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Parallaxe : Humeurs et réflexions

Parallaxe : Humeurs et réflexions

Par Dopamine Blog créé le 28/12/09 Mis à jour le 20/02/17 à 22h24

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Critiques Jeux

Me voici de retour d'une semaine de vacances entre amis et en famille. Un moment bien sympathique dans un Center Park. Quelque peu dubitatif au départ, d'aller dans un truc que je voyais surtout comme un club med, j'ai été agréablement surpris. Le cottage que nous avons occupé était plutôt bien agencé, en très bon état et dans un cadre très calme et agréable. En revanche, les activités proposés, si elles sont intéressantes pour certaines sont carrément hors de prix. L'une d'entre elle appelée la « House of Games » n'était autre qu'une salle d'arcade. Oui, on peut assouvir un tant soit peu ses appétits de gamer dans un Center Parc. Je sais, je suis indécrottable. Faisons le tour du propriétaire.


La salle est de taille moyenne et compte 6 bornes dédiées. Le reste est partagé entre les jeux de hockey sur air (4 tables), un punching ball (idéal pour se luxer le poignet), l'attrape nigaud à pince (comment est ce qu'on peut seulement essayer ce genre de truc?), 3 flippers et 2 bricoles pour les enfants. L'ensemble est propre, plutôt correctement entretenu à l'exception d'une borne dédiée sur laquelle je vais revenir plus tard. Dommage, pas de bornes génériques. Bon, on vise le (très) grand public.

Aquaplanning

Première borne à passer sur le grill ; H2 Overdrive par Bandai Namco. Développé par les mêmes qui ont commis Hydro Thunder sous le nom de Raw Thrills, ce jeu de course de bateaux en est la suite officieuse. A l'aide d'un volant à retour de force et d'un levier de vitesse équipé d'un bouton boost, vous pouvez prendre place dans l'un des deux sièges de la borne. Un système de code vous permet de sauvegarder votre progression dans le jeu. Les 7 tracés plus ou moins tortueux proposés comportent de nombreuses rampes de sauts, des bonus et des passages secrets. Le gameplay est principalement axé sur l'usage du boost qui se recharge en passant sur les bonus adéquats. En réalisant des figures et certaines manoeuvres, vous emplissez des objectifs qui augmentent l'expérience de votre embarcation. Une embarcation qui deviendra donc plus performante. D'où l'intérêt d'utiliser le système de code pour sauvegarder votre personnage. Évidement les bateaux proposés (il y en a 7) ont des caractéristiques variables en maniabilité, vitesse et style. Le jeu bouge bien, l'animation sur des dalles LCD de 42 pouces est bonne, le rendu de l'eau est magnifique. Derrière les strass, se trouve tout simplement un bon vieux PC DELL... Les courses peuvent se jouer au maximum à huit en simultanée. Mais je doute que le succès du jeu puisse le porter souvent dans cette configuration.

NFS carbonisé

Juste à côté, encore une double cabine pour un jeu de caisses cette fois : Need For Speed Carbon en version arcade. J'ignorai totalement qu'une version arcade était en circulation. Il faut dire que n'ai que rarement l'occasion d'aller gaspiller quelques euros dans les salles... La borne est plutôt accueillante, les commandes pléthoriques. Presque même trop pour un jeu très arcade, aussi bien dans le contexte que dans le gameplay. Une pédale de nitro se trouve tout à fait à gauche au pied, elle est doublée par des boutons ayant la même fonction sur le tableau de bord. Le levier de vitesse comporte 6 rapports. C'est cette antinomie entre arcade (pas d'embrayage) et réalisme dans le détail (levier de vitesse à 6 rapports) qui me froisse. Je sais, je ne suis jamais content, mais j'aurais aimé que le jeu soit cohérent. A l'écran je ne suis pas particulièrement impressionné par ce que je vois. D'autant plus qu'il y a un véritable écran de chargement avant la course et qu'il dure plusieurs secondes ! Inadmissible ! Je suis déjà surpris de voir des PC maquillés en bornes d'arcade, mais si en plus on se tape des loadings !!! Là encore, cela fait longtemps que je n'ai plus touché à l'arcade, mais papy tombe de haut. Bon, NFS Carbon n'aura pas vidé mes poches.

Une moto sinon rien !

Namco est non seulement réputée pou ses jeux d'arcade, mais aussi pour ses jeux d'arcade de moto. C'est donc curieux que j'ai essayé Nirin. Comme toutes les autres bornées dédiées, celle-ci est bi joueurs. On dirige la moto en inclinant la réplique, l'accélération et le freinage se trouvent sur la poignée droite. Au milieu le gros bouton start et à gauche deux boutons pour changer de rapport pour ceux qui voudraient « plus de réalisme ». Une chose dont je ne veux pas puisque sur une véritable moto, les vitesses se changent au pied... En solo, il faut remonter une série de rivaux, jusqu'à dépasser le Boss en fin de course. Cela vous donne le droit de passer à une autre course. Le challenge est relevé, il ne faut pas commettre une seule erreur et enchaîner les 5 circuits sans une seule défaite relève de l'exploit. Vous avez le choix entre 5 véhicules : le cruiser (un custom pour les frimeurs), le maxi scooter (beurk, oserez vous ?), la street sports (un roadster sympa), la super sports (comme son nom l'indique la plus rapide) et la super motard (un bon compromis). La maniabilité est variable en fonction du modèle et il n'est pas aisé de s'y faire dès les premiers tours de roue. Surtout que le gameplay est assez particulier. Lorsque la moto est inclinée, la jauge de boost se remplit. Dès qu'elle a atteint un des deux niveaux, le boost peut être déclenché en maintenant la moto en position neutre une demi seconde. Vous vous prenez alors un coup de pied aux fesse qu'il vaut mieux ne pas subir à l'entrée d'un virage. Étrange concept qui vous oblige à zigzaguer en ligne droite et à ne garder la moto droite que pour déclencher le boost. Ceci dit, c'est le jeu sur lequel j'ai passé le plus de temps. Probablement parce que j'avais un rival acharné à côté de moi:-).

Promenons nous dans la jungle

Let's go Jungle, Lost on the Islan of Spice est malheureusement un jeu de SEGA. Oui, la borne est imposante, oui on pourrait peut être se croire dans un 4x4 qui va se mettre en route pour la jungle, mais la désillusion est massive et rapide. Graphismes ternes, arrêtes saillantes, animation rigide. De plus, le son sensé décrasser les tympans était rachitique. Même si ce n'est pas la faute de SEGA, cela disqualifie de suite la borne qui compte justement sur l'ambiance sonore générée par la cabine pour en mettre plein les oreilles. Pour courronner le tout, le gun de gauche était en partie déterioré. On oublie.

Guitar Zero

Là aussi, je découvre qu'une borne Guitar Hero existe. Pour moi intérêt 0, si ce n'est que les guitares sont plus lourdes et font moins plastique. Pourquoi laisser de l'argent dans une borne alors que la même interface est dispo à la maison ? Mystère en ce qui me concerne. je vous fait grâce de la photo...

Ondiles ton corps (copyright Guntar pour les initiés)

Je garde le meilleur pour la fin. Un joli jeu de danse comme je n'en avais encore jamais vu en vrai de mes yeux vu. Avec des gens qui jouent en plus (j'ai pas osé). Il s'appelle Pump It Up et semble être une belle copie coréenne des Dance Dance Revolution. La chose se passe de commentaire, je vous laisse donc avec 30 secondes de bonheur:-).

En conclusion, je suis déjà presque surpris de trouver une salle de jeu dans un Center Parc. Alors je ne fais pas la fine bouche et je salue le fait que les jeux présentés ne soient pas antédiluviens. Cela m'a permis de retrouver en partie l'ambiance des bornes de mon enfance. Mais deux choses m'ont frappé. La première, c'est que les bornes, même si elles sont dédiées n'ont plus de hardware pour fonctionner. On se contente d'avoir un PC planqué derrière une belle enveloppe. La seconde, c'est que ces jeux récompensent très peu la performance du joueur. De mon temps (mode vieux con « on ») celui qui gagnait un duel, gagnait le droit de rester en lice. Celui qui gagnait une course pouvait passer à la suite. Aujourd'hui, je n'ai trouvé cela que sur la borne de moto. Pour tous les autres jeux, une fois le circuit/course bouclé, game over irrémédiable. Je sais bien qu'une borne, c'est fait pour faire rentrer la monnaie, mais tout de même...

Pour ceux qui ont eu le courage de me lire jusqu'au bout et qui ne connaissent pas la référence au Guntar de "Ti ondiles ton corps", voici la source ;-)

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Commentaires

Dopamine
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Dopamine
Moselle
pophip
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pophip
De quelle region le center parc?

Édito

La parallaxe est l'’incidence du changement de position de l'’observateur sur l’'observation d'’un objet. En d'autres termes, la parallaxe est l'impact (ou l'effet) de changement de position de l'observateur sur un objet observé. 

 

Quoi de plus approprié pour vous parler de jeux vidéo que de titrer ce Blog Parallaxe ?

 

Pour ceux qui commencent à être des vieux clous du jeu vidéo (je ne suis pas aussi décrépi qu'AHL tout de même), la parallaxe c'était aussi le fait d'afficher plusieurs scrollings à des vitesses différentes dans le décor de fond d'un jeu. Cela donnait une impression de mouvement, de vitesse et surtout de profondeur. On s'extasiait devant le nombre de scrollings parallaxes qu'il pouvait y avoir (vive Thunderforce et autres shootings mythiques).

 

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