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Parallaxe : Humeurs et réflexions

Parallaxe : Humeurs et réflexions

Par Dopamine Blog créé le 28/12/09 Mis à jour le 04/12/16 à 10h04

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Critiques Jeux

C'est sous les conseils enthousiastes de Kaminos que j'ai décidé de commander Nine Hours, Nine Persons, Nine Doors. Un jeu hors du commun, certes mais qui m'a aussi déçu par ses mécanismes archaïques.


Un scénario digne des plus grands maîtres

999 est un jeu dans le plus pur style visual novel. Les deux écrans de la DS sont ainsi mis à contribution de manière intelligente. Sur l'écran du haut les dialogues entre les personnages (avc leurs images et quelques attitudes animées), sur celui du bas tous les textes « off » et les choix du protagoniste principal. Du texte il y en a à profusion et dans la langue de Shakespear (adapté du japonnais).

C'est d'ailleurs la grand force du jeu. Si l'écriture et le style sont simples, le ou plutôt les scénarios sont complexes et révèlent une intrigue alambiquée et passionnante. Mêlant faits réels, légendes et théories scientifiques éprouvées ou non, cette histoire entraîne irrémédiablement le joueur dans un environnement angoissant et claustrophobe.

Un histoire qui commence comme un épisode de la légendaire quatrième dimension ou un film de Hitchcock. Junpei se réveil dans ce qui semble être une cabine de bateau. Alors qu'il peine à reprendre ses esprits, le hublot se brise et laisse pénétrer des litres d'eau. C'est parti, il faut trouver une manière de s'évader de ce piège mortel ! Il ne tardera pas à découvrir qu'il n'est pas le seul à avoir été piégé...

Des mécanismes archaïques

C'est ici que l'écran du bas exprime pleinement les capacités tactiles de la DS. On joue à 999 à la manière d'un point and clic classique, la souris étant aisément remplacée par le stylet. Chaque zone d'enquête est figurée par une demi douzaine d'écrans fixes sur lesquels il faudra pointer les endroits clefs. Ouvrir cette boîte pour y découvrir une carte qui elle même donnera accès à un autre élément révélant un indice capital pour résoudre l'énigme et avancer dans l'intrigue. Ce classique système de poupées russes s'appliquera tout au long du jeu qui se décompose en phases de réflexions avec le message « Seek a way out » entrecoupées de longues phases de dialogues qui développent l'intrigue.

Les énigmes font appel à la logique et tournent évidement souvent autour du chiffre neuf. Elles sont plus relevées que la majeur partie des jeux aventure / réflexion que l'on a l'habitude de pratiquer. Surtout pour ceux qui ont laissé loin dernière eux les maths. Elles sont cependant toujours cohérentes et donc accessibles.

Tout au long du jeu, il faudra faire des choix. Tant sur le plan des dialogues que sur les portes qui seront ouvertes. En fonction de ces choix, le scénario se développera d'une façon différente et on en apprendra un peu plus sur le passé de certains personnages. Tous bénéficient de personalités intéressantes et d'un background touffu. C'est là une autre grande force du jeu ; on a tellement envie d'en apprendre plus sur certains personnages qui génèrent forcément de la méfiance, qu'on va chercher à découvrir le plus de chemins possibles.

Car 999 n'a pas une mais six fins distinctes. Grosso modo trois fins positives et trois négatives. L'ennui, c'est qu'il faut à chaque fois recommencer une aventure complète pour parcourir toutes les branches de cet arbre scénaristique. Personnellement, après avoir terminé le jeu quatre fois j'en ai eu marre de revoir une cinquième fois la même chose. Un appui vers la droite de la croix directionnelle accélère les dialogues, mais de les zape pas complètement... Peut être y reviendrais-je après une pause pour découvrir les deux salles d'énigmes que je n'ai pas encore résolu.

C'est à mon avis le plus gros écueil de 999. Cet archaïsme dans le système d'évolution du scénario risque d'amener à l'abandon plus d'un joueur. Il passerait ainsi à côté d'une partie d'une histoire magistrale et passionnante. Il n'en reste pas moins que l'expérience est à tenter si on a la chance de posséder une DS. D'autant plus que le jeu est maintenant disponible à petit prix.

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Commentaires

Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
Hop là, je viens de boucler ma troisième partie et je suis enfin tombé sur une "vraie" fin. Et effectivement, c'est un bonheur de voir le scénario prendre de plus en plus de corps et de comprendre de mieux en mieux "pourquoi faire tel choix à ce moment-là, pourquoi tel personnage à tel comportement", etc... j'avoue que moi aussi, le côté, "j'appuie sur la flèche pour accélérer les dialogues" me gonfle et j'aurais apprécié qu'on puisse sauter complètement ce qu'on a déjà fait, au moins les parties 100% lues. En même temps, ça permet parfois de se remettre en tête certains détails techniques particuliers, le jeu regorgeant de références scientifico-parascientifiques du meilleur effet.
J'ai commencé avec bonheur ma quatrième partie, fort des indices donnés à la fin de la précédente, ce qui va me permettre d'explorer de nouveaux lieux, et j'avoue que j'ai hâte de poursuivre.
Mon avis global se situe donc entre le tien et celui de Kaminos. Je suis passionné par le scénario au point de passer sur tous les défauts, mais ceux-ci m'agacent quand même beaucoup. Je dirais donc qu'il est mauvais en tant que jeu vidéo, mais exceptionnel en tant qu'expérience inter-média.

Au sujet des énigmes, de mon point de vue, le niveau n'est pas très élevé, ce qui permet de ne pas bloquer trop longtemps et d'avoir plus de satisfactions que de frustrations dans la recherche, et donc de ne pas se décourager (d'autant qu'en cas de problème, le jeu donne des conseils utiles, merci à lui).
C'est loin du cauchemar de Secret Files : Tunguska au bout duquel je ne suis pas allé, lassé de devoir résoudre des énigmes d'une difficulté et d'une bêtise rédhibitoire. Car non, dans la vraie vie, je n'irais pas attacher une putain de caméra à un chat avec du chaterton ! :D
Dopamine
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Dopamine
La première partie dure environ 6 heures selon moi. Les autres entre 15 et 30 minutes selon le nombre d'énigmes qui sont connues ou non. Avec, comme l'a déjà dit Kaminos 75% de lecture.

@DhEITaA : Le reproche , c'est exactement ce qui se passe avec robin. Si le but était simplement de faire découvrir des aspects inconnus de l'aventure j'aurais préféré soit qu'on zape directement les parties déjà connues pour n'explorer qu l'inconnu. Ou alors avoir des chemins vraiment distincts. Ce qui est dommage, c'est de se taper 80% de cheminement identique à chaque nouvelle partie. Même si c'est accéléré par la touche droite de la croix directionnelle, c'est pénible. Surtout si tu te tapes trois fins abruptes d'affilée comme cela a été mon cas. robin a certainement eu une des fins que j'ai eu aussi au départ. Il faut vraiment s'accrocher ensuite pour continuer. Je l'ai fait parce que j'étais prévenu. Autrement, je me serais peut être arrêté à trois parties seulement et non quatre.
DhElTaA
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DhElTaA
N'ayant eu accès qu'à une des 6 fins, je réserve mon jugement sur ce jeu. Je dirai juste en effet que si je suis un peu déçu par les phases de point and click et d'énigmes que je trouve assez pauvre (qui donne au jeu un petit côté "Myst casual"), l'intrigue et l'atmosphère du jeu sont suffisamment prenantes pour me donner envie de le retourner dans tous les sens et de connaître toutes les fins.

Je pense que je ferai moi-même un test à ce moment là pour continuer la discution :)

Par contre, je comprends mal le reproche de la rejouabilité. Je trouve justement qu'ayant noté tous les solutions des énigmes déjà parcourue, il suffit de maintenir le côté droit de la croix directionnelle et les dialogues déjà rencontrés sont zappés très rapidement pour vous emmenez quasi-directement vers le moment où il faut faire un choix. Je trouve donc que la rejouabilité a été plutôt bien penser par les développeurs.
Kalakoukyam
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Kalakoukyam
Combien de temps à peu près par partie ?
Kaminos
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Kaminos
Robin -> dans de cas, tu n'as juste pas fini le jeu. Le jeu doit se faire au moins 4 fois. Il est pensé comme ça. Là, tu en es à une quart.


Sinon Dopa, on ne peut qu'être d'accord avec ta critique, très juste. Mais quitte à le répéter, tu es selon moi passé à côté de l'essence même du jeu : sa vraie fin. Et le fait de l'avoir lue, c'est selon moi se l'être gâchée. M'enfin j'espère que tu prendras les 2 heures nécessaires à cette dernière.
robincacou
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robincacou
J'ai fait ce jeu le week end dernier et j'étais vraiment dedans. J'adore ce style de scénario mystérieux et les personnages sont très attachants et intéressants. Malheureusement je suis tombé sur une fin foireuse qui termine le jeu de manière abrupte sans apporter aucune réponse, et du coup j'ai pas le courage d'y rejouer...
Peut être que je le recommencerai quand j'aurai le courage mais pour le moment je vois ce jeu comme une très belle expérience qui m'a laissé un gout amer.

Édito

La parallaxe est l'’incidence du changement de position de l'’observateur sur l’'observation d'’un objet. En d'autres termes, la parallaxe est l'impact (ou l'effet) de changement de position de l'observateur sur un objet observé. 

 

Quoi de plus approprié pour vous parler de jeux vidéo que de titrer ce Blog Parallaxe ?

 

Pour ceux qui commencent à être des vieux clous du jeu vidéo (je ne suis pas aussi décrépi qu'AHL tout de même), la parallaxe c'était aussi le fait d'afficher plusieurs scrollings à des vitesses différentes dans le décor de fond d'un jeu. Cela donnait une impression de mouvement, de vitesse et surtout de profondeur. On s'extasiait devant le nombre de scrollings parallaxes qu'il pouvait y avoir (vive Thunderforce et autres shootings mythiques).

 

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