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Parallaxe : Humeurs et réflexions

Parallaxe : Humeurs et réflexions

Par Dopamine Blog créé le 28/12/09 Mis à jour le 04/12/16 à 10h04

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Critiques Jeux

Depuis qu'il a ouvert le bal en HD avec son quatrième épisode, GTA est resté le maître étalon des jeux à univers ouvert. Saints Row a bien proposé une alternative intéressante, Mafia avait également pu séduire par son style bien particulier. C'est aujourd'hui la seconde itération de Mafia sur support haute définition. Les mafiosos sont attendus au coin de la rue, la qualité des images de préversions laissait envisager le meilleur.

L'histoire commence au début du 20ème siècle. Vito Scaletta est le fils d'un immigré italien qui a fui le régime fasciste pour chercher fortune à New-York. Il n'y trouvera que la pauvreté et la misère. Enrôlé dans l'armée Vito retournera au pays pour débarquer en Sicile. De cette période il retirera une blessure et une certaine expérience des armes. Démobilisé grâce à l'aide et aux magouilles d'un ami, il sera vite attiré par l'argent facile des petites combines. Petite combines qui vont se transformer en grand banditisme. Vito est en pèlerinage dans la Mafia.

Ambiance Dick Tracy

L'escapade dans l'armée tient lieu de didacticiel musclé pour apprendre à manier le personnage. Les phases d'action sont classiques mais efficaces. Le système de couverture permet de se mettre à l'abri derrière divers objets. Murs, caisses, voitures... Il faudra même parfois faire preuve de discrétion en restant accroupis et hors de vue. Cette formalité expédiée, Vito retrouve le pays. Et les années 40 possèdent un charme bien particulier, tout d'abord installé par une bande sonore de qualité. La tracklist fait la part belle aux morceaux des années 50 (pour la seconde partie du jeu) et de grands classiques se chargent d'habiller les années 40. Trois radios offrent au joueur la possibilité de passer des morceaux dits classiques ou plus pop.

La ballade dans le New-York (la ville n'en porte pas officiellement le nom, mais tout le monde l'aura reconnue) des années folles est immersive. Cet univers est bien vivant et pour peu que l'on souhaite flâner et observer tout ce petit monde on peut même intervenir dans certaines conversations. Par exemple ce couple qui s'enguirlande joyeusement pendant 5 minutes finit par se quitter fâché. Monsieur laisse madame se débrouiller avec la panne moteur de la voiture. Vito ne tarde pas à proposer ses services et à réparer l'engin. Un acte presque gratuit, puisqu'en dehors d'un succès, il ne change rien au déroulement de l'histoire. Des débuts prometteurs, mais on ne trouve malheureusement que trop peu ces apartés alors que le décor et les personnages qui le peuple s'y prêtent à merveille. Le nombre de véhicules frise la cinquantaine et leur comportement est variable en fonction de leur type (coupé sport, cabriolet, utilitaire, camion et même bus).

Quelques magasins offrent leurs prestations aux mafiosos. Restaurant pour se refaire une santé, garages pour repeindre ou améliorer une voiture (la personnalisation des plaques est une option sympathique), armureries pour faire le plein de munitions. Il y a même des stations services qui ne servent à rien, puisqu'il est presque impossible de tomber en panne d'essence (on peut y faire le plein...). Ah si, il y a une mission de livraison dans ces endroits.

Ce décor et les intérieurs qui le concernent vont évoluer en changeant de décennie. Le travail d'archives et de reproduction est impressionnant. Techniquement le résultat est au dessus de la concurrence sur le secteur. Les expressions et les mouvements des personnages sont du même acabit.

Un goût d'inachevé

Les péripéties de Vito et de son acolyte bénéficient d'une narration impeccable. Les dialogues font mouche, la psychologie des personnages est développée. L'excellent doublage n'est pas étranger à ce bon résultat.  Revers de la médaille, si on est bien plus intéressés par l'histoire de Vito que de celle de Niko (GTA 4), il n'y a pas grand chose à faire dans la ville. Le côté bac à sable manque de développement. Cette ville est tellement belle que l'on aimerait pouvoir flâner et faire quelques courses, rentrer dans un cinéma, boire un verre dans un bar... D'autant que le potentiel est présent ! Toutes ces devantures riches en détails sont autant d'invitations à entrer pour découvrir l'envers du décor. Sous la neige, la pluie, de nuit, de jour, la photographie est belle !

Les phases d'action elles aussi globalement satisfaisantes souffrent de défauts qui auraient pu être corrigés avec un développement plus long. Certains adversaires font mouche à des distances incroyables, puis restent stupidement immobiles à découvert. Selon l'orientation du personnage principal, il se plaque contre le mur ou la caisse adjacente. Mais ce choix est parfois empirique entraînant une hésitation fatale en pleine fusillade. La boxe à mains nues fait exception tant son système est équilibré et exempt de défauts.

Tout au long du jeu, la même impression. Il y a tellement de bonnes idées, de lieux modélisés, de principes intéressants à exploiter qu'on se demande bien pourquoi 2K Games n'en a pas profité. Surtout qu'il s'agit d'une suite et non d'une nouvelle licence. L'absence de mode multijoueur vient encore renforcer ce goût d'inachevé. Du coup, la douzaine d'heures pour terminer le jeunous laisse également sur notre faim. Il y a bien quelques photos de charme à chercher ça et là pour l'anecdote et il est amusant de noter la différence de traitement de nudité en photographie de charme.

L'explication des carences de Mafia 2 est toute simple : le développement a très certainement été soit amputé soit déterminé sur un délai trop court. On peut imaginer toutes sortes de raisons (un manque d'ambition ?) dont la plus optimiste serait d'envisager un Mafia 3 hyper complet et donc déjà en chantier. Ce qui est appréciable en tout cas, c'est de proposer un jeu au tarif très compétitif de 40€. C'est d'ailleurs ce qui sauve complètement Mafia 2. Au prix fort, il eut été scandaleux de proposer un contenu manquant de finition (non sur la forme, mais sur le fond). Mais à 40€, c'est un divertissement agréable et une aventure dépaysante dans les années folles américaines et la Mafia New-Yorkaise.

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Édito

La parallaxe est l'’incidence du changement de position de l'’observateur sur l’'observation d'’un objet. En d'autres termes, la parallaxe est l'impact (ou l'effet) de changement de position de l'observateur sur un objet observé. 

 

Quoi de plus approprié pour vous parler de jeux vidéo que de titrer ce Blog Parallaxe ?

 

Pour ceux qui commencent à être des vieux clous du jeu vidéo (je ne suis pas aussi décrépi qu'AHL tout de même), la parallaxe c'était aussi le fait d'afficher plusieurs scrollings à des vitesses différentes dans le décor de fond d'un jeu. Cela donnait une impression de mouvement, de vitesse et surtout de profondeur. On s'extasiait devant le nombre de scrollings parallaxes qu'il pouvait y avoir (vive Thunderforce et autres shootings mythiques).

 

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