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Parallaxe : Humeurs et réflexions

Parallaxe : Humeurs et réflexions

Par Dopamine Blog créé le 28/12/09 Mis à jour le 27/06/17 à 19h32

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Gamescom (Jeu vidéo)

Cela fait maintenant quelques années que Football manager est installé dans le paysage vidéoludique français et même international. Le succès de la simulation de gestion footbalistique est tel, qu’il a déjà défrayé la chronique en ayant été utilisé par de véritables professionnels pour recruter. Motorsport Manager est un pendant à ce concept, mais pour gérer une écurie de course. Le développement est encore en cours, mais prometteur.

 

Un projet arrivé à maturation

Avant de parler du développement de ce titre attendu exclusivement sur PC, il convient d’en préciser les contours. Motorsport Manager est tout d’abord une application de gestion d’écurie disponible sur iOS et Androïd depuis quelques années déjà. L’application propose de gérer une écurie et ses deux pilotes dans trois catégories de championnats à la difficulté croissante.

 Il s’agit de recruter les pilotes les plus performants, de former soi même de jeunes espoirs (ils coûteront beaucoup moins cher), et de développer la voiture afin qu’elle puisse remporter le championnat. Fiabilité, moteur et aérodynamisme sont les trois compartiments qui pourront être travaillés si l’investissement dans les infrastructures sont consentis aux bons moments. Il est nécessaire de bien connaître les circuits qui seront parcourus pendant la saison afin de développer la voiture avec discernement. Inutile par exemple de travailler sur la tenue de route en virages rapides et en vitesse de pointe si Monaco tombe à la fin de la période de développement.

Les circuits et les écuries sont assez reconnaissables pour qui suit la saison de F1 et le sport auto en général, mais les noms sont fictifs, le studio n’ayant pas encore les reins assez solides pour assumer les frais des licences officielles de la FIA. On reviens à la bonne vieille époque ou les PES n'avaient pas non plus droit aux licences officielles. Dans le jeu aussi, il faut trouver les soutiens financiers nécessaires auprès des sponsors pour pouvoir équilibrer les comptes. Motorsport Manager sur portables et tablettes est un sympathique petit jeu de gestion, mais sa version PC devrait passer la vitesse supérieure. C’est le cas, car la préversion présentée à la Gamescom était déjà bien avancée.

 

Une gestion très complète

Par bien des aspects, MM sur PC pousse les prémices des concepts de son prédécesseur en allant beaucoup plus loin. Dans la gestion des ressources humaines par exemple, il faut contenter les pilotes en veillant à leur moral. Ce dernier évolue en fonction de leur statut et des pièces installées sur leurs voitures. Chacun possède sa propre personnalité et va gagner en expérience au fil des courses. Les relations dans l’équipe sont également importantes, aussi bien entre les deux pilotes qu’avec leurs mécaniciens. Plus ces couples seront harmonieux, plus grandes seront les performances. Il reste encore au développement à équilibrer ces nombreux items, mais les paramètres sont déjà assez intéressants pour ouvrir de belles perspectives.

Dans cette version il ne s’agit plus non plus de former des talents, mais d'être à l’affût des pilotes sur le marché pour dénicher la perle rare au meilleur prix. Le gestionnaire sera souvent exposé à des choix cornéliens ; faut-il remplacer un pilote talentueux mais inconstant et colérique pour harmoniser l’équipe ou tout miser sur lui pour remporter le championnat ?

Tout comme pour la version mobile, il faudra principalement gérer les finances en négociant avec les sponsors. Un certain nombre d’entre eux proposent des sommes sur le long terme et les autres demandent la complétion de certains objectifs pour verser leur obole. Il convient de ne pas placer la barre trop haute lors des premiers tours de circuit. Par exemple finir dans les 10 premier et.ou se qualifier dans la même tranche.

L’écosystème des course est également prévu et il sera possible de peser sur des décisions de règlement qui pourraient favoriser l’équipe. Par exemple sur la présence ou non de ravitaillements ou l’utilisation de plusieurs manufacturiers de pneumatiques. Et si un seul vote ne suffit pas, pourquoi ne pas proposer quelques pots de vin à d’autres équipes pour faire pencher la balance ?

L’interface, bien que chargée de nombreux menus reste claire et plutôt facile à appréhender. Il faut dire que parmi les développeurs, on compte des gens qui ont travaillé sur de nombreuses interfaces utilisateurs et sur leur ergonomie. Un point capital lorsqu’il faut jongler avec des dizaines de données.

 

La course, comme si vous y étiez

En plus de tout l’aspect de gestion qui peut sembler austère au néophyte, l’équipe de développement était fière de présenter une représentation graphique bien plus intéressante que celle qui existait sur les versions mobiles. Les voitures et circuits sont représentés en 3D avec un grand nombre de données à recueillir et à exploiter.

Le rendu est effectivement assez agréable et on se plonge très facilement dans les sessions d’essais et de qualifications pour préparer au mieux la course. Quel type de pneumatiques adopter ? Comment se comporteront-ils ? Comment cela peut évoluer lorsque le grip de la piste augmente ? Quelle sera la consommation si le pilote attaque ou au contraire joue la sécurité ? Autant de choses qu’il faut évaluer course par course en fonction des aléas météorologiques.

Pendant la course, il faudra également sans cesse adapter la stratégie. La piste devient plus rapide au fil des passages des bolides et il peut être judicieux d’allonger un relai d’un tour en demandant au pilote d’attaquer pour gagner du temps avant un arrêt. Ou encore de tenter avec la seconde voiture d’économiser au maximum pour ne faire qu’un seul arrêt, surtout si l’équipe aux stands n’est pas performante. D’ailleurs cette dernière devra également gagner en compétences et il faudra aussi leur mettre la pression au risque de les voir commettre des erreurs pendant les arrêts.

Motorsports Manager possède déjà pas mal de qualités qui méritent que l’on suive son développement. Pour l’heure la version alpha permet déjà se de faire un bonne idée du titre qui donne énormément de travail aux 14 personnes qui lui donnent vie. Un titre que je vous proposerai très prochainement de découvrir en vidéo pour vous mettre l’eau à la bouche ! SEGA a fleuré le bon filon et a misé sur les développeurs de Playsport Games. Vous n'en avez pas encore entendu parler sur Gameblog. Mais c'est désormais chose faite ! ;-) 

Sortie fin d'année
PC, Mac, Linux

Site officiel

 

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Sociétés : 
Sega
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Commentaires

oliveroidubocal
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oliveroidubocal
A voir l'intérêt sur le long terme. Vivement tes vidéos !

Édito

La parallaxe est l'incidence du changement de position de l'observateur sur l'observation d'un objet. En d'autres termes, la parallaxe est l'impact (ou l'effet) de changement de position de l'observateur sur un objet observé. 

 

Quoi de plus approprié pour vous parler de jeux vidéo que de titrer ce Blog Parallaxe ?

 

Pour ceux qui commencent à être des vieux clous du jeu vidéo (je ne suis pas aussi décrépi qu'AHL tout de même), la parallaxe c'était aussi le fait d'afficher plusieurs scrollings à des vitesses différentes dans le décor de fond d'un jeu. Cela donnait une impression de mouvement, de vitesse et surtout de profondeur. On s'extasiait devant le nombre de scrollings parallaxes qu'il pouvait y avoir (vive Thunderforce et autres shootings mythiques).

 

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