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Parallaxe : Humeurs et réflexions

Parallaxe : Humeurs et réflexions

Par Dopamine Blog créé le 28/12/09 Mis à jour le 27/06/17 à 19h32

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Catégorie : Critiques Jeux

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Critiques Jeux (Jeu vidéo)

Étant dans le milieu du soin (d'urgence notamment), il était tout naturel que je m'intéresse à un titre dont le thème principal allait être de gérer des urgences. En l'occurrence avec 911 Operator, il s'agit de se glisser dans la peau de ce qu'on appelle un régulateur au SAMU. Enfilez votre casque micro, c'est parti.

 

On est en France ici !

Avant d'entrer dans le vif du sujet, il convient de rappeler quelques éléments concernant les secours en France. Car la première chose à noter à propos de 911 Operator, c'est que le titre est particulièrement mal adapté à l’hexagone. Dans certains pays anglo saxons et en particulier aux USA, le numéro que l'on compose pour les urgences (quelle que soit l'urgence) est le 911. La personne qui vous réponds est spécifiquement formée à identifier la nature de l'urgence qui vous concerne et à vous envoyer les moyens adéquats.

En France, nous avons trois numéros ; le 18 pour les pompiers, le 17 pour la police et le 15 pour le SAMU et les urgences médicales. Les trois numéros sont interconnectés de sorte que si vous vous trompez, vous soyez orienté vers le bon interlocuteur. De plus, lorsque vous appelez le 15, vous êtes d'abord mis en relation avec un Auxiliaire de Régulation Médicale qui va identifier la nature de la demande et renseigner les éléments administratifs importants pour votre prise en charge (nom, adresse…). Si c'est nécessaire, il vous passe ensuite le médecin qui va décider du moyen le plus adapté de répondre à votre demande (conseil médical, envoi d'un médecin, d'une ambulance simple ou de réanimation...).

Dans 911 vous ne gérez pas seulement le 15, mais aussi le 17 et le 18. Cela varie les plaisirs car vous allez devoir envoyer les besoins adéquats en fonction de chaque situation. Ou pas. Car les demandes peuvent être farfelues et inappropriées. La bonne réponse peut donc être de ne pas donner de réponse du tout…

 

L'embarras du choix

Le jeu se divise en deux grandes phases ; la préparation d'un tour de garde et la gestion de cette dernière en pratique.

Il faut tout d'abord définir quels seront les véhicules sur le terrain. Voitures de police, vans, hélicoptères, ambulances simples ou de réanimation, hélicoptères médicaux, fourgons incendie, fourgons multi fonctions, véhicules légers pompiers… Bref un large panel d'outils pour répondre à toutes les situations. Chaque élément possède des capacités spécifiques. Par exemple une moto de police sera parfaite pour arrêter un chauffard, mais ne pourra le transporter s'il faut qu'il fasse un tour au poste. L’hélicoptère médical est parfait pour porter secours rapidement, mais il ne peut transporter qu'une seule personne à la fois.

Derrière ces moyens matériels, il y a également des hommes. Eux aussi ont des capacités variables et vont évoluer en compétences en fil des journées. Être bon conducteur permet de se rendre rapidement sur les lieux, être compétent dans son domaine de traiter les problèmes plus rapidement et ainsi d'être disponible plus vite pour en régler d'autres. Il faudra donc également gérer les affectations et jongler avec les absences, car ces hommes et ces femmes peuvent se blesser et être indisponibles pour des durées variables.

Au début d'une partie, vous ne disposez pas de l'ensemble des moyens que propose le jeu. C'est en réussissant à gérer correctement une garde que vous aurez plus de sous pour étoffer vos capacités de secours. C'est la carotte ludique qui permet de motiver le joueur. Malheureusement ce n'est pas la même chose dans la réalité…

Les développeurs de Jutsu Games ont eu l'excellente idée de proposer en téléchargement l'ensemble des cartes issues de Google Maps. Ainsi, la zone que vous pouvez gérer est tout simplement infinie et cela peut être votre ville ! Les moyens mis à disposition au début d'une partie sont attribués en fonction de la densité de population de la zone téléchargée. Ne vous attendez donc pas à avoir une flotte d'hélicoptères si vous essayez de jouer depuis un village perdu au fin fond de la campagne.

 

L'homme orchestre

Dans le vif du sujet avec la phase de gestion, l'action se découvre tout d'abord en mode campagne. La gestion des soucis est croissante et les villes modestes au départ sont de plus en plus grandes. De la même manière, la gestion se développe depuis les simples accidents jusqu'aux catastrophes naturelles de grande ampleur. Il va falloir prioriser les actions et utiliser les ressources les plus proches et les plus adaptées pour chaque situation. Lorsque tout cela est fait correctement, les points de réputation montent en flèche et les ressources également.

Les urgences sont soit signalées directement sur la carte et on dispose d'un résumé de la situation après un simple clic, soit en répondant au téléphone à un appel d'urgence. Dans ce cas, ce sont des dialogues en anglais (mais parfaitement sous titrés en français) orientés par des questions à choix multiples qui s'engagent avec l'appelant. Ces dialogues sont très réalistes et je peux vous dire que ces situations ont toutes été vécues au téléphone. Il faudra poser les bonnes question et donner les bons conseils. Le jeu a donc plusieurs vertus car en plus de dispenser des conseils de secourisme pendant ses (courts) temps de chargement, il va vous apprendre à réagir correctement dans un certain nombre de situations. Pour un peu, il pourrait presque être utilisé dans la formation en serious gaming.

Grâce à un Kickstarter réussi, Jutsugames a réussi à réaliser des enregistrements sonores de bonne qualité. Les bruitages sont réalistes, le jeu d'acteur suffisamment bon pour qu'on soit plongé dans l'action. Cette action pourra d'ailleurs vous faire comprendre pourquoi vous devez parfois attendre au bout du fil malgré l'urgence ressentie de votre appel. Car quand il faut à la fois envoyer des renforts sur un tapage de voisinage qui dégénère en fusillade, faire décoller l'hélico pour qu'il prenne en charge un infarctus, dépêcher les pompiers pour un incendie et répondre à une prise d'otage par téléphone, le cerveau a vite fait de se sentir dépassé. Surtout qu'il faut toujours suivre ces interventions pour savoir quand elles se terminent et optimiser la couverture de la ville. En effet, est ce qu'il est nécessaire de déplacer un véhicule de l'autre bout de la ville si une intervention deux rues à côté va se terminer dans 10 secondes ?

 

Austère mais évolutif

Plutôt austère graphiquement et proposant pour ses rares illustrations un style qui n'a rien à envier aux années 80 (cette désuétude fait partie de son charme), 911 Operator, fait partie des jeux qui distordent le temps. Une partie dure entre 15 et 20 minutes, mais à les enchaîner, il peut s'être écoulé des heures. Pour une quinzaine d'euros, la campagne va vous faire jouer une dizaine d'heures pour être terminée. Il restera ensuite à jouer en mode libre sur les différentes villes que vous aurez envie de gérer (cela peut vous faire découvrir pas mal de rues de vos coins).

Le côté austère de la représentation graphique n'évoluera sans doute pas (il tournera sur les machines les plus modestes), mais à voir les questions qui ont été posées dans la dernière enquête menée par le développeur, le fond du jeu risque de bouger pas mal. Il y a déjà quelques véhicules supplémentaires qui sont proposés en DLC (ils ont été offerts aux backers du Kickstarter), ils vont sans doute être encore plus nombreux.

De plus, le nombre de situations différentes pour les appels téléphoniques et les scénarios du mode campagne sont également appelés à évoluer. D’ailleurs le jeu a déjà évolué puisque pendant que j'effectuais ce test, un DLC gratuit a été mis à disposition avec du matériel supplémentaire et un nouveau mode campagne qui assure deux heures de jeu sans aucun appel redondant. Il n'y aura aucune répétition ! Les 65 000 acheteurs qui ont dit oui sur Steam ont donné à la petite équipe (moins de 10 personnes si on ne compte pas les comédiens voix) les moyens d'évoluer et de faire grandir leur bébé.

D'ailleurs pourquoi pas vous pour prendre ce petit risque puisque 911 Operator est proposé à 15¤. Faites l'essai et dites moi si vous avez réussi à sauver votre ville ! :-)

 

Critique réalisée sur une version commerciale achetée sur Steam
Pour réaliser cette critique, j'ai joué 24 heures et débloqué 12 succès sur 15
Vous pouvez également visionner ce Let's Play sur 911 Operator

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Parfois, quand on rentre dans un délire, il faut aller jusqu'au bout. C'est sans doute ce qu'on du se dire les allumés de Daylight Studios dans leurs locaux de Singapour. Après avoir mis en scène des patates à la tête d'une armurerie, voici que les tubercules sont mis sur orbite dans l'espace. Une cocotte minute façon Faster Than Light.

 

C'est proprement fou

Parce qu'évidement on ne cuisine pas des pommes de terre dans bonne recette, il faut accommoder la paire qui vous est proposée avec les sobriquets de Fay et Cassie. Ces dernières sont à la recherche de leur grand-père emprisonné par les sbires d'Eclipse. Une entité sensément maléfique au même titre que l'Empire peut l'être pour Star Wars. Ce ne sera d'ailleurs pas la seule référence faite à la pop culture dans « Holy Potatoes We're in Space » (HPWRS).

Vous croiserez les clones de Starsky et Hutch ainsi que d'autres références cultes des quarantenaires. Hypés certes, mais plus tous jeunes les gens de Daylight. Ceci dit, ce n'est pas pour déplaire aux vieux briscards. Inutile de chercher une once de bon sens dans tout cela, la logique des protagonistes n'ayant d'égal que l'amour de l'une d'entre elles voué au culte des figurines à collectionner. Quand on vous dit que c'est référencé à mort...

La forme est donc très légère et très agréable avec un design cartoon très « ligne claire ». Une clarté que l'on retrouve dans l'interface à la fois classique et facile d'accès. Toutes les actions se gèrent au clic et au pire, avec un système de « drag and drop » pour le placement de l’équipage dans le vaisseau.

 

Plus vite que la patate

Lorsqu'on découvre HPWRS la première référence qui vient en tête (et pas des moindres) est Faster Than Light. Le survival / gestion de vaisseau a très certainement inspiré l'équipe de création. Le vaisseau est présenté en 3D isométrique et le placement dans l'espace de l'appareil s'effectue de la même manière. L'équipage le plus compétent (ils ont chacun leurs caractéristiques) doit être placé aux différents postes de man½uvre. Les systèmes d'armement évidement, mais également le soute de construction, le terrain d'entraînement ou encore les quartiers médicaux en cas de blessure.

Car chaque personnage qui sera aux commandes d'un système d'arme détruit sera blessé et ne pourra assurer ses fonctions correctement. Il faudra donc gérer les ressources humaines, non seulement pour maintenir le vaisseau en bonne forme (fabriquer les armes adéquates) mais aussi pour garder l'équipage en forme et entraîné et bénéficier ainsi de ses capacités spéciales.

De galaxie en galaxie, le vaisseau visitera des bases d'approvisionnement qui seront autant d'occasions d'engager du personnel, d'acheter des matières premières (ou de les revendre) ou d'améliorer les pièces du fier esquif. On est ici dans un fonctionnement classique, mais réalisé avec équilibre et soin. Pas de réelle surprise donc, que ce soit en positif ou en négatif.

 

Pour coller des patates

Si le scénario demande de se rendre sur certaines planètes, les trois quarts du temps seront néanmoins consacrés à l'exploration. Lors de ces explorations, les événements sont générés de façon aléatoire provoquant des situations parfois loufoques. Faut-il aider cette grand-mère qui a répandu ses courses au sol ? Est-ce un piège ? Faut-il prendre le risque de visiter un cargo qui semble abandonné ? Autant de décisions qui seront entre les mains du joueur.

Même prise de décision, mais cette fois tactique et stratégique lorsque les combats sont engagés avec d'autres vaisseaux. Les trois emplacement du vaisseau sont équipés d'armes aux caractéristiques spécifiques. Armes énergétiques, missiles, schrapnels, armes spéciales. Chacune possède ses atouts et ses faiblesses. Certaines passent les boucliers, d'autres au contraire sont particulièrement efficaces pour les détruire. Ainsi, il est sans doute plus malin de viser la coque d'un vaisseau lourdement armé pour le détruire rapidement plutôt que de tenter de détruire tout d'abord ses armes. Le tout en utilisant des capacités spéciales pour augmenter sa propre défense et les capacités d'esquive. Les variantes tactiques et stratégiques sont nombreuses et il faudra parfois plusieurs essais pour venir à bout d'un Boss bien plus agressif qu'un vaisseau classique.

D'une manière plus globale, le joueur devra trouver un certain équilibre entre le temps qu'il consacrera à l'exploration et celui qui sera dévolu aux combats et aux actions qui font avancer le scénario. Car le temps est limité et lorsque celui-ci arrive à échéance sans que le vaisseau ait quitté le système exploré, Eclipse débarque avec des moyens offensifs imbattables.

Holy Potatoes We're In Space est un jeu agréable sur presque tous les plans, mais il ne faut évidement pas en attendre une originalité débordante. A 15¤ sur Steam, il faut savoir ce que l'on achète. De bons moments de jeu, quelques sourires et une extension acceptable de FTL avec des aspects qui manquaient à ce dernier. Et c'est déjà pas mal du tout !

Pour écrire cette critique, j’ai joué 11H00

Je suis arrivé à 35,6% de progression générale

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Si vous me suivez depuis un moment, vous n'êtes pas sans savoir que ce qui me fait gagner ma vie, c'est soigner les gens en particulier sur le bord de la route. Aussi, je n'ai pas été insensible à l'arrivée sur Steam de 911 Operator.

En attendant un test complet du bouzin, voici un replay qui vous permet déjà de bien vous rendre compte de la façon dont fonctionne le jeu. Vous allez évidement rapidement vous rendre compte que ce n'est pas de cette manière que cela fonctionne (à commencer par le numéro de téléphone qui n'est pas le bon, le 911 étant surtout anglo-saxon) en France, mais les cas sont assez réalistes et les décisions et la façon de gérer conformes à la réalité. Pardon pour les petits soucis de mixage, je suis encore loin d'être un pro du direct ;-)

Enjoyez !

 

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Hello tous !

Les jeux vidéo ce n'est pas que du triple A, ce sont aussi de bons petits plats légers qui peuvent nous occuper par petites touches. C'est le cas de Holy Potatoes we're in Space que je vous propose de découvrir ici en gameplay de 45 minutes. La critique complète suivra, mais vous avez déjà ici de quoi vous faire une belle idée de ce titre qui gagne à être connu.

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Avant dernier épisode de la série avec cette quatrième vidéo de Silence. Comme précédement, si vous ne voulez pas être spoilé, passez votre chemin ! :-)

 

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On continue ce rêve éveillé qu'est silence avec un troisième épisode de jeu en temps réel. Si vous avez l'intention d'y jouer, ne regardez évidement pas cette vidéo qui va vous le spoiler. Si vous avez envie de passer un bon moment et vous émerveiller, vous êtes à la bonne adresse.
Petite nouveauté et parce qu'il est particulièrement adapté, mon fils participe cette fois ;-)

 

Retrouvez les épisodes précédents
Episode 1

Episode 2

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Souvenez vous, j'attendai Silence avec impatience. C'est pourquoi j'ai été particulièrement heureux de pouvoir mettre la main dessus récement en avant première. En attendant de vous en proposer une critique complète, vous pouvez le découvrir au fur à mesure ou juste jeter un oeil (pour éviter le spoil) avec les quelques streams que je compte proposer dessus. Le mixage de ce premier épisode n'est pas bon, ma voix est trop faible, ce sera mieux pour le second :-) Je ne suis pas encore un pro du Streaming :-). Et puis de toute manière, entendre le jeu est bien plus important que d'écouter ma voix en l'occurrence.

Silence sera disponible sur PC, MAC, XBox One et PS4 le 15 novembre

 

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Après avoir laissé le moteur chauffer tranquillement depuis l’E3 et la Gamescom, voici qu’il rugit avec Forza Horizon 3 qui débarque sur XBox One et PC. La licence de Turn 10 est maintenant canonique, mais sa déclinaison hors circuits par Playground Games a su se faire une place au soleil. En l’occurrence, il s’agit d’un soleil 100% australien.

Retrouvez également la présentation vidéo de Forza Horizon 3

 

 

Déjà un héritage à respecter

Forza Horizon en est maintenant à son troisième épisode et chaque console de Microsoft a eu droit à son opus. Le premier en date (2012) avait favorablement surpris tout le monde sur la 360 en se libérant du carcan des circuits imposés par Forza Motorsport. Mais il avait gardé une grande partie de ce qui en avait fait le succès ; un pilotage à la manette modèle de précision et de sensations, ainsi qu’une modélisation très réussie des bolides. Les routes du Colorado offrant un terrain de jeu et une liberté qui venait se mettre en concurrence directe avec la série Need for Speed et autres Test Drive Unlimited.

Après deux premiers jeux, il est clair que même si Playground reprend à son compte bon nombre des avancées développées par Turn 10, la saine émulation entre les deux sociétés a fait évoluer les deux versions d’une même licence dans la bonne direction. Avec “Motorsport”, le sérieux des pistes de course, avec “Horizon”, le fun avant tout et de la musique dans tous les sens.

Forza Horizon a toujours proposé des déclinaisons d’épreuves sur routes ouvertes en y ajoutant une composante de fun. Il ne s’agit pas simplement d’aller vite, et/ou d’être le premier, il faut aussi le faire avec style. Par exemple en dépassant ou en croisant les autres voitures de très près, en faisant les plus longs “drift” possible, en atteignant des auteurs indécentes en sauts et le tout avec le moins de règles possibles. Du coup, l’un des leitmotiv du jeu est tout simplement de se balader pour découvrir de magnifiques environnements au volant de belles voitures ou de légendes de l’automobile. On peut aimer simplement rouler dans la pampa à bord d’une Jeep Willis…

Il est nécessaire de comprendre qu’Horizon a déjà presque un carcan dans lequel la série évolue en apportant des nouveautés seulement par petites touches ou en profitant des évolutions techniques du moment. Vrai problème pour certains, faux procès pour les autres, à vous de juger peut être à la lumière de ce qui va suivre.

 

 

Voyage en Australie

Colorado pour le premier, France et Italie pour le second, Horizon 3 pose désormais ses pneus en Australie. Les anglais de Playground se vengent enfin et nous font rouler du côté gauche de la route.

Ceux qui ont déjà lancé la démo ont déjà pu constater que l’ambiance du jeu avait sensiblement changée. Les premiers tours de roues s’effectuent à la fois sur des côtes de sable fin et dans une forêt dense et ombragée. Le relief est très souvent exploité pour donner du corps aux tracés des courses, qui se déroulent soit sur des itinéraires fermés façon circuit, soit en ballade d’un point “A” vers une ligne d’arrivée. Ce qui est intéressant, c’est que les développeurs ont souhaité vraiment rendre hommage au pays et à l’histoire de l’automobile de celui-ci. Certains spots du sont mis en avant au travers de découvertes avec quelques commentaires succincts. C’est un barrage d’eau potable ici, un point de vue sur une falaise remarquable là ou encore une cascade cachée dans les bois. De la même manière, les trésors de grange comprennent des modèles spécifiques aux marques australiennes ou aux voitures qui ont marqué le sport auto au pays des kangourous.

Cet aspect tourisme et visite libre est encore renforcé par l’arrivée de la fonction drone qui vous place aux commandes d’un quadricoptère en vue subjective. Ce dernier peut se balader absolument partout sur la carte d’Horizon 3 et sans autre restriction que les reliefs un peu hauts. Il est particulièrement utile pour révéler la nature des épreuves au joueur ou marquer justement ces fameuses granges contenant des voitures de collection à restaurer. Un exercice qui était particulièrement fastidieux auparavant. Ce n’est pas facile pour autant, mais c’est bien moins pénible. D’autant qu’il y a du boulot pour retrouver les 15 trésors de grange et choisir dans une collection de 425 voitures.

L’Australie accueille 5 rassemblements de la licence “Horizon” dont vous êtes présenté comme étant le “boss” en arrivant dans le pays. Il y a Byron Bay bien sûr, mais également Surfers Paradise, Yara Valley,  l’Outback et la Rain Forest. Chaque site possède son caractère propre ; De l’urbain, de la forêt, de la plage, du sable, de la poussière et des rochers dans l’ouest… Les transitions se font sans mal et l’ensemble reste cohérent. Le boulot de modélisation est d’ailleurs remarquable. Techniquement, Horizon 3 représente un maître étalon en matière de qualité. Les rendus sont superbes, même sans profiter de la technologie HDR. Et encore, il ne m’a pas été possible de le tester sur PC et en 4K. Attendez vous à ce que les photographes s’en donnent à coeur joie et proposent de magnifiques clichés (le mode est toujours présent avec son challenge de photographier le plus de voitures uniques possible).

 

 

Des bases renforcées

Autant couper court à la partie pénible de l’essai et revenir sur cette histoire d’héritage. Oui, Forza Horizon 3 reprend un grand nombre de choses de ses prédécesseurs. Les mêmes prouesses, les défis en face à face, les défis spéciaux avec les mêmes objectifs, les radios (dont la classique qui ne change pas d’un iota), ce ton surjoué du “Yeah on est des jeunes qui s’éclatent, maxi fun”... On ne change pas une base qui fonctionne, mais on la mitonne avec de petites améliorations, on raffine et on ajoute les idées qui sont arrivées trop tard auparavant pour être exploitées.

Les radios par exemple, s’enrichissent d’un canal pour profiter de votre propre musique téléchargée sur le drive de Microsoft ou d’une sélection du service de musique en streaming toujours chez Microsoft (Groove). C’est très chouette, mais cela aurait été aussi bien de pouvoir installer cela directement sur la console sans passer par des services plus ou moins imposés de ce fait (oui, je suis un éternel râleur).

Le système de fan s’ajoute aux deux autres paramètres d’évolution classiques qui étaient les niveaux de pilote et de prouesse. Désormais en remportant toute sorte d’épreuves de la meilleure manière possible, le nombre de fans d’Horizon augmente. S’ils sont de plus en plus nombreux, il faut agrandir les lieux de rassemblement et de nouvelles courses et défis sont alors révélés. C’est un intérêt supplémentaire pour les radars, zones de drift et autres zones de vitesse qui ne sont plus simplement assujetties à la comparaison dans le classement mondial de vos rivaux.

Des améliorations sont désormais activables en fonction de votre niveau de prouesses. Le voyage instantané par exemple n’est utilisable qu’après avoir développé un arbre d’autres améliorations qui s’achètent grâce à des points de prouesse. Ainsi le joueur n’accède plus à des bonus par le simple fait d’évoluer en progressant avec les niveaux. Pour tout exploiter dans Horizon 3, il faut être complet et se frotter à toutes les disciplines. Cette diversité est bienvenue pour lutter contre la lassitude qui pourrait s’installer au vu des centaines de défis et d’épreuves à compléter pour terminer le jeu. Les nouveaux types de voitures comme les buggies, les offroad ou les extreme offroad auraient été de trop faibles nouveautés pour diversifier l’offre (29 types à ce jour tout de même !).

 

 

Tout pour le social

Dans ce domaine encore, on reprend des idées connues pour les magnifier. Au travers des magasins en ligne qui proposent ventes et achats de peintures réglages et véhicules aux autres joueurs. Le système d’enchères est au rendez-vous et la possibilité de récupérer bon nombre des créations antérieures (sur Forza 5/6 et Horizon 2) ravira ceux qui ont déjà investi des dizaines d’heures dans leurs oeuvres.

Cet aspect social pointe déjà le bout du nez en mode solo. A la fin de chaque course, il est proposé de tenter d’améliorer encore le temps en le comparant à un joueur rival. Ca, on connait déjà. Mais à n’importe quel moment, au lieu de simplement défier les autres drivatars que l’on croise on peut donner un coup de klaxon pour leur proposer de rouler en convoi. C’est la machine qui se charge de vous faire croiser des pilotes qui roulent dans le même type de véhicule que vous, mais c’est vous qui choisissez de les affronter ou de les enrôler. Jusqu’à trois pilotes peuvent ainsi être gérés par la console pour rouler avec vous. Les avantages sont multiples ; multiplicateur de prouesses augmenté, découverte de routes et de points d’intérêts par vos coéquipiers virtuels, courses en convoi vers des lieux remarquables.

Ces convois s’inscrivent dans une logique de partenariat au long cours. Toujours en solo, il faut recruter quatre pilotes qui feront le show dans la liste d’amis. Ces partenaires apportent autant de fans, d’argent et de prouesses que leurs niveaux respectifs. Vous avez ainsi tout intérêt à les défier régulièrement pour avoir l’équipe la plus forte possible. De la même manière, lorsque votre drivatar est engagé par vos amis, il va vous rapporter de l’argent. Plus votre pilote sera fort, plus les autres voudront l’engager et le garder dans votre équipe.

Cette possibilité laisse entrevoir d’autres moments sympathiques, puisque ces interactions avec les autres sont bien sûr encore plus intéressantes en jouant en ligne et en coopération. Ainsi le convoi peut être réellement formé par quatre personnes qui vont profiter les unes les autres des découvertes de route de chacun et être invités lorsqu’une épreuve est lancée. cette façon de procéder amène quelque chose de nouveau, mais de parfaitement en phase avec la série : mettre le plaisir de conduire et le fun avant la victoire. C’est toujours agréable de passer la ligne le premier, mais on peut être tout aussi gagnant et satisfait d’arriver dernier après une belle course et de bons moments.

 

 

Des virées entre potes

Forza Horizon 3 est construit pour aiguiller en permanence les joueurs vers leur communauté. Non en les forçant pour en finir avec un pan du jeu développé selon un cahier des charges, mais par petites touches qui lui montrent l’intérêt qu’il y a à collaborer et à passer du temps à rouler avec les autres. Chaque épreuve peut ainsi être le théâtre d’une nouvelle création personnalisée. Choisissez le site, le type de voiture, le nombre de tours, les restrictions et au lieu d’avoir une course proposée par Playground, vous aurez l’épreuve de Dopamine qui s’intitule “Les mamies attaquent” avec uniquement des voitures de collection rally à choisir. Envie de faire des choses totalement anachroniques ? Imposez des supercars sur de la terre battue. Presque tout est possible. Ces défis et courses s’affichent automatiquement chez vos amis et vous profitez de leurs propositions.

Le fait qu’il soit toujours aussi ouvert et paramétrable pour ne pas être trop punitif ou pointu à prendre en main (de nombreuses aides à la conduite peuvent être activées) l’ouvre au plus grand nombre. Les amateurs éclairés tout comme le grand public pourront être séduits. C’est évidemment un choix marketing, pour élargir la cible, mais d’un point de vue ludique, plus il y a de possibilités plus vous aurez de chances de constituer des communautés avec les mêmes intérêts.

Forza Horizon 3 est un jeu encore bien plus riche que ce qui est décrit dans ces quelques lignes. Le résumé des chiffres se fera en fin de page pour ne pas donner vous provoquer une indigestion. Il sort en plus en profitant d’un calendrier idéal sans concurrent direct sur ce créneau et nul doute qu’il fera un carton sur le dernier trimestre. Cela ferait même un très joli bundle de Noël avec Horizon 3 et Forza 6.

A vos manettes et rendez vous en Australie ! Gamertag Dopamine067 ;-).

 

Pour écrire cette critique, j’ai joué 14H31

Je suis arrivé à 35,6% de progression générale
J’ai participé à 84 courses
La valeur de mon garage est estimée à 15 377 950 CR
Il y a 57 véhicules dedans
Je suis arrivé niveau 71
J’ai terminé 100% des rassemblements
J’ai réuni 16 082 137 fans
J’ai roulé 1508 Km
Avec une vitesse de pointe à 433 Km/h

 


Forza Horizon 3 en chiffres

488 routes
425 voitures
74 marques (et non il n’y a pas de Porsche)
63 championnats
16 courses de rue
15 trésors de grange
100 panneaux d’XP
29 radars
21 zones de vitesse
16 panneaux danger
17 zones de drift
30 défis collector
21 points de repère
13 sites pitoresques
50 panneaux voyage instantané

 

Voir aussi

Jeux : 
Forza Horizon 3
Sociétés : 
Turn 10, PlayGround Games
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Critiques Jeux (Jeu vidéo)

Après une première vidéo relativement courte, voici une découverte en compagnie de MaxouLePilote, fan bien connu des simulations de course quel que soit le support. Cette fois-ci, c'est une revue en deux heures pour découvrir un grand nombre des aspects de la simulation de gestion d'écurie éditée par SEGA.

 

La chaine Youtube de MaxouLePilote

La chaine Youtube Parallaxe

 

Voir aussi

Sociétés : 
Sega
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Édito

La parallaxe est l'incidence du changement de position de l'observateur sur l'observation d'un objet. En d'autres termes, la parallaxe est l'impact (ou l'effet) de changement de position de l'observateur sur un objet observé. 

 

Quoi de plus approprié pour vous parler de jeux vidéo que de titrer ce Blog Parallaxe ?

 

Pour ceux qui commencent à être des vieux clous du jeu vidéo (je ne suis pas aussi décrépi qu'AHL tout de même), la parallaxe c'était aussi le fait d'afficher plusieurs scrollings à des vitesses différentes dans le décor de fond d'un jeu. Cela donnait une impression de mouvement, de vitesse et surtout de profondeur. On s'extasiait devant le nombre de scrollings parallaxes qu'il pouvait y avoir (vive Thunderforce et autres shootings mythiques).

 

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Le premier musée du Jeu Vidéo
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