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Parallaxe : Humeurs et réflexions

Parallaxe : Humeurs et réflexions

Par Dopamine Blog créé le 28/12/09 Mis à jour le 04/12/16 à 10h04

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Critiques Jeux


Année de sortie : 2008
Plateforme : Playstation 3

Cette fois, ça y est, la nouvelle console de Sony est bel et bien arrivée et le tout dernier Metal Gear va devoir assurer car il aura la lourde tâche de fêter les 10 ans des débuts de la série « Solid » et les 20 ans de la création de la licence.  La lourde tâche également de mettre un terme à la carrière d'un Snake désormais vieux et en fin de vie à plusieurs titres.

Mais celle qui n'est pas sur la fin de sa vie à ce moment là c'est la PS3. La console « next » gen » de Sony a bien besoin de titres forts pour booster des ventes qui ont été décevantes. Après quelques rumeurs annonçant que Metal Gear ne serait pas forcément une exclusivité Playstation, le titre sort tout de même uniquement sur le Monolithe.

Le bon qualitatif sur le plan graphique est énorme. D'ailleurs les critiques de l'époque n'hésitent pas à considérer que c'est LA vitrine technologique de la machine. Transposant les qualités de mise en scène qui faisaient déjà la renommée de tous les opus précédents, Guns of the Patriots est un véritable film interactif qui plonge le joueur dans une intrigue complexe, puisqu'elle nécessite d'avoir appréhendé l'ensemble de la saga pour être totalement comprise. Konami s'en est certainement rendu compte et propose une encyclopédie téléchargeable sur la console, pour ceux qui n'auraient pas suivi l'affaire depuis son début. Cette dernière est très complète, mais malheureusement absolument pas ergonomique.

Le titre fait la synthèse du meilleur de Metal Gear. On retrouve le thème de l'infiltration toujours toujours prépondérant pour maximiser l'efficacité de la progression. Le combat rapproché est importé de Snake Eater avec les techniques désormais classiques de neutralisation des adversaires. En revanche, l'angle de caméra a changé pour se placer au dessus du personnage et légèrement en arrière. Cette vue façon TPS est une première dans la série. Elle peut passer en vu subjective « classique » pour augmenter la précision lors des phases de tir et d'observation.

Snake n'est plus un jeune homme et son temps est compté. Il a beau être un soldat d'élite, les affres de l'âge le rattrapent. Cela a permis aux développeurs d'intégrer une nouvelle notion primordiale sur le champ de bataille ; la gestion de l'aspect psychologique du combat. En effet, un combattant volontaire et sûr de lui sera forcément plus efficace qu'un homme qui s'arrête à la moindre blessure et se cache dès que les coups de feu retentissent.  Snake est donc soumis au stress du combat majoré par les conditions du terrain. Le fait d'être trop souvent traqué par exemple, va diminuer sa jauge de santé mentale (en augmentant son stress). Cela se traduit par une visée moins précise et une moindre capacité à encaisser les coups sans broncher. A l'extrême Snake peut même perdre connaissance. La jauge de santé mentale peut être remontée avec des moyens qui caractérisent l'humour classique de Kojima, en mangeant bien sûr, mais aussi en fumant, en buvant, et... en lisant des magazines de charme.

Plus besoin de changer de tenue de camouflage, puisque la nouvelle combinaison peut prendre la teinte du décor proche du personnage. Pour peu que ce dernier reste immobile, il sera extrêmement difficile à repérer. Au chapitre des gadgets, on ajoute le Solid Eye. Accessoire amusant sur console portable pour visualiser des images en 3D, dans le jeu, le système sert de jumelles, de vision nocturne et marque les ennemis ainsi que les objets. A partir de ces données le système reconstitue également une carte du terrain. Le système d'arme est complété par un anneau d'alerte qui représente la perception de l'environnement par Snake.

Pour une fois, le Metal gear apparait dès le début de l'aventure. Mais ce n'est pas le robot géant auquel on aurait pu s'attendre. Il s'agit d'une petite unité télécommandée qui va servir d'interface pour le menu du jeu. Le Metal Gear MkII sert à communiquer (tout comme le CODEC), à faire de la reconnaissance et à réaliser de petites actions sur le terrain.

Le champ de bataille a bien changé et Snake, qui n'a jamais été très à l'aise avec les nouvelles technologies, n'y est pas très à son aise. Dans un monde dont l'économie tourne autour de la guerre et de diverses sociétés militaires étatiques ou privées la technologie régule les enjeux stratégiques et commerciaux de la planète. Les armes par exemple sont liées aux nanomachines qui sont injectées dans la plupart des soldats sur le terrain. Outre l'amélioration des capacités physiques et l'existence de possibilités de soins, ces nanomachines servent également d'identificateur personnalisé pour que les armes puissent fonctionner. Ainsi est-il impossible de se servir d'une arme récupérée avant de l'avoir au préalable piraté.

C'est ici qu'entre en scène Drebin, ce mystérieux agent capable de pirater tout le matériel de combat. Sa boutique offre un large panel « d'outils » et il achète également à Snake tout ce qu'il pourra ramasser sur le champ de bataille. Le matériel est acquis en fonction de points Drebin. La monnaie d'échange est gagnée en effectuant certaines actions sur le terrain. Le prix du matériel est également modulé par différents paramètres. Plus Snake est discret, plus les prix seront bas (encore une manière de pousser le joueur à passer en finesse). Même le jour (réel) a une influence sur les prix du marché. Drebin est tout sauf philanthrope. Le contrôle des armes et de leur utilisation est une préoccupation géostratégique majeure. L'équipe de Metal gear y apporte ici une réponse plausible qui fait penser aux systèmes embarqués dans les avions de chasse modernes. Ces derniers sont depuis longtemps équipes de systèmes IFF (Identification of Friend or Foe) qui permettent de savoir si un echo radar est ami, ennemi ou non identifié. Nous avons ici un essai de transposition de ce système aux armes des troupes au sol.


L'omniprésence de cette technologie ne fait que souligner le côté dépassé de Snake et de ses anciennes méthodes. Tout en magnifiant ses défauts, les nanomachines permettent tout de même à Snake de finir sa mission et de mettre un point final à son histoire. Une  fin à la hauteur de l'immense saga que nous avons eu le loisir de découvrir au fil de ces différents billets : Épique.

Ce fut la fin d'une histoire, mais pas la fin de Metal Gear. La même année (2008) avait vu l'adaptation de Metal Gear Acid et Solid sur téléphones mobiles et sur smartphones. Il fallait maximiser la campagne marketing autour du tout nouveau Guns of the Patriots. Plus notable sera la sortie de Metal Gear Online. MGS Online remporte un certain succès et propose des parties qui peuvent accueillir jusqu'à 16 joueurs dans 12 modes de jeu. Il propose un système de classement en fonction des performances des protagonistes. Malheureusement, les joueurs puis ensuite les serveurs furent la cible d'attaques spécifiques pour gréver le service. De nombreux joueurs ont alors quitté le jeu faute d'une connexion suffisamment stable. Il semble que ces attaques perdurent encore aujourd'hui.

METAL GEAR | METAL GEAR 2 | METAL GEAR SOLID | METAL GEAR SOLID 2 | METAL GEAR SOLID 3 | ACID et PORTABLE OPS | METAL GEAR 4 | PEACE WALKER | CONCLUSION


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Commentaires

_Rod_
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_Rod_
"elle nécessite d’avoir appréhendé l’ensemble de la saga pour être totalement comprise"

Tout à fait. C'est de la folie de se lancer dans l'aventure sans maîtriser un minimum les précédents opus.

Sinon, en tant que grand fan de la série, je dois dire que (comme beaucoup) j'ai à la fois ADORE et DETESTE ce MGS 4 :-)

Ca reste un jeu énorme, et qui conclu quand même très bien l'histoire de Snake, mais c'est vrai qu'il est souvent "too much".

Et je ne sais pas, d'un côté l'ambiance me fascine (PMC, war economy) et me refroidie. Tout comme j'ai à la fois aimé/pas aimé le gameplay. Pareil concernant l'histoire, les persos, il y a beaucoup de choses que j'adore, d'autres dont je me serai bien passé...

J'ai néanmoins envie de le refaire une fois histoire d'avoir une seconde lecture :-)
Dopamine
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Dopamine
@Randy : Je me suis fait exactement la même remarque. Dans l'ensemble, au fur et à mesure, MG s'est de plus en plus ouvert à l'action alors que les autres jeux "actions" on de plus en plus mis de phases d’infiltration :)
randy march
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randy march
c'est pas faux... mais ça reste un peu dommage d'avoir fait ce choix... le problème c'est que quand on joue la première fois à un mgs, on est tenté de le rusher pour le finir et voir l'intégralité du scénario et quand il est trop facile... ben, c'est pas tip-top... remarque je suis en train de refaire le 3 et ça me rappelle que, une fois qu'on a passé ocelot, on peut aisément rusher le jeu...
Dopamine
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Dopamine
@Randy : Disons qu'on peut plus facilement y jouer comme un bourrin. Mais cela n'enlève rien au sel d'y jouer toujours en infiltration ! Je dirais qu'il s'est plus "ouvert" à un jeu frontal que fermé de son côté infiltration.
randy march
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randy march
en bon gros fanboy un peu con, j'ai adoré le 4 quand j'y ai joué la (les) première(s) fois... mais avec du recul, il faut quand même avouer qu'il a enlevé tout le stress de l'infiltration pour du bourrinage sans saveur... après l'histoire reste assez sympa même si elle part bien en couilles par rapport à un univers cohérent posé dans dans les précédents... en tout cas, on peut pas dire que mgs 4 reprend le "meilleur de metal gear"...
Cronos
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Cronos
Autant les autres ont senti le poids des années question gameplay, autant celui-ci il y a beaucoup d'autres jeux qui sont passés par-là, et que le gameplay n'est vraiment pas moderne.
Ajoutez à ça que le jeu fait dans le gros fan service, avec TOUT ce qu'on pourrait trouver dans un "best-of Metal Gear", au détriment de la construction d'un vrai scénario intéressant et prenant. Parce que voir les mals de ventre de Johnny (d'habitude, je suis pas plus gêné que ça par les manies kojiamesques) ou de ne pratiquement plus jouer après la fin du second acte, j'ai vraiment été énormément déçu par ce quatrième épisode.
Bref, pour moi, la saga s'arrête au troisième épisode.
Waylander&Kevane
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Waylander&Kevane
Rien que pour la dernière phase de gameplay de l'acte 4 et le combat final je dis merci Kojima !
Anfalmyr
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Anfalmyr
Ah mais même aujourd'hui il a toujours la patate, mais un an plus tôt sortait Assassin's Creed qui était "en gros" le système de level design que voulait Kojima, et dont il disait à l'époque que "le hardware n'était pas suffisant pour faire ça".. Alors que, bah, si.

C'est pour ça que j'aurais adoré qu'il fasse tout de suite après un nouvel épisode où il aurait gommé ça, un peu comme le gap entre MGS2 et 3 .
Dopamine
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Dopamine
Avec le recul oui Anfa, mais à l'époque, c'était un des jeux qui mettait clairement en avant le potentiel de la machine.
Anfalmyr
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Anfalmyr
Pour moi c'est clairement le MGS avec un potentiel Enormissime, qui a été "mal développé" par une équipe qui a galéré comme un porc à développé sur "next gen". A l'instar des autres studios japonais bien sûr.
C'est limite le seul Metal Gear Solid dont j'aimerais voir un remake, pour qu'il gomme les défauts liés à la mauvaise utilisation du hardware.
Xman34
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Xman34
Grand fan de la saga Metal gear, je me suis procure mgs4 il y a pourtant trés peu et je l'ai fini il ya deux jours à peine.
Quel pied j'ai prix, un vrai régal malgré les longues cinématique qui m'on pas mal énervé...

Édito

La parallaxe est l'’incidence du changement de position de l'’observateur sur l’'observation d'’un objet. En d'autres termes, la parallaxe est l'impact (ou l'effet) de changement de position de l'observateur sur un objet observé. 

 

Quoi de plus approprié pour vous parler de jeux vidéo que de titrer ce Blog Parallaxe ?

 

Pour ceux qui commencent à être des vieux clous du jeu vidéo (je ne suis pas aussi décrépi qu'AHL tout de même), la parallaxe c'était aussi le fait d'afficher plusieurs scrollings à des vitesses différentes dans le décor de fond d'un jeu. Cela donnait une impression de mouvement, de vitesse et surtout de profondeur. On s'extasiait devant le nombre de scrollings parallaxes qu'il pouvait y avoir (vive Thunderforce et autres shootings mythiques).

 

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