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Mon avis n'intéresse personne

Mon avis n'intéresse personne

Par Donnie Jeep Blog créé le 25/10/16 Mis à jour le 20/11/16 à 14h08

Bienvenue sur ce blog où, ô grande surprise, je causerai jeu vidéo. Que ce soit par des avis sur des jeux, mais aussi sur des livres, bandes originales ou encore au travers de souvenirs de gamer.
Mon avis n'intéresse personne mais je le donne quand même. En toute subjectivité, bien évidemment.

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Je[ux] joue (Jeu vidéo)

Le weekend dernier marquait le changement d’horaire (vous savez ce petit truc bien pénible qui vous fait poser la question de savoir si on gagne ou perd une heure). Mais il marquait également, et surtout, le début de la bêta fermée de Gwent : The Witcher Card Game, le nouveau bébé des gars de chez CD Projekt Red. J’ai eu la chance de recevoir un code d’accès et, croyez-moi, une heure de plus était bonne à prendre pour tester la bête. Voici mes (longues) impressions.

 

Avant d’entrer dans le vif du sujet je tiens à préciser que j’ai joué à cette bêta fermée sur PC. Elle est également disponible pour les utilisateurs de Xbox One (le multi-plateforme est prévu).

Le jeu, quant à lui, sortira aussi sur PS4 et, qui sait ?, peut-être sur la Switch (voilà, ça c’était pour me la jouer troll bien relou qui baguenaude sur les routes dévastées de Velen). Il sera free-to-play (avec des paiements optionels), nécessitera une connexion Internet et sortira quand il sortira (la bêta fermée devrait se poursuivre jusqu’au printemps 2017 et, connaissant la volonté du studio polonais de faire le meilleur jeu possible avant de le lancer, on a encore le temps de voir venir).

Dernière petite chose : en testant cette bêta via GOG on vous propose de vous abonner à la newsletter et ce faisant on vous offre The Witcher : Enhanced Edition. Et ça, c’est toujours bon à prendre, comme un bain avec Triss (elle a des cheveux rouges, et c’est leur couleur naturelle).

Fin du préambule.

Mais le Gwent, au fait, qu’est-ce que c’est ? Pour ceux qui savent, ce paragraphe est facultatif, pour les autres, je vais faire court. Le gwent (ou gwynt en français) est un jeu de cartes qui apparaît dans The Witcher III : The Wild Hunt, remplaçant le poker de dés du second opus (qui était… comment le dire gentiment… bref…). Plus qu’un simple mini-jeu il devient une composante à part entière de l’univers et propose même, outre la collecte de cartes, certaines quêtes très intéressantes (notamment deux tournois dont l’un va nous permettre de croiser un personnage des romans). Son succès fait qu’on voit apparaître des versions fanmade physiques puis des versions produites en partenariat avec CD Projekt Red. Avant, finalement, de devenir le jeu vidéo qui s’offre aujourd’hui à nous dans sa version bêta.

La première impression quand on lance le jeu, c’est de se rendre compte que nos amis polonais ne se sont pas contentés de la jouer petits bras. Les menus sont efficaces et agréables avec leurs jolies illustrations, et la navigation intuitive comme il le faut. Le but n’étant pas de surcharger inutilement les choses, on nous propose dans le réglage du jeu seulement l’essentiel (langues – pour l’instant français, anglais, russe, polonais, allemand et brésilien -, options graphiques et sonores de base).

Certains menus sont animés, d’autres non. Il est possible que tous le deviennent suivant le développement du jeu. Dans chacun de ces menus (ce qui ne sera pas le cas dans certains sous-menus), tout en haut de l’écran dans le coin droit, on trouve notre résumé joueur. À savoir notre niveau, notre avatar (par défaut un portrait de Geralt, là encore il est fort possible que nous ayons des options de customisation de profil ultérieurement), notre pseudo et notre inventaire.

À quoi sert cet inventaire ? Est-il seulement là pour décorer, comme une plume sur le couvre-chef de Jaskier ? Que nenni !

L’inventaire, c’est le nerf de la guerre. On y trouve deux denrées importantes : les minerais et les fragments. Ces denrées s’obtiennent principalement en gagnant des matches et donc en progressant de niveau en niveau (certaines victoires déclenchent des bonus, représentés sur l’échelle de progression par des points d’interrogation à débloquer).

Les fragments servent à créer des cartes (j’y reviendrai un peu plus loin) ; les minerais, quant à eux, servent à acheter des barils de cartes dans l’échoppe.

Cette échoppe, accessible depuis le menu principal, est tenue par un troll dont les réflexions sont à peu près aussi lourdes et drôles qu’un sketch d’une heure et demie de Frank Dubosc et Kev Adams (ça existe, ça s’appelle Fiston, j’ai vérifié). C’est dans cette échoppe qu’on nous proposera les transactions optionnelles payantes. Pour ceux qui refusent de tomber dans ce vil piège que n’aurait pas renié Dijkstra, le prix du baril est à 100 minerais.

Chaque baril vous rapportera 5 cartes. Lorsqu’on l’ouvre (et hop ici une animation du troll cassant le baril), nous recevons 4 cartes ordinaires (sans quotas de factions), puis ensuite on nous propose 3 nouvelles cartes qui peuvent aller du statut rare à légendaire (autant dire que c’est quasiment tout le temps la première option) et il vous faudra n’en choisir qu’une seule, les deux autres disparaissant à jamais dans l’Immatériel (oups, trompé d’univers).

Lorsque votre sélection est faite vous pouvez aller faire évoluer votre jeu dans le menu Cartes.

Là vous allez pouvoir accéder à deux sous-menus : Créateur de jeu et Collection.

Histoire de faire les choses dans l’ordre, parlons du second. C’est ici que vous allez gérer la fabrication de vos cartes avec les fragments que vous avez glanés au fil de vos matches. Toutes les cartes existantes sont recensées (et il y a eu un sacré ajout par rapport à The Wild Hunt et ses DLC). Qu’on les possède ou non. Dans le premier cas elles apparaissent en couleur (et si vous en avez plusieurs, cela est notifié) dans le second cas elles sont grisées.

Lorsque l’on clique sur une carte, elle s’affiche en grand (l’occasion d’apprécier la qualité des illustrations – toutes inédites et fruit du travail de différents illustrateurs à chaque fois crédités en bas de l’écran) et dévoile toutes les infos à savoir. Son nom, son groupe (bronze, argent, or) sa faction, sa position (combat rapproché, combat à distance, combat de siège, évènement), sa rareté (ordinaire, rare, épique, légendaire), sa force de frappe, sa spécificité (si elle en a une) et son coût de fabrication et fragmentation.

Car rien ne se perd, rien se crée, tout se transforme. Aussi peut-on fragmenter certaines cartes pour en récupérer les fragments. À moins d’avoir un toc de l’accumulation, c’est un passage obligé car les cartes importantes (et donc décisives) coûtent sacrément cher à la fabrication (ça peut aller jusqu’à 800 fragments).

Comme je le disais, il y a un nombre important de cartes dans le jeu (et les développeurs ont déjà annoncé que d’autres arriveraient par la suite). Pour ne pas être trop perdu, il y a un système de filtres très bien pensé et intuitif qui permet de naviguer sans se prendre la tête et trouver rapidement ce que l’on cherche. Aussi appréciable qu’un verre de vin blanc de Beauclair les soirs d’été dans les jardins de la Duchesse Henrietta.

Mais c’est pas tout d’avoir des cartes, faut-il pouvoir les utiliser. Pour se faire, avant de partir à l’abordage des autres joueurs, on fait un petit tour dans le sous-menu Créateur de jeu.

C’est ici que l’on va gérer ses différents decks. On peut en créer autant qu’on le désire (et les supprimer le cas échéant). À noter qu’il y a pour l’instant 4 factions disponibles : Royaumes du Nord, Monstres, Scoia’tael et Skellige. Pas de Nilfgaard (ce qui m’a un peu ennuyé au début, car c’est celui que je maîtrisais le plus dans Wild Hunt). Mais, rassurez-vous, il apparaît en grisé avec la mention « prochainement ». Donc là encore, on devrait le voir débarquer tôt ou tard.


Pour créer un deck, on doit choisir une faction (et donc posséder le chef adéquat) puis sélectionner nos cartes. Il faut un minimum de 25 cartes et un maximum de 40. De plus il y a des quotas à ne pas dépasser (max 6 cartes argent et 4 cartes or).  Lorsque notre deck est créé, on peut allez le tester dans le menu Jouer.

Oui parce que c’est bien beau tout ça, mais faudrait un peu parler de la partie jeu en elle-même maintenant.

Dans cette version bêta, seul le multijoueur est disponible. Le jeu prévoit une campagne solo (voire plusieurs si on s’en réfère aux récentes déclarations des développeurs), mais elle est absente ici.

On nous propose donc de jouer soit en ligne, soit contre des amis (cela fonctionne avec nos contacts GOG). Il y a aussi un didacticiel bien fichu et court. Je conseille vraiment de le faire car il permet de découvrir les nouvelles règles du jeu et certaines propriétés de cartes absentes jusque là. Pour rappel le Gwent se joue en 2 manches gagnantes. Notre main se compose de 10 cartes plus notre carte Chef. Première nouveauté : lors du tirage de la main on peut changer jusqu’à 3 cartes (contre 2 autrefois). Seconde nouveauté (et c’est la plus importante) : entre chaque manche nous allons recevoir des cartes. Deux à l’issue de la première manche, une avant la troisième manche si troisième manche il y a.

C’est une composante à prendre en compte dans le développement de la tactique qu’on souhaite mettre en place. Le Gwent est un jeu éminemment stratégique où le moindre faux pas peut se payer cash (surtout lorsqu’on atteint des niveaux élevés). Le nouveau système introduit un facteur chance qui peut parfois retourner la situation dans un sens comme dans l’autre.

Le jeu propose aussi un système d’entraînement contre l’ordinateur (plus tard, un mode Escarmouche, joueur contre IA, verra le jour). Ce dernier permet de tester ses tactiques contre les différentes factions et donc de mieux les appréhender.

Et maintenant la pièce de choix, l’épée d’argent de grand maître de l’école du Loup : le mode en ligne.

C’est là qu’on se confronte aux autres joueurs et qu’on gagne minerais, fragments et niveaux.

Le jeu propose un système de matchmaking. Donc si vous pensiez vous la jouer vampire supérieur et aller sucer jusqu’à la moelle le sang des pauvres pécores des faubourgs délabrés d’Oxenfurt, c’est râpé. Inversement, si vous débutez, et que vous êtes du genre jeune jouvenceau parti compter fleurette à votre douce dans les bois, vous ne tomberez pas non plus dans les racines d'un leshen.

Une fois l’adversaire trouvé, le match commence. L’occasion de dire que nous ne sommes pas dans un simple re-skin du gwent original. Nous avons le droit à des effets dynamiques et sonores suivant les cartes jouées. Le plateau est plus ergonomique et les informations accessibles plus facilement (dernière carte jouée par l’adversaire, score général et par lignes, description de nos cartes claire et précise par un simple survol avec la souris). Le jeu se pare aussi de nouvelles musiques. Chaque faction possède un thème qui lui est propre et qui est joué durant la partie.

À la fin du match, qu’on gagne ou qu’on perde, l’option de féliciter l’adversaire nous est proposée. Dans les faits, être fair-play permet à son opposant de gagner un peu de denrées. Ça ne coûte rien d’être sympa et, personnellement, je le fais à chaque match. À l’exception des fourbes qui déclarent forfait. Un forfait de l’adversaire vous fera gagner le match, mais par principe j’estime que le jeu doit être joué jusqu’au bout même si l’issue semble inéluctable (c’est mon côté chevaleresque).

Quand le match est terminé nous recevons donc notre butin et avançons (ou non si défaite) sur notre ligne de progression. Chaque niveau gagné nous fait obtenir un bonus de minerais.

Et c’est là que je vais aborder le gros gros gros gros problème de cette bêta : quand le match est fini, vous êtes pris par l’irrésistible envie de faire une nouvelle partie. Vous avez beau vous dire « allez, c’est la dernière celle-là », vous continuez à cliquer. Inlassablement. Comme si un dernier v½u vous liait à ce jeu pour l'éternité.

CD Projekt Red est, sous ses beaux atours de prince ophiri, un djinn puissant. Si vous le désirez, vous pouvez frotter sa lampe en ces lieux https://www.playgwent.com/fr.

À vos risques et périls... Mais, surtout, à votre bon plaisir.

 

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