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Par Dimitri2401 | Blog créé le 28/12/09
Dernière modification le 20/07/10 @ 20h51

Un peu de tout, beaucoup de rien et un soupçon de n'importe quoi !


Dossier - 11 Juillet 2010 @ 20h39 -
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Si jeune mais déjà si riche, le monde vidéo-ludique chemine de machine en machine, de jeu en jeu, à une vitesse folle, illuminant nos écrans noirs de milliers de pixels chargés de souvenirs.

Depuis maintenant plusieurs années, nombreuses sont les voix (de plus en plus insistantes) poussant le jeu vidéo, sa culture et son histoire, en quête d’une réelle reconnaissance.
Et pourquoi pas un musée du jeu vidéo ? C’est une des volontés de la formidable association MO5, qui, avec MuseoGames, marque une première étape réussie et pleine de promesses.

Hall of fame

Exposition temporaire siégeant aux Musée des Arts et Métiers de Paris, MuseoGames est une des premières “grandes” incursions des jeux vidéo dans le paysage culturel français. Dans un cadre sympathique, l’exposition se déroule en trois véritables étapes.

Une fois un hall paré d’écrans fourmillant de oldies franchi, le visiteur se retrouve dans un couloir de quelques mètres, encerclé des machines de la (riche) collection de MO5. Des plus anciennes aux plus jeunes, des plus connues aux plus originales, cet étalage, dans un état tout simplement extraordinaire vu l'âge de certains supports, viendra probablement raviver la flamme nostalgique chez bon nombre de gamers.

Le néophyte, lui, sera sans doute un peu perdu, si ce n’est perplexe, devant cette masse de carcasses plastiques dissimulant moults circuits imprimés. De plus, face au (relatif) manque d'informations sur les machines, l'avidité de détails logiquement éveillée par la collection présentée risque de causer chez certains quelques frustrations.

Intéressante, mais sans doute un peu élitiste et insuffisamment détaillée, cette première phase du voyage au cœur du jeu vidéo sert en fait de mise en bouche, un préliminaire à la si enrichissante suite qui nous attend. Car, au bout du court couloir peuplé de machines se trouve une étendue vivante de souvenirs. Atari 2600, MSX, NES, NeoGeo, Saturn et j’en passe, et tout celà est jouable !!!

Une histoire à rejouer

Et c’est là que MuseoGames prend toute son ampleur et puise son charme. Car le jeu vidéo n’est pas une œuvre culturelle comme les autres. Inertes, les loisirs vidéo-ludiques sont vides de sens, et n’existent finalement que pour être vivants et interactifs.

La première chose qui m’a réellement frappé en pénétrant dans l’espace jeu, c’est la mixité des publics présents. De Marcus (que je remercie d’ailleurs pour sa gentillesse) au grand-père venu accompagner ses petits-enfants, hommes et femmes de tous âges se mélangent. Et nul ne semble rester indifférent devant toutes les petites boites en plastiques crachant leurs pixels criards.

MuseoGames m’a plus que jamais démontré le pouvoir fédérateur du jeu vidéo. J’ai croisé le fer à Pong avec un jeune hollandais qui ne connaissait le jeu que de renom (et le français tout autant d’ailleurs !) et avec qui j’ai passé quelques enthousiasmantes minutes. J’ai observé deux enfants d’une dizaine d’années découvrir Mario Kart sur Super Nintendo et se lancer dans une interminable et joviale joute à coups de carapaces. Mais l’apogée de la magie vidéo-ludique s’est manifestée quelques minutes plus tard.

Tranquillement en train de jouer à Boulder Dash, j’observe, sur ma gauche, deux jeunes enfants en train de découvrir Tetris, accompagnés de leur grand-mère, probablement sexagénaire et clairement extérieure au monde des jeux vidéo. Les minutes passent, et cette sympathique mamie, semblant trouver le temps long à regarder les bambins pianoter sur les manettes, commence à observer avec une certaine curiosité les écrans de la machine voisine de la mienne. Quelques hésitations plus tard, la voila qui décide pourtant de s'asseoir, et une fois manette en main de presser quelques boutons, jusqu’à voir ce cher Mario vagabonder sous ses yeux. Ce n’est finalement qu’une bonne dizaine de minutes plus tard que cette chère dame lâchera la NES, apparemment ravie de son expérience, pour retourner surveiller les deux bambins.

J’ai, à ce moment précis, compris la réelle puissance du média jeu vidéo, qui, par sa diversité et son aspect avant tout ludique (on parle en effet bien de jeu) semble capable de capter toute attention, si bien qu’il semble impossible que quelqu’un puisse déclarer ne pas aimer le jeu vidéo, tellement polymorphe celui-ci peut être.

L’exposition avait donc dors et déjà gagné, en me procurant une décharge émotionnelle aussi inattendue qu’agréable. Je n’étais pourtant pas au bout de mes surprises, car une fois l’espace jeu expérimenté, je me dirigeais vers ce que je pensais être la sortie : l’espace Game Over.

Et pourtant, rien n’est fini ! Cet espace regroupe en effet plusieurs bornes d’arcade des plus sympathiques, dont le mythique Space Invaders, le saisissant Outrun (et surtout son retour de force !) ou encore une borne (malheureusement limitée à un joueur) de Capcom vs SNK. Mention spéciale au fascinant Time Traveler de Sega, qui à lui seul mérite de se déplacer au Musée des Arts et Métiers !

C’est ainsi sur une note forte agréable que je quittais MuseoGames.

Conclusion

Finalement, que penser de MuseoGames ? Vous l’aurez compris, j’ai été conquis. Par tant par l’exposition en elle-même que par ce qu’elle a véhiculé en moi. Soyons francs, quelques machines exposées dans un hall seront bien peu intéressantes pour le quidam, les informations fournies restent relativement légères et les 600 m² de l’exposition se révèlent tellement petits !

Conséquence sans doute d'une certaine fébrilité au niveau informatif, la mise en avant des grands créateurs n'est qu’implicite. La salle de jeu regroupe Miyamoto (avec Mario et Mario Kart), Mizuguchi (avec Sega Rally et surtout Rez), Kamiya (avec Okami), etc..., mais sans jamais les citer. L’initié aurait tellement aimé en voir plus (même si quelques sympathiques documentaires nous présentent les géniaux Raynal, Chahi, Ulrich, etc...), le néophyte lui n’aura pas forcement conscience que derrière bien des grands jeux se cachent de grands messieurs. Reste à espérer que la curiosité suscitée par l’exposition suffira à le faire aller plus loin, et à découvrir les visages sous les pixels !

Mais MuseoGames va au delà des apparences en étant interactif. L'exposition présente le jeu vidéo tel qu'il a été pensé : pour être joué ! Et c'est finalement là qu'on se rend compte que l'information réelle, celle qui importe, que l'on retient et qui fait la richesse culturelle, on l'obtient manette en main.

MuseoGames est donc loin d’être parfait, mais MuseoGames est vivant, émouvant, transpire la passion du jeu vidéo et donne envie d’en voir plus. Essai réussi, l’exposition augure du meilleur pour la suite, tout en laissant une grande marge de progression. On a tout simplement hâte de l’avenir qui, sous l’impulsion de MO5 et de tous les autres acteurs de MuseoGames, s’annonce très jeu vidéo !

 

MuseoGames - Une histoire à rejouer.
Du 22 Juin au 7 Novembre 2010 au Musée des Arts et Métiers de Paris.
Entrée à 5.5€ (3.5€ en tarif réduit) de 10h à 18h (21h30 le jeudi), fermé le lundi.
http://museogames.com/


Critiques vidéoludiques - 16 Mars 2010 @ 16h47 -
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E3 2005 : déboule sur les écrans du stand Sony une vidéo qui va en laisser beaucoup pantois. Nombreuses sont les rumeurs annonçant cette maestria visuelle comme étant en temps réel, créant un énorme buzz qui marquera bien des esprits.
Ce qui s'avérera finalement être un simple target render scellera une partie du destin de Killzone 2 : le jeu se devra d'être un étalon visuel. Lourde tâche pour Guerrilla Games qui, 4 ans plus tard, livre enfin son FPS...

The Art of War

Killzone 2 est beau, très beau même. Certes pas au niveau des scènes précalculées qui auront fait couler tant d'encre, mais le titre de Guerilla est sans conteste l'un des plus beaux de la PlayStation 3.

Les sublimes et complexes décors du jeu trahissent l'attention portée par les développeurs : les textures sont, pour la plupart, fines et détaillées, et l'univers entier est bercé dans un flot d'effets postprocess du plus bel acabit. Les protagonistes ne sont pas non plus en reste : eux aussi très joliment modélisés et texturés, ils se voient dotés d'un système d'animation des plus convainquants.
Ce déluge visuel est, de surcroit, parfaitement digéré par la PlayStation 3 qui, en toute occasion, offre au joueur une fluidité exemplaire.

Killzone 2 est donc un délice pour les rétines, mais, au delà de l'aspect purement technique du titre, il faut aussi souligner sa direction artistique. Le joueur se retrouve plongé dans un monde post-apocalyptique d'une noirceur magnifique, où tout semble si exiguë, presque oppressant. Les contrastes sont violents, passant d'un noir profond à d'étourdissantes lumières, et le jeu tout entier nage dans une atmosphère particulière et bien maitrisée.

Toutefois, ces choix de design sans concession pourront déplaire à certains. Le FOV ridicule du jeu donne l'impression d'avancer avec des œillères, dans un environnement quasi-monochrome et parfois confus.

Michael Bay es-tu là ?

Passons sur le scénario minimaliste, tenant largement sur une feuille de papier à cigarette et simple prétexte à la débauche de violence offerte par le jeu, pour aborder le gameplay.

Comme on pouvait s'y attendre, Killzone 2 est tout ce qu'il y a de plus classique. Mû du début à la fin par de bons gros scripts, le jeu n'aspire que très rarement à proposer une légère sensation de liberté. Finalement proche d'un Call of Duty dans son déroulement, le titre de Guerilla se place sur le créneau des FPS PopCorn, mais il le fait bien.

Brutal, violent et impressionnant, Killzone 2 en met plein la vue. Les scripts sont parfaitement huilés et placent le joueur au cœur d'une action explosive, maintenant le rythme tout au long de l'aventure. L'action va crescendo et ne laisse guère le temps de souffler.
 
Aussi scripté le jeu soit-il, l'IA des ennemis n'a pas été laissée de côté. Vos opposants vont tenter de vous encercler, de vous déloger à la grenade, et se révèlent être plutôt bons tireurs. Convaincante et coriace, l'IA améliore l'immersion et pousse à utiliser l'ingénieux système de couverture.
Ce dernier, adroitement inspiré par Gears of War, apparait comme un peu déroutant au départ mais se révèle véritablement essentiel. Il n'est certes pas toujours aisé de combiner toutes les possibilités des commandes avec la couverture, mais le système se veut efficace et rapidement on ne peut plus imaginer faire sans.

Killzone 2 n'est pourtant pas exempt d'étranges défauts de level design. Ce dernier se révèle parfois ancestral dans sa conception, nous propulsant en des temps oubliés... La profusion de barils explosifs sur le champ de bataille, aux côtés desquels vos ennemis vont s'abriter, ou le respawn infini de vos opposants en certains endroits, sont des exemples criants de la plus grande faiblesse du titre.

Le jouissif de certaines zones particulièrement bien pensées côtoie l'absurde et, même s'il reste agréable d'arpenter les décors du jeu, certains choix de level design resteront sans nul doute énigmatiques.

Conclusion

Attendu au tournant, Killzone 2 s'impose bien comme le gros titre PlayStation 3 qu'il se devait d'être. Sans surprise mais diablement efficace, visuellement brillant et terriblement accrocheur, le titre de Guerilla Games rempli avec brio son cahier des charges.

Porté par un budget de plus de 20 millions de dollars et un développement interminable, Killzone 2 ne déçoit pas et s'impose comme une production majeure sur la console de Sony.

Jeu à grand spectacle ultra linéaire d'un classicisme certain, ses seuls véritables défauts sont, sans doute, un level design peu inspiré et, peut-être, sa faible durée de vie, compensée toutefois par un mode multijoueur solide et plaisant, auquel il ne manque que la présence d'une campagne coop.


Critiques BD - 16 Février 2010 @ 23h38 -
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Fort de la reconnaissance et des moultes acclamations que lui ont apporté sa fantastique série Bone, c'est avec une toute nouvelle saga, intitulée RASL, que Jeff Smith revient sur les étalages. Finis Fone Bone et ses cousins, finis les penchants fantasy, c'est un titre bien plus mature et sombre versant dans la science fiction que l'autre américain nous offre cette fois.

Plus gros, plus grand est le plaisir

The Drift est une collection des trois premiers chapitres de la série RASL. Présenté dans un format peu conventionnel (23x30cm) et uniquement en noir et blanc, ce premier volume arbore un style de dessin bien plus détaillé que ce que pouvait offrir Bone. Le trait, tout en gardant la très reconnaissable patte Jeff Smith, est plus adulte et utilise de forts contrastes noir/blanc.
Le grand format de cette bande dessinée, associé à un visuel certes pas époustouflant mais réellement sympathique, procure un véritable plaisir de lecture. Les pages se tournent sans trop qu'en s'en rende compte, déroulant avec elles l'histoire bien mystérieuse contée par RASL lui-même.

Another Side of Bob Dylan

Mais qui au juste est RASL ? RASL est un voleur, d'un genre particulier. Capable de voyager dans d'autres dimensions par l'intermédiaire d'une mystérieuse chose appelée "The Drift", ce criminel, accessoirement très porté sur l'alcool, va voir les choses s'envenimer suite au vol d'un Picasso.
Transporté dans une dimension parallèle loin d'être celle escomptée (où Dylan n'est pas vraiment Dylan !!!), RASL va se retrouver pourchassé par un bien étrange individu et révélera, petit à petit, les détails de son mystérieux passé.

Un visage nouveau

RASL est une réelle prise de risque de la part de Jeff Smith. Plutôt que de capitaliser sur ses succès passés, Smith ose ici une BD singulièrement différente. Le pari est d'autant plus important que sa nouvelle série démarre sur les chapeaux de roue, dans un flou total. Le lecteur se retrouve complétement perdu, dans l'attente d'informations qui arrivent au compte-gouttes, et les 112 pages de ce premier volume sont finalement très maigres en éclaircissements.
L'essence même de RASL semble se situer plus sur la durée, dans de longues sessions de lecture, une fois l'œuvre plus avancée.

Conclusion

Pour autant, parcourir The Drift est loin d'être déplaisant. Tout s'enchaine de manière fluide et accrocheuse et fait monter l'impatience de connaitre la suite ! Le premier contact avec cette nouvelle série regorge de promesses, que Jeff Smith devra par la suite confirmer afin de concrétiser ce démarrage de qualité !
Je suis donc conquis (comme presque toujours avec Smith) et le seul réel défaut de cette bande dessinée est finalement de ne pas avoir de version française. Eh oui, malheureusement pour les anglophobes, aucune traduction ne se montre à l'horizon !

Fiche technique

RASL: The Drift
Scénario/Dessin : Jeff Smith
112 pages noir et blanc
Année : 2009
Éditeur : Cartoon Books


Critiques BD - 9 Février 2010 @ 09h28 -
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Rares sont les bandes dessinées traitant de l'environnement scolaire, plus rares encore sont celles contant le quotidien d'un professeur des écoles, ses doutes, ses joies, ses faiblesses.

Le journal d'un remplaçant est une sorte de journal de bord graphique, une plongée dans la vie d'un de ces instituteurs d'un jour, d'une semaine ou parfois d'un mois que tous durant notre scolarité nous avons une fois côtoyé. Un témoignage sur l'éducation vu par un de ses acteurs, démystifiant bien des on-dit, mettant en exergue des facettes trop souvent oubliées ou occultées du métier d'enseignant.

Le plus beau métier du monde

Martin est un jeune remplaçant. Chaque jour, l'attente du coup de téléphone qui scellera le sort de son lendemain se fait pesante. Puis vient l'appel, qui lui propose un poste dans un I.R :
- Euh, c’est quoi un I.R. ?
- Un institut de redressement pour élèves ultra-violents... Le titulaire a craqué.

Évidemment, Martin refuse. Qui voudrait d'un tel poste après tout ? Justement, personne, tant et si bien que Martin se voit désigné volontaire. Commence alors une année dans l'inconnu, parsemée de joie et éclaboussée de difficultés.

Plus qu'un métier, une vocation

Martin découvre dans cet I.R. un monde au premier abord normal mais qui se révélera en fait bien différent et plus ardu que ce pour quoi un remplaçant est formé.

C'est en accompagnant Wesley, Fabien, Kévin, Yanis, Rémi et Jonas que Martin Vidberg livre un témoignage poignant et affligeant sur les errances du système éducatif, sur ses absurdités, sur son image et sur le délicat quotidien de professeur. Laisser tomber le scolaire, voilà le conseil qu'il se voit prodiguer. Déroutant pour lui, dont le rôle premier est de transmettre son savoir, d'encourager la progression, une progression aussi bien gratifiante pour l'élève que pour l'enseignant lui-même.

Mais que faire d'autre, sans formation adéquate, face à un groupe versatile, basculant du charme au cauchemar, constitué d'enfants meurtris : "la violence subie par ces enfants [est] bien plus insupportable que celle qu'ils manifestent en classe".

m...mou...mouton ?

C'est avec une justesse et une sincérité sans faille que Martin Vidberg nous confie ses pensées et ses faits. Des patatoïdes noir et blanc des 125 pages de cette bande dessinée transpirent tendresse et émotion. Le lecteur découvre la face cachée de l'éducation, voit voler en éclat bien des certitudes sur le travail d'enseignant. On s'attache à ces enfants difficiles, d'une gentillesse indiscutable, et on adhère au désarroi d'un professeur qui voudrait les aider mais qui ne sait comment faire et que personne ne vient réellement épauler.

On sourit lors des instants de joie, on s'attriste des situations délicates, on se questionne sur les dérives du système éducatif, sur les dérives de certaines familles et sur l'impact de tout ceci sur le professeur. La simplicité visuelle de l'œuvre (qui n'en reste pas moins une véritable réussite graphique) rend le récit plus touchant encore, et il en devient à la fois bien trop long et bien trop court : la quatrième de couverture semble arriver trop rapidement, mais on souhaite à chaque page voir s'évaporer au plus vite tous ces travers de la société et de son éducation, sans lesquels le livre ne serait finalement pas.

Conclusion

Peinture juste et intelligente du monde de l'éducation, Le journal d'un remplaçant est une véritable réussite. C'est avec une sensibilité certaine que Martin Vidberg transmet ses difficiles moments, ses doutes, parfois sa culpabilité, mais aussi ses moments de bonheur et son amour pour son métier. 125 pages émouvantes, qui font réfléchir, qui ébranlent nombre de clichés et qui, c'est certain, feront s'interroger ceux qui, comme moi, ont fait de l'éducation leur avenir.

Fiche technique

Le journal d'un remplaçant
Scénario/Dessin : Martin Vidberg
125 pages noir et blanc
Année : 2007
Éditeur : Delcourt
Série : Shampooing

 

Pour lire (légalement) les premières pages de la bande dessinée, c'est ici : http://bluecity.free.fr/instit/


Critiques vidéoludiques - 30 Janvier 2010 @ 15h21 -
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Arrivé un an après la sortie de la PlayStation 3, Uncharted : Drake's Fortune avait pour difficile rôle celui de system-seller. Manquant d'exclusivités marquantes, la console de Sony se devait de posséder un titre phare, un blockbuster incontestable, et c'est le défi que les californiens de Naughty Dog ont tenté de relever.

Uncharted, tout nouveau...

Naughty Dog évoque, chez nombre de joueurs, les sagas connues et reconnues que sont Crash Bandicoot et Jak and Daxter. Statut de développeurs talentueux et licences fortes en poche, tout semblait réuni pour aborder de façon sereine le passage sur PlayStation 3. C'est pourtant une autre voie que celle dictée par le fantôme des succès passés que le studio de Santa Monica a décidé de suivre.

Au défi technologique immense que représente la console de Sony et son architecture tortueuse, Naughty Dog ajoute celui de lancer une nouvelle IP. Loin de l'image plus enfantine véhiculée par ses anciennes icônes, c'est à un titre bien plus mature et ambitieux que donnent naissance les californiens. Finis les personnages stylisés et les mondes étranges, le mot d'ordre est ici réalisme.

Vous incarnez Nathan Drake, homme ordinaire et chasseur de trésor trentenaire qui, convaincu d'être un descendant de Sir Francis Drake, se lance à la poursuite de la mythique Eldorado. Débute alors pour le pauvre aventurier une cascade de fusillades, de scènes d'actions survoltées et de périlleuses acrobaties, pour notre plus grand plaisir.

...tout beau

Depuis bien des années, Naughty Dog rime avec excellence technologique. Constitué à n'en pas douter d'une des équipes les plus douées de toute l'industrie, le studio tente, à chaque nouvelle production, de se placer comme maître-étalon au niveau visuel, sans pour autant négliger le gameplay.

Uncharted ne déroge pas à la règle et se veut graphiquement épatant. De la modélisation des personnages à celle des décors en passant par les textures et le choix des couleurs, on reste bouche bée devant le spectacle offert. L'univers réaliste du jeu semble vivant tant il est bien rendu, et là où beaucoup de titres optent pour des teintes ternes et sombres, Uncharted mise sur un feu d'artifice de nuances.

C'est donc un véritable plaisir pour nos rétines que de voir Nathan Drake prendre vie à l'écran. Soutenu par une motion capture parfaitement maitrisée, le talent des animateurs de Naughty Dog est indéniable tant les mouvements des personnages sembles fluides et naturels. Finalement, se jeter dans le vide et éviter les balles parait tellement aisé !!!

Le titre est donc une véritable maestria visuelle, une démonstration de la puissance de la PlayStation 3, toutefois pas épargnée par quelques (rares) saccades, textures baclées et effets spéciaux ratés, mais rien de rédhibitoire, et ce n'est pas sur l'aspect technique qu'il faudra chercher à critiquer le jeu.

Comme au cinéma...

Ce qui frappe quand on joue à Uncharted, c'est le travail de mise en scène opéré par Naughty Dog. Le visuel impressionnant de réalisme du titre se voit amplifié par un effort de scénarisation et de direction cinématographique.

Parfaitement intégrées entre les phases de gameplay, les nombreuses cinématiques, bien doublées et jouées, content une histoire agréable et intéressante, même si sans grande surprise.
Tout au long de l'aventure s'enchainent les scènes fortes et impressionnantes, à la manière d'un blockbuster américain, soutenues par de judicieux choix de caméra et par une réalisation sonore efficace, aux musiques très hollywoodiennes.

Les périples de Nathan Drake se déroulent ainsi de façon fluide, narrative et spectaculaire. Le joueur est happé dans cette chasse au trésor rythmée, à la manière de ce que peut offrir un bon film d'action, l'interactivité en plus, parce que mine de rien, il y en a des choses à faire !

...peut-être même un peu trop

Et oui, le chemin de notre héros est parsemé d'embuches. Les phases de plateforme alternent avec quelques énigmes et de nombreuses scènes d'action, le tout, comme nous l'avons déjà vu, dans un enrobage cinématographique hérité des blockbusters américain.
Mais cet aspect hollywoodien, certes sympathique, est toutefois assez mal dosé. La linéarité, inhérente au style de jeu qu'est Uncharted, est exacerbée par une scénarisation de tous les instants, et la volonté d'épater le public par de l'action incessante se traduit par une surenchère de phases de shoot finalement répétitives.

Les fusillades sont pourtant un modèle du genre : tactiques et intéressantes, elles offrent un bon challenge face à une IA des plus réussies. Se mettre à couvert, jeter une grenade par-ci par-là, contourner et isoler les ennemis, il faut sans cesse être sur le qui-vive, précis et délicat dans ses attaques, sous peine de voir Nathan s'écrouler sous les balles.

Mais l'orgie de telles séquences peut finir par lasser, surtout quand on considère la friabilité de certaines mécaniques de jeu. Ainsi, de trop nombreuses fois au cours de l'aventure, la vague d'opposants en place éliminée, une seconde vague, venant dans votre dos, va s'inviter à la fête. Entachant finalement la progression, ces stupides erreurs gâchent une gameplay pourtant sympathique et plein de potentiel.

Le surplus de scènes testostéronées se fait évidemment aux détriments des autres aspects du jeu. Les phases d'exploration-aventure sont pourtant fort agréables, souvent épatantes tant Nathan Drake fait preuve d'agilité et révélatrices du soin apporté au level design et aux animations. L'amateur d'espaces verts restera donc un peu sur sa faim avec cet aperçu aguicheur d'un gameplay au final trop en retrait par rapport aux scènes arme au poing.

Notons aussi les très dispensables passages en jet-ski, totalement ratées, et Uncharted apparait alors comme un colosse aux pieds d'argile dont les choix de gameplay balancent de l'excellent au contestable et pourraient en rebuter plus d'un.

Conclusion

Uncharted : Drake's Fortune s'impose comme un titre majeur sur PlayStation 3. Visuellement remarquable, doté d'un gameplay plein de promesses, il n'est toutefois pas exempt d'erreurs de jeunesse. Mal dosé, un peu trop répétitif et dans le même temps bien trop court (8 à 10h pour un joueur moyen), on ressort diverti mais pas totalement satisfait tant le potentiel d'un tel titre semble évident.

Derrière cet essai (plutôt fructueux) de Naughty Dog se profile l'ombre d'une suite extraordinaire. Malgré ses imperfections, aucune raison de bouder le premier opus des péripéties de Nathan Drake avant de s'adonner aux plaisirs du second !


Critiques DVD/Blu-Ray - 14 Janvier 2010 @ 22h12 -
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C'est donc pris d'un souffle nostal-geek que j'ai glissé mon DVD récemment acquis de La Fabuleuse Histoire des Jeux Vidéo dans mon lecteur, sans aucun a priori et avec, je ne peux le cacher, une pointe d'impatience.

Retracer en deux fois 52 minutes l'histoire du jeu vidéo, de sa préhistoire à son présent, c'est l'ambitieux pari de ce documentaire. Alors, réussite ou ratage ?

Un contenu sérieux et didactique...

Racontée par un Lorànt Deutsch plutôt convaincant et conduite par le duo Marcus/Philippe Ulrich, cette rétrospective mise sur une documentation sérieuse et travaillée pour convaincre.

Parsemé d'interventions d'acteurs du monde et de la presse vidéo-ludique (quel plaisir de revoir AHL et J'm Destroy par exemple), ce reportage se veut appliqué. Les interlocuteurs sont concernés et compétents, ont le mot juste et transpirent la passion. Les jeux et machines présentés sont habilement choisis et feront sans peine vibrer la corde nostalgique chez tout féru de jeu vidéo.

Les principales mouvances des loisirs numériques sont abordées dans un style entrainant, l'histoire globale du média émerge de l'ensemble de façon naturelle et accessible, compréhensible par tous, du nerd au néophyte. Le récit, dynamique, proposé au spectateur semble capable de captiver quiconque lui offre sa chance, dans une démarche didactique et efficace (toutefois pas exempte de quelques petites coquilles).

...malheureusement un peu trop

Mais cette ouverture aux masses s'imposera immédiatement pour le passionné comme un obstacle. Là où les non-initiés verront une main tendue vers une histoire qui ne leur a jamais été contée, le converti se sentira comme pris par le bras, étouffé, dans un survol des annales du jeu vidéo.

Car aussi bien dépeinte qu'elle puisse l'être, la fabuleuse histoire présentée ici est déjà bien connue de tous les amateurs. Ceux-ci verront dans ce reportage plus un panorama qu'une réelle source d'informations. Deux fois 52 minutes, c'est bien court pour naviguer dans les méandres de 40 ans de faits. Les anecdotes dont raffolent les fanatiques sont bien trop absentes, la terrible crise des années 80 juste évoquée, certaines machines mythiques juste effleurées du bout des lèvres.

Mené à une vitesse soutenue, le documentaire saura intéresser l'amoureux de jeu vidéo mais ne saura malheureusement pas le galvaniser. Le plaisir est présent, l'attente de la suite du reportage constante, l'intérêt certain, mais on ressort tout de même un peu déçu de cette présentation timorée.

Conclusion

Alors finalement, bon ou pas ?

Certes tout est trop rapide, trop superficiel, mais tout est aussi rondement mené, intéressant, attachant et attractif. Pour un passionné, le documentaire se transforme en un pur moment de détente. On se prend à rêvasser de ces anciennes machines qui nous ont fait vibrer, et on oublie finalement la (relative) légèreté avec laquelle le sujet est traité.

Pour un néophyte par contre, ce DVD sera une véritable ouverture à un monde inconnu, un hommage à un media vieux de 40 ans qui, pour trop de gens, se résume à la PlayStation seule. Le film caresse l'espoir d'offrir à tous un bout de vie du jeu vidéo. Il sait intéresser le novice, le guider dans une saga qui ne fait que commencer, et en cela c'est une réussite.

Fiche Technique

Support : 1 x DVD 9

Durée : 2 x 52 min

Langues : Français (sous-titres anglais disponibles)

Audio : Dolby Digital 2.0

Format : 16/9


Critiques vidéoludiques - 29 Décembre 2009 @ 00h40 -
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D’un gradin d’or, - parmi les cordons de soie, les gazes grises, les velours verts et les disques de cristal qui noircissent comme du bronze au soleil, - je vois la digitale s’ouvrir sur un tapis de filigranes d’argent, d’yeux et de chevelures.

Des pièces d’or jaune semées sur l’agate, des piliers d’acajou supportant un dôme d’émeraudes, des bouquets de satin blanc et de fines verges de rubis entourent la rose d’eau.

Tels qu’un dieu aux énormes yeux bleus et aux formes de neige, la mer et le ciel attirent aux terrasses de marbre la foule des jeunes et fortes roses.

Arthur Rimbaud - Fleurs

Le calice

Flower, mais comment donc décrire Flower ? Un jeu, une expérience, une poésie, tout à la fois. Une chose est sûre, on ne sort que différent des étendues venteuses du dernier titre de Thatgamecompany.

Réservée au PSN (mais trouverait-elle vraiment une place ailleurs), cette création originale impose une certaine universalité. Point de mots, point de paroles, juste des sensations. Plus petit facteur commun aux hommes, c'est le ressenti que l'expérience Flower vient alimenter, un peu à la manière d'un Rez en son époque, mais d'un façon bien plus accueillante et accessible.

La corolle

Vous êtes un pétale, virevoltant au grès du vent, frôlant les herbes et colorant le monde. Car oui, le but est bel et bien de rendre au monde terne ses couleurs flamboyantes. Pour cela, votre petit pétale se devra d'heurter les fleurs encore fermées et ainsi libérer ses semblables. Très vite vous n'êtes plus un pétale mais une farandole colorée qui égaie tout ce qui vous entoure.

Une farandole mue par les vents, contrôlée par vos mouvements car Flower fait appel à la fonction de reconnaissance de mouvement des manettes PlayStation 3. L'immersion est totale et la magie opère. La réalisation excellente du titre pousse à verdir sans fin les étendues au départ sombres, puis à flâner juste pour se délecter des paysages luxuriants.

A tout instant, l'aspect sonore du titre soutient ce déluge de sensations visuelles et l'amplifie. Avec des musiques bien choisies, des transitions parfaitement maitrisées et idéalement associées à l'action, Flower se veut aussi expérience auditive. Le souffle du vent devient grisant et faire chanter la nature en l'effleurant devient euphorisant.

L'androcée

Percevoir Flower comme un simple jeu serait réducteur. Plutôt court et à l'histoire simpliste, le titre se doit d'être vu autrement, ou plutôt ressenti autrement. Flower est différent, Flower est une douce poésie harmonieuse, Flower est unique.

L'hermétisme à la magie émanant du titre serait à n'en pas douter source de déception. Il vaut vivre Flower plus que le jouer. En cela, Flower est une expérience avant tout personnelle, qui dépendra de ce que chacun cherche à y trouver. En cela aussi, tout le monde n'adhérera pas.

Le gynécée

Que reste-t-il après avoir joué à Flower ? Pour moi une sensation de légèreté, un plaisir doux et envahissant, une entêtante envie de recommencer.

Flower est bien plus qu'un jeu. Pour peu qu'on accepte de s'ouvrir à ce que dégage le titre, on se retrouve propulsé ailleurs, envouté et enchanté.

Vous l'aurez compris, Flower m'a conquis. Il n'est surement pas parfait, et on en tombe amoureux ou il nous frustre, mais jamais ne nous laisse indifférent.

Expérience visuelle, auditive et même tactile (par la reconnaissance de mouvement), on en vient à regretter l'absence de fragrances dans l'air et à souhaiter au plus profond de soi qu'un éclatant parfum s'échappe finalement de l'écran, mais c'est peut-être là un peu trop en demander.


Critiques ciné - 28 Décembre 2009 @ 21h02 -
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Voilà ! J'ai, comme des dizaines de millions d'autres personnes, cédé à la hype qui s'est emparée de la dernière réalisation de James Cameron et je suis allé assister, lunettes 3D sur le nez, à l'une des projections de ce long métrage qu'on annonce révolutionnaire. Verdict.

Ava-tarir les finances de la 20th

Avatar est un fantasme de James Cameron, muri des années durant (depuis 1994 de l'aveu même du réalisateur), repoussé dans l'attente des technologies nécessaires pour rendre vivant l'univers du géniteur de Titanic.
Résultat, une entreprise pharaonique, un film au budget (hors marketing) qui dépasserait allégrement les 300 millions de dollars. On savait Cameron habitué à la démesure, Avatar en est une illustration parfaite.

Avatar est finalement devenu, plus qu'un film, un événement, une machine médiatique, un énorme buzz sur lequel n'ont pas hésité à capitaliser une foultitude de marques (comme le démontrent les moultes produits dérivés vantés avant la séance). L'attente fut donc fébrile pour bon nombre de gens, et le résultat, autant le dire tout de suite, pas totalement convainquant.

Un univers d'une cohérence incroyable

Après plus de 10 ans de gestation, James Cameron a accouché avant tout d'un univers époustouflant. L'action se déroule en 2154, sur Pandora, luxuriante exoplanète à la végétation colorée et féérique, terre des Na'vis, espèce humanoïde, et colonisée par les humains.

Cette mise en place peut somme toute sembler des plus classiques pour un film de science-fiction, mais il n'en est en fait rien. La principale force du film réside dans la construction même de cet univers : il est d'une extrême richesse tout en restant cohérent et accessible.

Tout semble parfaitement maitrisé, la faune, la flore autant que les us et coutumes des Na'vi transpirent de vérité. Ce tour de force ne serait rien sans ce pour quoi Cameron a patienté une décennie entière : la technique.

Car Avatar est bel et bien une révolution technologique. Pas dans le tape-à-l'oeil ou la surenchère, mais dans le réalisme.
Alors que la majeure partie du film est générée par ordinateur, on oublie bien vite que tout à l'écran n'est que subterfuge digital. L'hallucinante maitrise technique ne laisse jamais transparaitre le vrai du faux, si bien que l'impression de regarder une oeuvre d'anticipation s'évapore au profit d'une immersion totale, renforcée par la 3D, pour laquelle le film a sans doute possible été pensé.

Cette 3D quasi-parfaite, associée à des effets numériques extraordinaires, fait d'Avatar un porte étendard de l'avenir visuel du cinéma, mais un avenir sans doute lointain (peu de films pouvant se targuer d'avoir 300 millions de dollars de budget, condition sine qua non pour une telle entreprise graphique).

Mais une histoire bien décevante

Malheureusement, l'univers d'Avatar sonne un peu comme une coquille vide, merveilleuse mais bien seule, lâchée par une histoire prévisible et mal menée.

Tout dans le scénario n'est que cliché. Jake Sully, ancien marine paraplégique, se voit offrir une chance de "marcher" de nouveau par l'intermédiaire du programme Avatar, qui permet aux humains de contrôler des êtres génétiquement modifiés ayant l'apparence de Na'vis. Ces avatars ont pour mission de pacifier les rapports entre humains, lancés dans leur colonisation de ce monde empli de richesses, et Na'vis, vivant en symbiose avec la nature.
Mais si la diplomatie n'aboutit pas, ce sera aux militaires de venir à bout du conflit.

Rien de bien original, mais rien de bien affligeant jusque là, sauf quand rapidement tous les comportements semblent poussés à leur paroxysme : les méchants sont très très méchants et les gentils sont vraiment très très gentils. Rajouter là-dessus une histoire d'amour d'un classique à mourir et un déroulement de l'histoire aux rouages enfantins, et vous obtenez 2h40 d'un spectacle creux.

Le contraste est saisissant entre la richesse de l'univers et la pauvreté du scénario, manquant de tout, dénué d'un souffle épique qui aurait pu le sauver d'un naufrage bien moi contrôlé par Cameron que celui du Titanic.

Conclusion


Avatar est bien le blockbuster attendu, mais en aucun cas le chef d'oeuvre tant annoncé. Visuellement épatant, le film transporte littéralement l'audience sur Pandora, puis l'abandonne lâchement. L'éclat technique du film est entaché par le scénario simpliste dont la boulimie de clichés devient écoeurante au fil des 2h40 du long métrage.
On en sort finalement diverti (n'est-ce pas là l'essentiel me direz-vous) mais déçu tant le potentiel (et le budget) de l'oeuvre semble sous-exploité.


Dossier - 28 Décembre 2009 @ 20h52 -
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Le jeu vidéo est un loisir cher. De l'achat de la console à celui des périphériques et des jeux en passant par les innombrables DLCs, les sommes investies dans ce media enflent rapidement.

Pourtant, à l'heure de l'Europe, de ses frontières douanières évaporées et de l'essor de l'e-commerce, il est facile de dénicher à petits prix les jeux même les plus récents.

Prenons un exemple concret : à l'heure où j'écris cet article, le dernier opus de la série Football Manager (qui compte parmi les jeux les plus chronophages jamais inventés !) se négocie autour de 50€ dans les boutiques françaises, mais seulement une trentaine d'euros chez nos voisins anglais ! Et ce cas n'est qu'un exemple parmi tant d'autres.

Pourquoi de telles disparités ? Plusieurs facteurs rentrent en jeu. Tout d'abord le Royaume-Uni (ou encore les Etats-Unis pour ceux qui aiment l'import longue distance) voit en ce moment sa monnaie écrasée par l'euro. De par le fait, importer devient plus qu'intéressant, même quand certaines banques appliquent des frais de change quelque peu abusifs.

En outre l'agressivité de certaines boutiques étrangères dans la guerre des prix, permise notamment par leur implantation dans certains paradis fiscaux (Jersey ou Guernesey en tête), permet de trouver de bonnes affaires, et ce dès le jour de sortie des produits !

La proximité de la Grande-Bretagne permet des délais de livraison plus que raisonnables (surtout quand on considère l'économie réalisée), ce qui n'est pas toujours le cas pour les sites asiatiques ou américains. L'envoi se faisant en général en airmail, il n'est par contre pas rare de voir des colis disparaitre. Selon le site, le remplacement et/ou remboursement peut alors être immédiat ou fastidieux.

Quid des douanes me diront certains ! Et bien là tout dépend. Evidemment, l'achat au Etats-Unis ou en Asie (qui ne sont pas en Europe) est synonyme de frais de douanes si le colis est contrôlé et si sa valeur dépasse le maximum autorisé pour ne pas avoir à payer droits de douanes et TVA locale (qui est de 22€ pour la France). Entre 22 et 150€, la TVA est due (en plus de frais inhérents au contrôle douanier) et au delà de 150€, taxes douanières et TVA doivent être payées (pour plus d'informations direction le site des douanes françaises : http://www.douane.gouv.fr/).

En ce qui concerne les pays membres de l'Union Européenne, aucun droit de douanes ou payement de la TVA ne peut être demandé ! Toutefois attention, certaines boutiques, comme je l'ai dit auparavant, sont situées dans des paradis fiscaux et ne font pas partie de la zone de libre échange. Dès lors les colis peuvent se voir contrôles et taxés par les douanes. Par exemple, une récente acquisition de Gran Turismo PSP chez Play.com pour 23.49€ (donc au dessus du maximum de 22€) s'est terminée par le payement de 8€ suite à un contrôle douanier.

Il faut toutefois noter qu'un envoi par airmail a en fait peu de chances d'être contrôlé étant donnée la masse de courrier circulant quotidiennement aux frontières. Les envois rapides du type EMS sont également souvent épargnés, ce qui n'est par contre pas le cas des autres types d'envois (UPS, DHL ...) qui passent systématiquement par la case douanes.

Importer ses jeux est donc en général une excellente opération, présentant peu de risques lorsque l'achat est effectué dans des pays membres de l'UE, parfois un peu plus rock'n'roll quand on explore d'autres territoires. La seule chose qui pourrait dissuader certains est le risque de contrôles douaniers. Mais bien souvent les colis passent au travers des mailles du filet, et même en cas de contrôle, le total dépensé reste généralement en faveur de l'importation.

Libre alors à chacun de faire son choix, le mien est déjà fait, et depuis longtemps !

Pour finir cet article, voici une liste (non exhaustive et non définitive) des sites étrangers où l'on peut dénicher de bonnes affaires :


Importation Européenne :

Play.com : Une légende du net. Envoi depuis Jersey.

Excellent site, qui impose toutefois de payer en euros avec un taux de change pas forcement très intéressant. En contrepartie les frais de port sont gratuits et le service client excellent. Les commandes sont en général traitées rapidement mais les délais de livraisons peuvent être un peu longs (de 5 jours à 2 ou 3 semaines). Attention, nombre de récentes commandes chez Play.com se voient sanctionnées de frais de douanes !!!

Amazon.co.uk : La version anglaise du site Amazon. Envois depuis l'Angleterre (vérifier que c'est bien Amazon qui envoie les produits, pas un vendeur tiers)

Excellent site, tout comme son homologue français. Possibilité de payer en livres ou en euros. Le service client est excellent, les délais de livraisons très bons, mais les frais de port sont chers (près de 5£).

TheHut/Zavvi/Sendit : Envois depuis Guernesey (et parfois d'Angleterre).

Trois très bons sites, membres du même groupe (le groupe TheHut). Il est possible de payer en livres (ce qui se révèle toujours plus intéressant), les produits sont en général rapidement envoyés et les délais de livraison sont corrects. La livraison est facturé 0.99£ par produit. Je ne peux pas m'avancer sur le service client, je n'ai jamais eu à les contacter.

Dvd.co.uk/Blahdvd : Envois depuis l'Angleterre ou la Suisse.

Deux très bons sites, membres du même groupe. Il est possible de payer en livres et en euros. Les envois sont rapides, les délais de livraisons très bons et les frais de port sont variables (en général facturés 0.99£ pour un jeu). Encore une fois, n'ayant jamais eu à contacter le service client, je ne peux donner mon avis dessus.

MyMemory : Envois depuis Jersey.

Bon site, aux prix très intéressants et aux frais de port gratuits. Le payement se fait en livres. Les délais de livraison sont corrects et le service client plutôt efficace.

Game : Envois depuis l'Angleterre.

Très bon site, la version anglaise de l'enseigne Game propose le payement en livres seulement. Les frais de port sont de 2.95£. Les délais de livraison sont bons. Je n'ai jamais eu à contacter le service client.

ShopTo : A éviter depuis un piratage massif de cartes bancaires (même si le paiement par Paypal est maintenant possible).

Importation Américaine :

Amazon.com : La version américaine d'Amazon. Envois depuis les Etats-Unis.

Très bon site (comme les autres enseignes Amazon). Frais de port élevés et passage en douanes quasi-systématiques. Payement en dollars. Très bon service client.

DVDboxoffice : Envois depuis le Canada.

Très bon site. Payement en dollars canadien. Les  frais de port sont gratuits mais les délais de livraison peuvent être très longs. Je n'ai jamais testé le service client.

Importation asiatique :

Play-Asia : Envois depuis Hong-Kong.

Très bon site. Le payement se fait en dollars. Les frais de port sont variables mais plus que corrects. Les délais de livraison peuvent être très longs. Le service client est très bon.


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Gameblog Premium
Édito

Ce blog sera-t-il célesto-cosmique ? Pas sûr du tout, et à n'en pas douter pas autant que celui qui l'héberge, pour autant je ferai de mon mieux avec mes petits moyens et mon peu de temps (vraiment peu) :)

Bonne lecture à tous les valeureux visiteurs !

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