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Parallaxe : Humeurs et réflexions

Parallaxe : Humeurs et réflexions

Par Dopamine Blog créé le 28/12/09 Mis à jour le 02/01/19 à 16h26

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Catégorie : Réflexions... ou pas

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Réflexions... ou pas

C'est la rentrée et avec elle de quoi rafraîchir Gameblog. RaHaN s'en est allé, le PC revient un peu plus sur le devant de la scène et il y a eu du changement au niveau des blogs. Il fallait que le site mérite plus son intitulé de GameBLOG. Je pense que c'est désormais chose faite et je vous explique pourquoi.

La fuite des cerveaux ?

Vous aurez sans doute noté que ces derniers mois, la dynamique de la communauté ressemblait à une baignoire qui fuit. Un gros contenu de départ, une communauté plutôt bien ancrée, mais aussi des départs précipités ou non. Concernant ceux qui ont été motivés par des problèmes de ban, il ne m'appartient pas de les commenter ici, mais simplement de constater que ce qui faisait une partie du contenu communautaire s'en est allé.

Pour ceux qui ont choisi de la quitter de leur plein gré, les motivations étaient variées ; Un esprit qui ne correspondait plus à l'idée que le gameblogueur se faisait de sa communauté, le désir de s'affranchir des limites techniques des blogs, l'envie de se rassembler entre membres ayant des accointances (c'était le mot du jour pour enrichir votre vocabulaire;)).

Bref, des noms jusqu'ici associés à Gameblog s'en allaient sous d'autres cieux. Il devenait important de faire quelque chose pour motiver cette communauté et faire en sorte que le nom de domaine ne soit pas usurpé.

 

Je blog, tu blogues, Gameblog

La nouveauté de cette rentrée, c'est donc une mise en avant plus fréquente de certains posts de blogueurs. Je pense que cette décision et ce virage sont décisifs pour le site. Cela apporte pas mal d'eau au moulin de l'internet jeux vidéo.

Tout d'abord on peut se féliciter d'être mis en avant. Un post en home, c'est l'assurance d'être lu par un plus grand nombre de personnes et ainsi d'échanger sur le thème du jeu vidéo. Il ne faut pas se voiler la face. Si le nombre de vues n'est pas le but ultime d'un blogueur, il lui offre tout de même une certaine légitimité. Cela entre en compte avec le plaisir de partager, d'écrire et de se cultiver sur divers thèmes. C'est, d'une certaine manière, le salaire du blogueur.

Cependant pour que cela fonctionne, il faut aussi que la politique éditoriale suive. Et là, vous me voyez venir:) . Les posts plus légers me semblent avoir leur place tout autant que les dossier plus profonds. On peut parfois être chiffonné qu'une « bête » image ait plus de succès qu'un dossier velu sur une série, mais l'un a peut être amené du public à l'autre et vis et versa. En revanche, je reste dubitatif lorsque Gameblog tombe dans les mêmes travers que la presse grand public en déclarant que c'est pour un GTA qu'un homme se fait agresser (alorsqu'il se fait agresser et tout voler, y compris le GTA qu'il avait sur lui...). Il faut faire des accroches, certes, mais pas non plus à tout prix. Quand ce n'est pas un trait d'humour, je trouve que la pilule passe mal.

Journalistes au rabais

Et puis, je vois venir les autres. Ceux qui vont arguer du fait que se servir de tout le boulot des joueurs qui ont une certaine plume pour alimenter le site c'est facile. Oui, c'est une main d'oeuvre gratuite et c'est une armada de veilleurs pour être le plus au fait de ce qui se passe dans notre microcosme. Mais examinons les choses sous un autre angle.

Même si les journalistes ne se lancent pas forcément systématiquement des scuds entre eux (on se passerait bien néanmoins de certaines remarques...) il faut vivre. Et pour vivre, il faut apporter autre chose que la concurrence. Jeuxvideo.com a un temps laissé passé le train des vidéo de Youtubeurs. Gameblog a la chance d'avoir un certain nombre de blogueurs. Mieux intégrer ces blogueurs au fonctionnement du site, c'est lui donner une identité spécifique. Quelque chose que les autres n'ont pas.

Pour terminer, il faut aussi rappeler une chose. Même s'il y a une recherche de plus value avec les abonnements premiums, la très grande majorité du site est gratuite. N'est ce pas quelque part un juste retour des choses que ceux qui ont accès à une information gratuite, à un travail (oui, critiquer des jeux, c'est un boulot :)) puissent de temps en temps renvoyer l'ascenseur en proposant un contenu lui aussi gracieux ?

A vos plumes ! ;)

 

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Réflexions... ou pas

Alors qu'on sait que près d'un joueur sur deux est une joueuse, cette affiche de la Paris Games Week va encore plus loin.

Non seulement la proprotion semble étrange, mais en plus la représentation...

 

 

Attention à cette heure je pense que cette image est un fake.

D'autant plus qu'on trouve celle-ci sur le site officiel

D'ailleurs les logo homme / femme pourraient simplement être copiés collés sur une image de l'affiche de cette année

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Réflexions... ou pas

Tout va très vite et c'était déjà hier que Julien donnait ses premières impressions sur la nouvelle PS Vita. Comme cela était supposé dans les lignes qui suivent, l'écran semble satisfaisant s'il n'est pas directement comparé à sa version OLED. En revanche, dommage de ne pas avoir donné plus de précisions concernant les animations rapides et une éventuelle rémanence. Petite séance de rattrapage pour ceux qui l'auraient manqué.

Depuis que la nouvelle Vita a été annoncée et que les premiers modèles ont été filmés, les commentaires vont bon train au sujet notamment des performances de son écran. Faisons un peu le point sur cette (grosse) différence technologies à l'appui.

Si vous lisez le blog depuis un moment, vous savez peut être que j'ai eu à me pencher sur les technologies d'écrans afin de monter un dossier concernant les TV pour gamers. C'était à l'occasion d'un choix que j'avais du faire moi même en cherchant des infos qui n'étaient que peu disponibles pour les joueurs. Ce petit bagage m'a aidé à y voir vite plus clair.

OLED Vs LED le faux match

Il faut tout d'abord tordre le cou à un débat qui n'a pas lieu d'être : la technologie de la Vita première du nom (je parle ici de toutes les versions sorties à ce jour) est, dans tous les cas, meilleure.

Commençons par ce qui semble le plus évident. Ce qui est sensé « sauter aux yeux ». La qualité d'image, ses couleurs, son contraste. Depuis que la technologie OLED (Organic Light Emitting Diode)est apparue, elle a démontré sa supériorité sur le rendu. Même s'il faut rester prudent avec une vidéo (les réglages des deux consoles ne sont peut être pas les mêmes) la différence saute aux yeux sur la vidéo présentée en news de Gameblog. Les blancs de la console du haut (l'ancienne) sont... blancs, alors que celle du bas n'est pas lavée avec Ariel.


Vous changez de lessive ?

Alors que les anciennes technologies LED demandaient une source lumineuse distincte (ce qui faisait d'ailleurs la différence entre une dalle basique ou de grande qualité), le système OLED va produire « sa propre lumière ». Les pixels génèrent eux même leur lumière sans source lumineuse additionnelle. Le résultat, c'est que les contrastes sont meilleurs et que la colorimétrie est plus fidèle. En outre l'affichage reste très homogène (pas d'effets de halo sur certaines parties de l'écran).

Andrew House le sait probablement aussi et on peut lire une de ses déclarations avec un nouvel éclairage.

Les écrans LCD peuvent avoir des rendus de haute qualité comme les écrans OLED

Certes le LCD a évolué et est aujourd'hui bien meilleur. Certes ils peut avoir un rendu de haute qualité. Mais non, il ne sera pas meilleur que l'OLED. On peut donc lire cette déclaration de la manière suivante : Les écrans OLED sont de haute qualité, les écrans LCD de la Vita 2000 sont de haute qualité, point. Subtile différence non ?

Il ne faut pas se leurrer et nombre d'entre vous l'ont évidement compris. Si la Vita 2000 est passée au LCD c'est surtout parce que maintenant la technologie est bien moins chère. On est peut être pas dans l'utilisation horizontale des technologies désuètes façon Nintendo, mais le principe reste identique.

 

Ce dont dont on ne parle pas

L'encombrement : Il est moindre avec une dalle OLED. Les écrans flexibles qui vont se démocratiser dans les prochaines années, seront tous issus de cette technologie. Ce qui amène à penser que les déclarations d'Andrew House au sujet de la PS Vita 2000 sont au moins sujettes à caution ; La Vita 2000 serait 20% moins épaisse avec un écran LCD. Ici encore le LCD a évolué avec les années et les écrans sont passés au EDGE, c'est à dire qu'ils étaient encore plus plats et sans bords. Mais entre une feuille de papier (OLED) et un calepin (LED EDGE) il y a tout de même une différence notable. Si la nouvelle Vita est plus fine, il serait surprenant que cela soit grâce à sa dalle LCD. Si elle est plus légère, ce sont peut être les matériaux de coque qui changent.


Trois exemples d'épaisseur selon LCD compare : LCD, LCD EDGE et OLED

L'angle de vision : Un point que peu d'articles abordent pour le moment. Vous savez sans doute que les qualités d'une image changent selon l'angle de vision de la TV. Dans un salon, on est généralement assez loin et l'écran ne bouge pas. Pour une console portable, cet angle peut être amené à changer. Certes, vous n'allez pas vous amuser à regarder votre écran de côté. Mais cela peut aussi expliquer qu'il y ait des différences d'image sur les vidéo qu'on nous a présenté jusqu'ici. Et pour cause, le LCD offre moins de souplesse sur ses angles de vision que l'OLED. Encore un point pour la Vita « old school ».

L'autonomie : Sony annonce que la batterie a été revue, mais peut être pas comme on le pense. Un écran OLED est environ 1/3 moins gourmand en énergie qu'un équivalent LED. Tiens ? sur l'autonomie de la PS Vita, c'est à peu près ce que gagnerait la 2000 (une heure). Nous serons certainement vite fixés, si la puissance de la batterie de la nouvelle Vita reste la même, nous aurons notre explication...

 

Le plus important

Bon. Un écran LCD peut difficilement faire jeu égal avec un OLED. Mais, vous me direz que le joueur moyen (dont je suis) va de toute manière s'habituer à son matériel et trouver la Vita 2000 bien assez performante pour son usage. Après tout, on ne réalise que son écran est moins bon que si on le met à côté d'un autre bien meilleur. Et puis, vous pouvez aussi avoir une préférence personnelle pour le rendu LCD. Après tout, les goûts et les couleurs... ;)

C'est oublier deux aspects primordiaux que j'ai découvert lors de ma quête pour une TV gamer : La rémanence de l'écran et son temps de réponse. C'est ici que je crains le plus pour la Vita 2000. Les écrans LCD sont moins performants que les OLED sur ce plan. C'est affairant à la technologie. Pour mémoire, le temps de réponse c'est le temps que va mettre la machine à afficher une information et la rémanence, celui pour la remplacer par une autre.


Un exemple de rémanence (source)

En résumé, votre écran sera plus ou moins fluide en mouvement et vous n'aurez pas d'effet de traînée s'il n'y a pas de rémanence. Impossible ici de juger sur une séquence vidéo, surtout de la qualité de celle qui est diffusée en ce moment.

Ici encore, les performances d'un écran LCD récent peuvent suffire mais il est dommage que Sony n'ait pas clairement communiqué sur ces paramètres, car ce sont clairement les plus importants au niveau du jeu. Je n'ose pas imaginer le rendu d'un Killzone, avec des performances d'écran dégradées. Verdict dans quelques semaines avec la machine dans les mains et les bonnes questions à poser ?

 

Voir aussi

Plateformes : 
PS Vita
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Blog Game Over

Hop, dernier billet relayé ici et importé directement du Blog de Rue89. N'hésitez pas à aller sur le site original pour participer aux discussions ;) !

La Ouya inaugurait l'arrivée des petites consoles de salon embarquant le système d'exploitation « Androïd ». Aujourd'hui, les concurrentes se bousculent.

 

Un smartphone dans la télévision

Toutes ces consoles ont presque le même but : vous proposer tout l'écosystème qui vous accompagne avec votre téléphone, en se greffant sur votre écran plat.

Votre téléviseur devient capable de gérer votre courrier, de naviguer avec célérité sur internet, d'utiliser toutes les applications téléchargées sur votre compte et... de jouer. Avec les systèmes de location en ligne et/ou de téléchargement, c'est également une autre manière de consommer des films ou de la musique.

Cela fait maintenant plusieurs mois que l'on assiste, chez Microsoft, à l'arrivée d'applications pour regarder la télévision et de services de « pay per view ». L'américain n'a pas attendu de sortir sa nouvelle console, ces services sont disponibles sur la Xbox360.

Apple fait très peur à tout le monde avec son projet de « télévision connectée » et pousse tous ses concurrents à tenter d'occuper le terrain le plus tôt possible.

Certains fabricants historiques de téléviseurs ont également inclus des technologies pour utiliser Internet, comme Panasonic, qui effectue des mises à jour via le réseau et offre certains services vidéo (accès à Youtube, Dailymotion, météo...).

Apple a boosté la concurrence avec son Apple TV (Apple)

Enfin, les box internet sont depuis longtemps déjà en planque dans nos foyers.

Une box n'est ni plus ni moins qu'un ordinateur dans le style « netbook » (une machine faite au départ pour surfer sur Internet). Cependant, elles ne cessent de gagner en puissance et proposent aujourd'hui aussi de jouer, grâce à la puissance de leurs processeurs ou aux technologies de streaming (le « cloud gaming »).

Dans ce contexte, difficile de prédire un avenir radieux pour les deux prochains systèmes qui débarquent en fin d'année. Même s'ils sont prêts à en découdre.

 

La « MOJO », une console très ouverte

La maître mot de la première console qu'ait jamais fabriqué Mad Catz c'est l'ouverture. Premier coup de griffe vers la Ouya qui dispose de son propre « store » (il faut repasser à la caisse), car la MOJO vous donnera non seulement accès à vos achats déjà réalisés sur le Google Play Store, mais aussi à l'Amazon App Store. Un argument de poids, pour ceux qui ont déjà leur bibliothèque bien remplie.

Second argument de choix, la machine disposera d'interfaces plus abouties, bénéficiant ainsi de l'expérience de Mad Catz en la matière. Ainsi, c'est une véritable manette qui sera comprise dans le pack, alors que la Ouya n'offre qu'un vague jouet selon les dires de ses premiers utilisateurs.

Le « Pad » sans fil présenté ressemble d'ailleurs à s'y méprendre à une manette Xbox 360, qui a déjà largement fait ses preuves. En outre, une souris pourrait également être branchée via Bluetooth, ce qui offre une alternative intéressante pour tous les jeux tactiles (presque tous les jeux Androïd sont pensés pour cela) et la navigation en général.

La MOJO est toute petite (Mad Catz)

La machine est toute petite, ce qui lui vaut le titre de micro-console. Elle tient en effet dans la main, malgré une connectique honorable ; HDMI pour aller vers le téléviseur, USB pour interfaces et autres disques durs et pourvue d'un logement pour des cartes mémoires type SD. Sa mémoire interne sera de 16Go et sa puissance de calcul n'est pas encore tout à fait arrêtée à ce jour, le constructeur annonce qu'elle sera la plus puissante de ce marché.

Le prix reste également une autre inconnue de taille. Ne gagnant rien sur la vente des jeux (pas de « store spécifique »), Mad Catz devra se rémunérer sur la seule vente des micro-consoles. La MOJO risque donc d'être sensiblement plus chère qu'une Ouya (environ 100€), mais en dessous de la barre des 200€. La date de sortie reste elle aussi dans l'ombre.

 

Une tablette en plus pour la « UNU »

Autre nom ésotérique pour une concurrente allemande, la « UNU » offre un concept un peu plus original. Ce n'est pas une micro-console qui sera au centre de votre salon, mais une tablette évidement avec le système Androïd.

La UNU se présente d'abord comme une tablette classique (Snakebite)

Même ouverture que la MOJO en ce qui concerne les « stores », elle est encore plus immédiatement opérationnelle et offre ainsi presque tous les avantages d'un iPad. La tablette est de taille honorable, elle propose grosso modo la même connectique que l'alternative de chez Mad Catz. En usage sédentaire, elle sera accouplée à une station d'accueil qui servira aussi bien à la recharger qu'à la relier au téléviseur.

Une manette sera aussi proposée aux plus joueurs de ses acquéreurs. Sur le papier, elle ferait match nul avec celle de la MOJO. En revanche, sa télécommande spéciale baptisée « air mouse » marque un point. Elle rassemble trois interfaces en un seul objet.

Une souris tout d'abord, puisqu'elle dispose de capteurs de reconnaissance de mouvements pour permettre de simuler le comportement d'un utilisateur qui toucherait un écran. Au lieu de toucher l'écran, on déplace la commande en l'air. En espérant que cela ne soit pas aussi pénible qu'une WiiMote (la manette Wii). Tenu normalement, elle laisse apparaître sur sa face antérieure des commandes classiques de téléviseur.

Une télécommande originale (Snakebite)

En revanche, c'est à l'arrière que se trouve la touche originale : un clavier qui facilite la saisie de toutes les recherches et évite de s'encombrer d'un équivalent de PC, beaucoup plus volumineux. Ici encore, il faudra voir à l'usage si la chose est pratique, mais l'idée peut séduire.

 

PS Vita TV, le coup de théâtre de Sony

Avec sa conférence préalable au Tokyo Games Show, un des trois grands rendez-vous mondiaux de l'industrie), Sony a surpris tout le monde. En toute fin de conférence, le constructeur japonnais a annoncé l'arrivée de la PS Vita TV. Un petit boîtier de la taille d'un paquet de cigarettes se connectant à une télévision, pour accéder à l'ensemble du catalogue des consoles portables Sony et du catalogue de la toute première Playstation.

Plus intéressant également pour les gamers, elle sera capable d'afficher les jeux qui lui seront transmis par la Playstation 4. Ainsi, quel que soit l'écran utilisé à la maison, il sera comme connecté à la console.

La PS Vita TV a surpris tout le monde (Sony Corp)

Les plates bandes d'Apple sont également piétinées avec l'accès à tous les services de vidéo en ligne de Sony. Son prix très agressif d'un peu plus de 70€ risque d'en intéresser plus d'un. La date de lancement reste inconnue à ce jour en Europe.

Les prochaines semaines vont être intéressantes. Consoles de jeu, mini terminaux, téléviseurs connectés, « box » Internet. Notre paysage numérique change et se transforme. Tous ne tireront pas leur épingle du jeu.

 

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S'il existe évidement une course entre Sony et Microsoft, elle est parfaitement incarnée par celle que mènent les deux licences phare des simulations automobiles sur consoles ; Gran Turismo et Forza Motorsport. Forza qui passe la ligne en tête sur les deux derniers tours (Forza 3 et 4), mais dont la victoire est incertaine sur son prochain opus.

Forza dans le baquet de Gran Turismo

Exactement comme GT en son temps, le bébé de Dan Greenawalt est obligé de négocier une période difficile. Celle ou il faut autant garder sa base d'utilisateurs que tenter d'en conquérir de nouveaux. Celle ou il faut capitaliser sur les investissements et le moteur initial du jeu et ou il faut toujours innover pour aller plus loin.

Certes, Forza garde à ce jour le moteur physique le plus agréable de cette génération. Certes, le nouveau système d'éclairage permet d'avoir un rendu encore plus réaliste. La puissance de la Xbox One sera également mise à profit pour flatter encore la rétine. Mais le coeur du jeu ne change que peu et les avancées les plus attendues resteront probablement encore dans les cartons. Tout ce que la technique de la One va amener sera bienvenu, mais on reste « juste » dans le plus et pas vraiment le nouveau.

S'il n'y a pas de déformations réelles sur les carrosseries, si les arrêts aux stands ne sont pas plus réalistes. Si on ne peut pas rouler en respectant les cycles jour nuit ou avec des conditions météo variables, nombre de pilotes vont rester sur leur faim. Et je pense malheureusement que nous allons rester les panses vides.

Cette situation vous rappelle peut être quelque chose ? Oui. L'arrivée de GT5 sur Playstation 3, même si ce dernier avait encore le boulet des reports successifs pour le plomber un peu plus.

Katzunori change de stratégie

Tout cela est bon pour nous car la concurrence est stimulée. Probablement tombée dans la même arrogance que Sony à la sortie de la PS3, la série GT est resté tranquillement allongée sur ses lauriers. Elle a pu regarder Forza s'éloigner au bout de la ligne droite...

Aujourd'hui, le discours a changé, la stratégie aussi. On commence par utiliser un discours proche de celui de Greenawalt. Lors de la conférence Sony du 9 septembre, la séquence diffusée de GT6 commence par : « Par des gens qui aiment les voitures, pour des gens qui aiment les voitures ».

Katzunori a également insisté sur un point qui faisait précisément toute la différence entre les deux jeux ; le moteur physique. GT6 en proposera un tout nouveau. On y ajoute évidement toute l'expertise de Polyphony en matière de modélisation des véhicules et cette fois pour un large panel de modèles. S'il est certain que techniquement le jeu sera sans doute en cran en dessous de la version One de Forza, il faudra juger sur les modifications de noyau du jeu et de tout ce qui fait l'immersion du pilote dans son environnement. Tous les écrans (tablettes, PC, smartphones) qui pourraient permettre de rester connecter avec sa voiture notamment.

Nul besoin d'une puissance d'affichage délirante pour étoffer les possibilités d'un jeu de course. La plastique ne fait pas tout, même si je sais que votre mâchoire tombe au moindre bout de carrosserie que les voitures cosplayées laissent apparaître.

Bref, les pilotes Greenawalt et Yamauchi son côte à côte pour attaquer un virage, et le japonnais est un peu en retrait, mais à la corde. Une chance de passer devant.

Voir aussi

Jeux : 
Gran Turismo 6, Forza Motorsport 5
Sociétés : 
Polyphony Digital, Turn 10
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C'est en faisant des recherches pour un épisode de la Caz'Retro que je suis tombé sur cet extrait. Il apporte encore un peu d'eau au moulin du sexisme dans les jeux vidéo et concerne une des figures les plus sympathiques du milieu ; Marcus, alias Marc Lacombe.

C'est dans le Tilt numéro 112 que l'on retrouve ces propos et plus précisément dans la rubrique courrier des lecteurs. Déjà, en 1993 une lectrice pouvait (légitimement à mon avis) s'indigner de la façon dont on qualifiait les femmes. Que cela soit au premier ou à tous les degrés suivants.

En préambule à cet extrait de courrier des lecteurs, voici tout d'abord une question posée par Samy_fit à Marc Lacombe. Sa réponse va permettre de mettre la suite en perspective.

A la lumière de cette vidéo, il convient tout de suite ici de préciser le propos de mon billet. Il ne s'agit pas pour moi de trouver un exemple pour « piéger » Marcus. Il le dit lui même, il n'a pas toujours été fier de ce qu'il avait pu faire à ce sujet. Je pense que ce genre de choses doit en faire partie. De plus, on a évidement pas la même mentalité à 27 ans et à l'approche de la cinquantaine (et oui, l'ami approche le demi siècle). Bon, à 27 ans, on devrait aussi avoir assez de plomb dans la cervelle pour avoir un peu de retenue, mais je devais avoir le même humour potache et bon enfant que lui à l'époque. Pas mieux...

Pour le coup, cet exemple n'est pas du tout tiré par les cheveux...

Mais, comme je vous le disait, j'étais exactement comme lui à une certaine période, et je pense que ce genre de chose ne passerait plus du tout aujourd'hui. Surtout que la réponse en dit long sur les origines du mal. Les filles ne jouent pas aux jeux vidéo. Non seulement elles ne jouent pas, mais elles NE JOUENT PAS. On insiste bien. Et puis, si elles jouent, elles jouent à des trucs de filles.

Comme Jean-Loup Jovanovic, je trouve frustrant qu'il n'y ait pas plus de filles qui jouent. Si, en fait aujourd'hui il y en a beaucoup. Mais si on les cantonne à Lemmings, c'est sûr qu'elles vont avoir du mal à jouer avec nous et nous... avec elles. Tu m'étonnes qu'elles ne se déclarent pas facilement en discussion ou que les pseudos soient équivoques.

Pour un type qui utilise Dopamine comme pseudo, cela se pose là tiens...

J'ose cependant espérer que les choses ont bougé aujourd'hui. Même si Mar_Lard est obligée de gueuler bien plus fort qu'il ne le faudrait. Il faut dire, comme vous venez de le constater qu'on vient de loin.

 

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Malmené par une communication difficile, Microsoft peine à convaincre avec des arguments clairs. C'est au tour du processeur de la One de faire son petit show.

Bien qu'AMD fabrique les processeurs des deux concurrents sur le marché des consoles de jeu, ces derniers ne fonctionnent pas de la même façon. Chez Microsoft on a mis en place des systèmes et une architecture spécifique pour augmenter la fiabilité.

Tu ne chauffera point

L'APU de la XOne s'articule autour de huit coeurs Jaguar. Jusqu'ici, c'est une architecture connue. Mais dans son voisinage immédiat, il y a aussi 15 processeurs spécifiques dédiés à la gestion graphique et le sous système audio en nécessite deux à lui tout seul. Les données entre ces éléments transitent à près de 200 Go/s.

Tout cela va dégager de la chaleur et tous ceux qui ont joué de façon intensive le savent, la chaleur c'est l'ennemi du gamer. En témoignent les montagnes de consoles retournées chez Microsoft, qui aura au moins pu mettre parfaitement au point ses circuits logistiques de service après vente. Je l'ai moi même expérimenté deux fois avec des remplacements en 7 jours chrono.

Plus important que les chiffres bruts (qui ne me parlent que peu), c'est le mode de fonctionnement de l'APU qui sera intéressant. La puce a en effet été conçue avec des principes de redondance. Cela signifie que si une partie est défectueuse, une autre peut prendre le relais et ainsi la puce reste fonctionnelle. Rien en revanche, ne précise l'altération réelle de performances ou si une alerte est déclenchée pour provoquer un éventuel retour SAV dans de bonnes conditions.

De petites parties des circuits peuvent être « éteintes » si elles ne sont pas utiles et ainsi générer moins de chaleur. C'est autant de sécurité en plus pour éviter un futur équivalent de Red Ring of Death. Dans le même esprit un « clock gating » est également au programme. Cette technique consiste à couper le signal d'horloge d'une partie du circuit, lorsque ce dernier est inutilisé. Bref, plusieurs barrières de sécurité pour éviter de griller une console comme vos toasts au petit déjeuner.

Tout cela ne dit pas ce qui va se passer si un jeu a besoin d'utiliser pleinement les ressources de l'APU. Va-t-il y avoir toujours un système de relais sans utilisation à 100% de la puissance pour garder une marge de sécurité ? La console va-t-elle saccader en diminuant ses performances pour ne pas surchauffer ? Le test à grande échelle aura lieu bientôt... en fin d'année.

 

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Xbox One
Sociétés : 
Microsoft
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On peut s'amuser des heures

 

Plus de problèmes d'autonomie

 

Hyper-compact

 

Super fiable

 

Evidement Full Hache Dé

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La NINTENDO 1D

 

Voir aussi

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Nintendo
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Vous savez tous que les premières séries de machines sont malheureusement aujourd'hui rarement exemptes de défauts. On ne peut que souhaiter que les prochaines PS4 et Xbox One ne connaissent pas les problèmes de leurs aînées, mais les taux de retour ont malheureusement grimpé en flèche.

Je regrète nos consoles old school à cartouches quasiment indestructibles...

 

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Plateformes : 
Xbox One, PS4
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Blog Game Over

Une bafouille de plus sur le blog jeu vidéo de Rue89, avec cette fois un petit studio pas loin de chez moi qui nous concocte un jeu plutôt prometteur. "Ravensdale" titille mes souvenirs de gamer et fleure bon le run and gun des familles. Actuellement le jeu est en phase Kickstarter. Malgré l'expérience de ses géniteurs ce kikcstarter a du mal à décoller. Les vacances ? mauvais timing ? J'aurais plus tenté la chose avec des événements comme la Gamscom et là, on est juste avant. Quoi qu'il en soit vous pouvez les aider avec vos petites piécettes (découvrez le projet !) et toujours lire ce billet dans son contexte original.

 

Black Forest Games est un développeur qui est né des cendres de Spellbound. La société allemande a déjà sorti « Giana Sisters : Twisted Dreams » l'année dernière et en a fait un joli succès. Cette fois, elle est de retour avec un projet bien plus ambitieux, mais qui fleure toujours bon les racines du jeu vidéo : du fun et des principes ludiques simples avec "Ravensdale".

 

Un premier jeu chargé d'histoire

Pour cerner un peu mieux les gens derrière le projet « Ravensdale », il faut s'intéresser à l'histoire du premier jeu édité sous la bannière Black Forest Games. « Great Giana Sisters » était en son temps (1987) un clone de Mario. Les similitudes entre les deux titres étaient telles que le plagiat ne faisait aucun doute.

Evidemment, Time Warp Productions, le développeur de l'époque, a profité de la popularité du jeu du plombier, qui n'avait alors aucun équivalent sur micro-ordinateurs. On y retrouvait les mêmes mécanismes (une transformation dans un autre état en récupérant un bonus, des sauts sur les méchants, des coups de tête...) et même le titre s'amusait de son modèle. Great pour « Super », Giana pour « Mario » et Sisters pour « Brothers ».

"Great Giana Sisters" était un clone très (trop) proche de Mario Bros (Capture d'écran)

Time Warp fut cependant obligé de faire retirer tous les exemplaires de la vente après que Nintendo eut rapidement remporté son procès pour plagiat. Paradoxalement, cette décision de justice n'a fait qu'amplifier la communication autour du titre, pour l'élever au rang de mythe du jeu vidéo. Les copies originales sont extrêmement rares et très prisées des collectionneurs.

C'est donc d'un mythe que les gens de Black Forest Games sont partis pour proposer une version contemporaine sortie il y a un an. « Giana Sisters : Twisted Dreams » s'est même offert le luxe de débaucher le compositeur original, Chris Hülsbeck, très estimé pour la musique qu'il avait proposé au jeu. La version de Black Forest a remporté un grand succès critique et a atteint son objectif de financement participatif fixé à 150 000 dollars.

La version réactualisée de la licence a remporté un joli succès (Capture d'écran)

 

Un style original : la « garage fantasy »

Fort de ce succès, les développeurs se sont lancés dans un nouveau projet encore plus ambitieux. Il s'agit toujours d'un jeu avec vue de profil, au style très coloré et teinté d'un humour très référencé.

L'ambiance se définit comme un mélange de fantasy médiévale et d'une sorte de « steam punk » ou plus précisément du « diesel punk ». Quand l'époque médiévale rencontre celle de la révolution industrielle pour donner ce que l'équipe a défini comme de la « garage fantasy ». Equipe ne sera d'ailleurs pas un vain mot, puisque « Ravensdale » est prévu pour être désigné autour d'un concept multijoueur.

"Ravensdale" fait référence à des orcs et les associe à des éléments mécaniques industriels, du "garage fantasy" (Black Forest Games)

 

Il sera en effet possible de jouer jusqu'à quatre, que ce soit devant le même écran ou via un réseau local ou mondial. Les actions réalisables en équipe semblent cumulatives. En combinant les forces des personnages de nouvelles attaques et actions seront possibles. Une direction qui a déjà conquis nombre de joueurs avec des titres comme "Castle Crashers" par exemple. Les autres références classiques citées sont "Metal Slug" et "Contra". Des légendes qui montrent bien que les ambitions de Black Forest Games sont élevées.

 

Les joueurs impliqués

Tout comme pour la nouvelle version de « Giana Sisters », le financement de « Ravensdale » se fera via Kickstarter. Ce sont donc les joueurs qui, par leurs promesses de participation, apporteront les deniers nécessaires pour transformer ce qui reste encore un projet prometteur, en véritable jeu vidéo.

Comme d'habitude dans le modèle du financement participatif, plus la somme investie est importante, plus le joueur aura de contenu spécifique à la sortie du jeu. De plus, les joueurs sont réellement impliqués dans le développement du jeu avec des informations exclusives. Leurs retours sur leurs premières expériences de jeu (avec des pré-versions) seront aussi pris en compte.

La campagne Kickstarter a débuté le 15 juillet et prendra fin le 16 août. Contrairement au jeu précédent qui proposait des fonctions supplémentaires à hauteur de la somme totale atteinte, « Ravensdale » n'a pour le moment qu'un seul objectif : passer la barre des 500 000 dollars. Un financement sensiblement plus important et un pari risqué, même si les « backers » (ceux qui décident d'investir) savent que Black Forest Games est une équipe solide qui a fait ses preuves. La société basée à Offenbourg, tout près de la frontière française, est multiculturelle et compte d'ailleurs une dizaine de Français en son sein.

Jean-Marc Haessig est un Français faisant partie des membres fondateurs de Black Forest Games, il a notamment participé à des jeux comme "Airline Tycoon" ou "Desperados" (Black Forest Games)

Un demi-million, cela peut paraître une somme importante. Mais mis en perspective avec les 10 millions à 20 millions que coûtent généralement les gros projets, cette somme reste raisonnable dans la progression de la petite société.

Si tout va bien, « Ravensdale » est prévu pour le second trimestre 2014 uniquement sur PC. Mais il est très probable que des versions consoles soient également au programme dans un second temps, aussi bien sur les consoles de cette génération que sur les prochaines machines.

Personnellement, l'idée de retrouver les sensations d'un « Contra » ou d'un « Metal Slug » me séduit et je vais y aller de ma petite piécette.

 

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Black Forest Games
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Édito

La parallaxe est l'incidence du changement de position de l'observateur sur l'observation d'un objet. En d'autres termes, la parallaxe est l'impact (ou l'effet) de changement de position de l'observateur sur un objet observé. 

 

Quoi de plus approprié pour vous parler de jeux vidéo que de titrer ce Blog Parallaxe ?

 

Pour ceux qui commencent à être des vieux clous du jeu vidéo (je ne suis pas aussi décrépi qu'AHL tout de même), la parallaxe c'était aussi le fait d'afficher plusieurs scrollings à des vitesses différentes dans le décor de fond d'un jeu. Cela donnait une impression de mouvement, de vitesse et surtout de profondeur. On s'extasiait devant le nombre de scrollings parallaxes qu'il pouvait y avoir (vive Thunderforce et autres shootings mythiques).

 

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