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Par StephaneC Blog créé le 06/04/10 Mis à jour le 27/07/11 à 18h54

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Pokémon c'est avant tout une grande histoire d'amour, des heures passées sur sa Game Boy, des échanges houleux et un concept unique en son genre, capturer et élever des créatures qui cohabitent dans un univers rempli de dresseurs en tous genres. 'Un jour je serais le meilleur dresseur, je me battrais sans répit,' une mélodie qui résonne dans toutes les têtes, cheval de bataille des futurs maîtres Pokémon et de la Team Rocket, une organisation maintenant mythique dont l'unique objectif est de mettre la main sur tous les Pokémon de la planète. Avec Pokémon Version Blanche et Version Noire, oublions les fondamentaux et en route pour une nouvelle aventure pleine de surprises, bien que toujours signée Game Freak.

Tout débute alors que le héros de cette épopée, accompagné, c'est une première, non pas d'un rival, mais de deux amis d'enfance (Bianca et Tcheren), est confronté à un premier dilemme, le choix de son Pokémon de départ. Plante, Eau ou Feu, il suffit de faire le bon choix, d'enfiler ses baskets et direction le fameux laboratoire où nous attend non plus un vieux Professeur, mais bien une jolie jeune femme décidée à soutenir le petit groupe en leur offrant un Pokédex et quelques conseils judicieux sur la façon de bien faire les choses et la suite de l'aventure, histoire de ne pas brusquer les novices en la matière. Encore inexpérimentés, les trois compagnons se dirigent vers une traversée semée d'embûches, parsemée d'arènes, de villes majestueuses et de troubles fêtes bien décidés à leur mettre des bâtons dans les roues.

Du changement, voilà ce que nous réservent Pokémon Version Blanche et Version Noire, n'en déplaise aux adeptes de Pikachu et autres Pyschokwak, des bestioles vues et revues à travers les années et les dizaines d'épisodes que compte la série jusqu'à ce jour, tombées aux oubliettes dans ce nouvel opus, du moins pour le moment. Dès les premiers pas dans les herbes hautes qui bordent le village, les Pokémon inédits sont au rendez-vous et se comptent par dizaines. Difficile de se familiariser avec les noms, les capacités et autres aptitudes, des éléments apportant toutefois un challenge additionnel au niveau de la composition d'une équipe qui s'avèrera au final redoutable. À l'exception des techniques inédites maîtrisées par ce beau petit monde, le concept tournant autour des éléments reste similaire à celui des précédents volets. Bien que légèrement rééquilibré, histoire de donner un peu plus de crédit aux attaques 'neutres', le système à la pierre-papier-ciseaux reste identique, le feu brûlant les plantes, l'eau éteignant le feu et ainsi de suite. Roche, Ténèbres, Psy, Glace, rien n'a été mis de côté et les dizaines de techniques inédites associées à ces éléments apportent sans aucun doute possible un vent de fraîcheur à la série.

En faisant abstraction du côté graphique, les combats, l'élément majeur de Pokémon, ne sont pas en reste et bénéficient de quelques retouches qui s'avéraient indispensables. Pas de véritable révolution en soi, le concept restant, dans ses grandes lignes, fidèle à la série avec ses quatre options principales, Attaque, Sac, Fuite et changement de Pokémon, les aptitudes, également limitées à quatre, et bien entendu des rencontres aléatoires ou provoquées en fonction des Pokémon et dresseurs affrontés. C'est du côté de la stratégie que tout se joue, les adversaires semblant avoir acquis un peu de jugeote bien qu'il ne faille pas s'attendre à voir son opposant changer de Pokémon en plein combat en voyant, par exemple, un Grotichon (feu) insensible face aux attaques de son Feuillajou (plante). Pourtant, capsules de type Attaque+ ou Vitesse+ , potions en tous genres et autres remèdes sont dorénavant employés en plus grand nombre par les dresseurs, augmentant sensiblement le niveau de difficulté des combats. Mieux, alors que l'on connaissait déjà les duels en équipe, ou encore le fait de pouvoir tomber nez à nez avec deux Pokémon, cette génération introduit les affrontements 3 contre 3.Une gestion plus poussée de l'équipe devient alors indispensable, les Pokémon situés aux extrémités ne pouvant pas atteindre leurs opposés adverses.

Une lutte de tous les instants puisque Pokémon Version Blanche et Version Noire n'y vont pas de main morte en offrant des combats plus nombreux que jamais, face aux centaines de dresseurs éparpillés aux quatre coins d'Unys, mais pas seulement. Toujours en quête de badges, le héros a comme mission première de défaire les différents Champions à travers des arènes énigmatiques, mêlant réflexion et duels. Bien que relativement aisés, les défis proposés obligent à parcourir de fond en comble l'arène et de faire face à quelques sous-fifres avant d'affronter le maître des lieux. Les Team Rocket et Galaxie laissent place quant à elles à une toute nouvelle organisation, la Team Plasma, un groupe aux ambitions troublantes, séparer les Pokémon des humains afin de leur rendre leur liberté. Présente tout au long de l'aventure, pas le biais de sbires, mais aussi de membres plus influents comme les Sept Sage ou N., le fameux rival de ce Pokémon cinquième génération, la Team Plasma s'affirme petit à petit comme la principale menace de ce monde en enchaînant captures de Pokémon et mauvais traitements, augmentant ainsi la pression mise sur le héros, mais aussi la durée de vie du jeu, encore une fois à la hauteur des espérances.

Mais s'il y a un point sur lequel Pokémon Version Blanche et Version Noire se démarquent, c'est bien sur le plan visuel. Alors que les plaines et villages profitent de belles améliorations au niveau des graphismes, certaines villes nous offrent tout simplement des environnements en 3D, Vélocité en étant l'exemple le plus flagrant grâce à son aspect futuriste et son gigantesque pont sur lequel circulent véhicules et autres engins motorisés. Bien que n'apportant rien ou presque au niveau du gameplay, cet embellissement s'ajoute à la présence de conditions climatiques ayant un impact direct sur les combats, la tempête de sable infligeant par exemple des dégâts à plusieurs types de Pokémon, mais aussi à l'arrivée des saisons. Divisé en quatre saisons, à raison d'une seule par mois, le cycle permet avant tout de redécouvrir des lieux déjà visités, recouverts, par exemple, par une épaisse couche de neige offrant accès à de nouvelles zones. Un climat ayant également un impact significatif sur les Pokémon, dont certaines espèces évolueront temporairement en fonction de la période de l'année.

Si l'on ajoute à ça la présence de Pokémon légendaires et les diverses options de jeu en réseau, dont l'île Heylink, un endroit étonnant dans lequel il est possible de rejoindre, grâce au sans-fil, un ami et de visiter son petit coin de paradis à la façon d'un Animal Crossing, de combattre, d'obtenir des missions et d'échanger tout un tas d'objets, difficile de trouver des points négatifs à cette cinquième génération de jeux Pokémon. On pourra toutefois reprocher à cet épisode son bestiaire au design parfois décevant et quelques ralentissements lors des combats en équipe, mais rien de bien flagrant au final, Game Freak ayant une fois de plus livré un véritable chef-d'oeuvre.

Note finale : 8.5/10

Source : DigitalGames.fr

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