des centrales nucléaire françaises (qui sont absolument sans danger), des ponts français et la façade atlantique (La Rochelle etc.). Et puisqu'une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, la partie française déjà existante du jeu se voit partiellement retravaillée et notamment Paris revu de A à Z. Ces améliorations seront accessibles pour tous y compris pour les celles et ceux qui dans un moment de folie ne craqueraient pas pour le DLC. Pour vérifier que ses améliorations sont fiables les développeur(se)s ont ouverts une bêta au public, l'occasion d'y faire une petite promenade.

 

« Y a pas d'erreur possible, on est bien en France »

 

Si je m'emballe ainsi pour ce jeu c'est parce que j'aime la France, j'aime l'Europe et j'aime les jeux à monde ouvert. Et pour voir le jeu vidéo prendre un passeport pour quitter les Etats-Unis il faut souvent se lever de bonne heure. Les routes, les villes, les maisons, les m½urs, les véhicules européens et français sont autant de choses qui sont très souvent proscrites dans notre loisir. Le drame de l'Europe, c'est que la culture européene n'est pas assez entrer dans le jeu vidéo. Mais SCS Software l'a fait : Une Europe et une France agréablement modélisées dans un jeu 100% garantie sans armes à feu. Le pied !

 

Les rond-points, cauchemar des américains qui s'aventurent chez nous, sont présents en nombre

Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé mais Paris modélisé !

 

Le changement c'est maintenant

Après quelques temps passés sur la bêta on réalise que le gros du travail s'est porté avant tout sur la capitale. SCS Software a, façon Haussmann, complètement rasé l'ancien Paris, qui était de toute façon loin de lui faire honneur. Les environs de la ville sont reproduits dans leur dimensions « transport ». Échangeurs, Aéroport Charles de Gaulle (enfin presque),Usine Renault Trucks, tunnel, périphérique nord, Bercy ne sont ici que quelques petites choses ajoutées par l'équipe de développeur(se). On ne rentrera pas dans Paris intra-muros (sniff) mais la visite vaut quand même le coup d'½il pour qui connaît un peu le coin.

 

Seul bémol, et non des moindres, je n'ai pas vu la Tour Eiffel ! J'ai fait deux ou trois fois le tour du périphérique (j'ai des frissons de joie en disant ça) en scrutant au maximum et je n'ai rien vu. Il est cependant possible que je l'ai raté.

 

On peut même faire un tour sur un petit bout de périph ! Je crois que je vais pleurer

 

Il ne reste plus qu'à attendre impatiemment la sortie du DLC pour se replonger dans un jeu qui a connu lentement un engouement, toute proportion gardé on parle quand même d'un jeu de camions, peut-être parce qu'il est allé sur des terres (au propre comme au figuré) que les autres ont délaissées sans vergogne.

 

 

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Créations (Humour)

 

Je vous l'avais déjà présenté il y a un an. Il se surnomme Fan2Niak, il vit chez sa mère, il est youtubeur et il a une profonde connaissance du Japon. Enfin c'est ce qu'il croit. Comme beaucoup, il a décidé de partager son savoir dans des vidéos tuto sur l'internet. Et comme beaucoup il en profite pour nous montrer l'étendu de son ignorance.

 

 

Cette fois il a décidé de nous parler de l'art ancestral du combat japonais en vidéo. L'occasion de nous montrer qu'il est le vidéaste le moins bien renseigné sur la culture nippone qu'on ai jamais vu.

 

 

 

Une vidéo des Voleurs (mon groupe de vidéo humouristique) avec Darkminou

 

 

 

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Enquêtes et opinions (Divers)

J’ai toujours été intéressé par l’astronomie. D’aussi loin que je puisse m’en rappeler  j’ai toujours connu par c½ur les neuf plan… Pardon les huit, quand je les ai apprises elles étaient  neuf, planètes de notre système solaire. A 20 ans la mâchoire m’est tombée du visage en apprenant que mon camarade d’université les connaissait mal et ne pouvait me les citer dans l’ordre. Et en demandant autour de moi j’ai réalisé que le cas n’était pas isolé. Comme André Brahic j’en veux terriblement  à Napoléon d’avoir séparé les sciences et la littérature, on a des étudiant(e)s en science qui sont fachés avec le théâtre et des étudiant(e)s en théâtre qui ne se souviennent même pas avoir entendu un jour dans leur vie le mot « Voie lactée ». Nous n’avons de cesse que de voir la littérature, la poésie ou l’art en général comme une chose relevant du spirituel, et de mettre la science à l’opposé comme si elle était austère et incapable d’inviter à la rêverie ou à l’imagination. Il n’y a rien de plus faux ! J’ai toujours déploré l’absence de la science dans les cours de littérature. L’astronomie, je ne l’ai croisé que dans les cours de physique. Et si je n’avais pas pris l’initiative d’entretenir mes liens avec elle, en passant mon Baccalauréat littéraire, je n’aurais plus jamais croisé sa route. Et j’ajouterais que l’espace n’a pas besoin qu’on y amène la violence et la guerre (Star Wars, Star Trek etc.) pour être absolument fascinant.

Un scientifique ne peut pas vous dire ce qui est vrai, mais il peut vous dire ce qui est faux. Je ne peux pas vous dire comment c’est créé l’univers, mais en revanche je peux vous dire comment il ne s’est pas créé

Elle est incroyable cette science, elle nous entoure. Elle est dans les médicaments que nous prenons pour faire baisser notre fièvre, dans la météo que nous regardons chaque matin, dans les consoles avec lesquelles nous jouons, dans les lunettes que nous posons sur nos nez pour voir devant nous. Et pourtant elle est méprisée, on la perçoit austère, froide, rigide et inflexible. Mais la science est changeante. Songez à toute les découvertes qu’on a fait depuis 20 ans, pour peu qu’on ne soit pas resté bloqué dans les documentaires et émissions scientifiques des années 80. C’est à nous donner le vertige. On est loin de l’obscurantisme religieux ou idéologique qui veut massacrer ou opprimer ses semblables sous prétexte de les rendre plus heureux.

André Brahic avait cet enthousiasme comme tant d’autres scientifiques dont on pense, quand on méconnait la science, qu’il n’existe pas chez des personnes qu’on imagine en blouse blanche enfermées dans un laboratoire. Ecoutez-les parler ! Ils ou elles ont dans leurs yeux, sans mauvais jeu de mot, des étoiles qui brillent quand ils parlent de ce qu’ils font, de ce qu’ils voient, de ce qu’ils découvrent, de ce qu'ils imaginent. Ces étoiles, ils nous les transmettent pour que nous imaginions et rêvions à notre tour de notre lune, de ces planètes proches ou lointaines, de ces nébuleuses, de ces exoplanètes, de ses milliards de galaxies et leurs milliards de soleils que nous ne verrons probablement jamais et qui pourtant existent, et c'est bien cela qui m'éffraie et me fascine . Ils ont cette envie profonde de nous communiquer leur savoir mais aussi de nous apprendre le doute qui est à la base du raisonnement scientifique. Ils nous donnent les outils, à nous de réfléchir avec. Je n’ai jamais vu une voyante parler d’astrologie avec une telle envie comme André Brahic le faisait de la science. Une sorte de Julien Chièze de l'astronomie.

Si je vous dis « toutes les vaches sont blanches », il vous suffira de m’en trouver une noir pour me prouver que j’ai tort. Mon raisonnement est scientifique. Si je vous dis « les vaches sont convaincues que les trains ont été inventés pour qu’elles les regardent passés », vous ne pouvez pas me prouvez que j’ai tort. Mon raisonnement n’est pas scientifique

Mes ami(e)s ont parfois le goût de ces personnes qu’on appelle youtubeurs et qui, du haut de leurs 20 ans, arrivent en restant dans leur chambre, à faire des raisonnements démagogiques qui ne sont logiques qu’en apparence. Quand on a de la chance ils ne font que démontrer que la dictature c’est trop pas bien, quand on en a moins ils révisent l’histoire et nous prouve qu’à cause du féminisme la France va tomber aux mains des terroristes. André Brahic est pour moi l’antithèse de tout cela, tout ce qu’il propageait autour de lui c’était le bonheur, le goût de la découverte et des sciences. Il avait les références, l’expérience, les connaissances et les exemples. Et pourtant je n’ai jamais vu mes ami(e)s parler de lui sur les réseaux sociaux, préférant faire la promotion de personnages à l’humour très douteux ou aux propos périmés depuis 30 ans. Cela m’embête de parler ainsi dans un texte consacré à un homme aussi drôle, gentil, généreux, passionné et au sourire éternel, mais tout cela commence à me peser.

Dans la vie quand on a un problème, ce n’est pas en restant le nez au ras des pâquerettes qu’on arrive à le résoudre, c’est en prenant de la hauteur. Comment prendre de la hauteur ? En faisant de l’astronomie. Mieux connaitre la terre c'est aller voir à l'extérieur

J’ai découvert André Brahic malheureusement trop tard. Il m’a cependant offert un cadeau merveilleux. Je n’ai aucune répartie et j’ai perdu tous les débats que j’ai menés pour défendre la recherche spatiale (et accessoirement le programme Apollo). Car il est très facile d’en dire que « ça coute de l’argent alors qu’il y a des gens qui meurent de faim ». Alors je le paraphrase un peu certes, mais qu’un passionné d’arts défende à ce point les sciences n’est déjà pas une chose banale. Il aura aussi réussi à me faire comprendre et dire que j’aime la France, petite phrase que je croyais devenu la propriété d’un parti politique d’extrême droite assez connu, mais je reviendrais là-dessus plus tard.

Trois priorités à l’exclusion de toutes les autres : La recherche, l’éducation et la culture

Bon sang mais c’est bien sûr !

 J’aurais fini par écrire cet article, mais j’ai été pris de court par le temps ce 15 mai. D’aucun(e) ont perdu en 2016 leur rock star David Bowie ou Prince, moi j’ai perdu mon astrophysicien André Brahic. La nouvelle génération et les prochaines ne vont certainement pas nous envier, comme certain(e)s le pensent, les consoles 8 bits ou je ne sais quel manga, mais il se pourrait fort qu’ils se disent « quelle chance ils ont eu d’avoir connu André Brahic ».

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Papercraft (Geekerie)

Je vous avais proposé il y a peu, avec les consoles papercraft au couleur de Gameblog, le logo du site en relief à faire soi-même. Mais j’ai aussi récemment  recommencé à zéro mon modèle de la PlayStation 2 en respectant cette fois-ci le modèle d’origine au millimètre près. Face à l’efficacité de cette méthode (qui prend aussi bien plus de temps) et la qualité de son rendu, j’ai décidé de refaire chaque console.

En attendant de voir arriver ces nouvelles versions qui, je ne vous le cache pas, risquent de mettre un peu de temps à arriver, les papercrafts que j’ai proposés jusqu’ici ne seront plus accessibles sur mon blog afin d’éviter toute confusion.

Mais je vous laisse quand même ici le logo de Gamebog.fr en 3D à imprimer et à découper et coller soi-même. Il deviendra, pour celles et ceux qui le feront, un symbole matériel de leur passion pour ce site et leur appartenance à sa communauté. Un peu comme le tatouage d’un gang en moins indélébile.

En cliquant sur l’image ci-dessous vous téléchargerez directement en PDF la feuille A4 à imprimer (plus de fichier jpeg à disposition)

Quand mes précédents papercrafts réapparaîtront au fur et à mesure ils seront accompagnés, vous le verrez, de quelques surprises 😱

 A bientôt.

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Enquêtes et opinions (Jeu vidéo)

Est-ce que le joueur de Medal of Honor regrette de ne pas avoir connu la seconde guerre mondiale ? Est-ce que le joueur de Call of Duty rêve de partir à la guerre ? Le joueur de GTA de participer à des fusillades entre gang des rues ? Ou le joueur de Mario de devenir plombier ? Je ne le crois pas. Alors pourquoi répète-t-on au  joueur des « Truck Simulator », à chaque introduction de test, qu’il rêve d’être routier ? Peut-être parce qu’on ne sait pas trop quoi dire d’autre face à un ce genre d’expérience ludique. Pourtant quand il s’agit de tuer dans un jeu-vidéo, personnes ne demande ce qu’on y trouve d’amusant. Ou peut-être est-ce à cause du mot « Simulator ». Pourtant Euro Truck Simulator 2 et son petit frère American Truck Simulator sont un peu plus que cela. Ce sont des jeux, et de bons jeux.

Avec Euro Truck Simulator 2 le développeur SCS Software a réussi à nous prouver que non seulement un jeu estampillé « simulator » pouvait ne pas être austère et buggé de partout, mais qu’en plus il pouvait être fun et s’apparenté à ce qu’on appelle communément un jeu vidéo. Et le résultat est là, le jeu s’est très bien vendu (et très bien piraté aussi) bénéficiant d’un bouche à oreille à l’ancienne et d’une bonne presse. A tel point que Mercedes a fini par accorder la licence pour ses camions qu’elle avait d’abord refusée (ce sur quoi table American Truck Simulator pour étoffer son nombre de camions et de manufacturier qui s’élève pour l’instant respectivement au nombre de deux). Le jeu a aussi pris l’habitude de s’étoffer continuellement avec des mis à jour gratuites très complètes, et deux DLC qui ont étendu l’air de jeu aux pays de l’est et à la Scandinavie. American Truck Simulator veut partir d’office sur un système identique, proposant d’abord trois états (Californie, Nevada et Arizona) puis tous les autres comme contenu additionnel payant (on espère à prix raisonnable). Tout un modèle économique en somme

American Truck n’est pas une simulation au sens stricte du terme comme peut l’être un Train Simulator ou un Flight Simulator. Il est un peu à la simulation de routier, ce que Sim City est à la simulation de ville (en moins loufoque quand même). Pour rassurer les amateurs et les puristes, la conduite peut-être aussi simplifié qu'elle peut être complètes (passage des vitesses sur des boites à 16 rapport, géstion de systèmes mécaniques propre aux poids lourd etc.). Le jeu reprend des facettes du transport de marchandises et les transforme en éléments de gameplay (poste de pesée, fatigue du chauffeur, code de la route, stationnement de la remorque, gestion de l’entreprise etc.). Et il intègre aussi des mécaniques du jeu-vidéo avec des points d’expériences et des niveaux qui  ouvre l’accès à de nouvelles marchandises, de nouveaux camions et de nouvelles améliorations. Tout cela, à quelques exceptions près, a été repris d’Euro Truck Simulator 2 y compris l’interface, les moteurs graphiques et physiques, les bruitages etc. Mais on ne change pas une équipe qui gagne.

       

Le gros changement se situe donc surtout dans le continent que l’on est amené à explorer et les véhicules que l’on va y conduire. On dit au revoir à l’Europe (que j’adore pourtant) pour poser les pneus et l’immense camion qui va avec sur ce continent américain qui fait tant fantasmer. Et tout nous rappelle qu’on est bien dans un jeu-vidéo, développé en plus par des personnes talentueuses qui ne manquent pas d’idée. Le jeu n’oubli aucun détail pour nous faire ressentir une atmosphère propre à l’Amérique. Les longues lignes droite dans le désert du Nevada sur laquelle plane les charognards ou les avions de l’armée, les innombrables fast-foods,  la plage de Los Angeles, les lumières de Las Vegas, les échangeurs sur l’autoroute et j’en oublie. C’est une vraie carte postale qui fourmille de plein de petites choses qui rendent l’ensemble vivant et accrocheur. Une vision cliché et fantasmé qui sent bon l’Amérique profonde et qui correspond bien plus à ce que veut offrir un jeu-vidéo qu’à une quelconque simulation (je me répète mais c’est important). Les villes bénéficient d’un vrai traitement contrairement à Euro Truck Simulator où il s’agissait de zones industrielles identiques où on pouvait apercevoir au loin quelques monuments symboliques. D’ailleurs dans l’ensemble, les environnements sont bien plus riches et diversifies qu’ils ne l’étaient dans le jeu susdit, ce qui compense avec la carte un peu petite dans laquelle on risque de tourner en rond en attendant le contenu additionnel.

 

Cet American Truck Simulator ne manque donc pas de bonnes choses. Mails il a aussi les défauts de ses qualités. Il est certes, comme je vais encore le rappeler, un jeu-vidéo, il n’en reste pas moins clivant de par sa nature. Un camion c’est lourd et il faut être patient pour le conduire d’un bout à l’autre d’un état américain. De même, malgré le système de progression par niveau et un environnement riche, une certaine lassitude peut vite s’installer.

Chacun peut trouver dans American Truck Simulator ce qu’il est venu y chercher. Une véritable passion pour les poids lourd, l’envie d’explorer une partie des Etats-Unis ou le simple plaisir de se détendre en roulant tranquillement quelques heures. Trouvez votre raison à vous, et si vous êtes curieux, il n’y a pas de raison d’hésiter, le prix (20 euros) et la disponibilité sur Steam le permettent. Choisissez une des stations de radios américaines proposez dans le jeu (ou téléchargez les podcasts de la rédaction de Gameblog 😜)et roulez. Ça aère l’esprit et puis ça change un peu de la violence et du sang qu’on nous offre si souvent.

Voir aussi

Jeux : 
Euro Truck Simulator 2, American Truck Simulator
Plateformes : 
PC
Sociétés : 
SCS Software, Just For Games
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