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Par StephaneC Blog créé le 06/04/10 Mis à jour le 27/07/11 à 18h54

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Resident Evil, Silent Hill, des maîtres en la matière, des survival horror comme on les aiment, malheureusement sur le déclin, critiqués depuis que le genre action semble avoir pris le dessus, poussant vers la sortie un style que l'on appréciait pour son ambiance sombre et pesante, mais surtout pour son efficacité relative à l'effet de surprise. Dead Space a donc repris le flambeau en 2008 et s'est imposé comme l'une des références du genre, une occasion saisie par Visceral Games et Electronic Arts pour poursuivre l'expérience avec un second volet tout simplement baptisé Dead Space 2.

Suite aux événements survenus sur l'USG Ishimura, un vaisseau d'extraction, Isaac Clarck, technicien de métier, mais surtout seul survivant des effets du Monolithe et de l'attaque des nécromorphes, se retrouve prisonnier du Sprawl, une station gigantesque faisant également office d'hôpital psychiatrique. Questionné par les employés de la station au sujet de son aventure sur l'USG Ishimura, Isaac, rongé de l'intérieur par la vision d'horreur de sa dulcinée et du Monolithe, émerge finalement de son cauchemar et découvre terrifié que le virus s'est répandu, ne laissant aucune chance aux habitants du Sprawl. Seul et ligoté dans sa camisole, Isaac doit fuir le plus rapidement possible, tout en suivant les indications données par une mystérieuse voix féminine, son unique contact, du moins pour le moment.

Le ton est donc rapidement donné dans ce Dead Space 2 qui nous plonge sans tarder dans l'horreur, avec ses environnements dévastés, des cadavres qui jonchent le sol et bien sur des hordes de nécromorphes affamés. Difficile de se frayer un chemin au milieu du bordel laissé par des créatures toujours à nos trousses, les portes étant bien souvent attendues comme le Messi, un endroit derrière lequel se réfugier et reprendre son souffle en attendant la prochaine vague. Car oui, Dead Space 2 fait peur, pas uniquement en raison de son bestiaire répugnant, ses nids de bestioles et son lot d'images effrayantes, mais également par son ambiance pesante, ses couloirs uniquement éclairés par la lampe torche d'Isaac et ses bruits qui viennent percer un silence qui ne laisse rien présager de bon. Il n'est pas rare de se faire surprendre par un simple réveil qui se met à sonner, une télévision qui s'allume soudainement ou tout simplement une porte qui s'ouvre. Sans surprise, cette sensation grandit avec le temps, et les créatures qui jaillissent sans crier garde au détour d'un couloir, dans l'ascenseur et même du plafond, accentuent encore plus cette impression de ne jamais se sentir en sécurité. Une peur constante qui profite à la durée de vie du titre, rallongée par le temps souvent nécessaire à Isaac pour traverser une pièce, le bouton servant à courir n'étant que rarement mis à profit, du moins lorsque aucune créature ne cherche à nous croquer.

Différentes races de bestioles errent dans la station et bien souvent profiteront d'une panne de courant ou d'un cratère dans un mur pour se jeter sur le pauvre Isaac. On retrouve ainsi les célèbres Slasher et leur rapidité légendaire, mais également d'autres créatures explosives ou souffrant de sérieux problèmes gastriques. Dead Space 2 se déroulant en grande partie dans les couloirs du Sprawl, dans son métro et dans certains édifices, il était nécessaire pour les développeurs de Visceral d'offrir une prise en main rapide, ou chaque objet peut être sélectionné en une fraction de seconde. Gestion des armes à l'aide de la croix directionnelle, possibilité de se déplacer tout en visant, au final Dead Space 2 s'en sort parfaitement sur ce point, à une exception près, l'impossibilité de se viser tout en courant, rendant certaines situations extrêmement tendues. Plusieurs boss viennent enfin pimenter cette aventure, plutôt discrets, parfois proposés sous forme de simili cut-scène et nécessitants, la plupart du temps, des aptitudes particulières concernant la visée et une utilisation plus poussée du stase, cette énergie très particulière servant à immobiliser les éléments durant un cours instant.

Autre point fort de Dead Space 2, son arsenal riche et varié, indispensable pour venir à bout de toute la petite famille nécromorphe, composé d'une appétissante sélection d'armes futuristes, des traditionnels fusil d'assaut et Cutter Plasma, au redoutable Choc laser, l'un des joujoux les plus puissants du jeu, une merveille à utiliser avec précaution. Mettre la main sur tout cet attirail n'est pas chose aisée et il faut bien souvent obtenir un schéma associé, pouvant être ramassé au milieu des décombres, pour profiter pleinement de l'une de ces pièces dans sa version de base. Seule solution ? faire un petit détour vers une salle de repos offrant bien souvent la possibilité de sauvegarder et faire l'acquisition de munitions, quant à elles pouvant également être récupérées sur les corps une fois ceux-ci écrabouillés à l'aide du bouton RB, un vrai massacre bien souvent accompagné d'injures lâchées par Isaac. Des kits de soin, des armes, mais aussi un espace vente et un coffre sont présents, cela afin de se débarrasser d'une poignée d'objets et de profiter d'un espace de stockage pour soulager Isaac de quelques kilos. Histoire de me pas trop s'éloigner de l'épisode original, Dead Space 2 reprend l'un des éléments les plus importants de Dead Space, son système d'upgrade. Armes, combinaison, stase, absolument tout ce que Isaac porte peut être amélioré à l'aide d'une machine et de points de force, sortes de petites pièces pouvant être achetées, ou obtenues dans certains recoins du Sprawl, servant à ouvrir des portes en béton armé ou tout simplement à être soudées sur l'équipement de notre mécanicien. Force, quantité d'air, taille du chargeur, autant d'éléments qui peuvent être améliorés. Gare toutefois à ne pas s'égarer et à se limiter à une petite poignée d'armes, certaines, une fois montées au maximum, profitant de nouvelles capacités.

Avec son atmosphère pétrifiante, ses graphismes léchés, sa fluidité et l'arrivée d'une option de jeu en multijoueur opposant un groupe de mécaniciens aux Nécromorphes, Dead Space 2 avait toutes les cartes en main pour réussir avec brio sa deuxième apparition sur consoles de salon et sur PC. Reprenant la plupart des ingrédients du premier opus, Dead Space 2 s'en sort finalement à la perfection et s'apprête à nous faire frissonner de nouveau avec l'arrivée de Severed, ou comment redécouvrir les événements du Sprawl à travers les yeux d'un nouveau personnage.

Note finale : 8.5/10

Source : DigitalGames.fr

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