Premium
Parallaxe : Humeurs et réflexions

Parallaxe : Humeurs et réflexions

Par Dopamine Blog créé le 28/12/09 Mis à jour le 04/12/16 à 10h04

Ajouter aux favoris
Signaler
Critiques Jeux


Blog Game Over

Voici la retranscription de la critique parue sur Rue89 (blog game over) de Blades of Time développé par Gaijin Entertainment. Vous pouvez la lire dans son contexte original ici.

 

Blades of Time, un nanar vite oublié

Le jeu vidéo cherche parfois à gagner ses lettres de noblesse. Il y parvient avec des productions originales, des directions artistiques inspirées et des réflexions intéressantes. Mais comme beaucoup d'autres disciplines il a aussi des thèmes récurrents et faciles qui procurent un plaisir immédiat. C'est le cas de Blades of Time développé par les équipes de Gaijin Entertainment.

Une tenue pour perturber l'adversité ?

Ayumi est une jeune fille courte vêtue qui part à la chasse au trésor. Les terres de Dragonland sont connues pour renfermer toutes les richesses dont la jeune fille peut rêver. Elle n'hésite donc pas à trahir sa guilde pour y accéder. Mais son destin la mènera plus sur un sentier initiatique que sur la voie de la richesse. Voici le pitch simplissime de Blades of Time. De toute manière, on est pas ici pour réfléchir, mais pour taper sur tout ce qui bouge.

 

Des combats frénétiques, mais brouillons

Le jeu se place en droite lignée des jeux de combats ( « beat'em all ») classiques façon Bayonetta ou Devil May Cry. Il va donc s'agir de tailler du monstre sur la dizaine d'environnements proposés. Les monstres et en particulier ceux qui ponctuent les fins de séquences (les boss) manquent cruellement de variété. Même s'ils ne sont pas toujours évidents à battre leur récurrence fait qu'on finit par se lasser de répéter toujours les mêmes actions.

Les principes de jeu tournent autour des enchaînements d'attaques à réaliser. Plus la séquence sera longue plus la jauge de combo se remplit permettant ainsi de déclencher des attaques magiques qui elles mêmes vont augmenter le potentiel offensif. Le joueur se trouve alors contraint de tenter les actions les plus spectaculaires pour progresser. Un spectacle qui devient difficile à suivre tant les attaques peuvent partir dans tous les sens.

Bien sûr tous les pouvoirs ne sont pas proposés dès le début du jeu et ce sont les âmes recueillies par l'héroïne qui vont débloquer de nouvelles possibilités. Le joueur intègre ainsi les nouvelles attaques au fur et à mesure qu'il avance dans le jeu.

L'action devient rapidement frénétique et très spectaculaire malgré un aspect graphique contestable. La modélisation de la jeune fille fait honneur aux lieux communs du genre (on est jamais aussi à l'aise que presque nue pour combattre...), son visage cireux et une synchronisation labiale catastrophique font qu'on a vraiment du mal à adhérer à cet univers. Le point positif de ce moteur de jeu, c'est que l'animation est rarement prise à défaut.

Les combats deviennent rapidement brouillons

 

Remonter le temps

Blades of Time serait un jeu à oublier immédiatement s'il ne proposait pas une fonction originale pour le genre : la possibilité de remonter dans le temps. Rapidement Ayumi acquiert cette possibilité qui multiplie les options et devient indispensable pour avancer.

Lorsque le saut dans le temps est activé, toutes les actions sont répétées à la manière de Braid (dans un genre très différent évidement). Le joueur voit alors son double remonter le temps en répétant exactement ses déplacements antérieurs. Cela permet par exemple d'ouvrir un passage en actionnant simultanément deux interrupteurs.

Outre quelques énigmes qui sont basées sur le principe de retour dans le temps, les combats gagnent également en profondeur. Certains adversaires ne peuvent être vaincus qu'en utilisant plusieurs doubles, que ce soit pour des attaques spéciales au corps à corps ou à distance avec des fusils (on peut remonter le temps plusieurs fois). C'est parfois tout un régiment d'Ayumi qui ouvre le feu sur une horde d'assaillants. De quoi ajouter encore un peu de confusion à des combats déjà très dynamiques.

 

Un bon nanar

Blades of Time propose également des parties en coopération ou en compétition basées sur l'attaque ou la défense d'un territoire. Un certain nombre de trophées sont à débloquer et des objets sont éparpillés dans le mode histoire du jeu. Pour les trouver, il faut utiliser régulièrement une boussole spéciale et prendre le temps d'explorer chaque recoin. La durée du vie pour en voir le bout doit tourner autour d'une vingtaine d'heures (tous modes compris).

En dehors de la manipulation du temps, le jeu reste sympathique pour deux autres raisons. Tout d'abord son prix très raisonnable de 30 euros dès le lancement et ensuite l'absence de tout pass en ligne ou de tout saucissonnage en contenu téléchargeable. La détestable habitude d'amputer le jeu d'une partie de son scénario pour le revendre au prix fort dès la sortie du titre n'a pas touché Konami et Gaijin, c'est tout à leur honneur.

Malgré tout, en raison de la présence de concurrents très sérieux qui sont maintenant également à des prix abordables (on a déjà parlé de Bayonnetta), Blades of Time reste à réserver aux fanatiques du genre. C'est un peu comme ces nanars avec Steven Seagal ou Chuck Norris : on peut s'arrêter dessus pour rigoler un bon coup, mais ils seront (très) vite oubliés.

Voir aussi

Jeux : 
Blades of Time
Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Commentaires

Édito

La parallaxe est l'’incidence du changement de position de l'’observateur sur l’'observation d'’un objet. En d'autres termes, la parallaxe est l'impact (ou l'effet) de changement de position de l'observateur sur un objet observé. 

 

Quoi de plus approprié pour vous parler de jeux vidéo que de titrer ce Blog Parallaxe ?

 

Pour ceux qui commencent à être des vieux clous du jeu vidéo (je ne suis pas aussi décrépi qu'AHL tout de même), la parallaxe c'était aussi le fait d'afficher plusieurs scrollings à des vitesses différentes dans le décor de fond d'un jeu. Cela donnait une impression de mouvement, de vitesse et surtout de profondeur. On s'extasiait devant le nombre de scrollings parallaxes qu'il pouvait y avoir (vive Thunderforce et autres shootings mythiques).

 

En ce moment


Silence Episode 1
Silence Episode 2
Silence Episode 3

Le Test de la GEM Box



 

  

Mes vidéos sur Dailymotion

 

Mes vidéos sur Youtube

 Sur Twitter

Archives

Favoris