Le Blog Pixel de Tihmoty

Par Tihmoty Blog créé le 27/05/15 Mis à jour le 30/11/16 à 18h44

Je suis une gentille anomalie en forme de pixel et défenseur acharné de la V.F.

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Enquêtes et opinions (Jeu vidéo)

F1 2016 a reçu les éloges de la presse et des joueurs/joueuses. Une réconciliation après un épisode 2015 loin, très loin des attentes. La qualité du titre est indéniable et l'immersion dans le monde de la Formule 1 est complète. Il y a cependant un revers à cette médaille du réalisme et de l'immersion : la question des femmes. Pourquoi leur place dans le jeu pose-t-elle problème ? Cela ne se limite pas au choix du sexe en mode carrière, qui est restreint au masculin, car il n'y a pas non plus de femmes dans les stands en dehors des grid girls. Ce qui amène à la problématique de l'identification chez les joueurs/joueuses. Mais en plus, Codemasters se paie le luxe de « virer » de leur jeu deux femmes qui auraient pourtant dues légitimement s'y trouver.

 

Comme un garçon...

Sans être sexiste car j’adorerais voir une femme en Formule 1 et j’estime que cela serait génial pour le sport et en règle générale pour la F1, mais y a-t-il des femmes qui jouent contre Federer ou contre Nadal ? Non. Et on ne va pas mettre des femmes dans une équipe de foot masculine

Jean Eric Vergne ancien pilote Toro Rosso et actuel pilote d’essai pour Ferrari

 

Dès qu’il a été annoncé par Codemasters que l'immersion au sein du mode carrière de F1 2016 allait être décuplée avec le choix d'un avatar associé à nos noms, prénoms, nationalité et numéro, nul besoin d'un grand pouvoir de divination pour savoir qu’il ne pourrait pas être féminin. Il a fallu tout de même attendre d’avoir le jeu entre les mains pour en être sûr puisque les testeurs n’y ont même pas prêté attention (désolé Olive, mais il était bien quand même ton test). Pourquoi n’y a-t-il pas d’avatars féminins et pourquoi les tests ne s’en sont pas aperçus ?

 

Je me suis toujours senti mal à l’aise à évoquer ce sujet car je ne sais pas si une femme est physiquement capable de piloter une monoplace de Formule 1 suffisamment rapidement. Et même si elles en étaient capables, elles ne seront de toute façon jamais prises au sérieux. C’est le n½ud du problème. Et cela ne va pas.

Bernie Ecclestone grand argentier de la Formule 1 (qui pour les déclarations stupides n'est pas ici à son coup d'essai)

 

La première réponse à laquelle on s'attend pour justifier cette absence est qu'il n'y a pas de femmes en Formule 1. C'est simple et impossible à contredire puisque c'est belle et bien le cas et cela depuis à peu près la création de ce sport en 1950. C'est d'ailleurs l'argumentation des développeurs que j'ai retrouvé dans un article anglais que je cite ici. Le seul ou la seule journaliste qui se soit interrogé(e) à ce sujet demande, avant la sortie du jeu, pourquoi on ne peut pas être une femme pilote en mode carrière. La réponse : ils (les développeurs) considèrent qu'étant donné que le jeu se concentre sur le réalisme « certains peuvent penser que c'est une question étrange que celle des avatars féminins » (sic). Et en plus ils n'avaient pas le temps donc bon...

 

Mais alors c'est parce qu'il n'y a pas de femmes ou parce qu'ils n'ont pas eu le temps ? C'est l'un ou c'est l'autre ? C'est du lard ou du cochon ?

Je devais souvent changer la décoration de ma voiture. Comme ça, les autres gars ne pouvaient pas m'identifier d'une course à l'autre. Pour eux, c'était inconcevable d'être battus par une femme. Ils préféraient souvent provoquer un accident que de me voir les dépasser.

 

Giovanna Amati pilote de Formule 3 en Italie à la fin des années 1980

 

 

 

Et qu'est-ce que ça peux bien faire au mode carrière qu'il n'y ait pas de femme en Formule 1 ? Je ne vois pas le rapport. Est-ce que cela signifie qu'aucune femme ne veut accéder à la vraie F1 ? Non. Est-ce que ça signifie qu'aucune femme ne veut jouer au mode carrière de F1 2016 ? Encore non. Et est-ce que ça signifie également qu'aucun homme ne voudrait y incarner une femme ? Toujours non. Et pourtant.

 

 

Il n’y a pas de femmes pilote de Formule 1 en effet…

 

 

…Et un pilote nord-coréen, dans une écurie américaine de surcroît ? C'est faisable dans le mode carrière de F1 2016. Pour le réalisme on repassera.

 

 

Nous ne sommes pas prêts de voir une femme courir en Formule 1. Il y a des sports qui sont très difficiles d’un point de vue physique pour les femmes, et la F1 est l’un d’entre eux.

 

  Ron Dennis président directeur générale du groupe McLaren

 

 

La présence des femmes en formule 1, au poste de titulaire à l’égal d’un homme, est un sujet que je qualifierais de cyclique. Pour paraphraser, ça s'en va et ça revient. Résultat, on ne progresse jamais et on est en 2016 au même point qu’en 1950 (d'ailleurs on entends en définitif toujours les mêmes mauvaises excuses) . En 2015, on ne désirait toujours pas voir une femme sur la piste mais on y voyait un garçon titulaire de 17 ans...

 

 

Nous avons des femmes fortes et robustes, mais je crois qu’une femme aurait du mal à gérer le stress mental. Je ne pense pas qu’elles ont la capacité de gagner une course de F1

 

Stirling Moss pilote de Formule 1 de 1951 à 1962

 

Oui c’est grave. Car si le joueur peut choisir un avatar qui se rapproche de lui physiquement et lui attribuer son nom et sa nationalité c’est pour le placer au centre de l’expérience, qu’il s’identifie et soit immergé comme un pilote dans l’univers de la F1 (il n'y a pas que moi qui le dit, les tests aussi). Force est de constater que les joueuses n’auront pas ce privilège. Parce que je m'appelle Julien et mon ami Pierre on nous offre une expérience complète, la porte nous est grande ouverte. Et parce qu'elle s'appelle Floriane ou Chloé ce sera une demi expérience. Il leur faudra créer leur équivalent masculin, mais ça ne devrait pas leur poser de problèmes. Si c’était si gênant on se serait plaint de l’absence de carrière personnalisée dans F1 2015 non ? Le public féminin n'aura qu'à s'adapter, après tout ce n'est pas la mort ! Certes, mais je remarque que c'est toujours aux mêmes de le faire.

 

On ne s’en rend peut-être pas compte, mais la Formule 1 est un sport très physique. On encaisse énormément. Je vois donc mal, pour l’instant tout du moins, une femme arriver en F1. J’aimerais que ça arrive mais je ne vois pas trop le moment quand cela arrivera pour être franc. Pour moi, il s’agit plus d’un coup marketing qu’autre chose.Ne vous méprenez pas, je connais des filles qui peuvent aller très vite au volant d’une voiture. Mais pour gagner en F1, il ne suffit pas juste d’être rapide, il y a tout le travail qu’il y a derrière. On met vraiment sa vie de côté et on se consacre entièrement à ce métier. Mais bien sûr que ce serait sympa de voir une femme sur les grilles de départ, je n’ai rien contre, au contraire ! Je ne vois tout simplement pas quand le moment arrivera…

Jean Eric Vergne (encore lui)

 

Chez Codemasters on a remarqué qu'il n'y a pas de femme en F1 et en plus on n'a pas le temps et en plus on s'en fiche un peu.

Le sexe d'un pilote ne devrait pas entrer en ligne de compte. Sur un plan purement physiologique, il n'y a aucune raison pour laquelle une femme serait moins compétitive qu'un homme. La réalité est que beaucoup moins de jeunes filles ont l'opportunité de débuter en course que des garçons.

Susie Wolff pilote retraitée de F1, pilote d'essai chez Williams F1 en 2015

 

 

Qu’est-ce que ça aurait coûté de proposer quelques avatars féminins pour le mode carrière ? Rien du tout. D’autant que des avatars féminins il y en a dans F1 2016, mais Codemasters a préféré les conserver pour un autre usage.

 

 

Où sont les femmes ?

 

Ce serait injuste de ne pas citer l’agent/secrétaire (profession que l’on attribue toujours aux femmes histoire de rester dans les clichés) au service du joueur/pilote. Rendons lui hommage car en dehors d’elle et de deux autres dont je parlerais tout à l'heure, les femmes dans F1 2016 c’est ceci :

 

Je pense qu’ils ne devraient rien changer, c’est mieux quand il n’y a que de jolies filles sur la grille, c’est plus marrant

Max Verstappen pilote chez Red Bull

 

 

Les grid girls, tradition sexy(ste) et quasi-intouchable de la course automobile. Et ces femmes-là ont eu droit à toutes les attentions de la part de Codemasters. J’ai compté six avatars différents pour six tenues et des teintes variant en fonction du pays hôte (soit vingt et une). Pas mal non pour une équipe de développeur qui n'a pas assez de temps ? Les femmes ne méritent peut-être pas d’être derrière le volant mais elles méritent en revanche d’être correctement vêtues pour être agréable à regarder.

 

 

Avoir des grid boys sur la grille de départ est une très mauvaise idée. C’est d’autant plus regrettable que nous sommes au Brésil, un pays où les femmes sont magnifiques. Je pense que Vettel et moi sommes enfin d’accord sur un point.

 

Niki Lauda ancien pilote, triple champion du monde et actuel président non-exécutif de l'équipe Mercedes

 

 

En cherchant dans le dictionnaire au mot Formule 1, il n’est fait aucune mention de ces filles qu’on place devant les voitures et dans les couloirs menant au podium pour faire jolie et « marrant ». S'il y a quatre roues, une seule personne à bord pour conduire et tourner en rond sur un circuit pendant une heure et demie c’est de la Formule 1, le reste c’est du remplissage. Comme si la culture de la course automobile ne pouvait exister qu’en étant sexiste.

 

 

Pour moi, les grid girls sont une chose du passé. Les conditions des femmes sont quelque peu différentes aujourd’hui. J’en parle souvent avec ma femme, et nous sommes tous deux d’accord qu’avoir encore des grid girls sur les grilles de départ est un retour en arrière. Le concept des grid girls est démodé. Le monde a évolué. Et le sport automobile devrait suivre de très près ce que le reste du monde fait à cet égard. Je pense que c’est positif, c’est une touche de modernité de la part du WEC d’en finir avec les grid girls. C’était un concept un peu sexiste.

 

Gérard Neveu patron du WEC (Championnat de course d'endurance)

 

 

Ma profonde opposition au grid girls (notamment dans un jeu PEGI 3) et aux babes dans les salons au passage, vient de ma conviction qu’en reléguant des femmes au rôle d‘objet décoratif, entre autres choses, on est conduit inconsciemment, et cessons de le nier et de nous croire au-dessus de la masse, à des propos et des comportements sexistes enracinés dont on ne prend souvent conscience qu’en y étant sensibilisés.

 

La Formule 1 n’est plus un sport d’homme. Il faut juste montrer que les femmes peuvent elles aussi courir en F1.

Susie Wolff

 Il n’y pas de place non plus, évidemment pour des avatars féminins au sein des mécaniciens, ingénieurs ou journalistes que l'on voit un peu partout au cours du jeu. Cette fois dans la réalité, n'en déplaise aux développeurs, il y a des femmes à ces postes. Elles y sont très très très minoritaires mais on en trouve. Alors le soucis du réalisme, qui empêche d'intégrer les femmes dans le mode carrière, est-ce à la carte ?

 

 Mais alors pourquoi y a-t-il aussi peu de femmes dans l'univers de la Formule 1 ? Qui oserait dire que les femmes ne sont génétiquement pas prédestinées à aimer la Course auto autant que les hommes. Il faudrait être texan pour oser sortir un truc pareil. Alors c’est autre chose qui explique ce manque de vocation. Est-ce qu'on voudrait faire comprendre en permanence aux femmes qu'on ne veut pas d'elles dans cet univers (Et dans pas mal d'autre aussi) ?

 

C'est une problématique dont on parle en permanence dans le jeu-vidéo, le cinéma, la littérature etc. : l’identification qui s'opère sans même que nous le voulions. Et en ce qui concerne les femmes, impossible de ne pas penser à l'essor des joueuses dans Tomb Raider avec son personnage féminin ou dans les Sims plus neutre et égalitaire sur la représentation des deux sexes. Dois-je rappeler que parmi les joueurs il y a environ 46% de joueuses et que d'après une étude 70% d'entre elles ont déjà due se faire passer pour des hommes en jouant pour ne pas subir d'avanies. De là à penser qu'il y a un public féminin, dans le jeu-vidéo comme dans la course automobile, mais qu'il n'est pas visible il n'y a qu'un pas, que je franchis.

 

S’il y a des petites filles dans les tribunes vendredi, qu’elles me voient piloter une F1 et qu’elles réalisent qu’elles pourraient aussi le faire, alors ce sera vraiment positif

Susie Wolff

Qu’est-ce que ça aurait coûté, encore une fois, de placer des personnages féminins de temps à autre dans les stands ou autour de la voiture ? Rien du tout. Je sais, je radote. A moins que ce soit encore un problème de temps ? Pour beaucoup de petits détails immersifs Codemasters a tout de même su le trouvé (Feu d'artifice, confettis, panneaux etc.)

 

 

Et puis n'est-ce pas l'occasion de faire respecter virtuellement une parité qui devrait être mais qui n'est pas. Pourquoi copier la réalité avec tous ses défauts qui ne nous rende pas honneur ? Gommons-les et Équilibrons le nombre d'hommes et de femmes. C'est un rêve tout mignon mais je pense que malheureusement Codemasters n'osera jamais. S'ils le faisait je prends le pari qu'il créerait chez leur joueurs une vive polémique. Pourquoi ? Parce que personne ne se dit opposé à l'égalité homme femme mais qu'à chaque tentative concrète on assiste à une levée de bouclier massive, radicale et parfois même extrêmement virulente. On connaît les précédents. Un étrange paradoxe qui justifie peut-être la disparition dans F1 2016 de deux femmes importantes qui auraient dues s'y trouver.

 

 

Il y a des petites filles qui veulent devenir pilotes de F1 “comme Susie Wolff’’, les mentalités changent sur la présence des femmes en Formule 1. Plus il y aura de jeunes filles qui se lanceront en compétition, plus il y aura d’opportunités pour elles d’atteindre le sommet du sport automobile.

Susie Wolff

 

Le mystère Sauber Williams

 

Puisque la théorie n’est rien sans l’observation je vais vous faire part du fait le plus troublant de F1 2016. Une chose qui donne une autre perspective à tout ce que je viens de dire précédemment. Vous n’êtes pas arrivé(e)s au bout ! Oh non.

 

Pour participer encore plus à l’immersion, grande nouveauté de 2016, Codemasters a modélisé les directeurs (ou team manager) des onze écuries engagées dans la compétition . Dans F1 2016 on les croise dans le motorhome du mode carrière ou, en cas de victoire d’un grand prix, sur la plate-forme de commandement dans une petite cinématique. Et parmi ces onze directeurs, figurez-vous que deux sont des femmes… Commencez-vous à voir où je veux en venir ?

 

 

 

En effet chez l’écurie suisse Sauber la directrice se nomme Monisha Kaltenborn et elle a été la première femme à ce poste en 2011, autant dire hier. Et chez Williams, Claire Williams a pris la place de son père Franck. Ces affirmations sont corroborées par F1 2016, lui-même, qui pour chaque écurie précise qui en est le directeur, ou directrice en l’occurrence. En dehors d’avoir une femme comme directrice et d’être indépendante (au même titre que Force India ou Manor) ces deux écuries n’ont rien en commun. Rien du tout et c’est important de le retenir pour la suite.

 

Et si nous allions jeter un petit coup d’½il du côté de ces modèles 3D de team manager dans le mode course rapide avec chacune des écuries. De gauche à droite : La carte d'identité de l'écurie tel qu'elle est affichée dans le jeu, le véritable directeur d'écurie et enfin sa modélisation dans le jeu.

 

MercedesPas de doute c’est bien Toto Wolff

 

 FerrariMaurizio Arrivabene arrivé chez Ferrari en 2015 est bien reconnaissable

 

Red BullChristian Horner directeur autrichien de l'équipe

 

 

Force India

 Vijay Malya qui est un parfait inconnu pour beaucoup de monde mais dont l'écurie fait des merveilles cette année

 

Haas

 On reconnaît bien Guenther Steiner

ManorLes chances de voir Manor remporter un grand prix sont inexistantes, mais c’est bien Dave Ryan le bon directeur d’écurie

 

 Mc Laren Honda

Oui c’est le français Eric Boullier

 

 Renault

Frederic Vasseur, l’autre français directeur d’écurie. Renault n’a même aucune chance de podium pour 2016 mais Vasseur est quand même là

 

 

Toro Rosso

Franz Tost ancien patron de Max Verstappen est bien représenté également

 

Pour les neuf écuries dirigées par des hommes le compte est bon. Ne reste plus que Williams et Sauber.

 

 

Chez Williams on nous annonce Claire Williams comme directrice d’écurie. Alors que se passe-t-il en cas de victoire de Williams ???

 

 

Williams

 

Mais c’est qui ça ???

 

 Vous ne rêvez pas, ce n’est pas Claire Williams que l’on voit dans la cinématique de victoire. Mieux encore, savez-vous qui est cette personne qui l’a remplacée ? C’est un avatar quelconque utilisé à tour de rôle comme mécanicien, ingénieur, journaliste, cadreur ou commissaire de piste.

 

 

Nous poursuivons avec Sauber où c’est bien Monisha Kaltenborn qui est présentée comme directrice conformément à la réalité. Et donc si je gagne avec une Sauber ?

 

 

Sauber

 

Monisha Kaltenborn saute ! Et elle est, elle aussi, remplacée au pied levé par un avatar pioché dans le catalogue. Tantôt mécanicien, tantôt commissaire, tantôt ingénieur, tantôt cameraman, et tantôt aussi directeur chez Williams !

 

 

Car en effet la farce ne s’arrête pas là. Vous pourrez, comme je l’ai fait, vous y reprendre une vingtaine de fois, vous verrez toujours les bons directeurs pour les neuf écuries que j’ai cité en premier mais aussi les deux mêmes avatars, qui ne représentent donc personne de réel, pour les deux dernières. Mais si vous passez la console en anglais, vous ne verrez toujours pas Monisha Kaltenborn et Claire Williams mais un autre homme (toujours pioché chez les figurants) chez Sauber et celui de chez Sauber passe chez Williams. Juste hallucinant.

 

 

 

 Et ce n’est pas fini, devinez ce qui se passe en cas de victoire dans le mode carrière cette fois ? Je vous le donne dans le mille : un nouveau remplaçant sorti de nulle part !

 

Le même pour les deux écuries cette fois. J’ai tout testé, ça n’arrive pas avec Mercedes, Ferrari, Red Bull, Toro Rosso, Renault, Manor, Force India, Haas et Mc Laren. J'ignore dans quoi on est tombé mais ça me laisse sans voix.

 

 

Je ne conclue pas tout de suite parce que ce n’est pas fini. J’ai cru dans un premier temps, peut-être comme vous en ce moment, que l’équipe de Codemasters n’avait pas modélisé ces deux femmes, ce qui en soi est déjà scandaleux. Mais pour en être sûr restons dans le mode carrière et son motorhome vivant que l’on voit à travers les yeux du pilote. Avec les écuries dirigées par des hommes il n'y avait aucun problème, on y croise souvent leurs directeurs respectifs. Mais avec Sauber et Williams que va-t-on y découvrir ?

 

Williams

 

Sauber

Incroyable !

Elles sont là devant nos yeux ! Il existe donc bien des modèles 3D de ces deux directrices d’écuries. Ce n'est donc pas parce qu'elles n'étaient pas modélisées que Monisha Kaltenborn et Claire Williams ne sont pas dans les cinématiques. Mais alors pourquoi ?!?

 

 

Je m’explique pourquoi les développeurs n’ont pas mis de femme pilote en mode carrière, je m’explique pourquoi ils ont postés des grid girls, je m’explique qu’il n’est pas mis de mécaniciennes. Mais je ne m’explique pas pourquoi ils ont évincés les deux femmes directrices de la cinématique. Pour quels motifs ? Après avoir écrit cet article je me le demande encore. Je vous l’ai dit Les deux écuries n’ont rien en commun qu'elles ne partagent avec d'autres. Alors quelle excuse ? Le sexisme ça me parait évident oui, mais pourquoi ? Pour ne pas faire de vagues comme je le suggérais plus avant. Peut-être mais ce n'est pas certain. Et si c'est le cas quelle affreuse perspective.

 

 

Je ne veux rien enlever à la qualité de F1 2016, d'ailleurs aussitôt cet article en ligne j'y retournerais avec une joie non dissimulée, pour enfin en profiter pleinement et entamer ma carrière chez Renault #cocorico. J'ai simplement été déçu de ne pas pouvoir incarner une femme dans un mode carrière particulièrement immersif et j'ai vu la dedans une barrière posée contre le public féminin. Quand, en sus, les deux directrices d'écuries sont évincées de leur plate-forme de commandement, on peut penser que cette barrière a été posée sciemment. Le résultat de bien mauvaises habitudes.

 

 

A bientôt

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Jeux : 
F1 2015, F1 2016
Sociétés : 
Codemasters
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Enquêtes et opinions (Jeu vidéo)

Après s'être consacrée à leur excellent American Truck Simulator (que j'ai testé) et au DLC gratuit de l'Arizona sorti après, la belle équipe de SCS Software a fait le chemin inverse pour remettre les pieds sur notre bon vieux continent européen à l'origine de leur premier succès Euro Truck Simulator 2. Espérant que la vente libre des armes à feu, les peines de mort et les fasts food ne manquent pas trop aux joueurs/joueuses SCS Software travaille désormais au futur DLC : Vive la France ! Alors là je suis forcé de le dire "Cocorico". Annoncé quelques mois après les horreurs du 13 novembre 2015 ce titre sonnerait presque comme un cri de liberté, d'égalité et de fraternité face à la barbarie de l'obscurantisme.

 

 Je me suis peut-être un peu emporté... Revenons au jeu vidéo. Au programme, des centrales nucléaire françaises (qui sont absolument sans danger), des ponts français et la façade atlantique (La Rochelle etc.). Et puisqu'une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, la partie française déjà existante du jeu se voit partiellement retravaillée et notamment Paris revu de A à Z. Ces améliorations seront accessibles pour tous y compris pour les celles et ceux qui dans un moment de folie ne craqueraient pas pour le DLC. Pour vérifier que ses améliorations sont fiables les développeur(se)s ont ouverts une bêta au public, l'occasion d'y faire une petite promenade.

 

« Y a pas d'erreur possible, on est bien en France »

 

Si je m'emballe ainsi pour ce jeu c'est parce que j'aime la France, j'aime l'Europe et j'aime les jeux à monde ouvert. Et pour voir le jeu vidéo prendre un passeport pour quitter les Etats-Unis il faut souvent se lever de bonne heure. Les routes, les villes, les maisons, les m½urs, les véhicules européens et français sont autant de choses qui sont très souvent proscrites dans notre loisir. Le drame de l'Europe, c'est que la culture européene n'est pas assez entrer dans le jeu vidéo. Mais SCS Software l'a fait : Une Europe et une France agréablement modélisées dans un jeu 100% garantie sans armes à feu. Le pied !

 

Les rond-points, cauchemar des américains qui s'aventurent chez nous, sont présents en nombre

Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé mais Paris modélisé !

 

Le changement c'est maintenant

Après quelques temps passés sur la bêta on réalise que le gros du travail s'est porté avant tout sur la capitale. SCS Software a, façon Haussmann, complètement rasé l'ancien Paris, qui était de toute façon loin de lui faire honneur. Les environs de la ville sont reproduits dans leur dimensions « transport ». Échangeurs, Aéroport Charles de Gaulle (enfin presque),Usine Renault Trucks, tunnel, périphérique nord, Bercy ne sont ici que quelques petites choses ajoutées par l'équipe de développeur(se). On ne rentrera pas dans Paris intra-muros (sniff) mais la visite vaut quand même le coup d'½il pour qui connaît un peu le coin.

 

Seul bémol, et non des moindres, je n'ai pas vu la Tour Eiffel ! J'ai fait deux ou trois fois le tour du périphérique (j'ai des frissons de joie en disant ça) en scrutant au maximum et je n'ai rien vu. Il est cependant possible que je l'ai raté.

 

On peut même faire un tour sur un petit bout de périph ! Je crois que je vais pleurer

 

Il ne reste plus qu'à attendre impatiemment la sortie du DLC pour se replonger dans un jeu qui a connu lentement un engouement, toute proportion gardé on parle quand même d'un jeu de camions, peut-être parce qu'il est allé sur des terres (au propre comme au figuré) que les autres ont délaissées sans vergogne.

 

 

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Créations (Humour)

 

Je vous l'avais déjà présenté il y a un an. Il se surnomme Fan2Niak, il vit chez sa mère, il est youtubeur et il a une profonde connaissance du Japon. Enfin c'est ce qu'il croit. Comme beaucoup, il a décidé de partager son savoir dans des vidéos tuto sur l'internet. Et comme beaucoup il en profite pour nous montrer l'étendu de son ignorance.

 

 

Cette fois il a décidé de nous parler de l'art ancestral du combat japonais en vidéo. L'occasion de nous montrer qu'il est le vidéaste le moins bien renseigné sur la culture nippone qu'on ai jamais vu.

 

 

 

Une vidéo des Voleurs (mon groupe de vidéo humouristique) avec Darkminou

 

 

 

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Enquêtes et opinions (Divers)

J’ai toujours été intéressé par l’astronomie. D’aussi loin que je puisse m’en rappeler  j’ai toujours connu par c½ur les neuf plan… Pardon les huit, quand je les ai apprises elles étaient  neuf, planètes de notre système solaire. A 20 ans la mâchoire m’est tombée du visage en apprenant que mon camarade d’université les connaissait mal et ne pouvait me les citer dans l’ordre. Et en demandant autour de moi j’ai réalisé que le cas n’était pas isolé. Comme André Brahic j’en veux terriblement  à Napoléon d’avoir séparé les sciences et la littérature, on a des étudiant(e)s en science qui sont fachés avec le théâtre et des étudiant(e)s en théâtre qui ne se souviennent même pas avoir entendu un jour dans leur vie le mot « Voie lactée ». Nous n’avons de cesse que de voir la littérature, la poésie ou l’art en général comme une chose relevant du spirituel, et de mettre la science à l’opposé comme si elle était austère et incapable d’inviter à la rêverie ou à l’imagination. Il n’y a rien de plus faux ! J’ai toujours déploré l’absence de la science dans les cours de littérature. L’astronomie, je ne l’ai croisé que dans les cours de physique. Et si je n’avais pas pris l’initiative d’entretenir mes liens avec elle, en passant mon Baccalauréat littéraire, je n’aurais plus jamais croisé sa route. Et j’ajouterais que l’espace n’a pas besoin qu’on y amène la violence et la guerre (Star Wars, Star Trek etc.) pour être absolument fascinant.

Un scientifique ne peut pas vous dire ce qui est vrai, mais il peut vous dire ce qui est faux. Je ne peux pas vous dire comment c’est créé l’univers, mais en revanche je peux vous dire comment il ne s’est pas créé

Elle est incroyable cette science, elle nous entoure. Elle est dans les médicaments que nous prenons pour faire baisser notre fièvre, dans la météo que nous regardons chaque matin, dans les consoles avec lesquelles nous jouons, dans les lunettes que nous posons sur nos nez pour voir devant nous. Et pourtant elle est méprisée, on la perçoit austère, froide, rigide et inflexible. Mais la science est changeante. Songez à toute les découvertes qu’on a fait depuis 20 ans, pour peu qu’on ne soit pas resté bloqué dans les documentaires et émissions scientifiques des années 80. C’est à nous donner le vertige. On est loin de l’obscurantisme religieux ou idéologique qui veut massacrer ou opprimer ses semblables sous prétexte de les rendre plus heureux.

André Brahic avait cet enthousiasme comme tant d’autres scientifiques dont on pense, quand on méconnait la science, qu’il n’existe pas chez des personnes qu’on imagine en blouse blanche enfermées dans un laboratoire. Ecoutez-les parler ! Ils ou elles ont dans leurs yeux, sans mauvais jeu de mot, des étoiles qui brillent quand ils parlent de ce qu’ils font, de ce qu’ils voient, de ce qu’ils découvrent, de ce qu'ils imaginent. Ces étoiles, ils nous les transmettent pour que nous imaginions et rêvions à notre tour de notre lune, de ces planètes proches ou lointaines, de ces nébuleuses, de ces exoplanètes, de ses milliards de galaxies et leurs milliards de soleils que nous ne verrons probablement jamais et qui pourtant existent, et c'est bien cela qui m'éffraie et me fascine . Ils ont cette envie profonde de nous communiquer leur savoir mais aussi de nous apprendre le doute qui est à la base du raisonnement scientifique. Ils nous donnent les outils, à nous de réfléchir avec. Je n’ai jamais vu une voyante parler d’astrologie avec une telle envie comme André Brahic le faisait de la science. Une sorte de Julien Chièze de l'astronomie.

Si je vous dis « toutes les vaches sont blanches », il vous suffira de m’en trouver une noir pour me prouver que j’ai tort. Mon raisonnement est scientifique. Si je vous dis « les vaches sont convaincues que les trains ont été inventés pour qu’elles les regardent passés », vous ne pouvez pas me prouvez que j’ai tort. Mon raisonnement n’est pas scientifique

Mes ami(e)s ont parfois le goût de ces personnes qu’on appelle youtubeurs et qui, du haut de leurs 20 ans, arrivent en restant dans leur chambre, à faire des raisonnements démagogiques qui ne sont logiques qu’en apparence. Quand on a de la chance ils ne font que démontrer que la dictature c’est trop pas bien, quand on en a moins ils révisent l’histoire et nous prouve qu’à cause du féminisme la France va tomber aux mains des terroristes. André Brahic est pour moi l’antithèse de tout cela, tout ce qu’il propageait autour de lui c’était le bonheur, le goût de la découverte et des sciences. Il avait les références, l’expérience, les connaissances et les exemples. Et pourtant je n’ai jamais vu mes ami(e)s parler de lui sur les réseaux sociaux, préférant faire la promotion de personnages à l’humour très douteux ou aux propos périmés depuis 30 ans. Cela m’embête de parler ainsi dans un texte consacré à un homme aussi drôle, gentil, généreux, passionné et au sourire éternel, mais tout cela commence à me peser.

Dans la vie quand on a un problème, ce n’est pas en restant le nez au ras des pâquerettes qu’on arrive à le résoudre, c’est en prenant de la hauteur. Comment prendre de la hauteur ? En faisant de l’astronomie. Mieux connaitre la terre c'est aller voir à l'extérieur

J’ai découvert André Brahic malheureusement trop tard. Il m’a cependant offert un cadeau merveilleux. Je n’ai aucune répartie et j’ai perdu tous les débats que j’ai menés pour défendre la recherche spatiale (et accessoirement le programme Apollo). Car il est très facile d’en dire que « ça coute de l’argent alors qu’il y a des gens qui meurent de faim ». Alors je le paraphrase un peu certes, mais qu’un passionné d’arts défende à ce point les sciences n’est déjà pas une chose banale. Il aura aussi réussi à me faire comprendre et dire que j’aime la France, petite phrase que je croyais devenu la propriété d’un parti politique d’extrême droite assez connu, mais je reviendrais là-dessus plus tard.

Trois priorités à l’exclusion de toutes les autres : La recherche, l’éducation et la culture

Bon sang mais c’est bien sûr !

 J’aurais fini par écrire cet article, mais j’ai été pris de court par le temps ce 15 mai. D’aucun(e) ont perdu en 2016 leur rock star David Bowie ou Prince, moi j’ai perdu mon astrophysicien André Brahic. La nouvelle génération et les prochaines ne vont certainement pas nous envier, comme certain(e)s le pensent, les consoles 8 bits ou je ne sais quel manga, mais il se pourrait fort qu’ils se disent « quelle chance ils ont eu d’avoir connu André Brahic ».

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Papercraft (Geekerie)

Je vous avais proposé il y a peu, avec les consoles papercraft au couleur de Gameblog, le logo du site en relief à faire soi-même. Mais j’ai aussi récemment  recommencé à zéro mon modèle de la PlayStation 2 en respectant cette fois-ci le modèle d’origine au millimètre près. Face à l’efficacité de cette méthode (qui prend aussi bien plus de temps) et la qualité de son rendu, j’ai décidé de refaire chaque console.

En attendant de voir arriver ces nouvelles versions qui, je ne vous le cache pas, risquent de mettre un peu de temps à arriver, les papercrafts que j’ai proposés jusqu’ici ne seront plus accessibles sur mon blog afin d’éviter toute confusion.

Mais je vous laisse quand même ici le logo de Gamebog.fr en 3D à imprimer et à découper et coller soi-même. Il deviendra, pour celles et ceux qui le feront, un symbole matériel de leur passion pour ce site et leur appartenance à sa communauté. Un peu comme le tatouage d’un gang en moins indélébile.

En cliquant sur l’image ci-dessous vous téléchargerez directement en PDF la feuille A4 à imprimer (plus de fichier jpeg à disposition)

Quand mes précédents papercrafts réapparaîtront au fur et à mesure ils seront accompagnés, vous le verrez, de quelques surprises 😱

 A bientôt.

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Enquêtes et opinions (Jeu vidéo)

Est-ce que le joueur de Medal of Honor regrette de ne pas avoir connu la seconde guerre mondiale ? Est-ce que le joueur de Call of Duty rêve de partir à la guerre ? Le joueur de GTA de participer à des fusillades entre gang des rues ? Ou le joueur de Mario de devenir plombier ? Je ne le crois pas. Alors pourquoi répète-t-on au  joueur des « Truck Simulator », à chaque introduction de test, qu’il rêve d’être routier ? Peut-être parce qu’on ne sait pas trop quoi dire d’autre face à un ce genre d’expérience ludique. Pourtant quand il s’agit de tuer dans un jeu-vidéo, personnes ne demande ce qu’on y trouve d’amusant. Ou peut-être est-ce à cause du mot « Simulator ». Pourtant Euro Truck Simulator 2 et son petit frère American Truck Simulator sont un peu plus que cela. Ce sont des jeux, et de bons jeux.

Avec Euro Truck Simulator 2 le développeur SCS Software a réussi à nous prouver que non seulement un jeu estampillé « simulator » pouvait ne pas être austère et buggé de partout, mais qu’en plus il pouvait être fun et s’apparenté à ce qu’on appelle communément un jeu vidéo. Et le résultat est là, le jeu s’est très bien vendu (et très bien piraté aussi) bénéficiant d’un bouche à oreille à l’ancienne et d’une bonne presse. A tel point que Mercedes a fini par accorder la licence pour ses camions qu’elle avait d’abord refusée (ce sur quoi table American Truck Simulator pour étoffer son nombre de camions et de manufacturier qui s’élève pour l’instant respectivement au nombre de deux). Le jeu a aussi pris l’habitude de s’étoffer continuellement avec des mis à jour gratuites très complètes, et deux DLC qui ont étendu l’air de jeu aux pays de l’est et à la Scandinavie. American Truck Simulator veut partir d’office sur un système identique, proposant d’abord trois états (Californie, Nevada et Arizona) puis tous les autres comme contenu additionnel payant (on espère à prix raisonnable). Tout un modèle économique en somme

American Truck n’est pas une simulation au sens stricte du terme comme peut l’être un Train Simulator ou un Flight Simulator. Il est un peu à la simulation de routier, ce que Sim City est à la simulation de ville (en moins loufoque quand même). Pour rassurer les amateurs et les puristes, la conduite peut-être aussi simplifié qu'elle peut être complètes (passage des vitesses sur des boites à 16 rapport, géstion de systèmes mécaniques propre aux poids lourd etc.). Le jeu reprend des facettes du transport de marchandises et les transforme en éléments de gameplay (poste de pesée, fatigue du chauffeur, code de la route, stationnement de la remorque, gestion de l’entreprise etc.). Et il intègre aussi des mécaniques du jeu-vidéo avec des points d’expériences et des niveaux qui  ouvre l’accès à de nouvelles marchandises, de nouveaux camions et de nouvelles améliorations. Tout cela, à quelques exceptions près, a été repris d’Euro Truck Simulator 2 y compris l’interface, les moteurs graphiques et physiques, les bruitages etc. Mais on ne change pas une équipe qui gagne.

       

Le gros changement se situe donc surtout dans le continent que l’on est amené à explorer et les véhicules que l’on va y conduire. On dit au revoir à l’Europe (que j’adore pourtant) pour poser les pneus et l’immense camion qui va avec sur ce continent américain qui fait tant fantasmer. Et tout nous rappelle qu’on est bien dans un jeu-vidéo, développé en plus par des personnes talentueuses qui ne manquent pas d’idée. Le jeu n’oubli aucun détail pour nous faire ressentir une atmosphère propre à l’Amérique. Les longues lignes droite dans le désert du Nevada sur laquelle plane les charognards ou les avions de l’armée, les innombrables fast-foods,  la plage de Los Angeles, les lumières de Las Vegas, les échangeurs sur l’autoroute et j’en oublie. C’est une vraie carte postale qui fourmille de plein de petites choses qui rendent l’ensemble vivant et accrocheur. Une vision cliché et fantasmé qui sent bon l’Amérique profonde et qui correspond bien plus à ce que veut offrir un jeu-vidéo qu’à une quelconque simulation (je me répète mais c’est important). Les villes bénéficient d’un vrai traitement contrairement à Euro Truck Simulator où il s’agissait de zones industrielles identiques où on pouvait apercevoir au loin quelques monuments symboliques. D’ailleurs dans l’ensemble, les environnements sont bien plus riches et diversifies qu’ils ne l’étaient dans le jeu susdit, ce qui compense avec la carte un peu petite dans laquelle on risque de tourner en rond en attendant le contenu additionnel.

 

Cet American Truck Simulator ne manque donc pas de bonnes choses. Mails il a aussi les défauts de ses qualités. Il est certes, comme je vais encore le rappeler, un jeu-vidéo, il n’en reste pas moins clivant de par sa nature. Un camion c’est lourd et il faut être patient pour le conduire d’un bout à l’autre d’un état américain. De même, malgré le système de progression par niveau et un environnement riche, une certaine lassitude peut vite s’installer.

Chacun peut trouver dans American Truck Simulator ce qu’il est venu y chercher. Une véritable passion pour les poids lourd, l’envie d’explorer une partie des Etats-Unis ou le simple plaisir de se détendre en roulant tranquillement quelques heures. Trouvez votre raison à vous, et si vous êtes curieux, il n’y a pas de raison d’hésiter, le prix (20 euros) et la disponibilité sur Steam le permettent. Choisissez une des stations de radios américaines proposez dans le jeu (ou téléchargez les podcasts de la rédaction de Gameblog 😜)et roulez. Ça aère l’esprit et puis ça change un peu de la violence et du sang qu’on nous offre si souvent.

Voir aussi

Jeux : 
Euro Truck Simulator 2, American Truck Simulator
Plateformes : 
PC
Sociétés : 
SCS Software, Just For Games
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Créations (Humour)

Après le « succès » d’Euro Truck Simulator 2, SCS Software exporte son concept sur les terres de l’oncle Sam. American Truck Simulator débarque demain. Je n’y ai pas encore joué mais j’ai rêvé de ce à quoi pourrait ressembler ma première partie.

Cette histoire est tirée de faits réels. Seul les noms, lieux et évènements ont été modifiés

Il est 9 heures du matin sur les plaines du Nevada et je contemple, à côté du hangar miteux et dévasté de Las Vegas qui me sert de garage, mon nouveau camion. Et quel engin ! Il doit bien être 14 fois plus grand que le Volvo que je conduisais en Europe (après vérification c’est 16 fois). Mais je n’ai pas de temps à perdre, je déplie mon escabeau pour monter dans une cabine plus vaste qu’un studio parisien (ce qui n’est pas difficile) et je vais chercher une première « mission de fret ». Il y a beaucoup de cargaisons qui sentent bon l’Amérique : 18 tonnes de dynamite pour Las Vegas, 52 tonnes de revolver pour Los Angeles ou encore 18 tonnes de bible pour San Francisco. Comme je ne peux pas encore transporter de dynamite, ce sera les bibles. Je démarre le moteur et comme j’arrive à atteindre les pédales du bout des pieds je pars pour San Francisco.

Sur une ligne droite interminable et un soleil de plomb, je file à 40 mile à l’heure (j’ignore ce que ça représente). J’approche doucement de mon objectif, plus que 430 miles (j’ignore aussi combien ça représente en kilomètres mais manifestement c’est beaucoup), et le coin est très pittoresque. Je peux voir sur le bord de la route une église au milieu de nulle part où des gens se tirent dessus. Je vois aussi un petit restaurant isolé un peu plus loin où des gens se tirent également dessus, et enfin au bout de la route un petit motel typique. Cela tombe bien puisqu’il fait nuit et que je commence à avoir sommeil. Mais je ne m’arrête pas car il y a encore des gens qui se tirent dessus et je ne veux pas les déranger. La libre circulation des armes à feu est une chose sacrée ici.

Je suis toujours fatigué et mon camion, qui ne consomme pourtant que  254 galons au mile, est bientôt à sec (le système métrique commence à vraiment me manquer). Heureusement je trouve une station-service, seule au milieu du désert au côté d’un de ces restaurants Mc Donald dont on m’a tant parlé. Mais comme je suis végétarien je passe mon chemin malgré la faim (Je suis sûr que je trouverais quelque chose à mon goût à San Francisco) et je m’installe sur le parking pour la nuit où je dors comme un loir en dépit des coups de feu et sirènes de polices.

Le lendemain j’entre en Californie, terre de cinéma et de musique néo métal. J’ai beaucoup trop faim pour continuer la route alors je finis par céder, comme il n’y a pas l’ombre d’un restaurant gastronomique, et m’arrête dans un « fast food ». Quel horreur ! La bouffe est infecte, le sandwich est trop gras, les frites aussi, la glace trop sucrée et je ne peux pas boire 65 litres de Coca en un seul repas. En quittant mon siège pour partir, j’ai comme une douleur à la poitrine qui se prolonge dans mon bras gauche et je crois que je fais du diabète de type 2.

J’ai tout de même repris des forces et j’arrive à San Francisco. Je me paye même le luxe d’y entrer par le Golden Gate. La ville est superbe. On se croirait revenu dans les années soixante avec tous ces hippies en train de jouer de la guitare ou de mendier ou les deux en même temps. Mon voyage s’arrête ici, mais je repartirais bientôt faire le tour des Etats-Unis comme je l’ai fait pour l’Europe.

Vous pouvez retrouvez mon avis définitif sur le jeu ici

Voir aussi

Jeux : 
Euro Truck Simulator 2, American Truck Simulator
Plateformes : 
PC
Sociétés : 
SCS Software, Just For Games
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Enquêtes et opinions (High Tech)

Hier Gameblog annoncé que Google avait vendu 5 millions de leur casque de réalité virtuelle « Google Cardboard » qui n’est en fait qu’une boîte en carton équipé de lentilles. Un Gear VR du pauvre en somme, qui permet d’accéder à la réalité virtuelle via un smartphone.

Je me demande pourquoi ils n’ont pas pensés avant à fabriquer des casques avec du carton

Et pour celles et ceux qui veulent s’y essayer voilà une belle nouvelle, Paris Match dans son édition du 28 janvier 2016 offre un casque «Cardboard» sans supplément de prix (soit 2.80¤ pour le magazine et l’objet).  Il ne s’agit pas du casque de Google, celui-là on le doit à d’autres personnes, mais le principe est le même.

Attention toutefois, on ne peut le trouver que chez les distributeurs partenaires dont un certains nombres sont déjà en rupture de stock.

Pour consulter la carte des points de distribution cliquez-ici

En ce qui me concerne j’ai pu le trouver dans une maison de la presse à Amiens où il restait encore quatre exemplaires dans un présentoir spécial.

Si vous êtes  arrivées trop tard, pas de panique, sachez qu’une nouvelle distribution aura lieu la semaine prochaine (le 4 février).

Avec ce casque, en plus de tout le reste, vous pourrez vivre une expérience VR avec le Mont Blanc sur l’application Paris Match pour Android et IOS.

Vous trouverez toutes les informations utiles sur cette page.

Sur la réalité virtuelle, vous pouvez aussi lire mon article « l’envie de réalité virtuelle »

 

Je remercie jamega d’avoir, en premier, donné l’information dans les commentaires de Gameblog

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Enquêtes et opinions (Jeu vidéo)

Certains en parlent comme d’une révolution équivalente au passage de la 2D à la 3D dans les jeux, alors que d’autres lui prévoit déjà un destin funeste. Je parle de la réalité virtuelle. Et tout le monde a son pronostic à son sujet. Alors marchera ? Marchera pas ? Une posture répandue et fatigante consiste à prédire son « flop », comme ce qu’a connu la 3D au cinéma ou le Kinect, afin de pouvoir  fanfaronner sur un incroyable flaire à chaque fois qu’elle essuie une bévue. En ce qui me concerne je n’en sais rien. Je suis incapable de dire si cette nouvelle technologie va exploser, se ramasser ou s’installer sur le long terme, et j’ajouterais que là n’est pas la question. Pour être un brin familier, je dirais même que je m’en fiche parce que moi j’ai envie de la réalité virtuelle (bien que je n’aime pas ce terme). Et puisque c’est pour des raisons qui ne sont presque jamais évoquées dans le débat, j’aimerais vous en faire part.

Tout ce qui brille n’est point or

Commençons par ce qui ne va pas avec ces casques, comme ça j’en serais débarrasser et je pourrais aller plus vite à l’essentiel.  Parce que oui, j’en suis partisans mais je reste sceptique. Savez-vous ce qui provoque les migraines chez beaucoup de personnes au cours des séances 3D au cinéma ? Je l'ai appris en regardant Arte. Cela est dû à l’incapacité des yeux à faire la « mise au point » correctement. Il y a une incohérence entre l’effet de profondeur qu’offres la 3D et la distance réel (plus proche) entre l’écran et le spectateur. Théoriquement c’est un problème qui devrait subsister avec ces casques et je me demande bien comment ils vont pouvoir le résoudre.

Mais la Réalité virtuelle, pourquoi aujourd’hui et non pas il y a 10 ans ? Parce que la technologie le permet en 2016 ? Pourtant pour éviter tout désagrément les expériences doivent tourner aux alentours de 90 fps si je ne trompe pas. Or c’est un taux de rafraichissement encore très dur à atteindre. De même, la résolution aurait besoin d’être plus élevée (bien au-delà du fullHD) que ce que la plupart des jeux et matériels peuvent offrir à l’heure actuelle. Voilà qui me turlupine un peu.

Voilà qui conclue déjà cette partie. Il est temps de laisser derrière nous toutes ces questions, pourtant très importantes, pour que je puisse vous avouez en quoi la réalité virtuelle et la 3D me font rêver.

 

Moi et la 3D

Entre la 3D et moi c’est une histoire d’amour qui a débuté quand j’ai découvert qu’avec un ordinateur et les bons logiciels, je pouvais créer mes propres expériences stéréoscopique.  J’ai alors expérimenté tout ce que je pouvais dans ce domaine avec des petites lunettes rouge/cyan en carton. J’avais même entamé l’écriture et effectuer moult tests pour réaliser un film entièrement en 3D. J’ai en effet l’avantage d’être particulièrement sensible à la stéréoscopie (effet de relief créer grâce à la combinaison de deux point de vue légèrement distant) et je suis de ce fait très friand des expériences qu’elle peut offrir.

 

        Deux aperçus de mon travail sur la stéréoscopie (il faut les voir avec les lunettes rouge/cyan naturellement)

Forcement j’ai fini par vouloir jouer aussi en 3D, et je n’ai aucun mal à admettre que les lunettes rouge/cyan ont leurs limites dans ce domaine. Je n’ai pas insisté.

 

La simulation reine de la réalité virtuelle

Comme je ne manquerais pas de le dire dans de futurs post je suis un amateur de simulation. Et, pour mes camarades cheminots ou pilotes virtuelles, je pense que ces casques sont la meilleure chose qu’il pouvait nous arriver. Désormais on pourra plonger dans nos jeux/simulations pour se retrouver en plein vol au-dessus des montagnes népalaises au lever du jour, dans le ciel new yorkais une nuit d’hiver en pleine tempête de neige ou aux commandes d’une locomotive à vapeur au c½ur de l’Autriche et en direction d’Istanbul.

Flight Simulator et Xplane (les deux jeux de référence) ne sont pas les plus beaux de la création, mais l’expérience risque néanmoins d’être sensationnel et dépaysante.

         

La simulation de train peut aussi tirer son épingle du jeu

Et pour ceux qui sont moins rêveur il y aura les sombres et peu rassurant tunnels du métro londonien ou les péages de l’A16 au volant d’un poids lourd. Si beaucoup de genre du jeu-vidéo vont se retrouver magnifiés, les simulations quant à elle vont presque trouver une raison d’exister chez ceux qui s’en moquaient totalement jusqu’ici. Et que dire des, plus populaires, simulations automobiles dont Project Cars ne manquera pas d’être le digne représentant. Je trépigne d’impatience d’avoir le casque (réel et virtuel) vissé sur la tête pour écumer les grand prix. J’ai seulement peur de ne jamais plus pouvoir jouer à tous ces jeux sur un écran plat après.

Euro Truck Simulator 2 va assurément faire parler de lui à la sortie des casques de réalité virtuelle

Project Cars a déjà anticipé l’arrivée d’Oculus Rift avec une vue à l’intérieur du casque. Assez peu pratique sur un écran, elle risque d’être croustillante avec le casque.

 

Les expériences de rêve

Selon moi, peut-être qu’à termes on devra repenser le terme de « jeux-vidéo ». Je crois qu’ « expériences vidéo-ludiques » serait plus cohérent. Et je pense justement à ces expériences qui nous attendent. Nous n’allons pas en manquer. Beaucoup de projets passionnants naissent à gauche et à droite, menés parfois par trois ou quatre passionné(é)s dans un garage, un peu comme à la naissance du jeux-vidéo… Euh pardon. A la naissance des expériences vidéo-ludiques.

L’imagination et la curiosité sont des sources intarissables pour créer ces expériences On commencerait par des visites de musée ou de monument. Puis  des visites de villes reconstitués, du début du XXème siècle jusqu’au temps des pharaons. On pourrait remonter l’histoire et revoir les dinosaures et la Pangée ou au contraire, plus tragique, l’accélérer pour assister à la fin de notre planète. Mais pas de panique des développeurs travailleront (si ce n’est pas déjà le cas) à recréer le système solaire dans son intégralité, avec l’aide des scientifiques, et on n’aura plus aucun mal à marcher sur Mars et croiser Curiosity, ou se rendre sur Pluton plus vite et mieux que New Horizons. Tous les endroits inaccessibles de l’univers nous ouvrent leurs bras. Vous oseriez les repousser ?

Vous êtes sur Pluton et le petit point au loin c’est le Soleil. On est peu de chose n’est-ce pas

 Le sol vénusien imaginé par votre serviteur. Une fournaise inaccessible pour l’homme normal, mais pas pour celui équipé d’un casque VR

Mais les voyages spatiaux ont d’ores et déjà la côte avec Elite Dangerous ou Eve Walkyrie (même s'il s'agit plus de combat que de voyage, beurk...)