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Par donwar74 Blog créé le 10/03/11 Mis à jour le 15/03/11 à 22h20

Bienvenue dans mon antre, endroit de tous les délices vidéoludiques que ce soit au niveaux de mes tests ou de mes achats tant oldies que newies
Si vous aussi vous appréciez Pokemon, Assassin's Creed et l'extraordinaire Bayonetta alors vous êtes au bon endroit

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Aujourd'hui je vous propose le test d'Assassin's Creed Brotherhood réalisé par Nicolas un de mes amis. Pourquoi ne pas l'avoir écrit moi-même? Parce que Nico est un véritable fan de la série encore plus que moi qui est allé au fond du titre en le finissant à 100% et rien ne vaut les tests réalisé par les fans.

J'espère que vous prendrait autant de plaisir à lire ce test qu'il en a eu à l'écrire

 

 

 

Encore un test sur Brotherhood? Quel intérêt? Le net pullule de tests complets et objectifs sur le dernier né de la célèbre franchise d'Ubisoft qui réalise la majorité de son chiffre d'affaire sur les consoles de salon et le PC. En effet il serait inutile de proposer un énième et redondant test sur Assassin's Creed Brotherhood. Le but de cet article est donc un peu différent. Il s'agit de rapporter le vécu d'un fan. Contrairement à un test classique où l'on juge un jeu occupant une place sur le très vaste et concurrentiel marché du jeu vidéo, Assassin's Creed Brotherhood sera jugé ici parmi les deux autres épisodes qui l'ont précédé dans la franchise. Qu'apporte t-il à la série? Est-il crédible? Est-ce que les améliorations sont notables? L'ambiance est elle à la hauteur de nos attentes?

 


Par ailleurs, si tous les testeurs s'arrachent pour faire en gros le tour d'un jeu afin d'écrire le plus rapidement leur article dès la sortie du jeu, celui-ci se veut être rédigé en totale connaissance de cause. L'auteur a ratissé chaque brin d'herbe de Rome au moins trois fois avec chacune des lames secrètes d'Ezio. (cette illustration était nullissime je sais) D'un point de vue plus «gamer» ça signifie la synchronisation à 100%. (toutes les mémoires à 100%, contrats, agents des templiers, lieux secrets, machines de guerre, défis de guilde...) Pour le mode multijoueur on peut presque en dire de même. (niveau 50, défis de capacités presque terminés, okay il reste des défis m'enfin ça viendra...) Et comme tout fan qui se respecte, l'auteur rédige son expérience vécue sur une édition limitée Codex de Brotherhood.

 

 

  • Premier contact

 

 

On extrait le DVD de sa boîte. On appuie joyeusement sur le bouton «Power» de sa console. On lui demande d'ouvrir grand la bouche afin de poser délicatement le DVD du jeu (Mea Culpa, je suis possesseur d'une Xbox 360) qu'on attendait tous depuis cinq mois. La console gronde, l'écran s'assombrit, puis quelques logos plus tard le menu principal du jeu nous libère une première impression de l'expérience Brotherhood. Nous le savions tous en théorie mais quand on le voit enfin en vrai, ça fait bizarre et bien plaisir ce petit onglet «Multijoueur» qui prends place juste après «Scénario». Fan de la franchise avant tout pour son background et son style, je n'hésite pas à cliquer sur l'onglet «Scénario». Très similaire à celui d'Assassin's Creed II, le menu de Brotherhood est le premier de la franchise à être accompagné d'une musique très entrainante à la différence de celles des deux premiers opus qui aspiraient plutôt au mystère ou à l'intrigue. Pour ma part j'y vois un premier signe d'une dynamisation de la série. Nous en reparlerons un peu plus tard lorsque je traiterai du nouveau système de combat.

 

 

  • Que l'aventure commence...

 

 

Ca y est c'est parti! Même en tant que fan connaissant par coeur les deux premiers opus, on se refuse pas de regarder l'introduction destinée surtout aux nouveaux dans la série. Juste après, on retrouve Ezio exactement à la fin d'Assassin's Creed II. Ca fait vraiment plaisir de voir que la transition entre les deux jeux se fait en douceur (de la même manière qu'AC1 vers AC2), la continuité du scénario n'est absolument pas brisée. La séquence 1 pose le contexte aux nouveaux joueurs sans trop agacer les fans aguerris et c'est encore un bon point. Par contre les petites missions pour initier les concepts du jeu ennuient un peu ceux qui partent déjà en connaissance de cause. Heureusement, seule la première séquence souffre de ce problème difficilement évitable.

 

 

  • Le sujet 17 prends de l'importance

Et c'est tant mieux! Vous vous rappellez sans doutes des étroits et oppressants locaux d'Abstergo dans lesquels Desmond reste enfermé durant tout le premier Assassin's Creed. Pourtant bon nombre d'éléments importants de l'histoire se dévoilent durant ces scènes qui finissent malgrès tout par être agaçante. Qui n'a jamais pesté lorsque Desmond est éjecté de l'Animus à la fin d'une séquence du premier Assassin's Creed? (oui on sait qu'il est fatigué m'enfin...) Le second opus a apporté plus de variété en faisant suivre un véritable scénario en 2012 notamment à travers la fuite d'Abstergo et de sa vision d'Altair. Dans Brotherhood, la barre a été placée encore plus haut et c'est vraiment très agréable. Beaucoup de fans s'étaient attachés à Desmond, je n'en faisais pas partie mais le premier Spin-Off de la franchise a changé ma sensibilité envers ce personnage. C'est une expérience très plaisante que d'explorer en détail Monterriggioni en 2012 et surtout admirer la crypte des Assassins 500 ans après Ezio. Vraiment un grand moment que les fans apprécieront!

 

 

 

 

 

  • Mille occupations dans la ville éternelle

 

 

Parce que ce qu'on apprécie d'autant plus à chaque nouvel épisode, c'est la diversifications toujours grandissante et la multiplication des activités. C'est tout simplement synonyme de durée de vie allongée et plus longtemps on peut dévorer le contenu d'Assassin's Creed, mieux on se porte comme chacun sait. (d'ailleurs Jean-François, quand est-ce que tu nous finis Brotherhood?) On constate ainsi que les développeurs ont poussé plus loin des concepts d'Assassin's Creed II. Pas une révolution certes, une évolution... mais sacrément bien embellie. Ainsi la restauration de Rome, les contrats d'assassinats, les courses, les lieux secrets et la collecte de drapeaux/trésors utilisent des éléments déjà connus dans Assassin's Creed II. Le nouveau ce sont les machines de guerre de Léonardo qui ont remporté l'adhésion d'un public plus large que celui des fans et les Tours Borgia. J'ai personnellement regretté la disparition des actions punitives et des missions courrier. Si les dernières étaient très similaires aux courses, les actions punitives quant à elles étaient vraiment très funs. Ubisoft a sans doute eu une bonne raison de la supprimer, mon regret est donc sûrement très personnel.

 

Je tiens enfin à signaler quelque chose qui m'a énormément plu: les mémoires Cristina. Dans ces cinq courtes séquences débloquées selon la synchronisation totale d'Ezio, on en apprends long sur la vie passée d'Ezio notamment à une époque qui précède Assassin's Creed II. Sa relation avec Cristina Vespucci y est racontée de manière amusante malgrès une fin tragique qui explique pas mal de choses sur le comportement d'Ezio.

 

 

  • L'ambiance

Aux premiers abords, Brotherhood ne surprends pas par une ambiance drastiquement différente du précédent volet. Et pour cause, le jeu racontant la seconde partie de la vie d'Ezio, les personnages mis en scènes sont les mêmes à l'exception des protagonistes templiers. En se limitant à Cesare et Lucrezia Borgia, c'est le jour et la nuit. Assassin's Creed II avait su nous mettre face à un adversaire de grande taille: Rodrigo Borgia. Cruel, mesuré, imprévisible, patient, calculateur voire visionnaire, Rodrigo Borgia fut un enemi redoutable pour Ezio qui rendait sa traque extrêmement captivante et passionnante. Dans Brotherhood, Rodrigo perds complètement de sa superbe. Relégué au rang de second rôle, les rares passages où il s'exprime, notamment voulant nuancer son impulsif fils Cesare, conservent son image intacte mais laissent un sentiment qu'il est devenu un personnage sous exploité. Et c'est bien dommage car Cesare n'a rien d'un personnage intriguant. Banalement impulsif, ambitieux, brutal et enragé le fils ne partage avec son père que sa cruauté.

 

 

 

On peut difficilement en vouloir à Ubisoft pour avoir ainsi mis en scène ce personnage car ce serait nier les faits historiques. La firme s'est plusieurs fois exprimé disant qu'elle exploitait «les failles de l'histoire pour établir des scénarios alternatifs». Sans ambiguité sur Cesare, pas d'alternative. Lucrezia est très différente, on sait peu de choses sur cette femme et Ubisoft s'en est servi pour en faire une femme blessée et en manque d'amour. On découvre avec plaisir la personnalité de la jeune femme tout en restant déçu qu'elle ne joue pas un rôle plus grand. Tout est pour Cesare dans Brotherhood...

 

D'un point de vue moins scénaristique et plus «gameplay», les développeurs et les artistiques de Montréal ont réussi un tour de force. Assassin's Creed Brotherhood est le premier épisode à ne tourner qu'autour d'une seule ville. Avec l'expérience des précédents volets, on sait que chaque ville présente un style particulier qui est étendu à son intégralité. Suivant cette recette Brotherhood aurait pu être «monostyle» mais il n'en est rien. Bien au contraire, la diversité est presque plus large. Ainsi des quartiers comme le Centro proposent un style différent de ceux comme le Vatican ou encore la Campagna et l'Antico qui n'ont rien à voir. On apprécie de passer de quartiers en quartiers de manière très fluide. Les nombreux monuments participent (à la manière d'Assassin's Creed II) également à élargir encore plus la diversité des paysages. Et justement en terme de monuments chacun sait que Rome n'est pas en reste. Ainsi les reconstitutions du Château Saint-Ange, du Colisée ou encore du Panthéon laissent rêveur. Je ne me lasse pas d'escalader l'antique amphithéatre romain pour finalement sauter en parachute dans la campagne romaine. Alors oui Brotherhood offre une véritable ambiance visuelle digne successeur d'Assassin's Creed II malgrès un contexte et une époque similaire.

 

 

 

Pour finir en beauté sur l'ambiance, il reste la bande sonore. Assassin's Creed II avait lui aussi placé la barre très haut, Brotherhood succède bien à son grand frère. Beaucoup disent qu'on a le droit qu'à des musiques réorchestrées du second opus mais ceux ci ne savent pas faire un pourcentage. En effet on les reconnait assez vite mais les nouveaux thèmes occupent de loin la majeure partie du jeu. Parmi les perles musciales je cite notamment Echoes Of The Roman Ruins, Villa Under Attack ou encore Desmond Miles. Jesper Kyd ne s'est pas contenté de composer de belles musiques. Il les a aussi répartie très intelligemment. L'objectif du compositeur était de proposer une ambiance inquiétante et sombre au début du jeu pour avancer vers quelque chose de plus jovial au fur et à mesure que les Borgia perdent leur influence sur Rome. Pari réussi! On sent très clairement ce changement d'ambiance sans en identifier la source tant les musiques sont variées avec habilité et c'est en recommençant le jeu que tout saute aux yeux. (ou aux oreilles plutôt)

 

 

  • Système de combat

Version finale. C'est en ces deux mots que je pourrais décrire le système de combat de Brotherhood. Combien de fois avons-nous entendu ces remarques? «Pourquoi ils ne t'attaquent pas?» «Pourquoi ils attendent?» Historiquement basé sur des tactiques défensives, le système de combat d'Assassin's Creed manquait curellement de dynamisme. (oui je sais, à nous de l'apporter) Assassin's Creed II a timidement tenté de changer la donne en ajoutant les indispensables provocations mais c'est avec Brotherhood que le plus grand pas a été franchi avec les exécutions. Et là où Ubisoft fait vraiment très fort c'est qu'on peut tout à fait utiliser les tactiques défensives du précédent volet. (c'est juste se gâcher du plaisir mais passons) Les exécutions sont au coeur de cette évolution. Nombreux sont ceux (comme moi) qui y verront un changement de cap de la franchise vers quelque chose de plus grand public et donc de plus commercial. C'est sûrement un fait mais parfois une volonté commercial peut apporter du bon et c'est typiquement le cas.

 

 

 

 

En fait le grand problème serait que le combat prenne une place plus grande au détriment de la course libre et de l'infiltration qui font l'identité de la franchise Assassin's Creed. Que ceux qui ont cette inquiétude se rassurent et s'efforcent de remplir les objectifs de synchronisation totale souvent portés sur la furtivité. Et c'est bien l'intérêt de la synchronisation totale. Destinée avant tout aux joueurs exigeants et soucieux de l'identité de la franchise, Ubisoft s'en sert pour satisfaire tous les publics en accordant une grande liberté dans la réalisation d'un objectif. La liberté du joueur ne fait pas partie du Credo de la franchise?

 

 

  • L'histoire

Il est évident que ce qui va suivre révèle des moments clés de l'intrigue de Brotherhood. Vous êtes invités à prendre en considération l'éventuel risque de «spoil» que présente les lignes qui vont suivre.

 

Considérée comme peu intéressante par une bonne partie de la presse spécialisée, l'histoire de Brotherhood est en fait constituée d'un scénario sans grande surprise avec des rebondissements néanmoins plaisants. La partie la plus captivante du scénario se passe en 2012 avec Desmond. (d'où le fait qu'on s'attache bien plus au barman américain) On passe la quasi totalité du jeu avec Ezio a suivre un scénario qui ne livre que très peu de secret mais une fois l'intrigue achevée, tout va se découvrir d'un coup. Desmond, Lucy, Rebecca et Shaun enchainent les réflexions et découvertes sur les éléments qu'Ezio leur a livré tout au long de son histoire. Digne d'un thriller, les secrets de l'histoire se livrent, des indices apparaissent... on notera notamment un grand nombre d'allusion à la Révolution française qui fait actuellement rêver de nombreux fans (dont moi) quant au contexte du prochain épisode de la série.

 

 

 

 

Ainsi le petit groupe d'assassins moderne s'aventure dans le Colisée contemporain passant par des ruines inexplorées pour arriver dans la basilique Sainte-Marie d'Aracoeli, une église romaine qui ne tarde pas non plus à livrer ses secrets et l'entrée du sanctuaire. Le tout alimenté par le récit de Junon qui, à l'instar de Minerve dans Assassin's Creed II, nous en apprends plus sur l'humanité, les assassins et l'ancienne civilisation. On peut à la fois en vouloir et à la fois porter de l'admiration à Ubisoft pour la fin qu'ils ont proposé à Assassin's Creed Brotherhood. Une fin amer qui plante le générique cruellement à un moment où l'on a plus que jamais besoin d'explications sur ce que fait Desmond. Peut-être une énième raison commerciale a poussé Ubisoft à nous laisser sur notre faim. Le moins qu'on puisse dire c'est que c'est réussi. N'importe quel fan est maintenant à l'affu de la moindre information sur le prochain épisode de cette fantastique série dont chacun brûle de connaître la suite...

 

 

  • Quid du multijoueur?

A grands renforts de publicité, Ubisoft a énormément mis en avant le multijoueur d'Assassin's Creed Brotherhood. Du côté des fans il y a deux écoles, banalement ceux qui adorent et ceux qui détestent. Heureusement que je fais partie de la première sinon ce test se serait achevé sur une amère note négative.

 

 

 

 

Fidèle et nerveux sont sûrement les deux adjectifs qui permettent de décrire le plus objectivement le multijoueur d'Assassin's Creed Brotherhood. Il faut dire qu'Ubisoft a énormément travaillé sur le côté fidèle de ce nouveau mode. Etant le premier de la série, il est impossible de le comparer aux opus précédents, je me contenterai donc de dire que je pense que ce mode multijoueur est prometteur et fendard mais qu'il lui reste un bout de chemin à parcourir avant de remporter l'adhésion de toute la communauté Assassin's Creed.

 

 

  • Conclusion

Il était difficile de prendre la succession d'Assassin's Creed II et Brotherhood s'en sort plutôt bien. Le jeu tient ses promesses sans transcender la franchise comme l'avait fait le précédent volet. Après un temps de développement très court, on ne peut qu'être extrêmement satisfait du résultat. Néanmoins il est important de noter que tous ces bons points ont un revers. Ainsi, on sent que la franchise Assassin's Creed devient de plus en plus commerciale. On ne peut que comprendre qu'Ubisoft veuille tirer un maximum d'argent de sa saga la plus populaire. Néanmoins on peut également espèrer que ça ne se fera pas au détriment de l'alchimie de qualité à laquelle nous sommes habitués à chaque fois que l'on joue à un épisode d'Assassin's Creed...

 

 

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Commentaires

donwar74
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donwar74
Justement si puisque cette photo est tirée du jeu
madstreet
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madstreet
explique moi, pourquoi Desmond a un bouc sur la photo, alors que dans le jeu non

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