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Parallaxe : Humeurs et réflexions

Parallaxe : Humeurs et réflexions

Par Dopamine Blog créé le 28/12/09 Mis à jour le 27/02/17 à 10h56

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Rue89 (Jeu vidéo)


Blog Game Over

J'ai régulièremement la chance d'écrire pour alimenter la partie jeux vidéo de Rue89. Après publication sur le site source, je vous fait profiter ici de ces billets.

Comme pour tout ce qui attire les foules, le jeu vidéo a ses salons. Des grands rendez-vous qui font office de messes ludiques, mais aussi des salons plus confidentiels et des conventions qui se multiplient autour de la culture geek qui se propage. Souvent, ces salons sont synonymes de bains de foule et de longues files d'attente. Pas au Digital & Game Show, qui a pourtant d’excellents arguments

Un salon naissant

Plus habitué à voir les fans de basket et les exposants de diverses foires, le parc des expositions de Strasbourg accueillait les 6 et 7 juin le premier Digital & Game Show dans une partie du hall Rhénus. C'était donc l'occasion pour le public de l'est de la France de se déplacer à moindres frais pour découvrir des nouveautés jeux vidéo, high-tech et culture geek.

Déjà coupable de Virtual Calais, qui en sera à sa sixième édition en octobre et qui rassemble plus de 22 000 visiteurs, c'est l'agence Au delà du Virtuel qui s'est chargée de l'organisation de cet événement alsacien. Olivier Bellelle, le chargé de communication de l'agence :

Il fallait qu'il y ait un salon dans cette partie de la France, il n'est pas normal que Strasbourg n'ait pas son salon du jeu vidéo.

Il est vrai qu'en dehors de quelques initiatives locales très sympathiques, notamment organisées autour du rétrogaming, il n'y a pas grand-chose pour attirer les foules à une plus grande échelle. La Ludus Acamédie (une école jeux vidéo et jeux éducatifs) l'avait bien senti et organisait la première édition de Start to Play en fin d'année dernière.

Avec le "DGS", j'avais donc l'occasion d'assister à la naissance d'un nouveau rendez-vous annuel pour les amateurs de jeux vidéo. La Gamescom en pèlerinage annuel, c'est très bien, mais ce n'est pas donné et c'est inhumain. 500 000 visiteurs, c'est beaucoup, même sur une surface conséquente.

Soutien des grands noms du jeu vidéo

Première bonne surprise, un grand nombre de bornes de démonstration étaientt présentes. Pas des montages de bric et de broc, mais les machines officielles fournies par les constructeurs (Sony, Nintendo et Microsoft). Les mêmes que l'ont peut trouver justement sur les salons de carrure internationale. Elles étaient non seulement présentes, mais également nombreuses. Près de 180 machines.

On y trouvait des classiques et des titres sortis depuis déjà très longtemps, mais aussi des jeux exclusifs et très récents. Il y avait donc de quoi satisfaire tous les goûts, du joueur « hardcore » avec du « Call of Duty » ou du « Fifa », mais aussi du plus occasionnel ou festif avec des jeux de danse par exemple.

L'éditeur Capcom avait même monté un stand spécial pour l'occasion, avec une démonstration coopérative (quatre joueurs) sur « Monster Hunter ». Nintendo mettait en avant « Splatoon », un jeu de tir hyper festif et détendu.

L'ensemble soutenu par Game One et JeuxVideo.com, deux acteurs incontournables lorsqu'on parle de jeux vidéo aujourd'hui. Ce soutien n'était pas seulement publicitaire, il était également physique avec la présence de la figure de proue de la chaîne de TV : Julien Tellouck.

Séances de dédicace, pros et youtubeurs

L'animateur et producteur de Game One se déplace rarement sur les salons, sa venue était donc surprenante et a sans doute décidé bon nombre de fans à faire le déplacement. C'était d'ailleurs la principale motivation de Julien Tellouck, avec qui j'ai pu discuter quelques instants en aparté :

Les grands salons, c'est très bien, mais tout le monde n'a pas les moyens de faire ces grands déplacements. C'est tout de même plus simple pour nous de venir à leur rencontre et c'est aussi très important d'avoir leurs retours.

Le jeu vidéo est aujourd'hui un loisir de masse. Ce genre d’événement doit se multiplier en France, afin que tout le monde puisse en profiter. Joueurs, joueuses, ainsi que leurs familles. Ce sont des générations qui grandissent avec le jeu vidéo.

Rapidement, une file d'attente s'est formée afin de pouvoir échanger quelques mots, faire une photo ou obtenir un autographe. L'attente était raisonnable, plus en tout cas que celle qui s'étirait pour aller voir Siphano et Blondie, le couple de youtubeurs venu rencontrer leurs spectateurs prêts à patienter des heures.

D'autres noms connus du jeu vidéo comme Gen1us, Lucioles, Isabelle Jeudy (jury pour le concours de Cosplay) ou encore Kythis, la spécialiste des jeux de tir venue donner une leçon à tous les hommes qui osaient la défier, achevaient de convaincre les indécis. Mais si tous ces gens sont venus pour rencontrer leurs idoles, ils auront aussi pu découvrir des choses souvent moins éphémères et plus terre à terre.

Médecine, formation, nouvelles technologies

Car il ne suffit pas de jouer beaucoup aux jeux vidéo pour pouvoir en faire son métier. Premier credo répété à l'envi à tout le public ; il faut travailler et se former. Aux arts, qu'ils soient graphiques ou musicaux, au design et à l’ingénierie aussi. Les diverses écoles présentes peuvent renseigner sur leurs cursus. SupDeWeb pour le développement en ligne, l'Iseg pour la communication, la Ludus académie, l'Epitech et d'autres écoles d'ingénieurs.

Un point tout spécial pour le coin de l'Institut de recherche contre les cancers de l'appareil digestif (Ircad) qui présentait ses applications médicales et son logiciel de reconstruction 3D. Une technologie qui permet de préparer au mieux les intervention chirurgicales, d'en préciser les indications et d'améliorer le pronostic et l'espérance de vie des patients.

De nombreux projets sont en cours à l'Ircad et ils sont très impressionnants, tant sur le plan technique que sur les ouvertures thérapeutiques qu'ils laissent entrevoir. Pour verser plus du côté jeux vidéo, l'Ircad est également partenaire de la Ludus Académie dans le développement d'un jeu destiné aux enfants traités pour cancer. Un projet tellement intéressant qu'il fera l'objet d'un billet à lui tout seul.

Juste à côté, et pour rester dans le domaine des nouvelles technologies, se trouvait une démonstration d'un système Occulus Rift permettant de toucher à la réalité virtuelle et de se plonger dans un univers en 3D saisissant.

En quelques mètres, on pouvait aussi découvrir tous les ouvrages de l'éditeur spécialisé dans l'histoire et l'analyse des jeux vidéo "Pix'N Love", des imprimantes 3D, des porte-clefs connectés, des cosplays… Le jeu vidéo était très présent, mais il était également prétexte à intéresser à bien d'autres choses.

Un salon à taille humaine

Le point le plus agréable de ce salon est sans doute lié à sa naissance. Le public a répondu présent avec environ 7 500 visiteurs sur le premier jour. C'est une fréquentation honnête pour une inauguration et qui laisse surtout la place à un véritable contact et aux discussions avec les exposants. Même si Siphano a généré des heures d'attente (je ne comprendrai jamais qu'on puisse poireauter des heures pour une signature), la plupart des autres personnalités étaient très accessibles et ravies de pouvoir discuter avec leur public.

Même constat au niveau des bornes de jeu, avec des gens qui laissaient facilement leur place, sachant très bien qu'ils pourraient à nouveau s'installer rapidement un peu plus tard. Le ratio bornes/joueurs était parfait afin que tout le monde puisse en profiter pleinement.

Qu'ils soient venus pour vendre ou simplement pour informer, les exposants étaient tous sympathiques. A tel point qu'en restant discuter plusieurs minutes avec Nicolas Bernardino chez « Pix'N Love », je suis reparti avec deux ouvrages supplémentaires en bonus de mes achats et quelques « goodies » pour marquer le coup, sans avoir rien demandé de particulier.

Bref, même s'il va certainement grandir encore un peu (il y a d'autres halls à quelques mètres de celui qui était utilisé cette année), le DGS est bien parti pour devenir un rendez-vous régulier dans l'est de la France. Surtout s'il continue à garder cet esprit très ouvert et cette accessibilité pour son public.

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Commentaires

Édito

La parallaxe est l'’incidence du changement de position de l'’observateur sur l’'observation d'’un objet. En d'autres termes, la parallaxe est l'impact (ou l'effet) de changement de position de l'observateur sur un objet observé. 

 

Quoi de plus approprié pour vous parler de jeux vidéo que de titrer ce Blog Parallaxe ?

 

Pour ceux qui commencent à être des vieux clous du jeu vidéo (je ne suis pas aussi décrépi qu'AHL tout de même), la parallaxe c'était aussi le fait d'afficher plusieurs scrollings à des vitesses différentes dans le décor de fond d'un jeu. Cela donnait une impression de mouvement, de vitesse et surtout de profondeur. On s'extasiait devant le nombre de scrollings parallaxes qu'il pouvait y avoir (vive Thunderforce et autres shootings mythiques).

 

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